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lundi 12 octobre 2020

Taxonomie de l'amour

Rachael Allen

Editions Bayard

« Chose à savoir sur Hope Birdsong, ma nouvelle voisine : je suis sûr à genre 80% qu'elle a des pouvoirs magiques. Elle fait peur à des brutes deux fois plus grandes qu'elle, elle aime grimper dans les arbres, ses cheveux sentent le chèvrefeuille en fleur, et elle ne se moque pas de mon syndrome de La Tourette.

samedi 7 mars 2020

Eve of Man

Giovanna et Tom Fletcher
Éditions Milan 

Imaginez qu'aucune femme ne soit née sur Terre depuis cinquante ans. Imaginez qu'enfin, une fille, une unique fille, naisse. L'avenir de l'humanité repose sur elle. Comment va-t-elle réussir à se rendre maîtresse de son destin ? 

lundi 17 février 2020

Like a Love Story

Abdi Nazemian

Editions Milan

New York, 1989.
La ville est tapissée de posters d’Act Up, et la communauté homosexuelle vit sous la menace du sida.
C’est dans ce climat que Reza, Judy et Art vont se rencontrer, s’aimer et vivre l’année la plus décisive de leur vie.

Toutes les vies de Margot

Juno Dawson 
Editions Milan 


Comment peut-on détester quelqu'un au présent et l'aimer dans le passé ? C'est ce que Fliss va découvrir en lisant le journal intime de sa grand-mère Margot. Cette incursion dans l'Histoire et dans les liens familiaux va changer sa vie.

jeudi 16 mai 2019

24 épisodes pour lui plaire

Maurene Goo
Editions Milan

Desi, jeune américaine d'origine coréenne est la reine du florp, mélange de flirt et de flop. Après une énième humiliation devant un garçon qui lui plait, elle trouve de l'inspiration devant un épisode de K drama. Dans ces séries, tout commence mal pour les héroïnes amoureuses mais tout finit toujours très bien. Forte de cette constatation, Desi est fermement décidée à tout mettre en oeuvre afin d'obtenir son happy-end. 

samedi 11 mai 2019

Long Way Down

Long Way Down
Jason Reynolds
Editions Milan
Règlement de compte dans la citée. Deux frères, un jeune adulte et un ado, vivent avec leur mère dans un appartement miteux. Lorsque le grand, Shawn, se fait descendre, le petit, Will, veut mettre en application les trois lois de son quartier "ne pas pleurer. ne pas balancer. se venger".
Convaincu de connaître le meurtrier, il attrape le flingue de son frère et prend l’ascenseur pour aller régler ses comptes...
Mais à chaque étage, il va rencontrer les fantômes de ses proches...

Tout le livre est fait de la même manière : des très court paragraphes qui sont imprimés au milieu d'une page entière. 
Les pages sont aussi toutes grisâtes car les fantômes remplissent la minuscule pièce de fumée de cigarettes. Cette mise en page rajoute donc une atmosphère pesante et rythmée (des phrases courtes et des blancs qui appuient certains mots). Will semble avoir le souffle court, comme s'il reprenait sa respiration à chaque ligne, saisit par l'angoisse qui monte en lui.
Le lecteur est plongé dans ses émotions, il apprend tout ce qu'il s'est passé pour ses proches, finalement il ne savait pas pourquoi avait été tué son père ni même son oncle, ou encore il revoit une voisine dont il était amoureux qui avait fini par être victime d'une balle perdue, et Will commence à se rendre compte petit à petit de l'absurdité des lois du quartier, à quel point la haine entraîne la haine.
Chaque étage prend une éternité. Will cogite, il trouve que l'ascenseur va trop lentement, plus il descend plus plus il ralentit car Will devra prendre une décision arrivé au point 0. Un point de non retour ou peut-être pas...

dimanche 3 mars 2019

Moxie

Moxie
 Jennifer Mathieu
Editions Milan  

Moxie : désigne le caractère audacieux d'une personne prête à défendre ses convictions envers et contre tous.
Vivian Carter, 16 ans, en a marre.
Marre que l'équipe de foot de son lycée se croie tout permis.
Marre qu'on impose des règles vestimentaires aux filles, mais jamais aux garçons.
marre du sexisme dans les couloirs du bahut et des profs qui ferment les yeux.
Plus que tout, Vivian en a marre qu'on lui dise qui elle doit être.
Vivian Carter dit STOP.
Et si toutes les filles se rassemblaient pour qu'enfin sonne l'heure de la révolution ?
LES MOXIE GIRLS CONTRE-ATTAQUENT !

