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jeudi 16 juillet 2020

Les loups du clair de lune

Xavier-Laurent Petit
Amandine Delaunay
Editions L'école des Loisirs
Vous rêvez de passer des vacances au bout du monde ? Hannah le fait. Le Bout du Monde, c’est là qu’est partie habiter sa grand-mère. Un endroit perdu à l’est de l’Australie. La première ville est à soixante kilomètres, le premier voisin presque aussi loin. Même la pluie ne sait plus où ça se trouve. Ici, on peut se consacrer aux deux choses les plus importantes : vivre en pleine nature et lire, sans être dérangé par personne. On peut aussi garder ses secrets. Et elle en a, des secrets, sa grand-mère. Des secrets qui remontent à des temps très anciens. Des secrets qui ont la forme d’empreintes et de touffes de poils. Des secrets de la plus haute importance. Des secrets qui font battre le cœur, et même un peu trop vite.

samedi 25 avril 2020

In the Real Life, tome 3

In the Real Life, tome 3  : Réinitialisation
Maiwann Alix
Editions Milan 

Lani a grandi heureuse dans le Système, un monde postapocalyptique où chacun travaille à la reconstruction de l'écosystème dévasté. Un monde dont chaque membre est relié aux autres par la pensée. Un monde où, pour compenser l'âpreté des journées, les nuits sont remplies de formidables rêves éveillés, véritable existence virtuelle parallèle. 

samedi 7 mars 2020

Eve of Man

Giovanna et Tom Fletcher
Éditions Milan 

Imaginez qu'aucune femme ne soit née sur Terre depuis cinquante ans. Imaginez qu'enfin, une fille, une unique fille, naisse. L'avenir de l'humanité repose sur elle. Comment va-t-elle réussir à se rendre maîtresse de son destin ? 

samedi 21 septembre 2019

Sur mon île

Myung-Ae Lee
 Editions De La Martinière Jeunesse
J’habite une petite île qui flotte au beau milieu de la mer. Cette île où j’habite est remplie de petites choses de toutes les couleurs. Ces choses se déversent petit à petit dans la mer en suivant les fleuves, ou bien elles arrivent en grand nombre, portées par les puissantes vagues des tempêtes ou des raz de marée…

mercredi 28 février 2018

Aquarica, tome 1

Aquarica, tome 1
François Schuiten
Benoît Sokal
Editions Rue de Sèvres 

Roodhaven, 1930. Ce tranquille port vit de la pêche à la baleine depuis des générations, cultivant la mémoire de ses disparus en mer. Un jour, échoue sur le sable une créature fantastique, un crabe gigantesque, comme tout droit sorti de l’imagination d’un ivrogne. Le village s’inquiète et vocifère, d’autant plus que des débris d’un bateau naufragé sont entremêlés aux chairs du crustacé. L’affaire fait grand bruit dans le monde scientifique, attirant le jeune chercheur John Greyford sur les lieux. Fasciné, il se pose en défenseur de la créature, au nom de la science. Encore loin de se douter où cette aventure le mènera, il découvre qu’une jeune fille a voyagé à bord de la bête, comme venue d’un autre monde. Elle s’appelle Aquarica, et ne tarde pas à désigner John Greyford pour l’aider à sauver son peuple.
 
Aquarica nous conte une grande aventure fantastique, une nouvelle histoire de monstres marins à la croisée de Verne et de Melville. Face à l'obscurantisme des hommes, de ces vieux marins aigris, les seuls passages de lumière sont les moments passés sur l'île. 
Au fil des pages, Schuiten et Sokal (dont j'avais adoré le sublime jeu Amerzone. souvenirs, souvenirs !) nous offre un plaidoyer pour la Nature. Un récit romanesque qui s'avère donc finalement bien actuel. A découvrir à partir de 13 ans.

mardi 27 septembre 2016

La promesse de Mirto

La promesse de Mirto
ou comment un premier humain refusa de tuer l'animal
Jennifer Dalrymple
Editions Oskar
Mirto part à la chasse pour la première fois. On lui a expliqué qu’il fallait tuer pour pouvoir vivre. Mais lorsqu’il blesse une marmotte, son coeur se brise. Non, il ne peut pas tuer pour vivre. Aussi, il décide qu’il ne chasserait plus jamais, même si son clan ne partage pas sa décision. Mirto est le premier humain qui refusa de tuer pour se nourrir. Par cet acte, il prouvera à tous que l’on peut vivre sans tuer des animaux.


