Affichage des articles dont le libellé est Violence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Violence. Afficher tous les articles

vendredi 1 octobre 2021

Genesis Alpha : La mort n'est pas un jeu

Rune Michaels

Éditions Milan 

Peut-on être génétiquement programmé à devenir un meurtrier ? Josh est un «bébé-médicament», un enfant conçu par ses parents dans le but de sauver son frère, Max, atteint d’un cancer. Sans Max, Josh n’existerait pas. Sans Josh, Max n’existerait plus. Alors, lorsque Max est arrêté pour le meurtre d’une jeune fille, Josh se demande si lui aussi a le crime inscrit dans les gènes.

vendredi 10 septembre 2021

𝕋𝕖𝕖𝕟𝕒𝕘𝕖 𝕣𝕚𝕠𝕥

Éric Pessan 

Olivier de Solminihac 

Editions L'école des Loisirs

En Italie, durant l’été, Lotta rencontre Domenico dans un cours de théâtre. Son cœur s’embrase, mais Domenico, impliqué dans une action militante, doit fuir. À Londres, Ellie rêve d’une autre vie, loin, très loin de sa famille recomposée et de l’insistance des garçons. À Marseille, l’Ours écrit des morceaux de rap pour s’échapper de sa cité, quand un de ses amis meurt à la suite d’un contrôle policier. Partout, il suffirait d’une étincelle pour que tout flambe.

lundi 14 juin 2021

Wild Child

NEIL CONNELY

ÉDITIONS BAYARD

Eddie MacIntyre , jeune lycéen, vit seul avec sa mère dans un taudis tandis que son père est en prison pour violence conjugale. 2 choses lui permettent de supporter ce quotidien, sa colère et la lutte. Mais lors d’un combat, il perd les pédales et brutalise l’arbitre, et lui qui espérait attirer les regards de recruteurs, le voilà exclu de son lycée et susceptible d’aller faire un tour en prison ! Cependant, ses excès de rage ne déplaisent pas à tout le monde car Sundany, un organisateur de combats illégaux veut l’engager ; il lui promet la richesse, la liberté, et la possibilité de continuer à exercer ses talents. Eddie bascule alors dans un monde violent où les faibles ne font pas long feu. Afin d’aiguiser ses dons, le garçon va être confié à Khadjee , une jeune adolescente qui vit avec son oncle. Mais le temps presse ! Un combat est déjà prévu et il promet d’être sans pitié….

mercredi 10 juillet 2019

Acid Summer

Christophe Lambert
Editions Milan

Trois jours de paix et de musique »
Sur la route de Woodstock, John a rencontré le grand amour. Mais Penelope s'est évaporée au milieu de la foule... Comment la retrouver parmi le demi-million de spectateurs qui assistent au festival le plus mythique de l'histoire du rock ?

dimanche 7 juillet 2019

Les puissants, tome 3

Libres
Vic James
Editions Nathan
Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ? 
Évadé de prison, Luke n'a pas d'autre choix que de s'allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ? 

mardi 11 juin 2019

Le petit livre pour dire STOP aux violences sexuelles faites aux enfants

Delphine Saulière
Gwénaëlle Boulet
Marie Spénale
Editions bayard
Les chiffres concernant les violences sexuelles faites aux enfants sont effrayants...

- En 2017, 19 700 plaintes de victimes mineures ont été enregistrées suite à des violences sexuelles : 7 050 plaintes concernaient des faits de viols et 12 650 des situations de harcèlement et d'agressions sexuelles.
- 15 450 filles ont été abusées sexuellement, soit 78 % des victimes.
- Dans 30 % des cas environ, les faits sont commis dans le cercle familial des enfants.
- Les viols touchent une plus grande proportion de filles (81 %), que ce soit dans le cadre intrafamilial comme dans un contexte extérieur.

samedi 21 juillet 2018

Batman



Batman
Marie Lu 
Editions Bayard
Après avoir instinctivement pris en chasse un criminel, Bruce Wayne jeune milliardaire se retrouve avec un service d'intérêt général à accomplir dans la prison "asile Arkham" pour obstruction de justice. Là-bas, il rencontre une jeune fille soupçonnée de plusieurs meurtres, la belle et intelligente Madeleine Wallace, faisant partie du gang Nightwalkers. Ces derniers constituent une organisation terroriste qui s'en prend aux riches mais se soucie peu des dégâts collatéraux possibles. Bruce découvre, grâce à la jeune fille, qu'il est la prochaine cible... 


