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lundi 12 octobre 2020

Taxonomie de l'amour

Rachael Allen

Editions Bayard

« Chose à savoir sur Hope Birdsong, ma nouvelle voisine : je suis sûr à genre 80% qu'elle a des pouvoirs magiques. Elle fait peur à des brutes deux fois plus grandes qu'elle, elle aime grimper dans les arbres, ses cheveux sentent le chèvrefeuille en fleur, et elle ne se moque pas de mon syndrome de La Tourette.

vendredi 22 novembre 2013

Je m'appelle Budo

Je m'appelle Budo
Matthew Dicks
Editions Flammarion
 
Budo est un narrateur atypique, ce personnage n'est autre que l'ami imaginaire d'un enfant. Alors que les amis imaginaires disparaissent rapidement, au bout de quelques jours, semaines, à la rigueur de mois, Budo a déjà 5 ans. Cela fait 5 années qu'il a été imaginé par Max, "son" enfant. Max est donc en quelque sorte le créateur de Budo, quasiment son Dieu... Si Budo survit aux années, c'est que Max est un garçon particulier, il souffre d'un trouble autistique, probablement du syndrôle d'Asperger, et a besoin plus qu'un autre de conserver son ami imaginaire. S'il venait à ne plus croire en Budo, celui-ci disparaitrait, ce que notre narrateur redoute le plus. Mais si Budo arrive à aider Max sur bien des points, une machination semble se fomenter sans qu'il n'y puisse rien. Budo pressent une menace mais ne pourra l'éviter... Max va être enlevé. Aidé par d'autres amis imaginaires, Budo va tout faire pour le sauver, quitte à se mettre lui même en danger...


L'idée du roman est tout ce qui a de plus original, avoir le point de vue d'un ami imaginaire est même un peu déroutant. Les personnages, même les imaginaires, sont bien étoffés. L'auteur développe bien la mythologie concernant les amis imaginaires, comment ils naissent et meurent, ce qu'ils ont comme possibilité de faire ou pas, c'est très intéressant à suivre. Certains peuvent traverser les murs, d'autres ne le font pas, certains ressemblent à des humains, d'autres à des chiens, tout cela dépend en fait de la personne qui les a imaginés. Mais à la fin tous finissent par disparaître car les enfants grandissent et perdent le don de croire, ou plutôt n'ont plus besoin d'y croire. Budo est d'ailleurs envahi par la peur de la mort tout au long du récit. Il est également confronté au deuil à travers la mort de certains de ses amis imaginaires.
J'ai trouvé le début excellent et la fin superbe, par contre selon moi il y a 100 pages de trop en milieu d'intrigue. L'auteur ralentit le rythme et crée trop de répétition, les lecteurs peuvent avoir du mal à maintenir leur attention. Ce qui m'a le plus plu dans ce récit, c'est ce qui concerne Max et ses habitudes. Budo en bon ami imaginaire qu'il est, observe l'enfant et nous raconte ses difficultés. Max est handicapé, souvent angoissé et oppose une résistance à tout changement. Il n'est pas expansif, même avec Budo qui est son seul ami, et encore moins avec ses parents. Ces derniers se démènent pour se comporter du mieux qu'ils le peuvent avec leur fils. Budo est le témoin de la tristesse de parents et de leur impuissance face à ses réactions.
Tantôt amusant, tantôt mélancolique, ce roman d’apprentissage perspicace et intelligent est à découvrir à partir de 13 ans.

lundi 1 juillet 2013

La brigade des fous, tome 2

La brigade des fous, tome 2 : Red Code
Philip Le Roy
Editions Rageot 
Collection Rageot Thriller
 
Blackzone, le premier volume de La brigade des fous avait été très certainement mon roman préféré de l'année 2012, autant dire que j'étais sacrément impatiente de découvrir la suite !
Je le dis tout net je n'ai pas été déçue ! J'ai retrouvé avec bonheur tous les ingrédients qui m'avaient enthousiasmée la première fois.

