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lundi 12 novembre 2018

Dans la nuit de New-York

Dans la nuit de New-York
Anna Woltz
Editions Bayard
"Je m'appelle Emilia December De Wit.

J'ai quatorze ans.
Je viens de tout perdre.

Est-ce que l'histoire pourrie qui circule sur Internet parle de la vraie moi ? Mon histoire, ma vraie histoire, où est-elle ?
Je suis la seule au monde à savoir ce que je m'apprête à faire, si j'en ai le cran, ce qui n'est pas gagné.

Six mille kilomètres plus tard. L'air est glacial. New York est en fête. Je marche dans les rues. J'ai repéré le commissariat de police et me suis dirigée dans le sens opposé.
Je suis libre."

A 14 ans, Emilia a beau être débrouillarde, partir d'Amtersdam, piquer de la cb de son père, acheter un billet d'avion pour NY, passer la douane alors qu'elle est mineure, elle se fait quand même avoir en louant  un appartement fictif sur Airbnb. 
Elle se retrouve donc sans logement, sans possibilité de louer une chambre d'hôtel, et en prime en pleine annonce de tempête. Mais elle se fait très vite des amis, un jeune homme qui la recueille malgré sa propre situation précaire puis deux autres enfants qui sont séparés de leur mère momentanément à cause de l'ouragan. Tous les quatre vont se créer une bulle dans l'appartement où ils vivent; bulle qui va se transformer en cabane de l'enfance et donner ainsi au récit une atmosphère cocooning. Durant cette semaine particulière, Emilia va vivre différemment, s'adapter. L'auteur parle souvent de sa phobie envahissante et la jeune fille va apprendre par la force des choses à s'en débarrasser (bon, on aimerait que ce soit aussi simple dans la vie réelle)
Critique des déviances sur les réseaux sociaux et réflexions sur le deuil, l'auteur nous offre un roman à la fois léger et sensible. Dans la nuit de New-York est une petite aventure divertissante à découvrir à partir de 12 ans. 

jeudi 28 mai 2015

Dreamin' Sun, tome 4

Dreamin' Sun, tome 4 
Uchigo Takano
Editions Delcourt
 Grâce à la victoire de Ken sur son grand rival lors d'un match de boxe, Zen, son petit frère, il peut continuer à se consacrer à son rêve de devenir un jour auteur de manga. Shimana, elle, est de plus en plus troublée par ce quelle ressent pour Taïga, son propriétaire. Elle fait alors quelques recherches et découvre qu'il cache beaucoup de choses à ses locataires.
Après 3 tomes agréables, particulièrement le second, ce 4ème tome se révèle décevant. L'amour que porte désormais l'héroïne pour Taiga, le propriétaire, ne sonne pas juste et n'est même pas amené de façon mignonne. J'avoue m'être carrément ennuyée au fil des pages et m'être sentie mal à l'aise vis-à-vis de la tournure que prennent les relations sentimentales des personnages.
Le caractère de l’héroïne que l'on perçoit depuis le départ, à savoir une gamine capricieuse et égoïste, ressort encore plus mais l'humour n'est plus assez fort pour permettre de sauver ce personnage qui devient sérieusement lassant. Les "je te cause", "je ne te cause plus" commencent également véritablement à fatiguer le lecteur. Enfin, malheureusement, les secrets de Taïga ne sont pas suffisamment intéressants pour tirer ce volume vers le haut. 
Après ce tome bien en dessous, on ne peut qu'espérer que le volume 5 soit plus au niveau des livres précédents. 

Petit + perso : Mon fils aîné de 11 ans a lu également ces 4 premiers tomes et les a tous adorés !

Dreamin' Sun, tome 3

Dreamin' Sun, tome 3 
Uchigo Takano
Editions Delcourt
 Shimana découvre que Zen désire devenir mangaka. Au même moment, Ken, le grand frère de Zen, vient passer quelques jours chez eux pour annoncer quil souhaite relancer sa carrière de boxeur quil avait sacrifiée pour que son petit frère se consacre à ses études. Si Ken reprend la boxe, Zen se verra alors obligé darrêter lécole pour travailler et mettra ainsi un terme à son rêve !
Dans ce 3ème tome, ce coeur d'artichaut de Shimana commence à ressentir des sentiments pour le proprio ! Les situations génantes qui en découlent sont forcément très drôles, et les réflexions de la jeune fille ne manquent pas de sel ! 
 De nouveaux personnages, tel que le frère de Zen font leur apparition mais n'apportent pas encore grand chose au récit. Le scénario reste classique et les personnages essaient petit à petit de mettre à jour leurs sentiments et leurs désirs. Le manga porte ainsi bien son nom dans ce tome car les rêves de chacun sont un peu plus dévoilés.    
 J'avoue que j'ai pris essentiellement du plaisir à la lecture grâce au personnage de Zen qui apporte nombre sourires. Ce troisième volume nous offre d'ailleurs quelques très jolies scènes entre lui et Shimana. 
Une joli continuation pour ce shôjo bien agréable.  

