Fiordenkill,
Ardant, Solaria. Ainsi sont nommés les Royaumes magiques voisins du nôtre.
Fiordenkill, recouvert de glace et de givre ; Ardant, écrasé par la chaleur ;
et Solaria, dont la porte a été scellée pour empêcher les créatures bestiales
qui l'habitent d'en sortir. Au coeur des Rocheuses du Colorado se trouve
l'auberge Havenfall : un sanctuaire où ces mondes s'entrecroisent et où
l'Aubergiste oeuvre pour maintenir la paix entre eux. Chaque été, sa nièce Maddie vient l'épauler.
Havenfall est le seul endroit où elle peut oublier ses sombres secrets de
famille. Jusqu'au jour où l'impossible se produit : Maddie trouve la porte de
Solaria ébréchée et son oncle inconscient. Le fragile équilibre entre les
mondes est alors menacé. A mesure que les masques tombent, Maddie prend
conscience qu'elle ne peut compter que sur elle-même pour restaurer la paix des
Royaumes... et les sauver. Trahisons, complots, magie et
amour : un premier tome qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page !
Peut-on être génétiquement programmé à devenir un meurtrier ? Josh est un «bébé-médicament», un enfant conçu par ses parents dans le but de sauver son frère, Max, atteint d’un cancer. Sans Max, Josh n’existerait pas. Sans Josh, Max n’existerait plus. Alors, lorsque Max est arrêté pour le meurtre d’une jeune fille, Josh se demande si lui aussi a le crime inscrit dans les gènes.
Une plage bretonne recouverte d'algues vertes toxiques. Un cavalier dans le coma. Et sa soeur, Klervi, qui court tout droit vers
l'enfer. Marées vertes. Trafics d'espèces protégées. Les crimes contre l'environnement sont des crimes
aussi graves que les autres. Klervi, du jour au lendemain, se retrouve au
centre de l'enquête, à la fois témoin et coupable. Quel rôle va-t-elle y jouer ?
Il se passe des choses étranges à
Skeleton Creek. Des choses terrifiantes. Avec Sarah, ma meilleure amie, j'ai tenté de percer un
sinistre secret. J'ai failli en mourir. À présent, je suis coincé chez moi, une
jambe dans le plâtre. Je ne peux plus faire confiance à personne. C'est à peine
si j'ose croire à ce que j'ai vu et entendu. Depuis que nos parents nous ont interdit de communiquer,
Sarah et moi, je suis désespérément seul. Je m'efforce de mettre cette
effrayante histoire par écrit pendant que Sarah, armée de sa caméra, poursuit
notre enquête. À chacune de ses découvertes, elle m'envoie un mot de passe qui
me permet de visionner la vidéo en cachette. Ainsi, ensemble, nous continuons à traquer le mystère, prêts
à tout pour exhumer la vérité. Mais, nous le savons, rien n'est plus dangereux que de
vouloir déterrer les fantômes du passé. Surtout dans une ville comme Skeleton
Creek. Lisez mon journal. Regardez les vidéos. Menez l'enquête.
Green est une jeune fille boursière qui vient de débarquer dans un lycée prestigieux et religieux. Chaque année, un groupe de jeunes mené par le troublant Henri de Warlencourt, les Médiévaux, organise une immense fête où règne les valeurs anciennes (chasse, pêche, et traditions...) Si tous les élèves espèrent recevoir une lettre d'invitation, Green fait exception et n'a guère envie de se mêler à univers qui lui est si étranger. Mais lorsqu'elle finit par être conviée à ce fameux événement, elle accepte de s'y rendre, poussée par ses camarades de chambre. Elle découvre alors les sombres secrets qui entourent les parties de chasse d'Henri...
Le roman est très riche en action et le lecteur ne s'ennuie jamais. Grâce au suspense et à de nombreux passages stressants, l'autrice a réussi à rendre ce début de série divertissant.
L'héroïne se lie avec deux autres élèves mis également à l'écart. Chanel et Shafeen viennent, contrairement à Green, de familles riches mais ils n'entrent pas dans les cases souhaitées par le groupe d'élite du lycée. Chanel, parce que ses parents sont des nouveaux riches. Shafeen parce qu'il n'est pas blanc. Il faudra malgré tous les indices de nombreuses pages à Green pour enfin ouvrir les yeux et réaliser l'horreur qui se cache derrière tous ces jeunes gens bon chic bon genre.