Cette fois-ci, nos six héros (qui tiennent plus d'anti-héros d'ailleurs !) vont devoir intégrer trois lycées différents un à Manosque, un à Aix-en-Provence et un à Marseille. Ils vont donc devoir se séparer en binômes. Leur mission ? Repérer trois jeunes afghans, chacun nouvellement arrivé dans un des lycées et suspecté d'être un futur terroriste. Chaque binôme va donc devoir se rapprocher de l'adolescent concerné  afin de déterminer quels sont ses éventuels projets. Derrière tout ça, on retrouve la raison d'être de la Brigade des fous, diligenté par le programme secret Noé, éviter les catastrophes écologiques. L'un des atouts du livre est tout de même d'être très basé sur l'actualité et les faits réels ainsi on est plongé dans les problématiques de l'exploitation du gaz de schiste. 
Les six jeunes sont au commencement de Red Code avec le caractère laissé à la fin du premier tome. 
Pour rappel (et là je m'auto-cite cf ma première chronique) : Sem est un autiste savant. Il  a donc un QI bien supérieur à la moyenne, il voit le monde à travers des chiffres. Très beau, il est toutefois introverti et se replie parfois dans son monde. Diego est trisomique. Immense, il a une force prodigieuse. Il est attachant mais n'est pas facilement gérable. Laurie est masochiste, elle s'auto-mutile à l'extrême et n'a aucune peur de la mort. C'est un personnage très spécial, les amateur d'humour noir apprécieront. (moi je l'adore, elle m'éclate !) Méline est hyperactive, elle excelle dans tous les sports. Signe particulier : elle a le crâne rasé. Gwendoline souffre d'une forme atypique de bipolarité. Hypersexuelle, c'est une arme de séduction massive. Adrien est accro aux jeux vidéo. Hacker, il est capable de s'infiltrer dans n'importe quel système informatique. Il est albinos.
Etant donné qu'ils ont tous des troubles psys très importants, ils ont des humeurs et des comportements en dents de scie forcément mais on est dans une continuité, dans une constante progression de nos héros. Dans ce volume aussi, ils vont évoluer, progresser et même un peu se dévoiler. Dans ce tome, les personnages sont plus approfondis, dans chaque binôme les jeunes se rapprochent et on constate une augmentation des relations entre eux et vers les autres. 
Il ne faut pas s'attendre à des descriptions précises dans le récit. On est dans le fun et dans l'action. L'auteur s'adresse à un public d'adolescents et de jeunes adultes et il fait ça à merveille. On peut noter quelques facilités pour débloquer certaines situations à risques mais cela sert l'histoire et permet encore une fois de rester dans un roman adapté à ses lecteurs.
En bref, ça bouge, c'est drôle, on a une enquête menée par des jeunes, des enjeux politiques, économiques et aussi environnementaux. Les héros sont décalés, absolument jouissifs et attachants. Je suis fan et archi fan ! A quand la suite ?!
Extrait - Début du roman 
"Méline recula dans le vide.
Elle n'avait plus que cinq orteils en contact avec le toit-terrasse.
- Tu joues à quoi ? demanda Laurie.
Les deux adolescentes se trouvaient au sommet d'un immeuble de verre du centre d'affaires de l'Arénas à Nice.
De l'endroit où elles se tenaient, on bénéficiait d'une vue imprenable sur les pré-Alpes, la baie des Anges et l'aéroport construit sur la mer. Mais elles se moquaient du panorama, tout comme les deux garçons qui les accompagnaient. Moins téméraires, ces derniers s'étaient allongés au milieu du toit. Sem comptait les secondes entre deux décollages. Diego imitait une boîte à rythmes à base de scratchs et de percussions.
- Regarde, je marche sur l'air, dit Méline à Laurie.
Dans sa combinaison blanche, elle défiait la gravité. Une rafale de vent la fit vaciller au passage d'un avion. Laurie s'approcha du bord en lorgnant l'appareil aux couleurs d'Air France.
Elle écarta les bras.
Toute vêtue de noir, des Doc Martens jusqu'aux mitaines, la jeune fille avait l'allure d'un corbeau punk.
- J'aimerais voler.
Laurie ferma les yeux, avança les bras en croix et bascula.
Elle flotta, en suspension dans l'air, avant de réaliser quelle était retenue dans le dos par Diego. Doté d'une force surhumaine moulée dans un tee-shirt «Eminem Superman», le jeune trisomique l'avait saisie au vol comme une poupée de chiffon. Il la ramena sur le toit en grognant.
- Pas ça Laurie !
- Tu crains ! lui reprocha Méline.
- C'était plus rapide par là, dit-elle.
Emprunter l'ascenseur pour rejoindre le rez-de-chaussée n'était pas la première option qui s'était présentée à l'esprit de Laurie, taxée de suicidaire dans son dossier psychiatrique.
- Tu serais arrivée en 5 s 49/100, calcula Sem. 
L'adolescent ne voyait qu'à travers des couleurs et des chiffres. Autiste savant, il portait sur le monde un regard vague qui éteignait sa beauté presque féminine. S'il n'avait pas intégré la Brigade des Fous, il aurait pu être mannequin.
- Sans Diego, tu serais en bouillie, l'engueula Méline en reposant les deux pieds sur le toit.
- Elle aurait percuté le sol à 203 km/h, sans compter les frottements, précisa Sem.
- Pas ça Laurie ! scandait Diego.
- Vous me saoulez, là, c'est bon, je prends l'ascenseur."