L'autrice, Marie Lu, très connue pour sa série Legend, nous explique ici comment à 18 ans, Bruce Wayne plus jeune milliardaire au monde, devient le célèbre héros Batman. 
Ne connaissant finalement que très peu ce personnage de DC Comics (Marvel power), cet excellent roman (parce qu'il est très bon !) m'a permis de découvrir cette figure emblématique en profondeur. On explore son enfance, sa famille, son entourage mais aussi les nombreuses facettes de sa personnalité. On comprend comment il en est venu à revêtir masque et cape noirs. Au fil des pages, il prend part à des actions pour la justice ou pour sauver ses amis. Le récit est riche en action avec une course-poursuite et de nombreuses fusillades. Côté coeur, notre jeune héros est totalement sous le charme de la jeune Madeleine. Calculatrice, assez manipulatrice, elle apporte du sel à l'histoire et elle est sacrément attachante. La romance entre eux met du temps à s'installer ce qui est agréable. 
Distrayant, original, Marie Lu nous offre une nouvelle fois au super roman pour ados, je me suis régalé. 



vendredi 20 juillet 2018

Chroniques d'un autre monde, tome 1 :

Chroniques d'un autre monde, tome 1 : Les marcheurs de la Terre
P. C. Cast
Editions Bayard
La Terre a été ravagée par une catastrophe solaire. Les survivants s'organisent désormais en différentes tribus ou clans, la plupart d'entre eux se sont installés au milieu de la végétation pour avoir une chance d'échapper à la mort. Mari, une marcheuse de la terre, fille de la Femme Lune, et Nick de la tribu des arbres, fils du prêtre du soleil, vont se rencontrer. A eux deux, malgré leurs différences et les oppositions des clans, ils vont tenter d'instaurer la paix entre les tribus. Mais c'est sans compter sur Oeil-Mort, chef des Voleurs de Peaux, qui souhaite leur destruction pour installer son peuple sur les terres de ses ennemis et fuir la ville maudite. 


Un énorme coup de coeur ! La création de tout l'univers est si riche ! 
Depuis la catastrophe, les tribus s'entre-déchirent. Elles portent toutes bien leurs noms. On trouve ainsi : 
Les voleurs de peaux. Ils ont une maladie de peau et vivent dans la ville hostile. Ils tuent les individus qu'ils arrivent à capturer pour les écorcher afin de se couvrir de leur corps car ils s'imaginent que ça va les sauver. Ce sont également des cannibales. 
La tribu des arbres. Elle est atteinte d'une maladie mortelle, la rouille, une sorte de tétanos fulgurant qui pourrit leurs corps à la moindre égratignure. Ce peuple s'est installé dans les arbres et y a construit un village suspendu et sûr pour eux. Ils vivent de la chasse d'animaux sauvages et de la culture. Ne pouvant aller eux-même dans les champs à cause de la rouille, ils kidnappent des femmes d'une autre tribu, qu'ils ne considèrent pas comme des vraies humaines, pour qu'elles aillent travailler dans les champs pour eux. 
La tribu des arbres est peuplée de compagnons et de campagnones (si, si) qui se lient à des chiens. 
Les marcheurs de la Terre. Ils vivent dans des tanières même s'ils sortent à l'extérieur pour différentes activités. Ils ont une chef, la Femme Lune, qui est leur guérisseuse. Cette femme canalise le pouvoir de la lune pour purifier son peuple, le soigner et faire pousser les plantes. S'ils ne sont pas purifiés, les hommes deviennent fous, violent et tuent leurs familles. Quant aux femmes, si elles ne sont pas purifiées, elles dépérissent et se laissent mourir. Ce sont ces femmes qui sont kidnappées par la tribu des arbres. 
Toutes les tribus doivent faire attention car à la tombée de la nuit, ce sont les insectes les maîtres désormais. Scarabées, cafards et araignées, sont devenus énormes et dévorent les humains.
Le lecteur sera transporté par l'intrigue, l'action et la romance. Les liens d'amitié avec les chiens sont également très forts, amoureux des animaux on ne peut qu'être touchés par cet aspect-là. 
Mari, l'héroïne, est solitaire car elle est différente des autres. A part, sa mère, sa meilleure amie Gena et le père de celle-ci, elle ne côtoie pas le reste du clan. Elle va progressivement se lier d'amitié avec Sora, jeune femme très sûre d'elle en apparence même si elle cache des fragilités. Mari de par le mystère de son origine a une dualité en elle. Le lecteur va pouvoir observer son ouverture et ses capacités. 
L'écriture est très belle et l'autrice nous donne une foule de détails. J'ai été captivé par cette histoire, elle est parfois très dure, brutale et violente, comme le sont les hommes. Il y a tellement d'action et de rebondissements ! Je suis tellement impatient de connaître la suite ! 
A réserver pour les + de 14 ans. 