La promesse de Mirto est un ouvrage unique. Si l'action se déroule durant la période préhistoire, il traite avec pertinence du veganisme. Il n'est peut-être pas simple encore aujourd'hui dans une famille d'omnivores d'avoir un enfant qui refuse de consommer les produits animaux, il est à espérer que les livres comme La promesse de Mirto voient de plus en plus le jour, permettent d'engager le dialogue et mènent vers un respect du choix individuel. 
Tout en étant très accessible, le roman suit le cheminement de l'état d'esprit du jeune garçon qui prend conscience de l'animal comme d'un être sensible. 
Attention malgré son statut de plaidoyer pour la cause animale, La promesse de Mirto reste un véritable récit d'aventure et ne s'entend pas seulement comme un ouvrage didactique. Le lecteur découvre deux garçons qui  vont passer à l'âge adulte et qui vivent une rivalité fraternelle et amicale, ainsi que la parfois difficile relation d'un fils avec son père. 
Prenant et intelligent, je n'ai pas été déçue par cet ouvrage dont j'attendais beaucoup. On peut également apprécier le souci du détail puisqu'il est précisé que la laine et les poils de bêtes qui serviront finalement à Mirto seront ceux perdus naturellement par les animaux (les vegans refusant l'utilisation de la laine puisqu'elle est elle aussi synonyme de souffrance). 
Le style graphique est percutant, fait dans des tons d’ocre, et ce travail d'artiste n'est pas sans rappeler celui des tout premiers artistes bien entendu. 
En résumé, un coup de coeur ! 

vendredi 6 novembre 2015

Le Jardin Des Merveilles

Le Jardin Des Merveilles
Kristjana S. Williams
Jenny Broom
Editions Milan
 Surprenant ! C'est le premier qualificatif qui vient à l'esprit en ouvrant ce superbe album. Les auteurs nous proposent une belle et originale balade aux quatre coins du monde. 
Partez à la découverte de la faune et de la flore du désert de Chihuahua, de la forêt amazonienne, de la forêt noire, des montagnes de l'Himalaya et enfin de la grande barrière de corail. 
Un voyage extraordinaire à la recherche des animaux peuplant notre chère planète, du plus répandu tel que le corbeau au moins commun comme le dogung. Des informations accompagnent les illustrations, les enfants pourront ainsi apprendre les caractéristiques les plus importantes de chacun. A noter que le livre bénéficie d'un très grand format ce qui rajoute au plaisir à chaque page tournée. A découvrir dès 7 ans. 

jeudi 24 septembre 2015

Nom de Code Komiko, tome 3

Nom de Code Komiko, tome 3 : Quartier sous haute surveillance
Naomi Paul
Editions Flammarion
Etudiante le jour, hacker la nuit, Lian alias Komiko reprend sa lutte contre la corruption à Hong Kong. A ses côtés : le groupe d'activistes 04/06, dont le troublant Matt. Sa cible : Kennedy Estate, groupe financier prêt à tout au nom du profit, y compris terroriser et tuer. Une mission de tous les dangers.

