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jeudi 6 avril 2017

Autopsie

Autopsie 
Kerri Maniscalco
Éditions Milan

Lorsque Jack l'éventreur rencontre Frankenstein ! Aux confins de ce fait divers et du roman de Mary Shelley, Autopsie nous raconte le récit d'une jeune fille du XIX ème, Audrey Rose, qui essaie de sortir du rôle que la société voudrait bien lui imposer. Portée par ses idées innovantes sur la condition des femmes, envers et contre tout, elle se laisse porter par son ambition et s'adonne à la médecine légale. C'est dans ce cadre là que les crimes de l'éventreur commencent à apparaître. Audrey Rose, accompagnant son oncle médecin auprès des corps des victimes, se met alors à recueillir des informations sur les meurtres. Elle rencontre également un étudiant en médecine qui fait fit autant qu'elle de la bienséance de cette société conservatrice. Ensemble, ils mènent l'enquête dans les rues sombres de Londres. Leur complicité explosive apportera des sourires aux lecteurs, contre-balançant agréablement l'atmosphère lugubre des lieux. Mais peu à peu l'étau se resserre, et la jeune femme se rend compte que le coupable pourrait se révéler tout proche d'elle.

vendredi 5 décembre 2014

C'est bientôt Noël # 15 : Scrooge, un chant de Noël

Scrooge, un chant de Noël
Rodolphe 
Estelle Meyrand
D'après Charles Dickens
Editions L'école des Loisirs 
Collection Mille bulles
Londres, un 24 décembre 18…
Toute la ville s’apprête à fêter Noël… sauf Ebenezer Scrooge, un prêteur sur gages connu pour son avarice et son coeur de pierre. Le vieil homme tyrannise Bob, son employé, méprise son neveu et ignore la misère qui l’environne.
Mais pour Scrooge, cette nuit de Noël ne ressemblera à aucune autre. Le fantôme de Marley, son ancien associé mort sept ans plus tôt, vient le visiter. Condamné à errer jusqu’à la fin des temps pour expier son avarice et sa dureté de coeur, Marley le prévient :
– Si tu continues comme ça, Ebenezer, c’est aussi l’enfer qui t’attend !
Scrooge et le fantôme de Marley vont alors passer cette nuit de Noël à errer dans la ville, ils vont se replonger dans le passé d’Ebenezer et se projeter dans les années à venir. Effaré, Scrooge réalise que, s’il n’aime personne, personne ne l’aime non plus et que nul ne le regrettera.
À son réveil, Scrooge ne sait plus s’il a ou non rêvé.
Ce qu’il sait en revanche, c’est qu’il doit changer de vie !
Et vite !

Encore une version de Scrooge ?! Une de trop ? Pas du tout ! Voici une adaptation indispensable à toute bonne bibliothèque personnelle. Vous connaissez bien entendu l'histoire mais grâce au talent des auteurs, le lecteur se prend au jeu de la lecture et même de la relecture ! (pour ma part, déjà 3 fois !) 
Quelques modifications sont apportées, c'est ici le même fantôme, celui de son ancien associé, qui transporte Scrooge dans le passé, dans le présent puis dans le futur. D'ailleurs, c'est Scrooge lui-même qui demande à se rendre dans le futur. Un srooge dont la prise de conscience a eu lieu après avoir observé le passé et le présent. 
Cette BD est un vrai bijou tant sur le plan narratif qu'en ce qui concerne les illustrations. Les personnages prennent vie, leurs caractères concordent tout au fil de l'histoire. On s'attache à tous. Forcément, on découvre avec émotion la vie du commis et de son petit Tim. La mère est également très réaliste et ses réactions apportent un plus.