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mardi 19 juin 2012

Blackzone. La brigade des fous.

Blackzone. 
La brigade des fous.
Philip Le Roy
Editions Rageot
 Collection Rageot Thriller
Longtemps que roman ne m'avait pas plu autant ! J'ai été emballée par le rythme endiablé du récit !
Le roman est dès le départ hyper percutant  et m'a totalement happée, j'étais scotchée que ça commence aussi fort. 
 Le roman est découpé par 8 « niveaux », de 0 à 7 et qui correspondent à 8 chapitres. Ces chapitres Sont très courts, témoins du rythme haletant du récit.
6 ados, 6 handicaps.
Sem, autiste savant. Il a donc un QI bien supérieur à la moyenne, voit le monde à travers des chiffres. Il est décrit par un autre personnage comme « craquant » sauf qu'il est introverti et parfois replié dans son monde.
Diego, trisomique. Immense, il a une force prodigieuse. Attachant... sauf quand il pique une crise.
Laurie, masochiste, s'auto-mutile à l'extrême, n'a aucune peur de la mort. Personnage très spécial, les amateur d'humour noir apprécieront.
Méline, hyperactive. Excelle dans tous les sports. Signe particulier : elle a le crâne rasé.
 Gwendoline, souffre d'une forme atypique de bipolarité. Hypersexuelle, c'est une arme de séduction massive.
Adrien, accro aux jeux vidéo. Hacker, il est capable de s'infiltrer dans n'importe quel système informatique. Autre signe particulier, il est albinos.
Ces ados sont entourés par 3 adultes : 
Anton, psychiatre. Le mentor, le chef de leur groupe . Père de Sem.
France, ex profileuse. Son rôle est d'éduquer les jeunes gens.
Laurent, ancien militaire. Chargé de maintenir l'ordre et assure l'entraînement physique du groupe.
Une belle palette de personnages, des « gentils » assez particuliers mais hyper attachants. On a aussi des « méchants » assez stéréotypés mais c'est fait de façon très agréable.
Je me suis rendue compte en parlant de ce roman à un ami, qu'il me faisait penser à plusieurs comic, film, ou roman. Blackzone, c'est un peu X-men avec le professeur et les jeunes ados qui ont des aptitudes particulières, le lieu où ils vivent y fait également penser ; James Bond avec les requins et mafieux.
J'ai aussi pensé à Cherub, que je n'ai pourtant pas lu, mais pour les critiques qui avaient fusées sur le livre dont certaines sur le fait que ce sont des ados qui partent en mission, à ce même titre Blackzone pourra peut être déranger certains lecteurs, le côté malsain de Laurie et celui très sexué de Gwendoline peut heurter vu leurs 15 ans. Mais c'est ce qui fait l'humour parfois du livre et les personnages ne se résument pas à ça. 
L'idée du livre et du personnage adulte principal, Anton, de créer un groupe d'élite en ne guérissant pas les gamins de leurs névroses mais au contraire de les accentuant est géniale.
Enfin, sur ce premier tome où l'on découvre les personnages, se greffe une mission qui fait du livre un thriller écologique totalement crédible et prenant. Les ados vont devoir renverser un commerce illégal d'ailerons de requins dirigé par un mafieux taïwanais, trafic qui cache finalement bien plus que ça...
Un livre qui se dévore, une lecture addictive et que je vous recommande !  