Même si j'aime beaucoup le côté sobre et classe de la couverture française, je trouve que la couverture originale claque plus pour les adolescents : 

Chevalier 

vendredi 8 avril 2016

Sisco, tome 1

Sisco, tome 1 : Ne tirez que sur ordre !
Benec
Legrain 
Editions Le Lombard
Certains meurtres resteront à jamais impunis, étouffés au nom de la raison d'État. Sisco fait partie de ces hommes de l'ombre qui huilent les rouages de la politique à coups de 9 mm. Il est un des meilleurs dans sa spécialité. Son dernier ordre en date: réduire au silence un conseiller qui s'apprête à témoigner dans une affaire embarrassante. La routine, en somme ... Mais, un témoin inopiné et une jeune journaliste ambitieuse viennent compliquer la situation... Ils vont découvrir ce qu'il en coûte de s'attaquer au Président ... et à Sisco.

Ça change un méchant qui est le héros ! L'anti-héros Sisco a la classe désinvolte. Ce n'est pas non plus le pire de son groupe d' "arrangeurs des mauvaises actions des hommes politiques". 
 
Par contre, si l'histoire se passe dans le monde de la politique, c'est l'action qui domine, le scénariste ne nous met pas de blabla rébarbatif. Entre la scène de sexe et celles avec de la violence gratuite, la BD est à réserver à un lectorat adulte. 

Les illustrations sont agréables, avec une bonne luminosité et un graphisme réaliste.  
Normalement, je n'aime pas les BD noires et policières mais là j'ai vraiment accroché et j'ai carrément envie de lire la suite. 

jeudi 18 février 2016

La loi du Dôme, tome 1

La loi du Dôme, tome 1 
Sarah Crossan
Editions Bayard
Dans un monde privé d'air, la vie ne tient plus qu'à un souffle. Alina, Quinn et Bea sont prêts à se battre pour gagner le droit de respirer librement... Les arbres ont été éliminés de la terre et l'oxygène s'est raréfié, provoquant des millions de morts... Les survivants ont été rassemblés sous le Dôme, sorte de bulle protectrice où un nouvel ordre s'est constitué autour d'un Etat totalitaire et d'une société, Respirer Inc. qui contrôle l'air que les habitants respirent. Tout en haut de l'échelle sociale, se trouvent les Premiums. Riches et en bonne santé, ils méprisent les Auxiliaires, trop pauvres pour payer un impôt sur l'oxygène et donc contraints de survivre avec le peu d'air qu'ils respirent... Alina, 16 ans, qui a rejoint la Résistance, a échoué dans sa mission à l'intérieur du Dôme. Elle est en danger et doit fuir, à l'extérieur. Elle rencontre alors Quinn, un jeune Premium et sa meilleure amie Bea, une auxiliaire, partis camper hors du Dôme, et leur demande de l'aide...

Je me suis régalée avec la lecture de La Loi du Dôme. On peut reprocher au récit de n'être qu'une énième dystopie mais qu'importe le plaisir de lecture est là. Le texte est fluide, les pages se tournent toutes seules. J'ai lu des critiques américaines très négatives et j'ai du mal  à les comprendre. L'auteure est très claire dans ses explications, on comprend très bien la problématique de l'oxygène et on visualise à merveille les différents territoires. C'est déjà énorme car finalement dans bien des livres c'est parfois un peu flou. Quant aux personnages, je les ai tous aimés. Béa, Alina (peut-être un peu moins que les autres), Quinn, les parents, Jazz, Maud, tous m'ont plu pour des raisons variées. Le récit alterne les points de vue de Béa, Quinn et Alina. Béa est loin d'être idiote, elle est juste prudente et un peu timorée. C'est le personnage le plus vrai, sincère et généreux du livre. Physiquement à part sa coupe au carré, ses cheveux bruns et ses yeux verts on ne sait pas comment elle est mais dans tous les cas elle est belle à l'intérieur. Alina mériterait parfois des baffes histoire de se remettre les idées en place ! Elle peut se révéler impitoyable. Souvent indifférente, ce personnage fort et solitaire manque cruellement d’empathie du moins en apparence.
Quinn est amusant dans sa légèreté du début. C'est le protagoniste qui changera le plus entre les premières pages et la fin. Ses découvertes vont le révéler à lui-même, c'est une vraie quête initiatique qu'aura été son voyage hors du dôme puis son retour. Même si on les voit peu, les parents de Béa auront su être un tant soit peu marquants que ce soit le slip vert du père, l'instance de la mère ou leur amour immodéré pour leur fille. Maud et Jazz font partie de mes personnages préférés. Maud pour son côté vieille bique rebelle (je pense qu'elle cache encore un joli secret et je suis impatiente de vérifier si j'ai raison dans le prochain tome). Jazz m'a fait penser à la petite fille dans le premier volume d'Hunger Games. Trop mûre pour son âge et en même temps elle conserve une insouciance de l'enfance, c'est une véritable sauterelle à l'humeur changeante. J'allais oublier le père de Quinn que j'aime finalement beaucoup dans sa façon de suivre ce qu'il pense être juste. C'est un personnage entier qu'il a été agréable de détester à certains moments.
Je crois que j'ai fait le tour, je ne sais pas combien de tome comptera la série, je sais juste que le second volume est déjà paru dans la version originale et que j'ai hâte qu'il paraisse chez Bayard.

