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jeudi 19 juillet 2018

La bobine d'Alfred

La bobine d'Alfred
Malika Ferdjoukh
Nicolas Pitz
Editions Rue de Sèvres
Paris 1964. C'est l'enchaînement d'une gifle idiote, d'une caille rôtie et d'une assiette de pommes de terre qui conduit Harry Bonnet, 16 ans, fils de cuisinier, au coeur des studios de cinéma hollywoodiens. Une nuit, il s'introduit en catimini sur le plateau 17 et... tombe nez à nez avec Alfred Hitchcock qui démarre un tournage dans le plus grand secret. Mais pourquoi Harry a-t-il désobéi au maître du suspense ? Pourquoi diable a-t-il regardé les premières minutes de ce film fantôme ?
J'avais adoré le roman de Malika Ferdjoukh dont cette bande-dessinée est adaptée. Je vous invite à découvrir ma chronique du roman, ICI.   
Cette version graphique a été réalisée par l'autrice elle-même et c'est une réelle réussite. Même en connaissant bien le récit, je me suis laissée entraîner à la suite du jeune Harry à la découverte d'Hollywood, de ses stars et de ses conspirations. Du récit initiatique de ce jeune garçon qui grandit, murit, découvre le plaisir de conduire, s'émancipe, flirte, au thriller avec séquestration et course poursuite, le scénario vous plongera dans la douce folie des années 60 américaines.
 Les illustrations de Nicolas Pitz sont stylisées et délicatement colorées de tons pastels qui accentuent l'immersion dans le passé hollywoodien.
A découvrir à partir de 13-14 ans.

vendredi 26 septembre 2014

Always Blue

Always Blue 
Veronica Rossi
Editions Nathan
Depuis que la capsule Rêverie s'est effondrée, Sédentaires et Sauvages tentent de cohabiter dans la grotte où ils se sont réfugiés. Mais les ressources s'épuisent. S'ils veulent survivre, il leur faut rejoindre au plus vite le Calme Bleu, le seul lieu encore épargné par les tempêtes d'Ether. Pour cela, Perry et Aria, plus unis que jamais, doivent retrouver Cinder, ce mystérieux garçon capable de contrôler.. 
l'Ether, quitte à y laisser leur vie...

J'avais peut-être des attentes trop élevées mais ce dernier tome est une petite déception. 
Il faut dire que j'avais énormément aimé le premier tome, Never Sky, et que le second, Ever Dark, avait été carrément un gros coup de coeur. 
Si j'ai aimé le livre dans son ensemble, ma chronique va peut-être paraître sévère parce que de nombreux points ont gêné mon plaisir de lecture. 
Tout d'abord, une impression de lenteur et surtout de redondance pour toute la moitié du roman. L'intrigue n'évolue pas ou peu, il y a des rebondissements oui mais très vite l'auteure fait marche arrière pour nous représenter la même situation. Le seul avantage que l'on peut y trouver, c'est que cela permet une évolution des personnages. Mais je dois dire que je me suis presque ennuyée. 
D'ailleurs, les personnages m'ont peu convaincue dans ce tome-ci. A part Roar qui continue d'être mon chouchou, j'ai été moins en empathie avec les autres que dans les précédents volumes. Là, où les relations sonnaient très justes dans Ever Dark, ici les liens entre chacun me semblaient bien fragiles. La fin du roman, que je juge trop prévisible, ne m'a pas enthousiasmée plus que ça non plus. 
Bref, un roman de détente agréable mais une déception en comparaison des deux précédents volumes. 
Pour être peut-être plus claire, si je devais donner une note aux différents tomes, ce serait un 17 pour Never Sky, un 20 pour Ever Dark mais je tombe à 12 pour Always Blue. C'est une série qui vaut tout de même fortement le coup (je relirais certainement Ever Dark un jour) et j'espère que si vous la commencez, vous apprécierez plus ce dernier volume que moi. 