Dreamin' Sun, tome 2

Dreamin' Sun, tome 2 
Uchigo Takano
Editions Delcourt
 Shimana est amoureuse de son colocataire Asahi et fait tout pour attirer son attention. Aidée par la jolie Miku, elle s’entraîne sans relâche pour essayer de devenir plus belle. Elle finit par totalement se métamorphoser et même gagner en assurance !
Malheureusement, Asahi aime une autre fille. Pendant ce temps, Zen, l’autre colocataire, tombe peu à peu sous le charme de la nouvelle Shimana…
Dans ce second tome, Shimana est tellement toute mignonne avec ses envies d'être jolie et de se faire remarquer par Asahi que l'on ne peut s'empêcher d'être ému par ses doutes et ses désillusions. 
 Shimana est clairement en pleine crise d'adolescence. La jeune fille se cherche, s'énerve pour un rien, et se montre possessive envers ses amis du sexe opposé.
Ce n'est pas une héroïne lisse, c'est le moins que l'on puisse dire ! L'auteur joue principalement avec les amours non réciproques, les grosses coïncidences et les quiproquos. On se laisse facilement porter par le rythme léger du récit et on apprécie le manga pour sa fraîcheur. 

Dreamin' Sun, tome 1

Dreamin' Sun, tome 1 
Ichigo Takano
Editions Delcourt
 Shimana est une lycéenne mal dans sa peau depuis le décès de sa mère. N'arrivant pas à trouver sa place au sein de sa nouvelle famille, elle décide de fuguer. En chemin, elle rencontre un jeune homme qui lui propose d'intégrer sa colocation avec deux autres garçons, sous trois conditions : expliquer les raisons de sa fugue, retrouver les clés égarées de la maison et révéler son rêve le plus cher.
Ayant adoré le premier tome d'Orange d'Uchigo Takano, j'ai eu envie de découvrir cette autre série de l'auteur. L'histoire de départ avec cette fille qui rencontre un homme plus âgé qui lui propose de l'héberger m'a fait penser à Fruit Basket... un début à la Fruit Basket, ok mais avec une héroïne qui ne ressemble pas du tout à Tohru ! Shimana est capricieuse, volubile, insouciante, plutôt égoïste et c'est un vrai coeur d'artichaut ! Dreamin'Sun présente au préalable une autre touche d'un autre manga d'ailleurs (qui s'effacera rapidement) ainsi il y a un peu de Switch Girl avec le personnage masculin Asahi qui se met en mode "off" à l'école. Nous sommes dans un pur shôjo avec des traits de scénarios vus et revus donc ce n'est peut-être pas étonnant que j'ai une impression de déjà vu sur plusieurs points. 
Ce premier tome est fantaisiste, délirant, et s'il n'y a rien d'innovant on passe un bon moment de lecture sans prise de tête. Ce n'est donc pas le manga du siècle mais un début de série bien agréable. Les caractère des personnages émergent déjà bien, c'est une joyeuse bande qu'on s'imagine suivre avec plaisir. Shimana se révèle une jeune fille très peu mature et va sûrement grandir au fil des tomes. Zen, un de ses colocataires, est sûrement mon personnage préféré, on sent qu'il commence à avoir des sentiments pour notre héroïne même s'il se défend de penser à elle en ce sens. Les autres personnages contribuent à renforcer l'humour qui ressort du manga. 
J'ai lu les quatre premiers tomes d'une seule traite, les chroniques vont donc se suivre rapidement. 

mardi 25 novembre 2014

Le pays où quelqu'un nous attend

Le pays où quelqu'un nous attend
Gisèle Bienne
Editions L'école des Loisirs

Lorsque la mère de Quentin et Fanny est hospitalisée afin d'être opérée du coeur, la vie de ses deux enfants basculent. Les voilà qui se retrouvent catapultés chez des amis de leur père, un couple sans enfants, Gilles et Jeanne. Ces derniers, paysans, prennent rapidement le frère et la soeur pour des ouvriers agricoles. Pire, les deux agriculteurs, profitent de cette présence sur la ferme pour prendre 5 jours de vacances. Un comble ! Commence alors une longue série de mensonges pour les enfants : devoir répondre au téléphone à leur père sans vendre la mèche comme le leur a demandé Gilles. Seuls dans la ferme, Quentin et Fanny sont vite rattrapés par la mélancolie. Le jeune garçon décide alors de les entraîner dans un road movie d'un genre particulier puisque les voici partis jusque dans les Ardennes, pays de leur mère, en... tracteur. 

Lu il y a presque deux mois, j'ai eu du mal à me mettre à la chronique de ce roman. Si je l'ai aimé, j'ai également trouvé l'ambiance très étrange pour un livre pour enfants. L'auteur s'attarde sur les paysages, la nature et sa plume se révèle très poétique. Au coeur du récit, il y a, pour moi, la rencontre de Fanny avec un homme de la terre, qui se décrit d'ailleurs lui-même comme un indien, Stanislas, vieil homme toujours en résistance. L'amitié sincère entre cette fillette un peu paumée et cet homme bien ancré dans son pays, qui va donc ainsi lui-même devenir un point d'ancrage pour l'enfant, est fort belle. Quant au reste du récit, il est fait d'adultes irresponsables qui peuvent mettre mal à l'aise chaque parent, et de la complexe relation au sein d'une fratrie. Quentin et Fanny vont être profondément changés par cette expérience, de quoi rendre nostalgique les adultes-lecteurs, et donner des envies de liberté aux plus jeunes. 

Morceaux choisis : 

"C'est un été auquel je ne comprends d'ailleurs pas grand-chose. Un été qui ne ressemble à aucun autre. Un été au coeur du coeur de la maladie de maman, au coeur de l'ombre, au coeur du soleil. Un été où je suis en liberté et où je suis enfermée. Un été où je suis dans mon droit et pourtant je me sens fautive. C'est un été compliqué."

"La boucle est bouclée, viendra bientôt le moment où il faudra dénouer le noeud."


"Elle est une enfant sans père et les enfants sans père voyagent beaucoup dans leur tête."


"Les adultes ne se comportent pas mieux que les enfants dans bien des cas."
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