Partie de Chasse est censé être un premier tome mais il est si bien construit, qu'il peut se suffire à lui-même. (même si je suis très heureux à l'idée de poursuivre l'aventure)
Charles vient d'intégrer un internat pour " gosses de riches ", perdu
au cœur
des montagnes suisses. Avec Touk-E, son coloc, ils tuent le temps comme ils
peuvent, allumant fausses révolutions
et vrais incendies ... jusqu'à
l'arrivée
de Selma. Elle est mystérieuse,
solaire, solitaire... et fille d'un trafiquant de drogue en cavale.
Ayant déjà lu plusieurs romans de l'auteur, je ne m'attendais pas
du tout à ce que j'ai pu découvrir
dans Le copain de la fille du tueur. J'ai été très surprise - et très agréablement! - par la sensibilité qui émane de
ce portrait d'adolescent que nous dresse Villeminot. C'est l'un des plus beaux
personnages masculins que j'ai pu lire dans un roman jeunesse. Un personnage
plein de relief, un être tout
en retenue, en finesse... un garçon somme toute tout à fait normal.
Si c'est un roman jeunesse, ce n'est pas un ouvrage à mettre entre les mains des plus jeunes, certaines scènes étant à réserver
aux grands ados. Mais rares sont les romances contemporaines où l'amour et la première fois
dans un couple sont si joliment mis en avant, ici c'est fait avec beaucoup de
poésie et des personnages très touchants.
Jusqu'au bout le récit est
superbement mené.
L'auteur prend le contre-pied des attentes du lecteur à chaque instant. J'ai été scotchée par tant d'intensité et par
une fin qui m'a laissée
pantoise. Du grand art !!
Une famille se remet à peine du décès de la mère, qu'un serial killer se met en chasse d'une des adolescentes, la benjamine, Rory. Après qu'elle ait échappé à la mort, le FBI l'envoie elle, son père et sa soeur dans une demeure secrète au fin fond du pays. Une fois arrivées à destination sur une île, une station balnéaire au cadre idyllique, les deux jeunes filles se font rapidement de nouveaux amis. Mais Rory ne se sent toujours pas en sécurité et interprète chaque signe, un tant soit peu étrange, comme émanant du tueur. Et si elle avait raison ? Et si une autre menace plus inquiétante planait au dessus d'eux ?
Shadow Land est un roman terriblement surprenant. Durant tout le récit, le lecteur ne sait pas sur quel pied danser. Est-ce vraiment un thriller ? Est-ce un roman fantastique ? Thriller forcément avec ce serial killer qui court après sa proie au fil des pages. Roman fantastique ? Je vous laisse le découvrir, on ne sait ce qu'il en est que véritablement à la toute fin du roman, pire au dernier paragraphe, l'auteure terminant ainsi son roman par un sacré cliffhanger. Un peu comme dans la série Night School où tout au long du premier volume on avait l'impression qu'il y avait du fantastique dans l'histoire alors que non... pour Shadow Land, les mystères et de nombreux éléments un peu "pièges" pour le lecteur provoquent également ce ressenti et nous font baigner dans le même brouillard que celui régulièrement présent sur l'île !
Le récit m'aura fait penser également à l'ambiance de la série The Secret Circle entre les adolescents, et leurs gue-guerres amoureuses, et l'atmosphère trouble. L'écriture, quant à elle, m'a fortement rappelée celle de Stéphanie Meyer, surtout dans les descriptions assez répétitives des différents garçons (beaux et musclés, forcément) mais également dans la fluidité et l'envie pour le lecteur de toujours tourner la prochaine page.
J'ai passé un très agréable moment durant cette lecture, je ne me suis pas ennuyée, c'était prenant et léger à la fois. Mais le gros reproche que je lui ferais c'est le point de départ, il y a une énorme invraisemblance au début du livre et même durant le récit on peut être surpris par certains comportements des personnages. Bien entendu, sans ce point de départ peu crédible il n'y aurait pas de livre. ;)
Le roman s'ouvre sur un événement classique pour bien des enfants avec la petite héroïne qui va passer ses vacances chez la grand-mère à la campagne, comme tous les étés. Sauf qu'arrivée dans le petit village, elle s'aperçoit très vite que tout est trop silencieux, il n'y a pas d'enfants, et que les copains qui l'accueillent d'habitude ne sont pas là. De plus, les oiseaux aboient... les chats pépient... et enfin, le seul élément coloré du village est un drôle de magasin interdit aux adultes.