 Le fantôme de Marley est aussi bien vu. Reflet amendé à ce qu'avait été l'associé de Scrooge. Le héros, aigre et détestable au départ passe par tous les sentiments possibles lors de cette nuit de Noël avant de plonger dans les remords. 
Les auteurs nous donnent le temps de nous plonger à la fois dans le Londres bourgeois et dans les faubourgs populaires. Le Noël du neveu diffère nettement de celui de l'employé. 
Les illustrations savent accompagner l'ambiance du récit. Couleurs froides et tons chauds se succèdent selon les parties. Un épilogue chaleureux nous montre enfin le visage adouci du vieil homme et son regard aimant. 
Un gros coup de coeur pour ce titre. A acheter absolument à ses enfants et à savourer soi-même. Une BD qui peut être lue dès 8 ans. 

dimanche 12 octobre 2014

Maisie Hitchins, tome 2

Maisie Hitchins, tome 2 : L'affaire du collier d'émeraude
Holly Webb
Editions Flammarion 
Collection Castor Poche Romans
Maisie Hitchins, l'apprentie détective, est sur une véritable affaire ! Sarah Massey, une célèbre actrice, s'est fait voler un collier d'émeraude offert par son riche fiancé... bijou qui semble maudit ! Et depuis, les malheurs s'accumulent sur la comédienne. Maisie se doit d'enquêter et de rester vigilante : au théâtre, les apparences sont souvent trompeuses...
J'adore la plume d'Holly Webb. Après les séries Rose (tome 1 et 4) et Lily (tome 1), elle me ravit avec les aventures de la jeune Maisie (voir le premier tome). L'histoire se passe dans le Londres du début du XXe s, nous sommes donc plongés dans une société anglaise bien pensante, où pointe tout de même les prémices d'une société en mutation. Mais point de cours d'Histoire ici, il s'agit simplement de remarquer combien l'auteure, même dans un roman pour les jeunes lecteurs sait instaurer l'ambiance de l’Angleterre d'alors. 
Les jeunes lecteurs découvrent ainsi la vie d'une petite fille de famille pauvre, car malgré son jeune âge Maisy travaille beaucoup. Le milieu du théâtre est également très bien représenté. Il est aisé d’imaginer les coulisses et l'agitation des professionnels du monde du spectacle. 

Ce second tome est tout aussi réussi que le premier. Les jeunes acteurs apprécieront de mener l'enquête au côté de l'attachante héroïne. L'histoire est particulièrement centrée sur les faux-semblants. Maisie doit démêler le vrai du faux, et pour cela elle peut compter sur l'aide de son fidèle chiot et sur les bons conseils de son amie Alice. Le récit est illustré. C'est Marion Lindsay qui une nouvelle fois croque les moments clefs. Des dessins en noir et blanc aussi délicats et élégants que la plume de l'auteure. 
C'est encore un coup de coeur pour moi et c'est à découvrir dès 8/9 ans.  

samedi 11 octobre 2014

La petite princesse Sara

La petite princesse Sara
Frances Hodgson Burnett
Azuki Nunobukuro
Editions nobi nobi ! 
Sara Crewe est une enfant de sept ans placée dans un pensionnat à Londres par son père, riche homme d’affaires aux Indes. Passionnée de contes et légendes, Sara saura se faire aimer par ses talents de conteuse. Son monde bascule à la mort de son père après sa faillite. L’horrible directrice, Miss Minchin fera alors d’elle une domestique et n’aura de cesse de la tourmenter et de l’exploiter… Sara réussira-t-elle à tenir la promesse faite à son père de devenir une princesse malgré toutes les épreuves qu’elle devra endurer ?

