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lundi 18 février 2019

Coeur Grenadine : Popcake à la folie

Coeur Grenadine : Popcake à la folie
Suzanne Nelson
Editions Bayard
La guerre des popcakes est déclarée !

Ali est la reine des popcakes, ces petits gâteaux en forme de sucette. Toutes ses copines en sont fans. Mais son père, propriétaire d'une pâtisserie, refuse qu'elle y vende ses créations. Quand une chaîne de cafés s'installe en face de la boutique familiale, les clients se font rares, et Ali est sûre que ses délicieux popcakes pourraient tout changer. Alors qu'elle tente de convaincre son père, elle est chamboulée par l'arrivée d'un nouvel élève au collège. Leur première rencontre est un désastre, pourtant son coeur s'emballe dès qu'elle l'aperçoit. 
Mais Ali a une seule idée en tête : réaliser le meilleur popcake du monde !


J'ai adoré ce petit roman jeunesse ! Encore plus qu'Un macaron pour deux que j'avais déjà beaucoup aimé ! (pour voir la chronique de ce dernier, cliquez sur l'image) 
Ali et ses amis sont vraiment attachants ! J'ai trouvé le texte tout à fait réaliste cette fois. Les adolescents sont encore aux balbutiements de leurs premiers émois amoureux, ils sont patauds, ils tremblent, hésitent, c'est charmant et bien plus crédible. Les jeunes lecteurs vont se retrouver dans ces héros. Ils vont en cours, vivent intensément leurs amitiés mais aussi leurs désamours avec certains de leurs camarades, ils aiment cuisiner, jouer aux jeux vidéo, et prévoir des sorties en groupe, ils se disputent avec leurs parents, trouvent tout injuste et ne comprennent pas forcément les adultes, bref l'autrice est bien arrivée à se plonger dans ce monde de pré-ados/ados, sans en faire trop. 
Le style est si léger et fluide que ce roman sera dévorée à toute vitesse par les lecteurs entre 11 et 16 ans. 

 Certains romans me donnent envie de rassembler en images les moments clés de ma lecture. Popcake à la folie m'a inspiré le montage suivant. 

petit + perso : L'autrice a l'air super sympa !! Ça me donne encore plus envie de lire ses romans ! Elle a écrit un message sur instagram sur ma photo de ses deux livres et l'a même partagée !! Je ne sais pas vous mais moi ça m'émeut toujours qu'un auteur prenne le temps de mettre un ptit mot à ses lecteurs. Suzanne Nelson, coeur sur vous !! ^^

lundi 13 novembre 2017

Les coeurs brisés ont la main verte

Les cœurs brisés ont la main verte
Abbi Waxman
Éditions Belfond
Chargée d'illustrer une encyclopédie botanique, Lili, graphiste de trente-quatre ans, se retrouve inscrite bien malgré elle, par sa boss, à un stage d'initiation à l'art du jardin. 
Problème numéro un : Lili n'a jamais rien fait pousser d'autre que des mauvaises herbes. Problème numéro deux : cette timide et indécrottable citadine peine à quitter le cadre rassurant de son foyer depuis le décès de son mari adoré, trois ans plus tôt. Comment pourrait-elle affronter des inconnus armés de binettes et de râteaux ?
C'est chaussée de ses plus belles bottes en caoutchouc que Lili se résout à faire face à son destin. Non sans embarquer avec elle ses deux chipies de filles, et Rachel, sa sœur cadette drôle et sexy. Rempotage, compostage et arrosage… Alors que peu à peu les apprentis jardiniers se dévoilent, Lili ne va pas tarder à découvrir les incroyables vertus du terreau sur les cœurs brisés.

Charmant ! Les situations sont totalement irréalistes, c'est bourré de bons sentiments limite cucul la praline, mais c'est irrémédiablement un roman charmant.
Quasi rien n'est plausible dans ce récit, les dialogues, les relations entre les gens, tout est tellement idéaliste et calibré, que ça en est presque risible. Mais le plaisir de cette lecture détente est là, ça se lit si facilement, les bons sentiments ça fait du bien de temps en temps, et les personnages sont agréables. Par contre, au final je suis étonnée que ce soit publié par Belfond, ça ressemble à s'y méprendre à un gentil Harlequin. Si vous voulez un joli roman avec de la romance, de l'amitié, des relations entre sœurs idylliques, des enfants quasi parfaits, des beaux gosses qui tombent du ciel et également bien sûr amoureux de ses dames immédiatement, des liens amicaux indestructibles... qui se créent en 2 minutes 35, bref si vous cherchez un joli récit avec des gens gentils et qui s'aiment tous, un roman pour vous détendre, des pointes d'humour aussi il faut le souligner, Les cœurs brisés ont la main verte sera parfait. (allez, il y a une "méchante" -pas si méchante- et d'ailleurs certaines de ses répliques sont tout à fait crédibles elles, comme quoi la méchanceté sonne plus juste sous la plume de l'auteure que la gentillesse).