Nathalie Le Gendre nous propose un court roman qui mêle l'étrange et le suspense.
L'auteur semble mettre en garde parents et enfants contre les écrans en général en mettant en avant qu'il vaut mieux rire et être plein de joie qu’obéissant et sans énergie.
Un livre qui n'incitera peut-être pas vos enfants à être plus sage (et c'est tant mieux)... A découvrir dès 8 ans.
Peu après son seizième anniversaire, Sunshine déménage avec sa mère à Ridgemont, dans l'Etat de Washington. Pour elle, rien n'est plus effrayant que cette ville, pleine de brouillard sous un ciel gris, même en été. Rien, sauf peut-être leur nouvelle maison. Il y fait toujours froid, et il s'y passe des choses franchement bizarres. Sunshine ne croyait pas aux fantômes. Jusqu'à maintenant.
Je m’intéressais au livre un peu avant l'annonce de sa sortie en France et j'avais lu quelques chroniques américaines. Certaines lectrices mettaient en avant que le livre ne faisait pas peur alors qu'elles pensaient découvrir un roman d'horreur. Etant une grande trouillarde au lieu de me décourager, cela m'avait rassurée. Verdict pour moi : le récit fait bien assez peur ! Je ne sais pas à quoi s'attendaient ces lectrices mais pour le coup un roman tiré d'une web série pour ado on ne pouvait pas s'attendre non plus à du méga gore mais nous avons tout de même tout le long du livre un stress ambiant, du suspense et une entité malveillante qui rôde. La jeune fille sera témoin de faits surnaturels et devra même lutter pour sa vie. Pour dire que j'ai trouvé ça largement suffisant côté angoisse : j'ai cauchemardé une bonne partie de la nuit qui a suivi ma soirée de lecture. Personnellement, j'ai passé un très bon moment de lecture, je ne me suis pas ennuyée, je n'ai jamais décroché et je me suis prise au jeu. Mes seuls reproches sur Sunshine concernent un soucis de temporalité et les relations entre les personnages. Pour le premier point, j'ai été éberluée de lire soudain "cela fait trois mois que l'on se connait" alors que je pensais que 2 jours s'étaient écoulés ! (????) Et j'en viens à mon second point, le fait que le temps ne semble pas s'être déroulé normalement donne une impression de tissage de lien très fort entre les protagonistes beaucoup trop rapide.
Si les personnages ne sont pas très attachants, ils ne sont pas non plus déplaisants. Le roman que je pensais être du surnaturel dérive vers du fantastique avec une mythologie bien particulière. Je ne veux pas trop en dire pour ne pas vous gâcher la surprise mais nous n'avons plus seulement une histoire de fantôme, l'identité de Sunshine elle-même cache bien plus que ça.
Naufragés, tome 1 Siobhan Curham Editions Bayard Grâce et quelques élèves d'une troupe de danse, doivent animer une croisière pendant deux mois. Cruz, un marin ténébreux originaire du Costa Rica, est chargé de les emmener jusqu'au paquebot en voilier. Mais, pris dans une tornade, ils échouent sur une île sauvage. En attendant les secours, ils établissent un campement sur la plage. Dès lors, prisonniers de l'île, les rancoeurs se font jour peu à peu. Jenna, la meilleure amie de Grace, se rapproche de Cariss, une fille insupportable et capricieuse, tandis que Grace, attirée par le beau Cruz, se sépare de Todd, son petit ami. En même temps, celle-ci est effrayée par des phénomènes étranges : visions, voix chuchotées qu'elle seule perçoit, odeurs qui semblent l'attirer vers la forêt. Et, bientôt, un bracelet portant des signes cabalistiques est retrouvé dans la forêt, ainsi qu'un crâne suspendu à un arbre. L'île n'est peut-être pas si déserte qu'elle en a l'air...
J'ai lu Naufragés quasiment d'une seule traite. Il est difficile pour le lecteur de s'arrêter une fois lancé. Le roman est un récit en vase clos, avec très peu de personnages, et dans une atmosphère à la Stephen King mais dans une version adolescente. Une légende vaudou tourne autour de l'histoire et entoure l'île. Il n'y a rien de très horrible mais la tension monte entre tous. Le récit est très bien mené entre les événements qui effraient les jeunes et l’animosité qui augmente entre eux. L'auteure a su rendre quelques-uns de ses protagonistes attachants et a saupoudré son texte d'un peu de romance. Il s'agit d'un premier tome et pourtant arrivé à la dernière page, il me semblait que le récit se terminait même si le dernier paragraphe de conclusion ouvre bien vers une suite par un cliffhanger.