Formidable ! Cette série gagnerait à être plus connue, c'est certain ! Je vous la conseille chaudement ! 
Lian est une héroïne qui n'a pas froid aux yeux. Fille forte et intelligente, à 17 ans elle mène de front ses études et ses actions pour aider les oubliés du système. Si elle vient d'une famille très riche, elle garde la tête sur les épaules, et se montre préoccupée par son prochain. Grâce à son potentiel de hackeuse émérite, elle n'hésite pas à s'investir personnellement dans des histoires pouvant la mettre en danger. Dans ce tome, elle s'attaque aux problèmes rencontrés par la famille d'une de ses camarades de classe. Nous sommes plongés dans le Hong Kong d'aujourd'hui où les triades continuent d'étendre leurs pouvoirs et de développer la corruption. L'écriture est rythmée, tonique, le récit est à couper le souffle tant l'action y est toujours intense. Mais le livre fait tout autant sourire que frémir. Lian est attachante et son ami Matt l'est aussi. Leur relation continue d'évoluer au ralenti... pour mon plus grand plaisir ! L'auteure prend son temps pour installer un  rapprochement entre les deux, ce qui est idéal. Toujours seulement amis mais jouant quelque peu au chat et à la souris, c'est un de mes couples de littérature jeunesse préférés. 
Le roman traite de problèmes sociétaux et politiques mais cette romance naissante, toujours à ses balbutiements, apporte la juste touche de fraîcheur au récit. 
Au fil des tomes l'intérêt de la série ne faiblit pas, bien au contraire. J'espère énormément qu'un 4ème volume est prévu (vu mon goût pour la série, j'aimerais forcément qu'il y en ait même bien plus que 4 !). 
Gros coup de coeur ! 

dimanche 20 septembre 2015

Chien Pourri à la plage

Chien Pourri à la plage
Colas Gutman
Marc Boutavant
Editions L'école des Loisirs 
L’été, il fait chaud, surtout quand on vit dans une poubelle. Chien Pourri et son fidèle ami Chaplapla rêvent de vacances sur la Côte d’Azur. Par miracle, il reste une place pour eux à la Colonie des oubliés. Au programme : ramassage de détritus, Club Biquet et glaces au sable. De formidables vacances pourries en perspective !
Après Chien Pourri (tout court !), Joyeux Noël Chien Pourri !, et Chien Pourri va à l'école, revoici les truculentes aventures de Chien Pourri (on aura compris) et de son meilleur pote Chaplapla (qui est plat comme vous pouvez vous en douter). 
Jeux de mots, humour à gogo, et illustrations pertinentes, Gutman et Boutavant continuent selon la même recette que les précédents mais avec encore plus de saveurs cette fois-ci. Le principe tragi-comique des aventures de Chien pourri et de Chaplapla fait donc encore une fois merveille. La tristesse des situations mêlées aux répliques tordantes (car tellement à côté de la plaque !) du naïf et malheureux toutou et celles sarcastiques du matou font mouche. Mauvais traitements, rejets, insultes, les deux amis n'ont pas la vie facile, loin de là. Chien pourri ne prend jamais mal ce qu'on lui dit, c'est tellement méchant que ça en est drôle. Les humains n'ont clairement pas le beau rôle, sales, hargneux, autoritaires. Heureusement, tout n'est pas totalement pourri et le récit finit enfin bien. A lire dès 7 ans. 

Chacha au secours des animaux

Les aventures mégachouettes de mademoiselle Chacha, tome 3 : Chacha au secours des animaux
Sandrine Beau
Ariane Pinel
Editions Alice 
Une chauve-souris, un cafard, une mulotte... Chacha recueille tous les animaux estropiés du voisinage pour des exercices pratiques car elle veut devenir vétérinaire. Sa mère ne l'entend pas de cette oreille, et Craspouèt non plus : il n'apprécie pas beaucoup l'attention que sa maîtresse porte à ses petits patients. Un soir, le matou ne rentre pas. Jalousie ? Peut-être pas... Craspouèt n'est pas le seul chat du quartier à avoir disparu. 
Cette nuit-là, Chacha entend un miaulement déchirant et voit, par la fenêtre de sa chambre, un homme emportant sur son dos un sac qui gigote ! Plus étrange encore, l'homme disparaît dans une grande bâtisse désaffectée à propos de laquelle on raconte de drôles d'histoires : on l'appelle la Maison hantée...