Un autre avis : La chronique de Marinette

mercredi 17 septembre 2014

Sur la route de Blue Earth

Sur la route de Blue Earth
Joseph Monninger
Editions Flammarion
 La plume de Joseph Monninger m'avait beaucoup touchée dans Le garçon qui rêvait de requins, et j'étais impatiente de découvrir un autre de ses romans. Sur la route de Blue Earth nous entraîne à nouveau dans un road trip sacrément original. 
"Road trip !!! s'est mise à hurler Dolorès. Et tout le reste, on s'en fout !
Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire." 
Cette fois, ce sont deux jeunes filles de 16 ans qui prennent la route afin d'offrir à un vieux cheval de manège une fin qu'elles estiment la plus belle et la plus douce qui soit. Parties du New Hamphire, Hattie et Dolorès désirent amener l'animal vers les grandes plaines de l'Ouest, jusqu'à Blue Earth, là où les chevaux vivent libres. 
"Un endroit où il peut redevenir un vrai cheval" 
Le récit nous mène à l'émotion jusqu'au bout, sans trop de larmoiement toutefois (un peu si, j'avoue, à la toute fin du roman). 
_ Pourquoi ce cheval-là ? a demandé Punch à voix basse. 
[...] J'ai appuyé mon front contre les naseaux de Speed. 
_ Je crois que c'est parce qu'il ne se défend jamais. On pouvait lui demander n'importe quoi, il donnait toujours ce qu'on lui demandait. Jamais il ne s'est plaint, et année après année, il a juste donné." (la suite  de la réponse est tout aussi superbe) 
J'ai énormément apprécié ce roman et la liberté de ton. Plus que d'autres, le récit colle à la réalité d'aujourd'hui. Les deux jeunes filles sont tour à tour insouciantes et mélancoliques, elles rient, pleurent et évoluent. J'appréhendais la venue d'un prédateur sexuel avec deux héroïnes seules sur la route mais il n'en est rien, j'aurais dû faire confiance en l'auteur. Elles font des rencontres de la vie de tous les jours, côtoient des hommes et des femmes qui se révèlent pour la plupart généreux. Elles-mêmes ont leurs propres difficultés à affronter, et ce voyage va leur donner la possibilité de prendre du recul pour mieux appréhender ce qui est bien pour elles. C'est donc un voyage initiatique qu'entreprennent ces deux jeunes filles qui vont de l'avant. 
"_ Mais Speed est la raison de notre voyage. 
_ Speed est une des raisons, il faut être honnête. Le reste, nous savons ce que c'est, toutes les deux."
Un roman sincère et délicieusement poétique à découvrir dès 13 ans.   
Seul regret, l'éditeur n'a pas conservé la couverture d'origine dont j'étais malheureusement tombée amoureuse...

vendredi 29 août 2014

Merlin, tome 4

Merlin, tome 4 : Le miroir du destin
T. A. Barron
Editions Nathan
 
"L'épopée du jeune Merlin, le plus grand magicien de tous les temps ! 
D’abominables goules dévastent les Marais hantés de Fincayra. Pour les combattre, Merlin n'a d'autre choix que de se rendre dans cette région terrifiante. Mais derrière les goules se cache un danger bien plus grand encore. Un danger venu du futur…"
Après avoir adoré le tome 3, j'étais impatiente de dévorer le 4ème. Tout d'abord, comme dans les précédents, j'aime les personnages secondaires et à chaque volume les nouveaux protagonistes. Là, c'est le  ballymag qui a eu ma préférence, ses tics de langage m'ont fait beaucoup sourire. L'auteur continue de nous entraîner dans la jeunesse de Merlin en mêlant légendes, fantasy, et aventure. Ce volume nous réserve de belles surprises puisque Merlin va être confronté à un jeune garçon nommé Arthur... 
Avec le passage de Merlin dans le miroir, l'histoire s’approfondit encore. Notre jeune héros se retrouve face au futur, son futur. J'ai un peu peur de trop en dire car pour ma part, j'ai aimé les nombreux rebondissements du récit, et si j'en dévoile trop, je vous gâcherais les quelques coups de théâtre. 
Dans tous les cas, cette série est à lire forcément si vous êtes fan des histoires arthuriennes mais également pour tous les passionnés d'épopées fantastiques. Mon fils de 10 ans est accro  et se jette sur chaque nouveau volume, et moi depuis le tome 3 j'apprécie à chaque fois de retrouver les personnages et d'en découvrir plus.   

mercredi 19 mars 2014

Lunerr, tome 1 & 2

Lunerr, tome 1 & 2 
Frédéric Faragorn
Editions L'école Des Loisirs
Collection Médium
"Pour les habitants de Keraël, la cité des aëls, il n'y a pas d'ailleurs. Leur ville est située dans un désert de sable, de pierre et de sel. Keraël est une île sans eau autour.
Le mot Ailleurs y est interdit, considéré comme une insulte, un blasphème. Le jeune Lunerr l'a appris à ses dépens. Pour avoir enfreint la règle, il a été fouetté jusqu'au sang et mis au ban de la société. A cause de lui, mamig a perdu son travail. Qui oserait embaucher la mère d'un paria ? Ken Werzh ! L'homme le plus vieux et le plus craint de l'île les a convoqués dans son brug, demeure unique et fabuleuse toute de bois sculpté. Il a l'air très intéressé par Lunerr, suffisamment pour faire de lui son lecteur et secrétaire particulier.
L'adolescent reste sur ses gardes : le vieillard aux yeux morts et au corps fripé comme celui d'un cadavre paraît doté d'une force singulière. Il se comporte de manière étrange, il tient des propos qui pourraient le faire condamner. Ken Werzh semble détenir un secret, un secret que Lunerr a très peur de découvrir..."