Dans les années 80, Princesse Sarah est l'un des dessins animés qui a marqué beaucoup d'enfants (moi comprise), garçon ou fille d'ailleurs. Mais il est bon de savoir que Princesse Sara est tout d'abord un roman feuilleton qui a écrit par Frances Hodgson Burnett à la fin du XIXe s. (Sara sans "h" à la fin dans l'oeuvre original mais avec un "h" dans la traduction française de 1891.) Une auteure mondialement connue également pour un autre roman jeunesse Le Jardin secret. 
Princesse Sara est une critique de la société britannique du XIXe. 
Ce manga reprend tous les points importants du roman : L'arrivée de Sara à la pension, accompagnée de son père dans un premier temps;
 puis, ses deux premières années auréolées d'un statut particulier au milieu de ses camarades, jusqu'à ce que la tragédie s'abatte sur elle; passent alors trois années de misère; enfin, apparaît le dénouement heureux tant attendu. 
Les relations amicales mais également celles conflictuelles (elles font le sel du récit) sont reprises. On retrouve avec plaisir Becky, la jeune servante, Ermengarde, la petite Lottie qui appelle Sara "maman", mais aussi Miss Minchin (toujours aussi détestable) et Lavinia (moins désagréable peut-être, on voit surtout que c'est la jalousie qui la mène, elle est même parfois assez drôle). 
J'ai eu un peu de mal avec certains traits et disproportions présents dans les premières pages, en particulier en ce qui concerne le père de Sara. Mais l'histoire m'a vite captivée. 
C'est un réel plaisir de goûter à nouveau à l'univers bienveillant et attendrissant de Princesse Sara. Malgré l'adversité, la petite héroïne s'en sort grâce à son imagination débordante, à sa passion pour les histoires merveilleuses (elle a un don de conteuse), et surtout à un courage à toutes épreuves. Tout comme dans le roman, et contrairement au dessin animé, le personnage de Peter n'est pas présent dans l'histoire de Sara, par contre, Anne et la boulangère apparaissent bien à la fin de l'ouvrage.  
Concernant l'édition, l'éditeur nous gâte une nouvelle fois. La couverture souple est superbe avec ses illustrations riches en vernis sélectif. Le manga démarre par quelques pages couleurs  dans un joli dégradé de rose qui plaira beaucoup aux petites filles. Un signet rose est présent, ce ruban est bien agréable pour marquer une page du livre en cours de lecture. A noter, le manga est publié dans son sens de lecture original.
Un manga jeunesse à découvrir dès 8 ans. 

Pour le plaisir : 
(que ceux qui, comme moi, connaissent encore le générique par coeur lèvent la main ! :D) 

J'ai hâte de découvrir les prochains titres de cette collection des éditions nobi nobi ! Avec La petite Princesse Sara et Les trois mousquetaires, ils commencent très fort ! Deux coups de coeur pour moi ! Je les conseille vivement aux parents qui veulent offrir des mangas à leurs enfants et ne savent parfois pas vers quoi se tourner. Ici, la qualité est au rendez-vous et cette collection est idéale pour les jeunes lecteurs. 

mardi 24 juin 2014

Maisie Hitchins, tome 1

Maisie Hitchins, tome 1 : L'affaire des pièces volées
Holly Webb 
Editions Flammarion
Collection Castor Poche romans
Maisie Hitchins, 12 ans, vit avec sa grand-mère dans le Londres victorien. Sa grand-mère gère une pension familiale et Maisie la seconde dans les tâches les plus simples. Mais la fillette aspire à devenir détective comme l'homme qu'elle admire tant, le célèbre Gilbert Carrington, et s'invente mille mystères à résoudre. 
Toutefois, deux vrais énigmes vont se présenter à elle. En faisant quelques courses, Maisie va découvrir un chiot dans un sac. Son ancien maître avait tenté de le noyer ! Maisie décide de trouver le coupable. Peu après, un de ses amis, le livreur de la boucherie, est accusé de vol. Maisie est certain qu'il est innocent et a à coeur de le prouver !! 

L'ouvrage s'ouvre sur une illustrations en coupe de l'immeuble, dessin qui permet de démarrer l'histoire en visualisant bien les lieux où se passera l'action. 
L'auteure introduit de nombreux personnages attachants.  Comme à son habitude, Holly Webb joint à sa petite héroïne un joyeux compagnon à poils. Cette fois-ci, c'est un petit chien nommé Eddie. Dans l'immeuble cohabitent plusieurs pensionnaires dont les deux plus marquants sont une jeune comédienne qui aide Maisie à se déguiser pour ses enquêtes et un vieux et excentrique professeur, passionné d'anthropologie, qui n'hésite pas à donner un coup de pouce à la jeune héroïne lorsque celle-ci en a besoin. 
Georges, le livreur, apporte le très léger soupçon de romance apprécié par les jeunes lecteurs. Quant à Maisie, c'est une jeune fille encore enfantine, très vive, gentille et franche. Un personnage haut en couleurs, une fille forte, qui joue les Sherlock Holmes avec la fougue de son jeune âge. A travers elle, l'auteure offre une aventure distrayante et amusante.
 Les chapitres sont bien rythmés et l'écriture d'Holly Webb est toujours aussi agréable. Elle sait rester accessible tout en utilisant un vocabulaire de qualité, les jeunes lecteurs peuvent donc lire ce polar dès 8/9 ans. La jolie couverture et les illustrations intérieures, en noir et blanc, sont de Marion Lindsay. 