Troisième aventure mégachouettes de Chacha ! On en apprend encore un peu plus sur la demoiselle à couettes et salopette, en l’occurrence qu'elle est folle des animaux et qu'elle rêve de devenir vétérinaire. Pour l'instant, elle se contente de s'entraîner sur tous ceux qu'elle trouve au grand dam de sa mère. 
La gentille aventure prend des allures de polar lorsque Chacha se met à enquêter sur l'étrange disparition des matous du quartier. Pire, Craspouèt son chat disparaît à son tour ! Encore plus pire (si, si, ça se dit) Chacha finira séquestrée ! Toujours avec la belle plume de l’auteure et son humour ravageur, ce troisième volume ravira les jeunes lecteurs. Les illustrations craquantes, et en couleurs !, d'Anne Pinel donnent ses lettres de noblesse à cette super chouette série. Seul regret, l'histoire se termine avec Craspouèt qui revient d'une semaine de pattounes en l'air avec des minettes... alors que le récit mettait l'accent justement sur la prolifération des chats, quel dommage. J'espère donc que dans un prochain tome, Chacha amènera son félin pour une séance de découcougniage en règle ! (on ne répétera jamais assez l'importance de faire stériliser ses animaux). 
Chaque tome peut se lire indépendamment des autres mais les aventures sont tellement savoureuses qu'il vaut mieux attaquer dès le premier (gare à l'envie sournoise de fraises Tagadas en lisant par contre !). 

A la recherche des éléphants perdus

Les sentinelles de la Terre : A la recherche des éléphants perdus 
Véronique Delamarre Bellego
Editions Oskar 
Soli passe ses vacances dans la grande forêt tropicale du Sud du Cameroun chez Masango, son oncle vétérinaire. A ses côtés, il apprend à soigner et protéger les éléphants qu'il aime et admire, et notamment Bella, une jeune femelle dont il est l'ami. Mais un grand danger s'abat soudain sur la Réserve. Des braconniers s'apprêtent à attaquer. Les gardes et les soigneurs ne sont pas assez nombreux pour les repousser. Un premier éléphant tombe sous les coups des chasseurs. Soli et Masango refusent de baisser les bras...
Quel magnifique roman ! Beau et émouvant, il m'a mis la chair de poule et les larmes aux eux ! C'est très romancé et romanesque cette intense histoire d'amitié entre ce jeune garçon et cette petite éléphante mais j'ai adoré me laisser transporter sur cet autre continent au coeur du Cameroun, au fond de la jungle. 
Les enfants apprendront de multiples informations sur les énormes pachydermes. (par contre pas une seule fois, il n'est mentionné que les éléphants peuvent aussi être dangereux, ils ne sont montrés que de façon positive tout au long du texte) A travers son récit, l'auteure sensibilise activement les lecteurs à l'écologie et à l'importance de chaque acte personnel dans ce qui peut amener la mort à des milliers de kilomètres de cela. Les personnages sont forts et totalement atypiques, du jeune Soli si impliqué émotionnellement et tellement désireux de contribuer au sauvetage des animaux, au vieux Masaï chuchoteur, à la jeune singapourienne dynamique, tous sont attachants. 
Les sentinelles de la terre sont une série dont chaque tome peut se lire de manière indépendante. J'ai commencé par ce second tome mais maintenant que je l'ai fini et adoré, je vais sûrement me tourner vers le premier et j'ai hâte que le 3ème soit publié. 
A noter, la superbe couverture est signée Yann Tisseron. 

vendredi 14 novembre 2014

Le Secret le plus fort du Monde

Le Secret le plus fort du Monde 
Gaël Ayman 
Pauline Comis
Editions du Ricochet
Il y avait un royaume. 
Dans ce royaume, il y avait un palais et, 
dans ce palais, 
il y avait une Reine. 
Dans ses mains, il y avait un secret. 
Un secret que personne ne connaît.
Oh le beau et méga coup de coeur !! 
Vous connaissez l'histoire du désormais classique album La plus mignonne des petites souris ? Sur le même principe, ce nouveau conte nous raconte l'histoire de Bao-le-Terrible, un homme sombre et sans peurs, qui pour prouver qu'il est le plus fort, et afin d'épouser la douce reine, défie tour à tour l'océan, le ruisseau, le nuage, l'arbre et enfin l'abeille.
D'un simple coup de poing, il arrive à vaincre la précieuse butineuse mais alors, les conséquences sont tout aussi terribles que peut l'être Bao car sans abeille, plus de vie... 
 