Effacez de votre esprit l'image du gorille bardé de muscles fendant la foule à coups de coudes devant une starlette. Les meilleurs gardes du corps sont ceux que personne ne remarque. Connor, 14 ans, vient d'être recruté par une agence spécialisée dans la protection des jeunes personnalités. Sa première mission le conduit à Washington, où il devra veiller sur la fille d'un des hommes les plus puissants au monde : le président des Etats-Unis ! Mais Alicia ne songe qu'à fausser compagnie à son escorte personnelle. L'adolescente ignore qu'elle est la cible de criminels déterminés... Il donnerait sa vie pour sauver la tienne.
Bodyguard est le nouveau thriller de Chris Bradford, une série d'action et d'aventure explosive que les fans de Cherub vont adorer !
L'histoire évolue très rapidement ainsi dès les premières pages le lecteur est aspiré au coeur de l'intrigue. L'auteur a un souci du détail incroyable. Tout est techniquement très précis puisque Bradford développe ses idées au travers de formations dans les arts martiaux mais également de garde du corps. Le récit gagne en force et en crédibilité ! Les personnages sont hauts en couleur et attachants. Le sentiment amoureux entre les protagonistes prend progressivement le pas sur leur amitié, ces quelques pointes permettent de donner ce qu'il faut de douceur romantique et de piquant à l'histoire. L'auteur sait aussi instaurer suffisamment de touches d'humour pour alléger son texte. Le livre était le récit d'une mission, le lecteur a une vraie fin (de mission), ce qui est une riche idée. Ce final est tendu et le lecteur aura été captivé des premières aux dernières lignes par la force du suspense. Voilà tout à fait un roman pour les adolescents que leurs parents doivent leur piquer absolument afin de passer, à leurs tours, un excellent moment de lecture !
Chloé et Finn en sont convaincues : être intelligente, jolie et sportive ne suffit pas. Pour avancer dans la vie, il faut devenir quelqu'un. Quel que soit le moyen, et à n'importe quel prix.
Leur plan est parfait.
Finn, la narratrice, est une attachante héroïne. Le lecteur ne peut pas s'empêcher d'avoir envie de la secouer et en même temps la plaint tellement. Devant perpétuellement mentir à ses proches, et à ceux de Chloé, afin de protéger le secret de leur simulacre d’enlèvement, la jeune fille est rongée par les remords. Par amitié, elle accepte tout, parce qu'elle est loyale, elle se plie aux pires exigences.
Les personnages secondaires, et la description précise de chaque relation, sont également des points forts de ce roman. J'ai particulièrement apprécié Dean qui va se révéler celui qui sera le plus atteint par cette supercherie avant même Finn.
Si on peut compter quelques longueurs au cours du livre, la fin est excellente. Durant tout le récit, j'ai été surprise par la tournure des événements, je m'attendais à ce que Chloé soit finalement véritablement enlevée ou assassinée, la conclusion n'a donc été que plus forte.
L'amitié, la loyauté et la manipulation sont au centre de cette histoire, ces thèmes sont traités de façon à faire réfléchir les jeunes lecteurs. Le suspense et l'intrigue en font une lecture sous tension et pleine de surprises. A découvrir dès 13 ans.
"Un virus a décimé 40% de la population, transformant les humains en animaux. Un mur sépare désormais l’ouest de l’est des Etats-Unis. L’ouest est la zone saine, l’Est la zone sauvage, où vivent ceux qui sont contaminés : les férals. Passer d’une zone à l’autre est illégal, dangereux, complètement fou. Lane vit dans la zone Ouest mais pour sauver son père, elle va devoir franchir la ligne et tenter de rester humaine."