L'affaire des pièces volées est le premier tome de la série, 5 tomes déjà sont parus en anglais, le volume deux français paraîtra en octobre 2014. 

dimanche 15 juin 2014

Hôtel Summertime, tome 1

Hôtel Summertime, tome 1 : Amy
Louise Byron
Editions Flammarion
 Au milieu des herbes folles et des murs décrépis, un vieil hôtel semble figé dans le temps. Dans le village, personne n'en connaît les propriétaires. Quel secrets cache-t-il? Amy, qui pensait s'ennuyer à mourir pendant les vacances, veut découvrir ses mystères. Avec ses amis elle va se battre contre ceux qui veulent le détruire. Pour sauver l'hôtel Summertime, l'amitié est de rigueur et l'union fait la force.

Dans une écriture fraîche et pétillante, Louise Byron nous propose une toute nouvelle série qui sent bon l'été et l'amitié. Le lecteur y découvre une jeune fille Amy catapultée de sa Londres natale dans ce petit village Foxwood. Contre mauvaise fortune bon coeur, Amy fait tout pour s'adapter à sa situation sensible. Son père tout récemment remarié avec une collègue Cathy, et les a laissé, elle et son petit frère Thomas, chez les parents de sa femme pour les vacances. Si les grands-parents ont chaleureusement accueillis les deux enfants, il n'en est pas de même pour la fille de Cathy, Tanya, du même âge qu'Amy. Amy a beau faire, elle ne parvient pas à créer des liens avec sa nouvelle demi-soeur. Et ce n'est pas Lucas Richards, le fils de l'homme le plus riche du village et son comportement idiot qui vont arranger les choses. Heureusement, Amy se lie d'amitié avec un autre garçon, Callum. Très vite inséparables, ils vont se mettre à investir -sans autorisation- l'hôtel délabré, et abandonné, du village. C'est en trouvant une lettre romantique, que le début de leur aventure, placée sous le signe de la solidarité, commence. Dans un récit délicieusement anglais et intemporel, l'auteur a dessiné des personnages aux lourds bagages mais sans alourdir son histoire.  Parents absents, maladie, perte d'un proche, différence, autant de sujets sensibles qui sont effleurés. Le ton chaleureux qui se dégage du livre donne envie de continuer la découverte des personnages et de séjourner à nouveau quelques heures dans ce mystérieux hôtel. Rendez-vous le 15 octobre pour la suite. 
Ce premier tome actuel et généreux est à découvrir à partir de 9 ans. 
La belle couverture et l'illustration intérieure (pages de garde) sont de Thibaut Rassat. 

 