Ce texte,- décidément je suis toujours aussi fan de la plume de Gaël Ayman !-, est une merveille à lire à haute voix. C'est une histoire qui se vit, en mettant le ton et en prenant la voix des différents personnages. Le texte est fluide et coule comme du miel. Très poétique, il reste accessible pour les jeunes enfants. Je mettrais une nuance sur la conclusion peut-être  un peu trop subtile et qui a besoin d'explications. 
L'accent est bien entendu mis sur la nature et l'histoire a une vraie portée écologique. Les éditions du Ricochet ont gâté les lecteurs avec un livre au très grand format. Les illustrations de Pauline Comis en sont d'autant plus mises en valeur. Dessins et découpages se mêlent, et le personnage de Bao, tout de noir vêtu, contraste fortement avec l'univers coloré dans lequel il évolue.
Un conte à lire et à relire aux enfants dès 4 ans. 

lundi 26 mai 2014

Atlantide, tome 1

Atlantide, tome 1 : Le code perdu
Kevin Emerson
Editions Milan 
Collection Macadam

Dans un avenir plus ou moins proche, la Terre se retrouve sans couche d'ozone, la vie à l'air libre n'est donc plus possible. Désormais les différents peuples vivent sous terre ou sous des dômes. Owen fait partie du peuple souterrain quand il obtient la chance de partir sur terre, sous un dôme, dans un camp d'été. Peu de temps après son arrivée, Owen manque de se noyer. A partir de là, sa vie va changer et il va se découvrir des pouvoirs extraordinaires. Il n'est pas le seul du camp dans ce cas et c'est aidé de la jeune et jolie Lily qu'il va peu à peu prendre conscience de qui il est vraiment. Leurs trouvailles vont même aller plus loin car tout n'est pas rose sous le dôme, de grands dangers les attendent.

Dans ce premier tome, l'auteur met en place son monde, les problèmes qui s'y jouent, et les protagonistes.
Après un démarrage assez lent, au fil des pages le récit prend du rythme. La mise en place de l'histoire est très originale, très particulière, le lecteur est en pleine immersion dans les pensées du narrateur. D'ailleurs cette immersion qui s'ajoute à celle sous l'eau donne une impression exacerbée d'étouffement, exactement ce que subit à plusieurs reprises le héros. 
C'est également un livre d'apprentissage, le héros part d'un physique de maigrichon et d'un caractère effacé pour arriver à une personnalité et un corps plus étoffé. Etre la cible des garçons et des filles les plus populaires du camp n'est pas la seule différence d'Owen avec les autres. Contrairement à la plupart de ses camarades, il n'est pas un enfant cryo, c'est à dire que les autres jeunes avaient été congelés par leurs parents au moment de la disparition de la couche d'ozone alors que les parents d'Owen, eux, sont toujours vivants. 
Les protagonistes secondaires sont agréables à découvrir. Il y a la romance entre Owen et Lily bien sûr mais l'auteur colle cette relation avec la personnalité de son personnage principal, les deux adolescents progressent donc l'un vers l'autre en douceur. Certains personnages réservent bien des surprises, pas en ce qui concerne le "méchant" de l'histoire qui se démarque très rapidement mais d'autres révéleront leurs motivations au terme du récit et le lecteur pourra être surpris. 
L'auteur mélange divers univers et parfois de façon originale. La science est mêlée à l'écologie mais la dystopie est également entremêlée avec du fantastique voire de la fantasy. L'intégration du concept de l'Atlantide dans l'histoire est ainsi surprenante. Que ce soit le mythe de l'Atlantide ou le monde futuriste, l'univers de l'auteur est bien construit. 
Une série avec du potentiel mais il faut espérer que dans le prochain tome, l'action démarrera immédiatement maintenant que les bases sont posées. 
 Un roman à découvrir à partir de 13 ans. 