J'aurais pu écrire ce livre ! Ou du moins, j'aurais voulu en être capable ! Chaque mot résonne en moi, correspond à ma pensée et à ce que j'essaie de transmettre depuis des années (si je veux chipoter, il n'y a que le mot "mademoiselle" utilisée une fois que j'aurais préféré absent). Je ressors de ma lecture avec la même fébrilité que l'année dernière après avoir lu La Haine qu'on donne ( de Angie Thomas aux éditions Nathan, chronique à lire ICI). Certes, ce n'est pas la même sensation, pas de grosse claque ici, juste la sensation du coup de coeur absolu et la certitude d'avoir trouvé MON livre préféré de l'année. Si La haine qu'on donne était celui de 2018, je suis certaine qu'au bilan, Moxie sera celui de 2019. 
Mais ça cause de quoi au juste ? De féminisme. De ce beau mot, de cette belle expression dont on doit être fière. A travers ses personnages, Jennifer Mathieu met en avant d'importantes problématiques sexistes contre lesquelles il est temps de lutter. Vivian, déjà ouverte à la question de la place des femmes dans la société et de ce qu'elles endurent à cause du patriarchialisme grâce à une mère militante (du moins dans le passé), affirme ses convictions au fil des pages. Il est intéressant de voir que chaque protagoniste permet de faire avancer la réflexion par ses tâtonnements, sa personnalité, ses erreurs. Viv est une jeune fille de 16 ans discrète mais qui, grâce à sa plume tout d'abord, va s'affirmer. Sa meilleure amie Claudia, réticente dans un premier temps, va voir sa conscience politique s'éclairer au travers de ce qu'elle observe mais également de ce qu'elle va malheureusement vivre. Le garçon dont Viv tombe amoureuse, même s'il est plutôt féministe lui-même, se laissera embarquer par des idées toutes faites qui finiront par le faire évoluer malgré tout. Chacun apporte donc sa pierre pour faire avancer l'intrigue, à savoir les lycéennes arriveront-elles à renverser le proviseur et à porter au grand jour toutes les perversités sexistes du système. Attention, ce n'est ni redondant, ni ennuyant. La plume est fluide, le livre se dévore d'une traite, j'ai même ri tout haut plusieurs fois, c'est divertissant voire jubilatoire, ça oui ! Les copines de Vivian sont sympas, surtout la pétillante Lucie, son amoureux est un super personnage masculin qui fera vraiment du bien aux lecteurs garçons, et la mère est très chouette. Petit bémol toutefois concernant certaines copines de l'héroïne dont on voit passer les noms mais qui ne sont pas développées du tout. Peut-être la faute aux seulement 322, le livre est court, mais ça a été mon seul regret à la fin du récit. 
C'est un roman à faire lire à TOUS les collégiens et lycéens. Ils auront leur dose d'amitié, de romance, d'humour mais l'autrice leur aura fait passer un message essentiel. Le livre prône le respect total de toutes les femmes et de toutes les minorités. 
J'allais oublié !! Enfin des lycéens qui ressemblent à mon fils et ses ami(e)s !!! Ils ne couchent pas ensemble ! Eh non ! Ils sont encore vierges ! Ça parle à peine de préservatifs à un moment et c'est au bout de plusieurs mois de relation et au détour d'une anecdote. Certains ne sont jamais encore sortis avec une fille ou un garçon à 16 ans. Ils ne découchent pas, ne font pas de grosses fêtes, ne rentrent pas à des heures impossibles le soir, les parents et la famille veillent sur eux, bref, la vraie vie quoi ! Cela fait du bien de lire un récit si crédible sur des lycéens classiques. Cela parle quand même de vrais sujets tout le long mais toujours dans un ton et avec des personnages d'une incroyable justesse. 