vendredi 15 juin 2012

Le Peuple des rennes


Le Peuple des rennes

Megan Lindholm

Le pré aux Clercs


"Dans un univers désolé ou le froid et la nuit règnent en maîtres, une femme hors du commun, Tillu la guérisseuse, se bat pour protéger son fils, l'inquiétant Kerleu. Fuyant le chaman Carp qui désire lui voler son fils pour en faire son apprenti, elle s'installe loin des hommes, à l'écart, bien décider à aider son jeune Kerleu à devenir un homme. Jusqu'au jour où elle aperçoit deux chasseurs dans le vallon. La chasse tourne mal, l'un deux est blessé. Comprenant vite que sans son aide, il risque de mourir, Tillu n'a d'autres choix que d'aller le sauver et de les héberger pour la nuit. Elle apprend qu'ils appartiennent à une tribu, installée non loin de là : le peuple des rennes. Megan Lindholm, avec son immense talent, nous fait vivre, jusqu'au dénouement final, les aventures d'une mère et de son fils dans un univers primitif et hostile dominé par les hommes."

Histoire à la 3ème personne, le point de vue est externe mais focalisée tout de même alternativement sur Tillu et sur Heckram et parfois sur Kerleu, ce qui permet d'avoir au lecteur une incursion dans la conscience des personnages. 

 Un livre qui fait beaucoup penser à la série de Jean Auel Les enfants de la Terre, toutefois l'histoire de Robin Hobb est beaucoup plus dramatique et réaliste. L'histoire se situe dans l'Amérique du Nord préhistorique et raconte l'histoire d'une femme et de son fils au sein d'une tribu de nomades et chasseurs.
La survie dans ce monde est rude, les peuples doivent constamment lutter pour vivre, pour se nourrir, pour se chauffer, pour ne pas être malade et que les enfants survivent.

 La magie est très présente dans le récit qui est jalonné par des descriptions de voyages des uns et des autres au pays des esprits.

Encore une fois, M. Lindholm crée de beaux personnages, riches en détails, forts de caractères, qu'ils soient bons ou mauvais, ils imprègnent l'histoire.

Tillu, jeune femme forte et fragile à la fois, elle est surtout déterminée à protéger son fils envers et contre tous et fait de son mieux malgré une vie si dure pour une femme seule. On découvre son terrible passé au fil de l'histoire.

Heckram est un très beau personnage, décidément les personnages principaux homme de M. L sont encore plus beaux que ses féminins. Heckram est fort et doux à la fois, on apprendra au cours de l'histoire pourquoi il s'attache tant au fils de Tillu.

Kerleu, fils de Tillu, il a 10 ans et est handicapé. Jeune autiste, il vit souvent dans un monde de réverie et d'ailleurs deviendra l'apprenti du chaman.

Carp, chaman du 1er clan dans lequel on découvre Tillu ; Vieil homme arrogant, désagréable et imbu de sa personne. Totalement vicieux, il ne souhaite que son propre bien, veut s'accaparer Kerleu et faire de Tillu sa compagne.

D'autres personnages sont fortement décrits et importants pour le récit, un florilège de personnages secondaires toutefois importants.

La relation entre l'héroïne et son fils est poignante, M L arrive très bien à décrire toute l'ambiguë que peut ressentir une mère face à un enfant porteur de handicap. Tillu se cherche en tant que mère, voudrait être la meilleure des mères mais en même temps, cet enfant si différent est si difficile à élever.