La couverture de la version originale :
Je trouve la couverture française bien plus jolie mais celle-là me semble plus attractive pour les ados.

dimanche 25 mai 2014

L'élite, tome 1

L'élite 
Joelle Charbonneau
Editions Milan 
Collection Macadam 
Après la cérémonie marquant son entrée dans le monde des adultes, Cia, ainsi que trois autres jeunes de son âge, sont appelés par la magistrate de leur colonie, leurs noms ont été retenus pour participer au Test, grande épreuve organisée par les membres du gouvernement afin de sélectionner les futurs membres dirigeants, l'élite. Cia, pourtant tellement heureuse de voir ses capacités remarquées entre tous, déchante petit à petit, le Test semble bien plus terrible que prévu. Que deviennent ceux qui ne réussissent pas ? Les dirigeants sont-ils prêt à tout pour tester les candidats ? Et jusqu'où ces candidats iront-ils afin de gagner ? Amitié, amour, épreuves et trahisons, les prochaines semaines seront sans doute les plus dures et tumultueuses de toute la vie de la jeune fille. Encore faut-il qu'elle y survive...

Par quoi commencer ? Peut-être par les comparaisons avec d'autres sagas. Impossible dès la première page de ne pas penser à Divergent, la préparation de Cia par sa mère m'a forcément rappelée celle de Tris par la sienne. Intelligente, courageuse, ayant un sens aigu de la justice, Cia par son caractère m'a également beaucoup rappelée Tris. Mais la comparaison avec la série de Veronica Roth s'arrête là. Passons à la suite, les similitudes avec Hunger Games. Si j'adore la plume de Suzanne Collins dans Gregor (chroniques du 1, du 3), je n'avais pas du tout accroché au premier volume d'Hunger Games, je l'avais lu mais il m'était presque tombé des mains car, entre autres choses, je trouvais le récit trop prévisible. L'élite y ressemble vraiment beaucoup, il ne faut pas se le cacher, mais là je devinais tout ce qui allait arriver à Katniss et à ses acolytes, Joelle Charbonneau, elle, a su me réserver des surprises et me faire lire son récit sans le parvenir à le lâcher avant de l'avoir fini.
Le lecteur retrouve le postulat de départ commun à bien des dystopies, tout commence par une guerre mondiale nucléaire qui a ravagé la terre, détruit Nature, animaux et populations. Certains humains ont réussi à survivre et à se regrouper pour recréer des villes viables. L'eau et l'électricité sont des biens rares et précieux, et nombres familles vivent dans la misère. Cia a la chance d'avoir un père issu de l'élite et n'a jamais connu la faim.
J'arrive d'ailleurs à une dernière ressemblance, celle avec la série Syrli (gros coup de coeur ! chroniques du 1, du 2) les villes abandonnées abritent des hommes et des animaux qui ont souffert des radiations et sont désormais des mutants, ces individus m'ont fortement fait penser aux monstres, anciens humains, de la série de Meagan Spooner.
Cia est entourée d'amis et également de personnes moins fiables. Mais une d'entre elles lui reste fidèle et semble honnête, son ami d'enfance Tomas. Charmant, gentil et intelligent, les deux amis n'auront de cesse de pouvoir compter l'un sur l'autre. Mais à nouveau, Cia va devoir soupeser son jugement, et si le comportement de Tomas était plus complexe que ce qu'il laisse comparaître ? Tout au long du récit, l'héroïne ne cesse de devoir se montrer vigilante, l'amitié et la confiance sont mis à mal par l'auteur. La loyauté et la solidarité sont des valeurs clefs chez le personnage principal.
J'ai apprécié les questionnements que peuvent soulever le récit. Le monde post-apocalyptique inventé par l'auteur reste crédible, elle nous propose un avenir effrayant mais possible pour l'humanité.
Ce volume est le premier de cette nouvelle série, qui sera une trilogie, mais il se suffit à lui-même ! Pas de cliffhangger pour une fois - comme c'est agréable !! je ne sais pas vous mais moi, j'en ai assez des fins à suspens ! -, l'auteur finit véritablement son premier tome. Le lecteur peut se contenter de ce récit et décider de ne pas lire la suite. Bien entendu, le deuxième et troisième volumes apporteront certainement éléments et révélations mais le fait est que j'ai presque été étonnée de trouver un "à suivre..." à la fin de l'ouvrage tant je sentais la boucle bouclée.