Je me rends compte que je semble un peu sarcastique mais j'ai vraiment passé quelques heures délicieuses en sa compagnie. Il suffit que ce soit pile le livre dont on ait besoin à ce moment-là.

vendredi 23 septembre 2016

L'année du rat

L’année du rat
Clarre Furniss
Editions Hachette
Le monde peut basculer à tout instant… une vérité dont Pearl, 15 ans, est bien consciente : sa mère vient de mourir en donnant naissance à Rose, sa demi-sœur. Rose, ce minuscule bébé, qui pleure et gigote dans tous les sens… et qui pour Pearl n’est rien d’autre qu’un monstre, un petit rat qui a détruit sa vie, lui a volé sa mère et a même réussi à ruiner la merveilleuse relation qui l’unissait à son beau-père Alex, le père de Rose. Tandis qu’Alex tente de surmonter le choc du deuil et reporte sur Rose tout son amour meurtri, l’adolescente se replie sur elle-même. Pearl est persuadée d’une chose : sa mère est morte, mais elle n’est pas tout à fait partie. Son esprit rebelle est toujours là, à fumer, faire des sarcasmes, dire avec franchise ce qui lui passe par la tête… et à guider sa fille pour qu’elle se réconcilie peu à peu avec le monde qui l’entoure, et avec la vie.


Je n'aime vraiment pas les histoires de fantômes lorsqu'elles sont mêlées à des histoires très ancrées dans le réel mais ici, à part au début des apparitions de la mère, j'ai finalement pris mon parti de supporter ce choix de l'auteur. Apparitions ou hallucinations de la jeune fille ? On ne sait pas trop. En tous cas, elles sont là pour rajouter du poids à la souffrance du deuil mais aussi à la compréhension par l'héroïne de qui était sa mère. Parce que finalement outre le deuil, le livre parle aussi de la façon de percevoir ses parents, de ce que l'on pense savoir sur son passé, et de la découverte de secrets de famille. Le récit est à la fois doux et tourmenté, Pearl étant toujours à la limite de craquer. Nous la suivons donc durant une année entière, une année où elle rejettera tout et tout le monde, son père, sa meilleure amie, le gentil et beau voisin, les profs, et surtout le rat, la petite sœur qui est pour elle le synonyme de la mort de sa mère. Mélancolique et souvent émouvant, j'ai passé un très joli moment de lecture en compagnie de ces personnages.

jeudi 13 novembre 2014

Les mondes de l'Alliance, tome 1

Les mondes de l'Alliance, tome 1 : L'ombre blanche
David Moitet
Editions Didier Jeunesse
2551, un frère, une sœur.
Ils sont jumeaux, et ont des rêves plein la tête : traqueur pour Nato, pilote de chasse pour Jade.
Tout semble possible quand on étudie à l’Académie interstellaire. Pourtant, quand ils échouent accidentellement sur une planète non répertoriée, il ne sera plus question de rêver… mais de survivre.

C'est la couverture, vraiment superbe et signée Dozan Oztel, qui m'a attirée de prime abord. J'ai très vite été étonnée par le récit... fichtrement bien fichu et captivant !! L'auteur joue avec les codes de la science-fiction et de la fantasy, et pour les lecteurs qui connaissent, ce roman n'a pas été sans rappeler la série Syrli ou encore Vertige. 
Les deux héros, un frère et une soeur, ont beau avoir des capacités remarquables, ils n'en demeurent pas moins des adolescents : recherche d'identité, affirmation de soi, coeur parfois chamboulé..., après la disparition de leur père, cette nouvelle aventure, va encore contribuer à faire évoluer Nato et Jade. Leur relation frère-soeur n'en sera désormais que plus forte.
Au fil des pages l'auteur installe le monde qu'il a créé : origines de différents peuples, conséquences de leurs relations les uns vis-à-vis des autres... Une fois arrivé à la toute fin, les différentes pièces du puzzle se seront assemblés pour le lecteur. 
Un premier tome qui pose des bases solides et une conclusion terrible qui donne terriblement envie de découvrir la suite. 

Extrait de L'ombre Blanche : 

Entrée atmosphérique : phase durant laquelle un vaisseau entre dans l'atmosphère à partir du vide spatial. Ce phénomène s'accompagne d'un très fort échauffement, dû aux frottements de l'air. Réduire la vitesse du vaisseau avant l'entrée atmosphérique est donc capital.
Encyclopédie galactique de l'Alliance