mardi 12 novembre 2013

Le cercle des confidentes, tome 1

Le cercle des confidentes, tome 1 : Lady Megan
Jennifer McGowan
Editions Milan
Collection Macadam
L'histoire débute en 1559, en Angleterre, deux mois après le couronnement d'Elisabeth 1re. 
Meg, notre héroïne et narratrice, fait partie d'une troupe de chapardeurs, mi-voleur, mi-gens du théâtre, la Rose d'Or.  Meg est la petite fille de l'ancien chef de la troupe et semble sensible au charme de son successeur, le jeune James Mc Donald. 
La jeune fille de 17 ans, aime la liberté avant tout. 
"L'avenir s'annonçait tel que je l'avais espéré et j'étais au faîte de mes capacités : rusée, adroite et -à ma manière -merveilleusement libre."
Malheureusement, en s'en prenant un jour à la bourse de la mauvaise personne, elle se retrouve emprisonnée ou plutôt enrôlée de force car Meg va devoir se mettre au service de la reine et devenir l'une de ses 5 confidentes.
5 femmes qui deviennent les espionnes d'Elisabeth. 
Elles vont devoir mettre en oeuvre et exercer leurs talents afin de déjouer les complots menaçants la couronne. L'auteur propose une série en 5 tomes, chacun centré sur l'une des confidentes. Ce premier volume se concentre donc sur Meg dont ce sont les talents de comédienne mais surtout de mimétisme (capable de retenir n'importe quelle conversation même dans une langue qui lui ai inconnue) qu'elle va devoir mettre à profit. 
"Vous êtes à Windsor pour devenir les instruments de la reine. De simples outils dont elle pourra disposer comme elle le désire. Elle peut vous plier à ses volontés, vous modeler à sa guise, ou même se débarrasser de vous sans la moindre hésitation."
Entre mensonges, compliments et trahisons, la mascarade se joue à la cour, au point que les jeunes filles peuvent y perdre qui elles sont vraiment. 
Au château, des troubles au départ légers (vol, lâché de putois dans les couloirs) s'aggravent et des membres de la cour sont attaqués. 
Même si le lecteur ne peut s'empêcher de frissonner pour la jeune Meg, l'histoire devient vite un régal à lire avec tous ces faux semblants. On peut apprécier que l'auteur maintienne un lien entre le passé et le présent de l'héroïne. Meg observe tout, elle est naturelle, simple, c'est un personnage qu'il est plaisant de suivre et que l'on aime très rapidement. Elle n'oublie pas ses anciens compagnons et le récit en gagne en crédibilité. 
Quant à la romance, si elle est présente, elle reste agréable et non pesante. Les personnages ont suffisamment de force et de réparties pour nous amuser alors même qu'ils essaient de se séduire. Le coeur de Meg balance entre deux hommes, James, l'anglais, chef de la troupe dont elle faisait partie et Rafe, courtisan espagnol. Mais chacun d'eux semble être bien plus que ce qu'il prétend...
"Pourquoi diable sa simple vue suffisait-elle à ce que mon coeur s'emballe ? Et pourquoi m'exaltai-je en le voyant marcher sur moi, tel un vainqueur sur son trophée, en le sentant s'emparer de mon poignet avec cette étrange lueur dans le regard ? 
Parce que j'étais une imbécile. Voilà pourquoi."
La fiction s'appuie sur des bases solides et réelles concernant la cour élisabéthaine et les événements historiques. Le style de l'auteur est d'ailleurs un peu ampoulé, précieux, c'est une écriture qui sied à merveille à l'époque et au lieu. 
J'ai fini le livre sous le charme et heureuse de ma découverte. J'ai hâte de découvrir les autres tomes, de retrouver les personnages ainsi que les intrigues de la cour.

Lecture en parallèle avec ma complice du blog A l'ombre du Saule. Pour découvrir ce qu'elle a pensé du cercle des confidentes, cliquez ICI. 

samedi 1 juin 2013

Douze minutes avant minuit

Douze minutes avant minuit
Christopher Edge
Editions Flammarion
"Londres, 1899. 
Tous les soirs, douze minutes avant minuit, un phénomène inquiétant frappe un hôpital psychiatrique : les patients se mettent à écrire frénétiquement d’étranges messages sur des papiers, des murs, et même leur peau. Penelope Tredwell, propriétaire à treize ans du célèbre magazine Le Frisson illustré, et auteur d’histoires terrifiantes, décide d’enquêter.
Bientôt prise au piège dans une véritable toile d’araignée, Penelope regarde d’un oeil angoissé les minutes s’écouler : chacune d’elles la rapproche du vénéneux complot qui se prépare…"
Douze minutes avant minuit est une lecture étonnante. C'est un récit effrayant qui nous berce dans l’Angleterre victorienne et nous entoure de mystère. Mais ce mélange de polar, d'horreur et de fantastique est une lecture pour les jeunes lecteurs, une introduction parfaite pour ce genre littéraire. L'héroïne plaira aux pré-ados et aux adolescents. Jeune héritière et orpheline de 13 ans, elle est déterminée, curieuse, impertinente et farouchement indépendante. Elle tente de résoudre une enquête macabre, un sinistre complot piloté par une veuve noire, n'hésitant pas à se laisser entraîner dans des situations dangereuses. 
A noter qu'il s'agit d'un premier volume d'une série, on retrouvera la jeune Penny dans d'autres aventures. Toutefois, la conclusion de cet opus marque le point final de l'histoire, cela pourrait très bien être un one shot. 
Un Sherlock Holmes gothique pour la jeunesse, à découvrir dès 12 ans. 