La couverture de l'édition originale : 
Une couverture un peu trop banale peut-être mais la couverture française me fait sensiblement penser à celle de Zombies Panic de Kristy McKay. 

La bande-annonce du livre (en anglais) :
 On en trouve une autre sur youtube mais il ne vaut mieux pas la regarder avant d'avoir lu le livre car elle contient énormément de spoilers. 

jeudi 20 février 2014

Bazmaru et la fille du vent

Bazmaru et la fille du vent
Maëlle Fierpied
Editions L'école des Loisirs
Collection Médium
Lorsque commence le roman, le lecteur ne sait pas qui parle. Le vent ? Le soleil ? Un être vivant ? L'homme des villes est étudié, percé à jour par ce regard extérieur qui ne comprend pas comment "ceux qui piétinent" peuvent vivre ainsi leur vie. Des logements entassés les uns sur les autres, pas de nuit, pas de nourriture, peu d'arbres, seuls les chiens et les pigeons semblent être les animaux acceptés. 
Et la puanteur qui règne. Et la pollution qui envahit tout. 
Le lecteur cerne petit à petit le narrateur, il s'agit d'un jeune homme issu d'un peuple inconnu, les hommes-dauphins, et qui voyage afin de réaliser son initiation et de passer à l'âge adulte. Un cauchemar récurent, un rêve initiatique, l'amène à retrouver une fille et des dauphins. Peu de temps après leur rencontre, un accident surgit et manque de coûter la vie à la jeune fille. Grâce à une pierre magique, le garçon va la sauver mais désormais la fille est aussi spéciale que lui, elle a des branchies. Elle devient notre seconde narratrice et progressivement celle par qui l'on suit l'histoire. 

C'est un roman formidable, un peu obscur au départ, il prend rapidement toute son ampleur. 
Les personnages sont profondément attachants. Ils forment un duo pertinent, qui se complète bien. Petit à petit, ils apprennent à se connaître et à oublier leurs préjugés. 
"Je réagis enfin à ses insultes. Comment m'avait-il appelée ? Piétineuse. Je lui demandais ce qu'il entendit par là. 
_ "Les piétineurs. Ils piétinent la terre avec les yeux penchés vers le sol. Ils regardent seulement leurs pieds qui piétinent, piétinent sans s'arrêter. Jamais ils ne se regardent les uns les autres. Jamais ils ne lèvent leur regard vers le ciel parce qu'ils ne pensent pas à demain. Pour eux, il n'y a que le moment présent, ici et maintenant. 
Je ne me retrouvais absolument pas dans cette description surprenante. C'était une vision sans appel qui ne me concernait pas." 
L'histoire d'amour qui naît entre eux, n'est absolument pas niaise, elle est juste très jolie et contée avec beaucoup de pudeur. 
Les jeunes lecteurs seront émerveillés par les décors créés par l'auteure. Balades à dos d'orque ou de requin-baleine, voilà qui a de quoi faire rêver de nombreux enfants. Ce à quoi s'ajoute un style poétique qui transforme presque par moment le récit en conte.
Ce roman sur l'écologie  dit les choses avec sincérité et englobe cette thématique dans une très belle histoire.
"Qu'est-ce que j'y peux, moi ? Mon monde est peut-être pourri mais c'est mon monde. J'y suis née et j'essaie d'y trouver une place. Je n'y peux rien si on m'a légué des choses affreuses, sales et cassées. Je ne suis pas responsable des erreurs de mes ancêtres. Alors, arrête de m'accuser sans arrêt."
L'auteure mêle le fantastique à la réalité pour mieux faire comprendre aux jeunes lecteurs quel est l'impact de l'homme sur la planète. 
L'éditeur préconise une lecture de 12 à 16 ans, personnellement je pense qu'il peut être lu sans soucis à partir de 10 ans. 
Ce superbe roman initiatique est un gros coup de coeur. 