Lunerr est un roman surprenant. Dans le premier tome , le lecteur découvre une ville établie sous forme de castes et qui comporte de nombreuses inégalités. 
Le second tome décortique les fondements de ce qu'avait été la ville de Keraël : foi, différences de conditions des hommes et des femmes, traitement des animaux, etc.. 
Ce n'est pas un roman avec une action constamment palpitante mais le récit amène le lecteur à réfléchir sur notre civilisation. Surtout que Lunerr apparaît dans le second volume comme un roman d'anticipation et pas seulement un livre de sciences-fiction. 
Mon mari, qui a lu la série juste après moi, a trouvé que l'univers de Lunerr se rapprochait de nombreux mangas tels que la série Letter Bee, ou encore de certains films d'animation et particulièrement de Nausicâa, un des chefs-d'oeuvre de Miyazaki : un monde post-apocalyptique où notre époque actuelle est le passé perdu de la société du récit, et la forte présence de créatures fantastiques parfois complices du jeune héros.
Lunerr est donc une excellente série qui mérite vraiment d'être découverte. A lire dès 12 ans. 

jeudi 20 février 2014

Bazmaru et la fille du vent

Bazmaru et la fille du vent
Maëlle Fierpied
Editions L'école des Loisirs
Collection Médium
Lorsque commence le roman, le lecteur ne sait pas qui parle. Le vent ? Le soleil ? Un être vivant ? L'homme des villes est étudié, percé à jour par ce regard extérieur qui ne comprend pas comment "ceux qui piétinent" peuvent vivre ainsi leur vie. Des logements entassés les uns sur les autres, pas de nuit, pas de nourriture, peu d'arbres, seuls les chiens et les pigeons semblent être les animaux acceptés. 
Et la puanteur qui règne. Et la pollution qui envahit tout. 
Le lecteur cerne petit à petit le narrateur, il s'agit d'un jeune homme issu d'un peuple inconnu, les hommes-dauphins, et qui voyage afin de réaliser son initiation et de passer à l'âge adulte. Un cauchemar récurent, un rêve initiatique, l'amène à retrouver une fille et des dauphins. Peu de temps après leur rencontre, un accident surgit et manque de coûter la vie à la jeune fille. Grâce à une pierre magique, le garçon va la sauver mais désormais la fille est aussi spéciale que lui, elle a des branchies. Elle devient notre seconde narratrice et progressivement celle par qui l'on suit l'histoire. 

C'est un roman formidable, un peu obscur au départ, il prend rapidement toute son ampleur. 
Les personnages sont profondément attachants. Ils forment un duo pertinent, qui se complète bien. Petit à petit, ils apprennent à se connaître et à oublier leurs préjugés. 
"Je réagis enfin à ses insultes. Comment m'avait-il appelée ? Piétineuse. Je lui demandais ce qu'il entendit par là. 
_ "Les piétineurs. Ils piétinent la terre avec les yeux penchés vers le sol. Ils regardent seulement leurs pieds qui piétinent, piétinent sans s'arrêter. Jamais ils ne se regardent les uns les autres. Jamais ils ne lèvent leur regard vers le ciel parce qu'ils ne pensent pas à demain. Pour eux, il n'y a que le moment présent, ici et maintenant. 
Je ne me retrouvais absolument pas dans cette description surprenante. C'était une vision sans appel qui ne me concernait pas." 
L'histoire d'amour qui naît entre eux, n'est absolument pas niaise, elle est juste très jolie et contée avec beaucoup de pudeur. 
Les jeunes lecteurs seront émerveillés par les décors créés par l'auteure. Balades à dos d'orque ou de requin-baleine, voilà qui a de quoi faire rêver de nombreux enfants. Ce à quoi s'ajoute un style poétique qui transforme presque par moment le récit en conte.
Ce roman sur l'écologie  dit les choses avec sincérité et englobe cette thématique dans une très belle histoire.
"Qu'est-ce que j'y peux, moi ? Mon monde est peut-être pourri mais c'est mon monde. J'y suis née et j'essaie d'y trouver une place. Je n'y peux rien si on m'a légué des choses affreuses, sales et cassées. Je ne suis pas responsable des erreurs de mes ancêtres. Alors, arrête de m'accuser sans arrêt."
L'auteure mêle le fantastique à la réalité pour mieux faire comprendre aux jeunes lecteurs quel est l'impact de l'homme sur la planète. 
L'éditeur préconise une lecture de 12 à 16 ans, personnellement je pense qu'il peut être lu sans soucis à partir de 10 ans. 
Ce superbe roman initiatique est un gros coup de coeur. 