- Contrôle réacteur principal. 
- O.k.
- Contrôle système de refroidissement. 
- O.k.
- Contrôle système de guidage balises interstellaires.
- O.k. Je ne comprends pas, commandant, déclara le sergent Clark. Tout est en parfait état de marche.
- Alors pourquoi sortons-nous de l'itinéraire prévu ?
Le commandant Templeton n'attendait pas vraiment de réponse. Il réfléchissait à voix haute. Son vaisseau, le Neptune, était un des fleurons de la compagnie. Une merveille de technologie, sortie des usines de la capitale à peine cinq ans plus tôt. Des capteurs signalaient plusieurs semaines à l'avance le moindre risque de panne, et le commandant Templeton avait une confiance aveugle en ses mécaniciens. D'ailleurs, tout indiquait qu'il ne s'agissait pas d'un problème mécanique : la totalité des voyants étaient au vert...
Pourtant, le Neptune dérivait dangereusement vers une petite planète, située très loin du chemin qu'ils auraient dû emprunter. Des gouttes de sueur perlaient sur les tempes grisonnantes de Templeton. En trente ans de carrière, jamais il n'avait vu une telle chose se produire. Les alarmes du vaisseau auraient dû saturer les tympans de tous les passagers, mais un silence de plomb régnait dans la salle des commandes.
- Ordinateur, j'ai besoin d'infos sur la planète vers laquelle nous dérivons.
Une image en trois dimensions se forma devant les yeux du commandant et de Clark, son copilote. D'un ton monocorde, l'ordinateur de bord leur délivra une description sommaire :
- GALAXIE DE LA VOIE LACTÉE, SYSTÈME PLANÉTAIRE B202, COORDONNÉES 216, 456, 758. LA PLANÈTE N'EST PAS RÉPERTORIÉE, COMMANDANT.
- Foutue machine ! jura Templeton. Nouvelle recherche, ordinateur ! Il s'agit d'un secteur connu depuis plus de trois cents unités de temps. Il est impossible que cette zone n'ait pas été explorée.
- CONFIRMATION DE LA PREMIÈRE RÉPONSE. PLANÈTE NON RÉPERTORIÉE SUR LES CARTES DE LA COMPAGNIE, NI SUR LES CARTES MILITAIRES QUE VOUS AVEZ AJOUTÉES.
- Impossible ! répéta le commandant.
Templeton scrutait l'holosphère, conscient que sa vie et celle des passagers dépendaient peut-être des décisions qu'il allait prendre. D'un geste de la main, il imprima une rotation aux images en trois dimensions qui représentaient le système planétaire B202.
- Nom de...
- Commandant ?
- Observez bien la carte, sergent Clark, en vous focalisant sur la zone où devrait figurer cette planète. Ne remarquez-vous rien d'anormal ?
- Eh bien... non. Enfin, si. Mais ? Comment est-ce possible ? Cette ceinture d'astéroïdes, et ce petit astre rouge... Leur répartition est trop régulière. On dirait que tous ces éléments gravitent autour d'un corps céleste plus gros. C'est comme si...

lundi 1 septembre 2014

Scarlett mène l'enquête

Scarlett mène l'enquête
Fleur Hitchcock
Editions Flammarion
"Mon père était-il vraiment un voleur ? Pourquoi me disait-il toujours de "regarder en haut"?
Quand Scarlett reçoit une boite ayant appartenu à son père, célèbre voleur de bijoux, elle découvre qu'elle est pleine d'indices. Si elle parvient à les comprendre, peut-être pourra-t-elle trouver la clé du mystère qui entoure la vie de son père disparu. Avec l'aide d'Ellie, sa nouvelle amie, Scarlett mère une enquête parfois effrayante mais le plus souvent très amusante."
N'allez pas chercher la petite bête et une totale crédibilité, ce roman est un excellent divertissement avec ses petits ingrédients en plus qui peuvent en faire un coup de coeur. La petite héroïne est très attachante, gentille, naïve, elle essaie de se dépatouiller comme elle peut avec ce qu'elle a. Sa mère a eu un autre enfant depuis mais qui depuis peu fricote avec le policier du coin, agent qui vient régulièrement garder Scarlett avec sa fille Ellie. Ellie est une camarade de classe de Scarlett mais est rejetée par les autres élèves. L'institutrice est également la première a harceler les deux fillettes, soit au sujet des rondeurs d'Ellie, soit concernant le père de Scarlett voleur renommé décédé six ans auparavant. Avec un tel tableau, on comprend qu'il n'est pas simple pour la jeune fille de vivre sereinement. L'auteur décrit bien ses hésitations, sa recherche à coeur perdu de la mémoire de son père à travers les objets qu'il lui a laissé va enfin la mener à comprendre qui elle est. Le ton n'est pas morose pour autant, et les passages plus touchant sont contrebalancés par l'humour très présent dans le texte. Le récit prend des tournures d'enquête policière, recherches menées par Ellie et Scarlett qui se retrouvent être pleines de ressources. Mais elles devront prendre gare aux deux méchants de l'histoire qui viendront pimenter la partie ! 
Coup de coeur double ! Mon fils de 10 ans et moi avons adoré ! 


Les éditions Flammarion ont eu la bonne idée de conserver la superbe couverture originale. A l'intérieur, c'est tout aussi beau ! L'illustration de la couverture encadre chaque début de chapitre. 