Vous l'aurez compris, je vous le conseille pour vous et vos ados très très chaudement ! 

samedi 2 mars 2019

Les inoubliables

Les inoubliables 
Fanny Chartres 
Editions L'école des Loisirs
On les appelle les EANA : les élèves allophones nouvellement arrivés. Ils viennent d’un peu partout. De Bulgarie, de Turquie, de Corée, d’Angleterre ou, comme Luca, de Roumanie. Ils sont là pour un temps ou pour longtemps. Ils viennent avec leurs histoires, simples ou heurtées. C’est parfois le travail de leurs parents qui les a amenés là, parfois l’absence de travail. Parfois l’espoir, parfois l’absence d’espoir. Ils parlent un français hésitant, dansant, boiteux, drôle. Ils portent des rêves puissants et fragiles, celui de devenir champion de Rubik’s Cube ou virtuose du violon. C’est pour toutes ces raisons qu’ils sont venus en France, à Paris, dans la Ville lumière. Mais la lumière a aussi ses ombres.

J'ai adoré ce roman. On y retrouve tout ce qui fait un excellent roman pour les collégiens et les lycéens. Arf quand je lis un récit d'apprentissage aussi pertinent, juste, actuel mais aussi bourré de références culturelles, je me demande pourquoi mon fils de seconde en est à son 9 ème livre classique imposé depuis décembre. C'est à dégoûter même les meilleurs lecteurs ! 
Je suis d'ailleurs sûre que Les inoubliables fera partie à terme des recommandations de l'éducation nationale tant il est percutant pour les jeunes. Luca est roumain, je ne vous fais pas un dessin sur les stéréotypes racistes qui entourent les jeunes roumains en France... Mais l'autrice n'en fait pas trop d'ailleurs, elle ne met pas son héros dans des positions anxiogènes vis à vis des agressions racistes. On sent chez Luca le manque de chez lui, la tristesse du déracinement, bien plus que la peur d'être mal jugé par les autres (même s'il en est question aussi, surtout de la part d'autres jeunes de son âge). Le deuil est aussi bien présent puisque Luca a la malchance d'avoir perdu sa mère du cancer. 
Heureusement à nouveau l'autrice développe la trame de son récit sans céder au pathos. 
En parallèle de sa découverte de Paris, de son lycée et de ses nouveaux amis, le jeune violoniste va s'ouvrir aux émois amoureux avec la mystérieuse et réservée Anna. Enfin, une des plus touchantes relations du roman est celle qui lie Luca et son père. Un père attachant, amusant, sincère, qui a quitté son pays sans regret malgré tout ce qu'il a abandonné afin d'offrir le meilleur à son fils.
Il n'y a pas d'hésitation à avoir, si vous cherchez un excellent roman contemporain pour les 13-17 ans, offrez Les Inoubliables. 

jeudi 21 février 2019

Rois de cendres

Rois de cendres 
K. Ancrum
Editions Milan 

August et Jack n'ont jamais fait partie du même monde.
August est discret, alors que Jack est la star du lycée.
Pourtant, tous deux partagent bien des secrets, à commencer par leur amitié qui remonte à l'enfance.
Quand Jack semble envahi par des hallucinations inquiétantes, c'est le monde d'August qui s'effondre.
Il réagit alors de la seule façon qui lui semble envisageable : en plongeant dans la folie de Jack.

Perturbant ce roman ! En fait, je ne saurais dire si je l'ai aimé ou non mais une chose est sûre, c'est qu'une fois commencée, je ne l'ai pas lâché. C'est dire s'il est addictif. Par contre, le ton du récit est étrange. J'ai eu l'impression que toutes les relations décrites dans le livre étaient malsaines. Chaque relation comporte un côté obscur que ce soit une pression violente qui s'exerce ou de la manipulation, j'ai eu l'impression que chaque protagoniste influait de façon perverse sur les autres. Au lieu de faire ressortir le meilleur d'eux même, les interactions entre eux font ressortir le pire. Ensuite, j'ai peut-être aussi perturbée par le fait que cette amitié amoureuse de ces deux adolescents ne semble que néfaste alors que si ça avait été une fille et un garçon, est-ce qu'on aurait pu avoir le même livre ? Je ne dirais pas que le récit est homophobe puisqu'il finit par prôner l'amour pour tous mais toutefois je trouve qu'il joue un peu trop sur l'aspect non conventionnel d'un amour de jeunesse entre deux garçons. Si c'est un couple hétéro, est-ce qu'on ne se dirait pas "oh c'est trop mignon, un amour de jeunesse !" mais parce qu'ils sont du même sexe, ça devient quelque chose qui tourne mal ? Cette ambiguë est certainement ce qui m'a empêchée de totalement apprécier ma lecture. 
Après, c'est sans doute que ça démontre une réalité de notre société, la difficulté à pouvoir s'aimer librement, et que cette réalité là me rend profondément triste. 
Quant à la part fantastique du roman et à la montée crescendo de la folie non seulement de Jack mais également d'August, j'ai trouvé toute cette intrigue très bien ficelée même si elle retombe un peu d'un coup, comme un soufflet. 
Côté édition, plus la folie augmente plus les pages deviennent noires, cela crée une intensité qui tombe juste. 
Avec ses points sombres tels que la violence, la perversité, la revente de drogue, la folie, je conseillerai ce roman à partir de 13/14 ans, pas avant. 