lundi 17 février 2014

Merlin, tome 3

Merlin, tome 3 : L'épreuve du feu
T. A. Barron
Editions Nathan
 
Merlin a désormais 14 ans et il apprend à se servir de ses pouvoirs. Le livre débute alors qu'il est heureux de vivre désormais avec sa famille et ses amis. Alors qu'il savoure ce bonheur nouveau, la redoutable reine des nains, lui apparaît et lui réclame son aide en remboursement de la dette qu'il a envers le peuple des nains. Valdearg, le dragon s'est réveillé, c'est à Merlin qu'il revient de sauver le monde de ce fléau, il va devoir partir l'affronter. 

"Parce que je suis le descendant de Tuatha, le seul enchanteur, parmi tous ceux qui ont dû combattre Valdearg à travers les âges, qui a finalement eu le dessus. Au moins pour un temps. Et je suis le seul, apparemment, à avoir peut-être une chance d'achever cette tâche."

"Parce que, mon jeune ami, j'ai conclu un pacte avec lui. Oui ! Le dragon est une créature très intelligente, et il sait bien ce qu'il veut. Dans le cas présent, je suis désolée de te l'apprendre, mais ce que ce dragon veut, c'est... toi."

Les deux premiers tomes m'avaient convaincue (voir les chroniques des tomes 1 et 2) mais j'ai pris un plus grand plaisir à lire ce troisième tome. J'ai eu l'impression de redécouvrir les personnages, de les trouver encore plus agréables à suivre. Pas encore totalement attachants, mais plusieurs le sont suffisamment et leurs caractères m'ont touchée. Merlin côtoie d'anciennes connaissances. Il rejoint tour à tour la reine des nains, Urnalda, et la vieille sorcière, Domnu. Il rencontre également de nouveaux amis, le frère et la soeur, Eméron et Hallia, qui font partie du peuple des hommes-cerfs. Grâce à ces derniers, Merlin va pouvoir avancer dans sa nouvelle quête et va faire l'expérience de la métamorphose. L'action est soutenue et le jeune enchanteur va au devant de nombreux obstacles et dangers. Il continue d'apprendre, de s'ouvrir aux autres et se montre de plus en plus humain. C'est une belle aventure avec des moments de tension, de suspense et d'autres passages chargés d'émotions. 
J'espère que le 4ème volume sera tout aussi agréable à découvrir. 