mardi 22 décembre 2015

Le fil rouge

Le fil rouge
 Paola Barbato
Editions Denoël
Collection Sueurs Froides
Antonio Lavezzi mène une existence solitaire et monotone depuis le jour où Michela, sa fille de treize ans, a été sauvagement assassinée. Sa femme l'a quitté, et le meurtrier n'a jamais été arrêté. Antonio travaille dans le bâtiment avec un ami d'enfance. Ce dernier lui présente inlassablement de petites amies potentielles qui ne l'intéressent pas.
Lorsqu'un corps est découvert sur le chantier dont il est responsable, des éléments troublants amènent Antonio à penser que cette affaire et son histoire personnelle sont liées. Contacté par un homme mystérieux, baptisé l'Assassin, qui lui ordonne d'exécuter des criminels ayant échappé à la justice, Antonio décide d'obéir et va s'extraire peu à peu de sa torpeur et de son silence. L'Assassin semble savoir qui a tué Michela, et Antonio, pris dans une spirale meurtrière, est plus que déterminé à venger sa fille. 


Une vie millimétrée, des règles, pas d'attache, notre héros s'est construit une vie sans plaisir. "Cinq jours sur sept, il menait une existence qui se répétait à l'infini" Chaque jour il s'applique une méthode de survie."L'apparence, cette grande, infinie ressource." 
Après un début assez lent (on lit au rythme plus que monocorde de notre héros, une atmosphère de grisaille plane sur l'introduction) le roman se révèle prenant, exaltant, jubilatoire ! Il m'aura fait trembler !
"La douleur [...], tu ne la vois même pas, tu ne la sens pas, jusqu'à ce qu'elle se mette à serrer, à te couper la chair et à entrer en toi de toutes parts. C'est un fil subtil, la douleur. Un fil rouge. Il nous relie, il nous serre, il pénètre tellement en profondeur qu'on oublie qu'on l'a à l'intérieur."
Quelle claque que ce récit ! Quels tourments intenses ont les hommes ! A mi-chemin du livre, l'auteur a su me faire pleurer. Au fil des pages, le lecteur entre en empathie avec cet homme et lorsque, enfin, sa carapace casse, l'émotion est là.
J'avoue qu'au pire moment du roman, pendant deux ou trois pages, je n'ai pas lu et je suis allée directement à la scène suivante tant ce passage s’apprêtait à raconter l’innommable (je n'ai lu que la première phrase de ce long flash black, ça m'a clairement suffit). Hormis ces quelques pages, j'ai tout aimé du livre, je l'ai trouvé terriblement poignant, précis lorsque l'auteur rentre dans la psychologie des personnages, pour tout dire excellent. Bizarrement (ou pas vu les thèmes abordés), j'en suis sortie très triste, le coeur lourd par tous les chagrins et toutes les peurs croisés au fil de ma lecture. 
Si vous aimez les bons thrillers, je vous le recommande. Patricia Barbato est sans aucun doute une auteure italienne à suivre. Quant à moi, j'ai très envie de me procurer son premier roman (Le fil rouge est son second) A mains nues.
(Le fil rouge est sorti le 5 novembre 2015) 

vendredi 6 novembre 2015

Arena 13, tome 1

Arena 13, tome 1 
Joseph Delaney
Editions Bayard
Les temps sont funestes pour l’humanité qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entourés par une infranchissable barrière de brouillard. Dans une citadelle vit une sinistre créature, Hob, qui exerce une tyrannie sanglante sur la population. Des arènes de combat ont été ouvertes… La plus populaire et terrifiante est l’Arena 13 : c’est là où combat Hob. Un jeune garçon de 16 ans, Leif, décide alors de l’affronter. Pour cela, il va alors convaincre le meilleur des entraîneurs, Tyron, de le former au combat…