samedi 15 février 2014

Bonolon, volume 2

Bonolon, volume 2 : L'île de la tortue
Seibou Kitahara
Go Nagayama
Tetsuo Hara
Edition nobi nobi !
 Après Bonolon, le gardien de la forêt, premier recueil de la série Bonolon, je suis ravie de retrouver l'univers enchanté et émouvant de ce gros géant, esprit de la nature, ami des hommes, des animaux et de la flore.
C'est à nouveau à travers cinq histoires que l'on suit Bonolon et son ami Gon, le petit chien. A eux deux, ils essaient de réaliser du mieux qu'ils le peuvent, les souhaits des êtres en détresse. Le texte est simple et fluide, une jolie poésie musicale découle des mots de l'auteure, le lecteur prend plaisir à lire et se retrouve charmé par la douceur du récit. 
L'ouvrage commence par une très belle histoire où il est question de déforestation. Le jeune lecteur sera touché par le courage d'une petite tortue et ému par le sacrifice d'un vieil arbre. 
La volonté d'une seule personne aussi fragile soit-elle peut faire la différence. Nos petits actes écologiques du quotidien ne sont pas à prendre à la légère, chaque pierre de l'édifice a son importance. 
Le récit suivant est plus léger et traite de comportement social et d'amitié. 
Dans l'histoire d'après, une grand-mère rêve de voir son fils une dernière fois avant de mourir, ce conte aura de quoi vous faire pleurer à chaudes larmes. 
"Merci d'être toujours aussi gentille avec moi, Maman. 
Merci de faire de la si bonne cuisine. 
Merci de me chanter des berceuses. 
Merci de pleurer pour moi. 
Merci d'être ma mère. 
Merci de m'avoir donné tout ton amour." 
Le récit avec les deux garçons qui cherchent à réaliser le rêve de leur père est très tendre. Dans cette histoire, on découvre aussi que Bonolon peut voyager dans le temps !
"Ce nuage rougeoyant dans le soleil couchant est vraiment le portrait craché de Gairo. On dirait qu'il sourit doucement... En silence... Avec beaucoup de tendresse et de retenue."
La dernière histoire met en scène une petite fille malade, chérie par ses parents. Bonolon et Gon vont devoir subir quelques épreuves avant de pouvoir ramener le sourire à la fillette. 
Ces aventures humaines touchent le coeur des lecteurs. 
Ces fables comportent un message écologique compréhensible même par les plus jeunes. Ce sont des contes où le courage, l'amitié et l'amour familial sont les maîtres mots. Bonolon est un recueil qui enchante petits et grands, et qui je dois dire me laisse à chaque fois avec le coeur tout chamallow. 
Les illustrations débordent de délicatesse. Les personnages sont ronds, sympathiques et ont l'air très doux. Les couleurs pastels adoucissent le ton parfois mélancolique des récits. 
Ce gros recueil est aussi un très beau livre objet. Il est superbe avec un grand format, une couverture cartonnée très épaisse et toute l'illustration de la première de couverture a été passée au vernis sélectif et un signet. Ce magnifique ouvrage de contes, intemporel, est à offrir et à conserver précieusement dans sa bibliothèque. 
Le 27 février sortira le prochain album des éditions nobi nobi !, "Le Peintre". Le livre semble être dans la même veine que "La maison en petits cubes", j'ai hâte de le découvrir. 

Ce qu'en dit l'éditeur :
"Shinya, jeune peintre en bâtiment, est apprenti. Il fait un double apprentissage : celui de la vie, sur les traces d’un père qu’il n’a pas connu, et celui des couleurs, dont la palette infinie exprime la gamme tout aussi complexe des sentiments. Sur le bateau qui le mène à la recherche de la tombe de son père, une mystérieuse inconnue lui remet le pinceau de celui-ci, qui était peintre lui aussi. Un jour, il devra l’utiliser pour peindre ce bateau en blanc. Mais pas de n’importe quel blanc... du blanc d’Utrillo. Tout au long de sa vie, ce pinceau inspirera Shinya dans sa quête du coloris juste, celui qui rendra les gens heureux. 
Une histoire pleine de sensibilité et d’amour, aux illustrations poétiques et oniriques."

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