Les personnages vont évoluer et d'autres vont mourir.

Kerleu  va beaucoup évoluer au cours du livre, ce sera lent, avec des avancées puis des reculs mais à la fin il sera transformé.

Tillu va devoir apprendre à faire confiance, son cheminiment pour s'ouvrir à l'amour sera laborieux. (mais par là même réaliste)

L'histoire est parfois un peu lente mais elle est totalement prenante. Le roman écrit avant l'Assassin Royal m'a permis de retrouver la plume remarquable  des aventures de Fitz puis des Aventuriers de la mer, que je n'avais pas retrouvé dans Le Soldat Chamane.

Une très belle édition pour cette intégrale qui regroupe les 2 livres de l'histoire. Une belle jaquette qui est à exactement identique à la couverture qui se trouve au dessous. 


Un grand merci à Livraddict et aux édions Le pré aux Clercs pour ce partenariat. 

vendredi 8 juin 2012

Un été en roulotte

Un été en roulotte
Gilles Fresse
Rageot romans

"Où allons-nous passer nos vacances ? Dans le confortable mobile home d'un camping quatre étoiles doté d'une grande piscine et d'une boîte de nuit ? Non, nous allons traverser les Vosges dans une roulotte tirée par un vieux tracteur... Clara ma soeur aînée et moi, nous redoutons le pire !"

Une lecture qui fleure bon les vacances !

Jules a 10 ans, cette année il va pouvoir participer pour la première fois au jeu familial (et unique) de la Poulette Russe, à ce jeu qui gagne la partie peut choisir la destination de leur vacances.
 Chaque année c'est le père, architecte un poil loufoque qui gagne, ils ont donc traversé les Pyrénées à dos d'âne, traversé la Manche à voilier et traversé le parc des Volcans d'Auvergne à pied, alors cette année les enfants ne veulent pas lui laisser la victoire !
 Ils rêvent chacun à des vacances plus à leur goûts. 
Mais finalement le père va encore se trouver à pouvoir choisir et c'est parti pour l'aventure... 

Le narrateur est Jules, un jeune garçon attachant. Il vit avec ses parents, un papa original, une maman qui prône la nourriture saine, une grande soeur de 14 ans enquiquinante et une petite soeur de 7 mois. 

Les enfants se reconnaîtront à travers le personnage de Jules qui trouve "pas juste" certaines contraintes parentales (note pour les parents, l'enfant s'y plie toute de même de bonne volonté, pas de risque de rébellion à la suite de la lecture, au contraire ! =D ) 

Le roman aborde le sujet de la rivalité dans la fratrie mais de façon très légère, Jules et Clara ne s'entendent pas très bien sauf en cas de coup dur. 

Un récit plein de bons sentiments, la famille va à la rencontre et trouve de l'aide auprès de gens chaleureux et hospitaliers.  

Un texte avec beaucoup d'humour également. 
Les parents de Jules sont drôles, entre le père qui râte tout ce qu'il entreprend et la mère obsédée par la diététique. 
Au gré des rencontres, le récit est parsemé de personnages truculents. 

 Tout au long de l'aventure on retrouve le personnage de Gabriel, un handicapé mental évadé d'un centre pour adultes. 
L'auteur nous offre un très beau personnage. Sa rencontre progressive avec l'enfant est bien menée. D'abord, Jules a peur puis il est curieux et enfin il est entré en empathie avec l'homme et s'attriste pour lui et s'y attache. 
Tout n'est pas crédible mais c'est idéal pour les + de 8/9 ans et cela va dans le sens de l'admiration de l'homme handicapé mental ce qui est à noter. 
Le récit apporte aussi sa dose de petits frissons, c'est d'ailleurs un moment très bien décrit. 

Un épilogue très chouette et qui va de soi clot ce très joli roman jeunesse. 

L'édition est de qualité, une couverture épaisse et semi-rigide avec des rabats intérieurs, j'adore la couverture et on retrouve parsemé au fil du texte quelques illustrations de Yann Hamonic. 


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