Après avoir découvert les règles des combats, assisté à l'assassinat d'une femme, le lecteur suit un jeune garçon désireux de faire ses preuves et d'intégrer le groupe de combattants de l'arène 13. Leif, le héros humble et courageux, porte un secret et un désir de vengeance plus fort que tout. Son mentor, père de famille, essaie de décourager les jeunes gens qui s'adressent à lui en lui demandant de les entraîner. 
Ses camarades sont au nombre de deux, l'un est particulièrement vil et antipathique alors que Leif pourra créer des liens avec son autre camarade bien plus droit et agréable. 
La fille cadette de son entraîneur souhaite elle aussi combattre dans l'arène 13 même si le combats sont exclusivement réservés aux hommes. Il est parfois difficile d'apprécier ce personnage de fille pimbêche et autoritaire, elle sait mener les garçons par le bout du nez et ne cesse de créer des ennuis à notre héros. 
La ville où se déroule l'action principale de ce tome renferme tellement d'abomination et de lourds secrets que l'ambiance en est parfois pesante. Le récit est peuplé d'épisodes sanglants et sordides, la tension monte périodiquement. Entre Hob, l'ogre dévoreur de corps et d'âmes, et la bande de prédateurs à son service, il ne fait pas bon traîner dans les rues de nuit ! Les hommes ne sont finalement pas mieux que Hob. Si ce dernier les force à combattre, les humains reproduisent la même chose avec les lacres, des corps ressemblant aux hommes, qui ne semblent pas avoir de conscience mais qui apparemment peuvent souffrir... Je suis curieuse de voir l'auteur développer la relation de Leif avec son lacre dans les prochains volumes, j'espère avoir quelques agréables surprises. Il est à noter que le récit oscille entre fantastique et science-fiction. Cet univers qui fait penser à la Rome antique donne un roman dystopique particulièrement réussi. Toutefois, je m'attendais peut-être à mieux concernant l'auteur. Si j'ai aimé la trame de fond, les personnages et les dangers auxquels ils sont exposés, j'ai sans doute trouvé le récit un peu trop redondant pour qu'il soit un coup de coeur. Dans ce premier volume, l'auteur fait bien son boulot : une belle présentation des personnages qu'il sait rendre attachants, une complexité des liens entre eux, mêlant passé et présent et rendant par la même l'histoire plus prenante; de l'action; et du sang. Joseph Delaney nous apportent suffisamment d'éléments pour comprendre comment le pays de Midgard est devenu tel qu'il est, il prépare habillement les prochains tomes (il me semble que ce sera une trilogie) en dévoilant à la fin ce à quoi tendent les hommes. La suite s'annonce d'ors et déjà riche en aventures ! 

Arslân, tome 2

The Heroic Legend of Arslân, Tome 2 

Hiromu Arakawa 

Editions Kurokawa

L'armée Parse est en déroute et le roi Andragoras Il est fait prisonnier après une terrible défaite dans la plaine d'Atropathènes. L'envahisseur lusitanien est aux portes de la ville. Le prince Arslân accompagné du fidèle Daryûn a réussi à prendre la fuite pour se réfugier chez Narsus.

J'adore Arakawa qui sait si bien alterner les moments de gravité avec des épisodes d'humour. Dans ce volume, certaines scènes sont véritablement terribles et le fanatisme religieux est particulièrement bien traité.
 J'ai tout de même moins accroché à ce tome qu'au précédent. Je l'ai trouvé moins palpitant et surtout plus fouillis, même si heureusement un nouveau protagoniste relance habillement l'intérêt du manga. Par contre, la série est véritablement à réserver aux plus âgés, avant 13 ans, certains dessins pourraient choquer.
 Ce n'est pas un récit joyeux, loin de là, à part quelques respirations humoristiques au tout début, le reste du manga est terriblement sombre. De plus, il est difficile de s'y retrouver durant les batailles. Qui est qui ? Je n'arrivais parfois plus à identifier à quel camp appartenait tel ou tel personnage. 
En tant que fan de l'auteure, je vais bien entendu découvrir le 3ème tome mais j'espère que la barbarie sera un peu moins présente dans le prochain. La toute fin de ce second volume m'a fait beaucoup penser à Yona, Princesse de l'Aube avec ce jeune homme qui veut reconquérir son royaume et qui va certainement agrandir sa fine équipe au fil de la série. 
Etre fan de l'auteure, ça commence à prendre de la place ! 