Le dernier événement

Le dernier événement 
Yoo Eunsil 
Editions L'école des Loisirs 

Le grand-père de Yongouk est sur le point de mourir pour la cinquième fois. Mais ce soir on dirait que c’est pour de bon. Il a demandé à son petit-fils d’appeler son père, ses oncles, ses tantes pour qu’ils accourent à son chevet. En vain ! Les enfants de Papi ont tous refusé de venir, persuadés qu’il s’agissait encore d’une fausse alerte. Il faut dire que, dans la famille, Papi compte souvent pour du beurre. Yongouk est le seul à prendre soin de lui, à l’aimer. De son côté, Papi a confié à son petit-fils un grand secret. Il s’agit d’une boîte entourée de ruban adhésif qu’il ne faudra ouvrir qu’après sa mort. Son contenu servira à organiser la cérémonie d’enterrement, ce que Papi appelle le « dernier événement ». Il semble imminent…

Je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal à parler de ce roman. Pourtant, c'est un énorme coup de coeur. J'ai adoré chaque partie, chaque détail du livre. 
J'ai aimé retrouver ce que je connais, la vie quotidienne dans une famille en Corée, les façons de faire, de manger, dans la vie ou même lorsque la mort survient. C'est un récit très visuel, je n'ai eu aucun mal à me passer le film de ce que je lisais dans ma tête. L'auteur cisèle chacun de ses personnages de telle façon que tous prennent du relief pour le lecteur. J'ai aimé Yongouk, ce jeune garçon si attachant, si mignon dans ses maladresses, si touchant lorsqu'il prend soin de son grand-père. Le texte est très fort, j'avoue avoir pleuré (bon, j'ai la larme assez facile) émue tant par le courage de l'enfant, son désarroi par la suite, que par ce qu'il constate après le décès. Autour de cette relation grand-père/petit fils, d'autres relations gravitent, celle difficile de Yongouk avec son père par exemple. Une incompréhension de part et d'autre qui trouve son origine dans la propre enfance du père. Notre jeune héros va finalement beaucoup apprendre durant ces deux jours, en observant et écoutant sa famille il va découvrir des facettes de chacun qu'il ne connaissait pas. Toutefois, même dans les peines, la légèreté est là, bien présente. Nous sommes dans les pensées d'un jeune garçon et l'on prend part à ses doutes qui sont souvent teintés d'humour pour le lecteur. A travers cette mort qui survient, l'auteure finalement parle beaucoup de la vie et de comment la mener au mieux. 

Extrait : 

"Moi, je les aime bien les taches de Papi. Je me sens à l'aise quand je les regarde. Je digère mieux. Quand j'étais en CE1, j'aimais bien m'imaginer que son front était une carte au trésor.

Mon papi a soixante-dix-neuf ans.
- Soixante-dix-neuf ans, c'est l'âge idéal pour mourir. Il dit toujours ça. L'année dernière déjà, il disait :
- Soixante-dix-huit ans, c'est l'âge idéal pour mourir. Et encore l'année d'avant, il avait dit :
- Soixante-dix-sept ans, c'est l'âge idéal pour mourir.
La première fois, ça m'a fait tout drôle. Je me suis vraiment inquiété : est-ce qu'il allait mourir pour de vrai ? Mais maintenant que je l'entends répéter ça tout le temps, ça va mieux. J'ai fini par m'y habituer, comme à ses ronflements.
Papi et moi, nous dormons dans la petite chambre près de l'entrée. La grande chambre, c'est celle de mes parents, la moyenne, celle de ma grande soeur.
- Beau-père, si vous voulez, vous pouvez prendre la chambre moyenne, lui propose Maman de temps en temps. L'autre est trop petite pour vous etYongouk.
Mais il refuse à chaque fois. Il lui dit de ne pas s'en faire, qu'il est à l'aise dans la petite chambre près de l'entrée. Moi aussi, je m'y sens bien. Si on dormait dans la moyenne chambre en face de la grande, j'aurais l'impression d'étouffer. J'aime bien dormir dans la petite chambre et me coller tout contre Papi.
- Ça te dérange pas qu'il pue de la bouche et des pieds ? me demande parfois ma grande soeur.
Moi, ça ne me dérange pas. Comme j'ai le nez bouché, je ne sens pas grand-chose.
- Ça te dérange pas qu'il ronfle et qu'il grince des dents ? insiste-t-elle.
Non, ça ne me dérange pas non plus. Moi, je m'endors à la seconde où je pose la tête sur mon oreiller. Et quand je suis endormi, même un tremblement de terre ne pourrait pas me réveiller.
- Maintenant que tu es en sixième, j'aurais aimé que tu aies ta propre chambre. Je suis vraiment désolée.
Maman se fait du souci pour rien. Moi, je suis content de dormir avec Papi. Je déteste l'idée d'être séparé de lui. Par contre, il m'arrive de m'imaginer que je suis séparé de Papa." 


J'ai tellement aimé ce roman que j'ai commandé "Si j'étais Fifi Brindacier" aux éditions Picquier afin de découvrir un autre récit de l'auteure. 

mercredi 6 août 2014

Le club des tongs, tome 1

Le club des tongs, tome 1 : L'été des mystères
Ellen Richardson
Editions Nathan

"Lizzie s'apprête à passer un triste été seule chez sa tante, sur la petite île de Sunday Island. Une nuit, elle est conviée à un rendez-vous secret dans une cabane perchée sur un arbre. Elle y fait la connaissance de Tash et de Sierra, et son été s'illumine. Les trois jeunes filles se lient immédiatement d'amitié. Accompagnées de Mojo, le chien turbulent de Tash, elles explorent l'île et découvrent un mystère lié à leur passé – un secret qui les menera à un trésor mais mettra en péril leur amitié..."