lundi 30 avril 2012

Rose et la maison du magicien

Rose et la maison du magicien

Holly Webb

Flammarion

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C'est en passant devant, que j'ai craqué pour la couverture, ce rose fushia, les étoiles et le titre en relief, cette petite fille et ce chat, je ne pouvait que craquer. D'ailleurs, même la tranche du livre est belle, elle reprend l'illustration et le titre "Rose" y est entouré d' étoiles dorées. Bravo à l'éditeur Flammarion, d'avoir gardé la belle couverture anglaise, trop de fois les éditeurs français changent les couverture et  bien souvent je trouve souvent les couvertures originales bien plus jolies. 

On pourrait situer la période où se déroule le récit comme l'Angleterre à l'époque victorienne. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance donnée au livre. 

Rose vit à Saint Britget, un orphelinat pour filles. Contrairement aux autres enfants de l'établissement, sa meilleure amie Maisy particulièrement, elle ne se laisse pas bercer par de grands rêves, elle souhaite juste pouvoir un jour partir de l'orphelinat et devenir femme de chambre. 

Lorsque Miss Bridges, gouvernante de M. Fountain, célèbre alchimiste, se présente pour engager une enfant comme femme de chambre, c'est Rose qui est choisie pour son plus grand bonheur. 

Elle fait la connaissance du personnel, globalement sympathique avec la petite et de la famille, beaucoup moins agréable, du maître de maison. Commence une autre vie pour elle et tout irait bien si Rose ne semblait pas avoir une prédisposition à la magie. Elle a beau tenter de l'ignorer, clairement elle est douée. 

En parallèle, des disparitions d'enfants des rues et d'orphelins augmentent dans la ville... 

 C'est une lecture très agréable, simple mais pas ennuyeuse. On a une grosse impression de déjà vu, surtout dans les premières pages, mais ce n'est pas bien grave. 

 Rose, personnage principale est attachante, gentille mais pas parfaite, elle a souvent des pensées drôles et ironiques (ça ne va pas bien loin ;) idéal pour faire sourire les enfants autour de 10 ans) sur ceux avec qui elle vit. (pensées qu'elle se garde bien de dire tout haut). Elle sent qu'elle a une puissante magie et cela la perturbe, elle souhaiterait tant être "normale". 

Les personnages secondaires sont bien décrits :

Le personnel comprend la gouvernante, exigeante mais juste, la cuisinière, femme plutôt bienveillante, Billy le garçon de chambre, orphelin lui aussi, Rose se sent proche de lui et s'autorise de se laisser aller en sa compagnie, Susan la première femme de chambre, jeune fille désagréable, méchante et paresseuse, Rose est obligée de s'en méfier. 

La famille se résumé en 3 personnages, l'alchimiste M. Fountain, magicien très occupé mais gentil; sa fille Isabella, petite peste de 7 ans qui se révèle au cours du récit une petite fille attachante et enfin, Freddy, l'apprenti du savant, jeune garçon pédant mais peu sûr de lui et qui souffre de la solitude, il évoluera vite lui aussi.

Un personnage important, Gustavus, appelé Gus, l'énorme chat blanc, il apporte un gros plus à la fiction, je pense qu'il plaira à beaucoup de jeunes lecteurs, autant qu'il m'a plu. Gus, est très intelligent et c'est aussi un chat magicien, ceux qui ont des pouvoirs magiques, donc Rose également, peuvent converser avec lui. 

La maison, les objets sont également un peu des personnages, cela contribue à l'ambiance du livre. 

Et il y a la méchante de l'histoire que les enfants devront combattre. 

Le dénouement du livre est un peu plus sombre, un peu sanglant et inquiétant; toutefois à 8/9 ans, je pense que le livre peut être lu. Et puis, l'histoire finit vite bien. 

Le hic du livre se trouve peut être dans sa couverture que pourtant j'adore, j'ai conseillé cette lecture à mon fils aîné mais avec une telle couverture il a refusé de le lire, ce qui est dommage. 

L'éditeur donne pour conseil une lecture à partir de 9 ans. 
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