lundi 18 février 2019

Coeur Grenadine : Popcake à la folie

Coeur Grenadine : Popcake à la folie
Suzanne Nelson
Editions Bayard
La guerre des popcakes est déclarée !

Ali est la reine des popcakes, ces petits gâteaux en forme de sucette. Toutes ses copines en sont fans. Mais son père, propriétaire d'une pâtisserie, refuse qu'elle y vende ses créations. Quand une chaîne de cafés s'installe en face de la boutique familiale, les clients se font rares, et Ali est sûre que ses délicieux popcakes pourraient tout changer. Alors qu'elle tente de convaincre son père, elle est chamboulée par l'arrivée d'un nouvel élève au collège. Leur première rencontre est un désastre, pourtant son coeur s'emballe dès qu'elle l'aperçoit. 
Mais Ali a une seule idée en tête : réaliser le meilleur popcake du monde !


J'ai adoré ce petit roman jeunesse ! Encore plus qu'Un macaron pour deux que j'avais déjà beaucoup aimé ! (pour voir la chronique de ce dernier, cliquez sur l'image) 
Ali et ses amis sont vraiment attachants ! J'ai trouvé le texte tout à fait réaliste cette fois. Les adolescents sont encore aux balbutiements de leurs premiers émois amoureux, ils sont patauds, ils tremblent, hésitent, c'est charmant et bien plus crédible. Les jeunes lecteurs vont se retrouver dans ces héros. Ils vont en cours, vivent intensément leurs amitiés mais aussi leurs désamours avec certains de leurs camarades, ils aiment cuisiner, jouer aux jeux vidéo, et prévoir des sorties en groupe, ils se disputent avec leurs parents, trouvent tout injuste et ne comprennent pas forcément les adultes, bref l'autrice est bien arrivée à se plonger dans ce monde de pré-ados/ados, sans en faire trop. 
Le style est si léger et fluide que ce roman sera dévorée à toute vitesse par les lecteurs entre 11 et 16 ans. 

 Certains romans me donnent envie de rassembler en images les moments clés de ma lecture. Popcake à la folie m'a inspiré le montage suivant. 

petit + perso : L'autrice a l'air super sympa !! Ça me donne encore plus envie de lire ses romans ! Elle a écrit un message sur instagram sur ma photo de ses deux livres et l'a même partagée !! Je ne sais pas vous mais moi ça m'émeut toujours qu'un auteur prenne le temps de mettre un ptit mot à ses lecteurs. Suzanne Nelson, coeur sur vous !! ^^

vendredi 15 février 2019

Coeur Grenadine : Un macaron pour deux

Coeur Grenadine : Un macaron pour deux
Suzanne Nelson
Editions Bayard
 Le monde de Lise est sans dessus-dessous ! Sa nouvelle belle-mère, déjà mère d'une adolescente, est enceinte ! Voilà donc notre jeune héroïne obligée de déménager et de cohabiter avec une horrible peste, Destry, d'un an de plus qu'elle ! Mais après une soirée déguisée, alors qu'elle est encore masquée, Lise sympathise avec un beau jeune garçon et comprend que finalement sa nouvelle vie pourrait lui réserver de belles surprises. Au collège, Lise se fait rapidement deux amis, le doux et compréhensif Kyan ainsi que la belle et impétueuse Viv. A eux trois, ils ont une mission, retrouver le roméo qui a fait tourner la tête d'Elise lors de la soirée de St Valentin.