Voilà un petit roman rafraîchissant et fort sympathique. Un habile mélange entre Les filles au chocolat et le club des cinq. Contrairement à Cathy Cassidy, Ellen Richardson nous épargne les romances, ce qui est assez surprenant mais pas désagrable au contraire, tout en offrant un récit plus actuel que les romans d'Enid Blyton. 
Le récit est rythmé mais parfois un peu trop brouillon et il est difficile de visualiser clairement les scènes. Il arrive des tas de petites mésaventures aux filles, rien que dans ce premier tome elles auraient pu se blesser gravement de très nombreuses fois. Mais justement, ça fait certainement le sel de l'intrigue, et les pré-ado et adolescents apprécieront de suivre Lizzie, Tash et Sierra aux quatre coins de cette île parfois sinistre. Les personnages sont agréables même si quelque peu stéréotypés, l'auteure leur a donné à chacune une histoire familiale difficile : décès d'un parent pour l'une, mère absente pour l'autre, et séparation pour la dernière. Ce sont trois filles fortes qui aiment surtout faire les quatre cent coups. Le roman finit par une morale typique : l'amitié est le plus grand des trésors... 
Une lecture détente que les jeunes lecteurs peuvent lire dès 10/11 ans.

samedi 14 juin 2014

Chasseurs de Trésors

Chasseurs de Trésors
James Patterson
Chris Grabenstein
Editions Hachette
"Bick, Tommy et leurs soeurs Beck et Storm ont grandi sur le pont d'un navire. Ils ont passé leur enfance à explorer les fonds sous-marins à la recherche d'antiques épées et de coffres regorgeant d'or. Et pour cause : leurs parents, les célèbres Kidd, sont chasseurs de trésors. Leçon de navigation, lecture de cartes, apprentissage des nouvelles technologies de pointe : rien ne leur a été épargné pour les préparer à assurer la relève.
Jusqu'au jour où leurs parents disparaissent chacun leur tour dans le plus grand mystère. Livrés à eux-mêmes, ils décident de mener leur enquête aux quatre coins des Caraïbes pour découvrir ce qui s'est réellement passé. La plus grande chasse au trésor de leur vie vient de commencer."

L'auteur à succès James Patterson livre ici une nouvelle série pour enfants pleine d'aventures, de fantaisie mais aussi de tendresse.  Les personnages, 4 enfants d'une même fratrie, sont très intéressants car très différents, que ce soit en ce qui concerne leurs physiques ou leurs caractères. Les jumeaux Bick et Beck, 12 ans, se disputent régulièrement. Beck est celui qui raconte l'histoire, alors que Bick est celle qui dessine. Tommy, le grand frère baraqué de 17 ans, est un "cornichon à pattes", autant dire qu'il n'a pas inventé la poudre. Il passe beaucoup de temps à sourire aux demoiselles qu'il croise lorsqu'ils accostent au port. Mais c'est également un excellent navigateur, il a aussi bon coeur et sait s'occuper paternellement de son frère et de ses soeurs. Storm, 14 ans, est la rondouillette de la bande, mais c'est aussi le cerveau ! Vous n'avez pas intérêt à lui faire de remarque sur son poids sinon gare aux représailles de la famille ! Les relations entre ces frères et soeurs sont pleine d'humour et d'amour. Les enfants se projetteront facilement dans les échanges de la fratrie. Les instants où ils pensent à leurs parents sont émouvants mais la nostalgie laisse place rapidement au divertissement. Les jeunes lecteurs sont gâtés en péripéties : pirates, agents secrets, les 4 aventuriers doivent faire face à de nombreux obstacles. Heureusement, ils sont toujours les plus malins !
Un bon roman d'été qui passionnera les enfants de 8 à 13 ans.
A noter, les illustrations sont bien détaillées et collent à merveille à l'univers du récit.

mardi 8 avril 2014

Courir avec des ailes de géant

Courir avec des ailes de géant
Hélène Montardre
Editions Rageot 
Collection Rageot romans
"Mon père aime courir sur le sable le long de l'océan, chez nous, en Australie. Et j'aime le suivre, parfois le devancer. Quand je cours, j'ai l'impression d'avoir des ailes. Je vole ! 
Mais un jour..."