vendredi 28 juin 2013

Barakamon, tome 4

Barakamon, tome 4
Satsuki Yoshino
Editions Ki-oon

On avait quitté Seishu en proie au désarroi après le passage d'un typhon et aux dégâts qu'ont subit les moyens de communication. 
Satsuki Yoshino arrive à nous faire rire avec des choses aussi simples qu'un téléphone. Bon, ok pas un dernier cri mais un vieux avec cadran qu'il faut tourner, mais quand même. On retrouve donc avec bonheur tout l'humour de l'auteure dans des petits moments du quotidien et les découvertes de notre citadin préféré. Toujours aussi naïf et franc, Seishu va être entraîné par Naru dans la découpe d'un poisson fraîchement pêché ou dans la chasse aux insectes. Cet épisode est d'ailleurs organisé de façon différente, les strips se lisent en commençant par les vignettes de droites et en lisant de haut en bas puis ensuite, il faut passer aux vignettes de gauche (on retrouvera cette particularité dans un autre chapitre). Ces passages-là sont dessinés de manière caricaturale, presque de façon "chibi", cela apporte une note humoristique dans le manga. (même s'il ne manque déjà pas d'humour). 
Seishu continue de rêver à un peu plus de solitude, la bande de gamins du village continuant d'entrer à tout moment dans sa maison. 
Il cherche donc à comprendre comment ils arrivent à pénétrer à l'intérieur et ça passe forcément par des scènes d'imagination farfelue. Puis, la petite Naru trouve et aide un bambin de 2 ans qui avait faussé compagnie aux adultes. 
L'auteur continue de revenir sur le thème du manga, la calligraphie. Dans les premières pages, Seishu parle de participer à un concours, par la suite il essaie d'enseigner aux trois filles, Naru, Tama et Miwa les bases de cet art mais ça tourne souvent court car les filles sont plus que dissipées. Pile du milieu du manga, un bonus revient sur Seishu et Kawagugi à l'époque du lycée. Ensuite, Seishu tombe littéralement sur le père de Miwa qui  en profite pour lui demander un service, calligraphier le nom de son bateau sur la coque. 
Cette expérience va apprendre beaucoup au maître et comme d'habitude, c'est Naru par sa spontanéité et son innocence enfantine qui permet à Seishu de dédramatiser et d'aller plus loin. 
Le manga est très riche et continue ainsi avec les petites aventures de la vie quotidienne, de dons de nourriture jusqu'à la fête des morts à Nanatsutake. 
On s'attarde à nouveau sur tous les habitants, l'auteure revenant par petites touches sur chacun d'eux à un moment donné du volume. On s'amuse des bizarrerie de Tama (la voir vider un poisson restera un moment culte de la série^^ elle a alors des airs de Sunako, l'héroïne de Yamato Nadeshiko), on se demande quel va être l'orientation scolaire choisie par Hiroshi, on s'attendrit devant mamie Yasu, on s'amuse de l'impertinence des plus jeunes... 
Ce tome est à nouveau très réussi, je l'ai trouvé plus accès que les autres sur la générosité et le partage. On y découvre encore, en même temps que notre héros, des éléments de la culture traditionnelle japonaise mais plus particulièrement de cette île.  

rabat de la jaquette
 Sous la jaquette, on trouve tous les personnages, cela convient tellement bien à ce manga où les habitants sont tous des personnages marquants et attachants. 

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vendredi 14 juin 2013

Barakamon, tome 3

Barakamon, tome 3
Satsuki Yoshino
Editions Ki-oon
Ah quel plaisir de retrouver les villageois de Nanatsutake ! 
Nous avions quitté le 2ème tome alors que deux jeunes hommes posaient le pied sur l'île. J'étais fortement curieuse de découvrir ce que ce lien avec son passé allait provoquer chez notre héros. Je ne fût pas déçue car ces nouveaux arrivants vont déclencher leur lot de surprises et permettre au héros de mettre ses idées au clair. 
L'humour est toujours aussi présent au fil des pages et des petites aventures de la vie quotidienne. Rempli de bonne humour et de fraîcheur, le récit continue de passer en revue les petits plaisirs et les petites mésaventures de l'existence à la campagne. 
Les réflexions de la petite Naru sont désopilantes. 
Les deux nouveaux sont à la base de nombreuses scènes drolatiques. Bref, il m'arrive régulièrement de rire tout haut grâce à cette série !
Comme dans les précédents tomes, l'auteure sait doser les émotions ainsi on rit, on sourit et on s'attendrit. Les personnages de Naru et du maître sont bons et naïfs. Il y a beaucoup de tendresse dans leurs relations aux autres. 
Honda a encore évolué, plus apaisé, il affirme sa volonté de changer sa façon de calligraphier. 
Ce tome est donc très riche, développe bien les personnages et nous offre un scénario bien mené. L'histoire se termine après le passage d'un typhon sur l'île alors que le maître se retrouve coupé des communications avec l'extérieur du village. L'auteure nous promet donc des aventures rocambolesques dans le 4ème. 
Un troisième tome qui est à la hauteur des deux premiers, mon coup de coeur pour cette série continue !
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jeudi 13 juin 2013

Merlin, tome 2

Merlin, tome 2 : Les sept pouvoirs de l'enchanteur
T.A Barron
Editions Nathan
"Merlin a ramené l'espoir à Fincayra, mais l'île vit toujours sous la menace de Rhita Gawr. Lorsque l'esprit maléfique frappe à nouveau, les Fincayriens se tournent vers le jeune garçon : lui seul peut les sauver. Pour cela, il lui faut trouver l'Elixir de Dagda dans l'Autre Monde. Désormais, Merlin n'a pas le choix, il doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs."