Tout mignon !
Qu'est-ce que j'aime les petites lectures douces et acidulées de ce style ! Ma seule réserve concerne l'âge indiqué; l'héroïne est en 4ème et son amoureux en 3ème or ils ont un comportement et une maturité de lycéens et pas du tout de collégiens. D'autant plus qu'à côté de ça, le ton est vraiment très léger et nous sommes bien dans un roman feel-good pour les 11-15 ans. Les différents protagonistes sont charmants, des caractères qui prennent le contre-pied de certains stéréotypes en particulier avec la jeune mannequin Viv qui se révèle amicale. On retrouve les thèmes qui parlent à nos enfants, le déménagement, la famille recomposée, l'amitié et les premiers papillons dans le ventre. Un très joli moment de lecture. 

jeudi 27 septembre 2018

Miranda Mullaly & Moi

Miranda Mullaly & Moi 
Jake Gerhardt
Editions Bayard
Qui réussira à sortir avec Miranda Mullaly, la fille la plus belle, la plus intelligente, la plus populaire de Penn Valley ?
Sam, le clown de la classe ? Chollie, le cancre ? Duke, l'intello ?
Chaque garçon élabore une stratégie pour attirer l'attention de la jeune fille : tenter de se faire élire délégué de classe à ses côtés (échec), lui donner la réplique dans la comédie musicale du collège (re-échec), déblayer la neige de son allée afin d'entrer dans les bonnes grâces de son père...
Mais Miranda sait-elle seulement que ses admirateurs existent ?


Divertissant, gentillet, ce récit qui alterne les points de vue de collégiens a été une agréable lecture. Niveau ambiance, ça me fait penser à un mélange de séries télé de Gulli mais également au Petit Nicolas car même si les personnages sont plus vieux on est dans la même atmosphère de légèreté et de bêtises enfantines. On a le clown de la classe, l'intello, le cancre, et la fille populaire mais très gentille.
En prime, le roman se finit bien, deux couples se forment, pas ceux qu'on attendait au départ, et c'est tout mignon.
Point très positif du récit, enfin une histoire qui se passe au collège et qui sonne juste. Les différents protagonistes sont authentiques et ressemblent à nos enfants, on est très loin des romans avec des personnages qui font plusieurs années de plus que leurs âges réels.

Une comédie que je conseille sans réserve aux collégiens voire à la fin de primaire ! Dès 9/10 ans. 


jeudi 19 juillet 2018

Juniper Lemon ou la stratégie du bonheur

Juniper Lemon ou la stratégie du bonheur
Julie Israel
Editions Casterman
• Inventer la recette des cupcakes parfum oursons gélatine
• Fréquenter un garçon qui chante dans le groupe Muffin Wars
• Réaliser une expo sauvage dans la cafétéria du lycée
• Fouiller sans hésiter une benne à ordures (avec les gants et pour la bonne cause)
• Avoir envie d’embrasser le chanteur du groupe Muffin Wars
• Accrocher partout des affichettes « Camie est passée par là »
• Et penser très fort que oui, même si on est la fragile et fantasque Juniper Lemon, on peut survivre à la disparition de Camie, sa sœur tant aimée. Parce que 1. l’amour ne meurt jamais, et 2. on a mis au point une infaillible stratégie du bonheur…


Malgré un point de départ plus que triste, le décès d'une toute jeune femme et le deuil qui est entrepris par sa petite soeur lycéenne, Juniper Lemon ou la stratégie du bonheur est un roman qui sait rester léger. Au travers de ses recherches, une presque enquête, pour découvrir qui était le mystérieux amoureux de sa soeur décédée, Juni se fait des amis sincères et vit une belle romance. Romance qui n'est toutefois pas sans obstacle car son prétendant a une situation familiale alarmante. Joli roman contemporain pour les ados, outre l'intrigue agréablement menée, certains points restent marquants comme les petits mots accrochés aux endroits où sa soeur était passée.

Un premier roman plutôt convaincant, à conseiller aux lecteurs à partir de 13 ans.