Je connais surtout l'auteur pour ses romans jeunesse sur la mythologie, et aux éditions Rageot j'avais également adoré son roman L'agenda. J'étais donc curieuse de découvrir ce récit qui s'annonçait sensible, ce à quoi s'ajoutait le thème autour de la course à pied, sport que je pratique.
C'est un très très beau roman. L'auteur arrive très bien à faire passer les sentiments de son personnage principal, à tel point que le lecteur finit l'histoire en étant bouleversé, pris dans l'émotion ressentie par ce jeune garçon. On est d'abord touché par sa relation avec son père, et ensuite par celle qu'il développe avec son grand-père. Ce dernier ne devient pas tout à fait un substitut de papa mais tout en restant dans son rôle de grand-père, il va faire son chemin vers son petit-fils, et c'est ainsi que grâce à lui son petit-fils va se sortir de cette douleur qu'il taisait. Parce que c'est ça aussi qui marque dans le récit, les non-dits et les silences, la mère préfère faire mine d'oublier l'Australie, tellement elle était heureuse là-bas, son petit frère qui ne s'en rappelle pas, son grand-frère qui fait aussi un peu l'autruche comme la mère, et bien finalement ce garçon qui avait vécu peut-être un rapport plus fort avec son père que les autres enfants, plus proche grâce à la course, se retrouve en France déboussolé, ayant perdu ses repères et en fait sacrément seul. La famille est bien décrite, pas forcément en plus idyllique, la mère a un rôle peu agréable, un peu de ras-bas-joie, ce qui est crédible, et les deux frères aussi sont décrits sans fioritures avec la non objectivité du regard d'un enfant. Le père, lui, est le géant, car les ailes de géant, c'est certes l'Australie, l'opéra de Sydney, mais c'est aussi le père, son héros, plusieurs fois qualifié de géant par ce petit garçon bourré d'admiration. Enfin, il y a cette dualité très forte qui entoure ce garçon, France/Australie, le français et l'anglais, le récit conte le long cheminement pour arriver à surmonter l'absence du père et l'on suit l'évolution positive du jeune héros vers la compréhension de lui-même.  
Un roman beau et sensible à découvrir à partir de 9 ans.

vendredi 21 mars 2014

L'arbre à l'envers

L'arbre à l'envers 
Pauline Alphen
Editions Hachette
Paulo a onze ans et, aujourd'hui, il a grandi tout d'un coup. 
D'abord, son grand-père est parti. 
Ensuite, son petit frère arrive. 
Ça peut même être une petite soeur. 
Parce que la vie est pleine de surprises. 
En attendant, en jouant à cache-cache avec sa cousine, 
il voit une porte ouverte. La porte du bureau interdit de son grand-père ! 
Il entre...
A l'intérieur, il y a un arbre à l'envers. 
Parce que la vie est pleine de mystères...

C'est un beau livre, fort, et surprenant. Récit poétique aussi, où la réalité s'accoquine avec le fantastique pour mieux parler du passé afin d'accepter et d'adoucir le présent. A découvrir à partir de 8/10 ans. 

La superbe couverture ainsi que les quelques illustrations intérieures, en noir et blanc, sont signées Princesse Camcam. 

vendredi 29 mars 2013

Tu n'es pas celle que tu crois

Tu n'es pas celle que tu crois 
Pascale Pettier
Editions Rageot Romans

Louise a 13 ans. Elle vit à Paris avec sa famille, sa mère, son beau-père et ses deux demi-frères de 7 ans. Elle a deux meilleures amies et mène une vie tranquille d'adolescente jusqu'au jour où elle reçoit un message sur Facebook
"Bonjour. Tu n'es pas celle que tu crois. Tu crois tout connaître de tes parents, Zian et Céline, mais tu te trompes. Ta famille n'est pas celle que tu crois.
Si tu veux en savoir plus, réponds-moi.
Sinon, je te laisserai tranquille, et tu continueras à ignorer qui tu es vraiment.
XD". 
C'est par ce message intriguant et inquiétant que commence le roman et la quête de Louise. Elle ne sait pas ce à quoi elle doit s'attendre, se pose mille questions et se morfond souvent. 
Zhian, son père dont parle l'auteur "XD" est sensé être mort en montagne alors qu'elle n'était qu'un bébé. L'est-il vraiment ? A corps perdu, elle se lance à la poursuite de ce père disparu et de son passé. Sa mère a toujours été peu encline à parler de son ancien mari. Garde t-elle un lourd secret ? 
On suit Louise de Paris à Chambery et avec une certaine angoisse on la voit se tourmenter et se refermer sur elle-même. L'héroïne est attachante, désagréable parfois comme peuvent l'être les ados, mais surtout à fleur de peau et perdue. On lit le récit d'une traite, entraîné dans la détermination de la jeune fille à lever le voile sur les secrets de famille.  Le style  fluide, rythmé et le ton actuel sauront plaire aux jeunes lecteurs. Le roman s'adresse principalement aux 11-13 ans. 

jeudi 19 juillet 2012

La Princesse au bol enchanté

La Princesse au bol enchanté
Samantha Bailly
Ein Lee
Editions Nobi Nobi ! 
"La princesse Haruka grandit dans l'affection de ses parents, jusqu'au jour où la maladie frappe sa mère. Dans son dernier souffle, celle-ci lui pose un bol sur la tête pour la protéger. Mais Haruka ne peut plus ôter cette coiffe de bois qui lui dissimule le visage. Devenue différente aux yeux de tous, elle décide de partir loin et devient simple servante. Son chemin croise alors celui d'un beau prince..."

J'adore les albums de chez Nobi Nobi ! et celui ci ne fait pas exception à la règle. 