Ayant apprécié le premier tome, j'étais impatiente de continuer l'aventure. 
Ce second volume commence par une note de l'auteur où celui-ci revient sur l'histoire et sur les événements passés dans Les années oubliées. Un éclairage bien agréable qui permet de retrouver progressivement l'intrigue et de se remettre dans le bain de cette version de Merlin. 
Après un prologue où Merlin se voit confier une harpe qui doit redonner vie aux collines obscures, on repasse à une focalisation sur notre jeune héros. Merlin a 13 ans et finalement il est toujours aussi énervé. Je pensais qu'il s'était calmé, assagi mais il est sans cesse en proie à la colère. Son amitié avec Rhia est mise à l'épreuve car le jeune garçon se sent constamment jugé. L'auteur aborde ainsi le thème de l'amitié "vraie". "Si ce sont de vrais amis, ils seront francs avec toi. Ils te diront de faire demi-tour et de terminer ton travail." Rhia est inquiète de ce que pourrait faire Merlin et semble avoir peur qu'il se serve de ses pouvoirs à mauvais escients. Le héros apparaît comme un personnage désagréable, boudeur et susceptible, il devient difficile de s'attacher à lui. A contrario, l'auteur nous dresse un joli personnage dans celui de Rhia. On retrouve également avec plaisir des protagonistes croisés dans le premier tome. Au fil du récit, Merlin va finir par évoluer, l'auteur nous montre sans doute ainsi que le grand enchanteur va mettre du temps à devenir aussi sage que la légende nous le conte. Il va retrouver sa mère et ses amis vont finir par lui manquer.
Le roman est sans temps mort et le style de l'auteur toujours aussi simple et facile à lire. On peut regretter des facilités mais c'est un roman jeunesse, on peut penser que les plus jeunes lecteurs ne seront pas gênés. De nouvelles rencontres, des péripéties, quelques révélations, Merlin poursuit son parcours initiatique et nous entraîne à sa suite. Le prochain volume bénéficie également d'une très belle couverture qui donne franchement envie de le découvrir. 

mercredi 27 mars 2013

Merlin, tome 1

Merlin, tome 1 : Les années oubliées
T.A Barron
Editions Nathan
 "Le jeune Emrys ignore tout de son identité. Ses premiers souvenirs remontent à l'âge de sept ans, lorsqu'il s'est réveillé sur une plage...
Une femme guérisseuse, Branwen, prétend être sa mère. Mais il refuse de la croire.
Aujourd'hui adolescent, Emrys est déterminé à découvrir qui il est. D'autant qu'il s'est mis à développer des pouvoirs hors du commun, qu'il ne parvient pas à contrôler.
Sa quête le mène sur la mystérieuse île de Fyncaria, peuplée de créatures aussi merveilleuses qu'inquiétantes."

J'ai beaucoup aimé ce roman, j'ai été ravie de la découverte. 
J'ai aimé l'atmosphère, les lieux créés, la façon dont les mythes sont utilisés. Ce qui est étrange dans ce récit, c'est que l'on n'a pas l'impression que l'on nous parle de Merlin (d'ailleurs, il porte un autre nom). Le personnage ne ressemble physiquement pas à ce que l'on peut imaginer de l'enchanteur jeune. L'univers où se déroule son aventure ne nous fait pas penser à Avalon. C'est déstabilisant de ne pas avoir ce à quoi l'on s'attend mais plaisant !
Le reproche que j'entends souvent au sujet de ce roman, c'est sa lenteur. Il est vrai que le rythme n'est pas rapide, toutefois je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Notre héros affronte une succession de dangers, il passe de périples en périples. Par contre, étant donné que c'est de la littérature jeunesse, il n'y a rien de très effrayants, malgré les différentes créatures étranges qui sont présentes. Cela donnera juste quelques agréables frissons aux jeunes lecteurs. 
Le jeune garçon va au fil du récit rencontrer plusieurs personnes, dont deux qui vont devenir les autres personnages que l'on suivra avec plaisir. Je me suis attachée à ce trio, à Merlin jeune garçon tourmenté, Rhia jeune fille de la Nature, et Shim nain dont les parents étaient des géants. Ce dernier apporte d'ailleurs l'humour nécessaire au texte. 
Merlin va évoluer au cours du récit, s'il s'engage dans cette aventure périlleuse pour retrouver ses souvenirs, il va surtout se découvrir et devenir différent. 
Au final, c'est un très joli, intéressant et prenant récit initiatique dans un monde de fantasy. J'ai envie de retrouver les trois amis et de voir comment l'auteur va nous conduire jusqu'au Merlin que l'on connait. 
Je pense que le livre peut se lire par les enfants dès 9/10 ans (s'ils n'ont pas peur de l'épaisseur du roman) sans problème. 