Jumping, tomes 1 à 4

Jumping, tomes 1 à 4 
Asahi Tsutsui
Editions Akata
Parce qu'elle souffre de troubles dys, Ran a été victime de harcèlement scolaire de la part de ses professeurs comme de ses camarades. Incomprise, rabaissée, dans une société qui semble encore penser qu'elle ne fait juste pas assez d'effort, elle n'a qu'une faible confiance en elle et préfère rester à l'écart, essentiellement à l'abri dans sa chambre. Elle a toutefois une amie très proche, la pétillante et survoltée Sayuri qui arrive à rentrer dans la bulle restreinte que Ran a forgée autour d'elle-même. Mais après avoir raté ses examens d'entrée à l'université, notre jeune héroïne est au plus bas. C'est alors que Sayuri l'entraîne à sa suite et la traîne jusqu'à Aomori, une région reculée du Japon. Là-bas, Ran va entrer en contact avec les membres du club d'équitation et grâce aux chevaux s'ouvrir peu à peu à la vie et aux autres. 
Série achetée pour mon fil passionné par le monde équestre, je me suis laissée tenter moi-même par la lecture... et j'ai adoré ! Je pense qu'il s'agit de mon plus gros coup de coeur manga depuis bien longtemps. Je n'ai absolument aucun reproche à faire à la série, du graphisme au scénario, en passant par l'intrigue, les personnages, la profondeur des sentiments exprimés, la finesse du récit, l'émotion, l'humour, l'amitié et la romance, tout y est, tout est savamment dosé et sonne juste, bien et fort. Harcèlement scolaire, handicap lié aux troubles dys, phobie sociale, ce manga a naturellement parlé à la maman d'enfants atypiques que je suis et il trouvera certainement un écho chez bien des personnes. 

Mais même sans être concernés, vous serez forcément touchés par notre héroïne, par les jolis messages véhiculés par l'autrice, et suivrez l'évolution, la sortie de chrysalide de l'héroïne avec un grand plaisir.


 Jumping est une série qui se termine au 4ème tome. 

A découvrir à partir de 12-13 ans. 


Asahi Tsutsui a déjà commencé une autre série, j'espère qu'elle sera tout aussi bien et si c'est le cas qu'elle sera proposée en français. 

lundi 9 juillet 2018

Pëppo

Pëppo
Séverine Vidal
Editions Bayard

Elle a déconné, Frida. J'ai déjà du mal à m'en sortir quand j'ai que moi à gérer, alors je comprends pas comment elle a pu croire une seconde que je pourrais faire ça. Tout seul. Je sais même pas comment on chauffe un biberon. Mettre une couche dans le bon sens. D'ailleurs tout le monde le dit toujours, et Tonton Max en tête : Pëppo t'as pas de bon sens. Je suis coincé. Pëppo, mon gars, t'es coincé. Gravement. Et tout ce que tu vas faire, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au retour de Fridda, tu le feras deux mômes sur les bras. Ou dessous. Je sais même pas comment ça se porte des bébés.

Bon, je m'étais dit que le prochain roman jeunesse qui cite la marque Nutella, je ne le chroniquerai pas mais je ne peux pas laisser ce détail (quoique ça n'en est pas un pour moi) m'empêcher de parler de ce si joli récit. Du Séverine Vidal, c'est forcément synonyme d'un beau moment de lecture à passer et encore une fois, je n'ai pas été déçue.

J'ai appris à aimer le personnage de Pëppo au fur et à mesure de son évolution, de son ouverture au monde et à ceux qui l'entourent. Parce que de prime abord, il ne m'était pas très sympathique ce Pëppo, il n'en glande pas une, n'aide pas sa sœur, est au abonné absent au lycée, c'est un bon petit ado bien égoïste dans toute sa splendeur. Alors certes, il a des circonstances atténuantes, les parents absents en premier lieu, mais tout de même, ce n'est pas le plus agréable des gamins. Mais au fil de sa mésaventure (franchement à 16 ans quand on n'est pas habitué, c'est une sacrée tuile que de devoir gérer deux bébés), au rythme de ses rencontres, le jeune homme murit. Par contre, j'ai adoré un bon nombre des protagonistes secondaires, Tonton Max, ses chemises improbables et son bidon qui déborde, Marilyne douce bienfaitrice, Bibiche et son secret crève-cœur, Henri époux discret si touchant, et la pétillante Marie-Lola dont j'ai aimé toutes les imperfections.
Le roman donne envie de rentrer dans le décor, de découvrir le camping "Ropical" et son côté délabré, de faire une partie de Monopoly (au secours !) avec Max et les belges, d'écouter en pleine nuit chanter le violon de Valdo, et même de tenter un brin de causette avec Mado (et certainement de se faire envoyer promener). C'est un récit vivant, humain et à l'écriture fluide, parfait pour être glissé dans les bagages de nos ados cet été.
A découvrir dès 12 ans.


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