L'histoire très poétique a pour thèmes principaux, l'amour et l'apparence, le beau prince tombant amoureux de Haruka alors que le bol cache son visage et qu'elle pourrait être très laide. Mais là n'est pas l'important, la beauté se doit d'être d'abord intérieure et c'est de leur échanges quotidiens qu'est né l'amour entre les deux jeunes gens. L'histoire qui rappelle à bien des égards le conte de Cendrillon, se révèle ici plus dur et plus réaliste car les sujets sensibles de la perte d'un parent et du rejet du père suite à son remariage sont bien montrés.
L'auteur a su écrire un texte très beau, au style fluide, agréable à lire seul ou à haute voix pour les enfants.

Après nous avoir émerveillée dans Princesse Pivoine et dans Le secret de la grue blanche, Ein Lee confirme son talent et nous enchante dans la Princesse au bol enchanté. 
Ses illustrations sont tantôt sombres tantôt claires car elles suivent le ton du récit mais elles sont toujours chatoyantes. 
A chaque illustration, l'illustratrice crée un jeu de lumière très réussi. 
Les illustrations mettent particulièrement en valeur toute la richesse culturelle du Japon, nous retrouvons tout le charme nippon à travers les éléments du folklore du pays : l'instrument traditionnel de musique (koto), le pont, les cerisiers en fleurs, les pétales qui s'envolent, le temple, la statue d'une divinité à demi dissimulée... 

  

Les personnages ont des visages très expressifs, tristesse, joie, mépris, tendresse, bonté, l'album est très vivant et capte le lecteur tant par la beauté de l'illustration en elle-même que par les regards des personnages. 

Une double page m'a également fait sourire, celle du concours de beauté. Princesses qui minaudent, courtisans enthousiastes, Ein Lee crée là une illustration pleine d'humour, tout à fait bien venu dans l'histoire.  Cette illustration m'a d'ailleurs fait penser à l'univers de Miyazaki et plus particulièrement au voyage de Chihiro, j'avais l'impression de retrouver les employés des bains. 

Rien n'est laissé au hasard pour ce qui concerne l'édition. Première de couverture sublime, quatrième de couverture soignée, pages de garde élégamment illustrées, papier de belle qualité, haut rendu des couleurs, de bout en bout l'éditeur nous offre un magnifique album. A la toute fin du livre, nous trouvons deux pages doubles de "bonus", à savoir que dans la première double page, nous retrouvons les biographie des auteurs, un " à propos du conte" très enrichissant qui permet d'aller plus loin et d'apprendre les origines du récit et enfin un "en savoir plus" contenant les définitions des termes japonais qui jalonnent le texte. La dernière double page est consacrée aux "coulisses du livre" qui nous permettent de voir les tâtonnements créatifs de l'illustratrice. 

lundi 4 juin 2012

Azami. Le coeur en deux

Azami : Le coeur en deux

Marc et Isabel Cantin

Editions Nathan

azami

"Azami vit depuis toujours avec sa grand-mère un peu sorcière au pied du mont Kaïdo. Et voilà que son père lui propose de l'emmener en vacances à Paris ! Pour la jeune Japonaise, c'est le choc des cultures. Ses habits d'enfant sage forment un drôle de contraste avec les cheveux verts de Myo, l'adolescente qui l'accueille. En plus, Myo se montre détestable avec elle. Son petit ami Joan, en revanche, est bien charmant ..."

Un récit qui commence avec une histoire contemporaine à laquelle des éléments fantastiques viennent se greffer.

Le roman aborde plusieurs thèmes : 

_L'amitié, si Azami a des amis et une meilleure amie au Japon, en France, en revanche elle ne connait au départ que Myo et devra apprendre à se faire des amis, ce qui n'est pas simple et son amitié avec Myo sera semée d'embûches. Les pré-ados et les ados se reconnaîtront sûrement dans un des personnages. 

_Les premiers amours, Azami a 14 ans, l'âge où les copines transmettent les messages entre garçons et filles; si Azami n'a jamais encore eu de petit copain, le récit verra s'ouvrir ses premières relations amoureuses. 

_La famille recomposée car une surprise de taille attend Azami à Paris, son père va lui présenter sa nouvelle compagne. 

_ L'adolescence. Azami est une jeune fille que tout parent rêverait d'avoir pour ado, douce, calme, prévenante, agréable; Myo, par contre, est l'ado dans toute sa splendeur, vêtements ultra flashis, piercing et surtout comportement irrespectueux vis-à-vis de ses parents. A partir des 3/4 du roman, on trouvera dans le récit quelques extraits de son journal intime, mis en italique, ce qui permettra de mieux comprendre cette jeune fille. (là encore les ados s'y retrouveront sûrement.) 

_ Les différences sociales entre la France et le Japon. Les auteurs insistent bien malgré l'amour du Japon que l'on ressent, sur les difficultés des employés dans les entreprises et par là même des parents solo a pouvoir élever leurs enfants dans la société nippone. 

_ Le folklore japonais apparaît beaucoup dans le récit, ceux qui ne connaissent pas apprendront beaucoup de petites choses sur les croyances japonaises, ceux qui aiment le Japon et sa culture seront heureux de retrouver ses légendes traditionnelles. 