vendredi 1 février 2013

Barakamon, tome 2

Barakamon, tome 2
Satsuki Yoshino
Editions Ki-oon
 
"À peine installé dans sa nouvelle résidence, Seishû tombe nez à nez avec la petite Naru, une gamine du village qui le prend en affection et ne tarde pas à lui présenter tous ses amis…
Au fur et à mesure des rencontres, le calligraphe retrouve peu à peu l’inspiration, seulement voilà : il ne finit que deuxième au concours suivant ! Complètement dépité, il recommence à broyer du noir. Heureusement, l’enthousiasme de Naru et les conseils avisés d’une ancienne du village vont lui permettre de repartir de l’avant…" 

Après mon gros coup de coeur pour le 1er volume, j'ai été ravie d'avoir ce deuxième tome entre les mains. Quel plaisir de retrouver Seishû Handa et tous les habitants de l'île ! 

Le manga est divisé en 9 chapitres plus ou moins longs. S'ils se suivent dans un ordre chronologique et que l'auteur garde une relation logique entre chacuns, on a tout de même 9 scénettes ayant un sujet différent et une conclusion qui lui est propre. 

Je suis toujours aussi enthousiaste concernant la série.
Le récit est drôle, on rit beaucoup tout le long. L'auteur crée souvent des décalages amusants entre les attitudes des personnages et ce qu'ils font d'un instant à l'autre. Le mangaka souffle le chaud et le froid, ainsi au milieu d'un instant doux, il fait intervenir un élément brusque, accompagné d'un dessin dynamique, qui renverse la situation et nous fait sourire. 
Les histoires ne sont pas que légères, elles sont bien plus profondes qu'à première vue. Dans l'histoire avec les chats, notre jeune héros va se rendre compte que son père tenait à lui et le souvenir qu'il avait transformé en grandissant va lui apparaître différemment. Il y a aussi de très jolis moments de grâce, comme lorsque la vieille gérante de la supérette du village dit que les clients, de son point de vue, c'est comme si elle avait de nombreux amis qui venaient lui rendre visite. 
Dans les autres histoires, on retrouve une scénette avec une pointe de fantastique; deux autres fois l'auteur s'attarde sur "la jeune fille à lunettes", Tama, qui s’imagine une relation homosexuelle entre Saishû et Hiroshi et qui fantasme sans oser se l'avouer sur cette relation homme/homme, de quoi jouer sur des quiproquos amusants. 

Le jeune homme au bout de deux tomes a bien évolué, il s'épanouit au contact des villageois qui sont des personnes simples, honnêtes et franches. De la part de l'auteur, il y a une jolie idéalisation du monde rural, même si elle insiste sur le côté intrusif des voisins, mais il est bon de lire un manga réaliste, mettant en scène le quotidien, et sans violence. 
J'espère que la série va continuer d'être dans cette veine là, je lui serais en tous cas fidèle. La fin voit apparaître deux nouveaux personnages, j'ai hâte de les découvrir. On sent que le 3ème tome va être mouvementé, maintenant que Handa s'est bien intégré, comment va t-il réagir à l'arrivée de ses deux amis ?

lundi 26 novembre 2012

Never Sky

Never Sky
Veronica Rossi
Editions Nathan
"Depuis que le ciel s'est chargé d'éther les Hommes vivent sous des capsules ou survivent 
dans la nature dévastée !
Aria, 17 ans, a grandi dans une immense Capsule. Comme tous les Sédentaires, elle passe
 ses journées dans des mondes virtuels, à l'abri du danger. Mais un jour, accusée d'un crime 
qu'elle n'a pas commis,
 Aria est bannie, abandonnée en pleine nature ravagée par les tempêtes d'Éther.
Sa seul chance de survie apparaît alors sous les traits de Perry, un chasseur aux 
cheveux hirsutes et à la peau tatouée. Malgré la terreur qu'il lui inspire, Aria n'a d'autre choix 
que de lui proposer un marché... qui va bouleverser leur vie à jamais."