Kid I luck, tome 3

Kid I luck !, tome 3
 Yuko Osada
Editions Ki-oon 
Le pauvre Kinjiro est dans une mauvaise passe : critiqué de toutes parts, il n'arrive toujours pas à faire rire et sombre dans un profond désespoir. Heureusement, une rencontre providentielle avec le célèbre humoriste Hamazaki des Hamamiya va le remettre sur la voie, tandis que Yayoi, qui commence à se prendre au jeu, accepte de participer avec lui aux «Champions du rire» ! Mais terrassée par le trac, l'adolescente ne parvient pas à trouver la moindre blague derrière son masque.
C'est alors que Kinjiro a la révélation : petit à petit, la salle commence à réagir ! A présent beaucoup plus serein, le jeune homme continue à se préparer pour le grand tournoi d'humour ! Réussira-t-il enfin à rendre le sourire à Kuriko ? 
 

Ça y est, je me suis offert le troisième et dernier tome ! Je n'ai pas attendu trop longtemps de peur de ne pas le trouver et qu'il ne soit pas réédité. J'étais ravie de retrouver l'attachant Kinjiro. J'ai adoré la façon dont l'auteur, comme dans les deux premièrs volumes d'ailleurs, tient le fil du scénario fermement entre ses doigts, fait monter la tension jusqu'à son niveau le plus extrême, pour finalement relâcher la pression exercée sur le lecteur d'un seul coup !
 C'est haletant et terriblement jouissif ! J'ai eu les larmes aux yeux en finissant l'ouvrage !
Maintenant que je l'ai terminé, je peux clairement dire que j'ai eu un coup de coeur pour cette série drôle et émouvante qui aborde de sensibles sujets de société tout en étant suffisamment légère pour ne pas être plombante. 
Jalousie, trahisons, harcèlements, viol, rejet, rien n'est épargné aux personnages. Mais c'est un très beau moment de lecture, une série pleine d'espoir.
Mon seul bémol demeure les passages qui concernent l'apprentissage du comique, et les joutes verbales ludiques que se lancent les humoristiques... 
Décalage de culture entre le Japon/la France ? Blagues qui rendent mieux dans leur langue d'origine et impossible à traduire ? Je suis restée de marbre en lisant toutes ces répliques alors qu'à côté de ça, l'auteur sait être drôle. Dans le dernier volume, j'ai fini par en prendre mon parti, et de toutes façons ça ne m'a pas empêchée d'adorer Kid I luck ! 

dimanche 20 septembre 2015

Chien Pourri à la plage

Chien Pourri à la plage
Colas Gutman
Marc Boutavant
Editions L'école des Loisirs 
L’été, il fait chaud, surtout quand on vit dans une poubelle. Chien Pourri et son fidèle ami Chaplapla rêvent de vacances sur la Côte d’Azur. Par miracle, il reste une place pour eux à la Colonie des oubliés. Au programme : ramassage de détritus, Club Biquet et glaces au sable. De formidables vacances pourries en perspective !
Après Chien Pourri (tout court !), Joyeux Noël Chien Pourri !, et Chien Pourri va à l'école, revoici les truculentes aventures de Chien Pourri (on aura compris) et de son meilleur pote Chaplapla (qui est plat comme vous pouvez vous en douter). 
Jeux de mots, humour à gogo, et illustrations pertinentes, Gutman et Boutavant continuent selon la même recette que les précédents mais avec encore plus de saveurs cette fois-ci. Le principe tragi-comique des aventures de Chien pourri et de Chaplapla fait donc encore une fois merveille. La tristesse des situations mêlées aux répliques tordantes (car tellement à côté de la plaque !) du naïf et malheureux toutou et celles sarcastiques du matou font mouche. Mauvais traitements, rejets, insultes, les deux amis n'ont pas la vie facile, loin de là. Chien pourri ne prend jamais mal ce qu'on lui dit, c'est tellement méchant que ça en est drôle. Les humains n'ont clairement pas le beau rôle, sales, hargneux, autoritaires. Heureusement, tout n'est pas totalement pourri et le récit finit enfin bien. A lire dès 7 ans. 
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...