Malgré des éléments de l'ordre du fantastique, le roman a une trame principale ancrée dans le monde actuel, aussi dans ce qui est le plus abject ainsi Azami à Paris sera confrontée à un pervers et à un dealer. 

Les personnages sont attachants.

 Azami est une jeune japonaise introvertie, réservée, que l'on ne peut qu'aimer, elle parlera aux jeunes filles timides.  Sa maman étant décédée, elle a été élevée par sa grand-mère. 

Myo sous ses dehors extravertie et sans gêne se révèle une jeune fille fragile, peu sûre d'elle, c'est un très beau personnage. 

L'Obâsan (grand-mère en japonais)  d'Azami, est un personnage truculent, on la visualise très bien, petite vieille un peu sorcière, bougonne et râleuse, mais au grand coeur. Son amour pour Azami nous apparaît de façon très joli, tout en pudeur. 


Personnage fantastique du roman, un petit yôkai, être surnaturel appartenant 
au folklore japonais, est chargé de veiller sur Azami. 

L'humour est très présent dans le roman, le récit se ponctue d'échanges de mails (mis en caractère gras dans le livre), dans ses mails Obâsan  raconte ses "aventures" avec l'ordinateur de sa petite fille et cette confrontation entre la modernité et les croyances de cette vieille japonaise sont très drôles. 

Le rythme du texte est très fluide, les auteurs touchent à beaucoup de sujets dans un rythme rapide, parfait pour les jeunes lecteurs. 

Une belle édition, un joli format poche qui plaira sans doute aux + de 11 ans, oublié les formats enfantins, à cet âge ils commencent à avoir à accès aux éditions plus adultes, ils apprécieront l'édition d'Azami. Un très joli rappel de l'image de la couverture sur la tranche et aussi sur la 4ème de couv. 

Azami_2  Azami_3

En bref, un roman très réussi à faire lire aux 11-13 ans voire 11-15 ans. 




samedi 7 avril 2012

Sur les quais

Sur les quais
Anne Loyer
Ingrid Chabbert
Les Lucioles Editions.
"Après la mort de son père, Lisbeth fait sa rentrée en quatrième dans un nouveau collège. Sa rencontre avec Jeanne, qui vit avec ses trois frères et sa mère un peu fantasque, va éclairer son quotidien et déboucher sur une amitié différente.
Un roman à deux voix où l’amitié côtoie l’amour."

L'histoire d'une rencontre entre deux solitudes, Lisbeth dont le père est mort brutalement et dont la mère est en train de perdre pied totalement et Jeanne, fille d'une mère-enfant qui lui laisse la charge des ptits frères et de l'appartement.
Ces 2 filles de 13 ans, chacune avec son fardeau, n'en peuvent plus et lorsqu'elles se rencontrent, elles se sentent enfin comprises.
 Un coup de foudre au départ amical, mais très vite plus que ça.
Rares sont les livres qui traitent d'homosexualité féminine, ici c'est comme ça devrait être lorsque l'on en parle, naturel, simple et doux. Le récit est tout en pudeur et en finesse.

Le livre aborde d'autres thèmes sensibles, la perte d'un parent, le deuil, les relations mère-fille, la dépression.

Édité sous un très joli format et avec une superbe couverture, signée Mélusine Thiry .
Un petit plus charmant, on retrouve les silhouettes à la fin du roman, ça m'a surprise, et j'ai trouvé ça émouvant.

Une très belle histoire à deux voix, à lire à partir de 10 ans.

vendredi 17 février 2012

L'agenda

L'agenda


Hélène Montardre

Editions Rageot Romans.



l'agenda



Un billet écrit sous le coup de la lecture, je viens juste de finir le roman, un livre court (121 pages) qui se lit  -se savoure plutôt !- d'une traite. 

C'est la couv qui m'a attirée en premier, un style girly, un dessin de Sakura (l'héroïne de Clamp), j'ai donc lu le résumé qui m'a donné envie également :

"L'agenda était épais. J'ai regardé autour de moi, j'étais seul. Je l'ai ouvert au hasard. Waoouuhh ! Son ou sa propriétaire avait ajouté plein de trucs. Des messages à l'encre rose, violette, jaune fluo. Des cœurs, des photos, une guirlande, des étiquettes ornées de motifs colorés... C'est sûr, il était à une fille ! Mais qui ? J'ai fourré l'agenda dans mon sac." 

Ce sont aussi les critiques très bonnes que j'avais lues et le renversement de situation annoncé qui m'avaient intriguée. 

 Ce récit autobiographique fictif mélange messages de l'agenda et récit. Il y a peu de dialogues, nous sommes plongés dans les pensées du narrateur. 

Le récit prenant se révèle touchant. Le roman aborde les thèmes de la mort d'un parent et du rejet au collège.

Une plume juste et de l'humour qui en font un récit sensible mais pas lourd, au contraire c'est l'optimisme qui se dégage et qui nous fait refermer le livre avec le sourire.
Un très beau roman.

A lire à partir de 12 ans. 

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