Une nouvelle dystopie, un résumé qui m'intrigue, bref j'avais très envie de le lire. Je l'ai reçu un samedi et dès le premier soir, je me suis jetée dessus et j'ai passé une excellente soirée en sa compagnie. L'histoire est tellement prenante, que je n'ai pas pu m'empêcher de le lire d'une traite.  
Au commencement du récit, les choses sont pourtant mal parties et j'ai dû m'accrocher. En effet, Veronica Rossi nous plonge directement dans son monde et même au coeur de l'action. L'héroïne Aria se trouve dans une situation extrêmement périlleuse. Ce manque d'information et cette plongée immédiate dans cet univers imaginaire et atypique, donne l'impression d'une construction narrative brouillonne. Mais très vite on est happé par l'intrigue et par le danger qui menace la jeune fille.
L'auteur a choisit d'alterner les passages centrés sur Aria à ceux focalisés sur Peregrine, le second personnage important du livre, cela donne un roman à deux voix (tout en ayant une utilisation de la 3ème personne.) A travers les deux jeunes gens, l'auteur nous décrit le monde qu'elle a créé. Celui-ci s'oppose en deux parties différentes. Dans une, les humains vivent dans des capsules, comme sous cloche, et interagissent entre eux de façon artificiel grâce à des technologies avancées. Dans l'autre sphère, les humains sont dans le monde réel, sur Terre  où la vie et les êtres vivants ont évolué : la nature dicte sa dure loi aux hommes; certains individus ont développé des dons (c'est l'un des point fort du roman) et d'autres sont devenus pires que des bêtes.
L'auteur rend ses personnages très attachants, principaux ou secondaires elle offre une large palette de protagonistes marquants. 
Aria et Perry ont chacun un but à atteindre et on les suit dans un long et douloureux voyage. Pour les deux, le périple accompli se sera transformé en une quête initiatique, ils auront appris qui ils sont et ce qu'ils veulent être. 
Le style de l'auteur est fluide et son récit très bien mené. Elle mêle des éléments de monde post-apocalyptique, d'aventure et de romance. L'intrigue de fond est très mystérieuse et outre le suspense haletant, le lecteur a le droit à plusieurs rebondissements qui ménagent sa surprise. 
Une dystopie donc très réussie à découvrir dès 14 ans. 


J'ai eu la chance de gagner ce roman à un concours organisé par Mélo, je la remercie à nouveau et également merci aux éditions Nathan. 

vendredi 2 novembre 2012

Barakamon

Barakamon
Satsuki Yoshino
Editions Ki-oon
 
"Seishu Handa, étoile montante de la calligraphie japonaise, collectionne les prix d’excellence pour son travail. Beau et jeune, mais surtout d’une arrogance sans bornes, il met sa carrière en péril le jour où, excédé, il assomme un éminent conservateur de musée qui juge son travail “formaté et sans saveur”… Sanction immédiate pour ce coup de sang : Seishu est puni et contraint d’aller expier son crime sur une petite île, au fin fond de la campagne nippone !
 Le jeune citadin, qui espérait au moins pouvoir pratiquer son art dans le calme, ne tarde pas à déchanter : entre les voisins qui débarquent à l’improviste et la bande de gamins qui a choisi son atelier comme terrain de jeu, la partie s’annonce compliquée… "

Je suis enthousiasmée par cette nouvelle série que commencent les éditions Ki-oon ! Il s'agit de mon dernier manga coup de coeur ! "Barakamon," est une expression qui signifie "avoir la pêche" et c'est tout à fait ça ! Ce livre est frais, il donne le sourire tout au long de la lecture ! 

Les personnages sont très attachants. Le manga traite du quotidien de gens normaux, des villageois, vus à travers le regard d'un jeune homme, un peu arrogant, qui débarque de la ville.  Farfelus, drôle, décalé, irrévérencieux, poétique, mignon, touchant, le récit est tout cela à la fois, pour en faire quelque chose d'unique. Si je devais le comparer, je dirais que c'est un mélange de Yotsuba et de Nodame Cantabile. 

Un manga aux accents de récit initiatique; le jeune héros va évoluer, être transformé par les gens qui l'entourent sur l'île, il va apprendre à s'ouvrir aux autres. 
Ce manga qui est classé dans les shônen pourra tout autant plaire aux amatrices de shôjo. 

L'histoire bonus, qui est courte (ce que j'ai apprécié, j'en ai un peu marre des side story qui prennent un tiers de la place dans certains mangas...), est drôle et apporte un agréable plus. Un ptit mot aussi sur les illustrations de la 1ère et 4ème de couverture, sous la jaquette, qui sont tops et représentatives de l'esprit de ce manga. 
 
Pour une lecture vitaminée dès 10/12 ans. 



Vous pouvez voir le trailer ICI et vous pouvez lire un extrait ICI. 

Vivement la sortie du tome 2, le 13 décembre ! 
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