Je le dis tout net : j'ai adoré ce premier tome ! L'auteur réussit à installer son monde tout en mettant de l'action. Pas de rythme lent ici et pourtant les décors et les personnages sont scrupuleusement décrits. De quoi nous immerger profondément au coeur de cet univers rempli de dangers. Nous sommes dans une dystopie mais dans laquelle une partie des humains a commencé à muter 19 ans auparavant. Désormais, la moitié des territoires sont peuplés de férals, des êtres à moitié-humain et à moitié animal. Ils ont comme principale caractéristique d'être fous et de tuer sans états d'âmes. Ajoutons à ça que le virus agissant toujours, la moindre morsure par un être contaminé condamne ses victimes. Dans un autre côté, au fil des années, une société sous protection à vécu à l'abri de ce monde de fou et de violence, abritée par un gigantesque mur. C'est là que vie notre héroïne, Lane. Fille simple, elle ne pensait pas être destinée à vivre ces dangereuses aventures. Mais un secret se cache derrière le métier de son père, et contre toute attente la jeune fille se retrouve propulsée en pleine zone sauvage. Heureusement Lane trouve rapidement de l'aide auprès de jeunes hommes courageux mais fort différents l'un de l'autre. Everson est un militaire, imperturbable, rigide mais aussi profondément gentil et altruiste. Rafe, lui, est un chasseur de férals, au caractèreinsolent, sarcastique, charmeur, brutal et individualiste. Ce trio va faire des étincelles pour notre plus grand plaisir. Il n'y a pas tout à fait un triangle amoureux, au départ ça en prend le chemin puis l'auteure semble opter pour une romance d'un côté et une amitié fraternelle de l'autre. J'espère sincèrement qu'elle va continuer l'histoire de ces trois héros ainsi, je serais très déçue si finalement l'amitié se transformait en amour pour un des duos. Certains protagonistes secondaires ressortent fortement du récit. Il y en a même plusieurs : l'homme tigre, les femmes lionnes, Le maire de Moline, le professeur... et Cosmo. Cosmo est mon petit personnage coup de coeur, attendrissant au possible, il m'a fait énormément penser à Dobby (Harry Potter). Ce qui rend le livre captivant et nous fait rentrer dans un imaginaire merveilleux malgré la violence, ce sont les manimaux. Ces derniers sont des humains qui ont été contaminés par le virus, qui ont donc de l'ADN d'animal mais qui ne sont pas - encore, devenus fous. Femme taupe, homme morse, un autre bouledogue, autant d'êtres mystérieux et qui produisent de fortes évocations visuelles.
Que dire de plus si ce n'est que je l'ai dévoré d'une traite et que j'ai très très hâte de lire le 2. (malheureusement, il n'est même pas encore sorti en VO ! l'attente va être rude !)
Un de mes passages préférés :
" _ Quel triangle ?
_ Arrête ! Une fille, deux mecs - à ton avis ? Oh, il est si intelligent et si fort, s'est-il exclamé avec une voix de fausset en posant les deux mains contre une de ses joues. Oui, mais l'autre est si sexy ! Oh là là... "
Alexandre a beau aimer se battre, il ne se souvient pas comment il s'est retrouvé sur ce lit d'hôpital, ni qui est cette Manon qui l'obsède.
Effrayée par ses nouveaux pouvoirs, Manon ignore comment les cacher à ses parents, les apprivoiser... et éviter Alexandre.
Quand les Ombres passent à l'attaque et qu'un nouvel élève arrive au lycée, la menace se précise.
Manon et Alexandre se rapprocheront-ils ou s'éloigneront-ils ?
Deux destins liés malgré les apparences...
Je ne suis normalement pas très romance et pourtant j'adhère totalement à celle du Noir est ma couleur. Alors certes, la romance ne fait pas tout au sein de ce récit. Mais tout de même tout tourne plus ou moins autour de cette attirance que ressentent Alexandre et Manon. Peut-être par l'auteur est un homme (flûte, c'est sexiste de dire cela ?) mais je sens que les sentiments sont traités différemment. Ou alors, c'est tout simplement que j'aime le style d'Olivier Gay. Ce côté cash et sans fanfreluche qu'il impulse dans son texte me plaît beaucoup.
De même, que son héros qui devrait, vu son comportement vis à vis des femmes et des plus faibles, me sortirent par les trous de nez me fait sourire et finalement je le trouve décidément très touchant. Il n'est pas difficile de trouver Manon attachant, voire même de s'identifier à elle, c'est une héroïne à la Hermione Granger, très intelligente, pas forcément jolie quoique intéressante, forte et fragile à la fois, beaucoup de lectrices aimeront se reconnaître en elle.
Les deux héros sont deux adolescents, le lycée est donc un des lieux d'action du récit. Il y a aussi les autres, leurs camarades de classe, leur potes et meilleure amie. La plupart sont insupportables et voulent se méler de ce qui ne les regarde pas, entre la peste de la classe et les copains d'Alexandre sacrément lourds (qui ne supportent pas que leur copain s'éloigne d'eux), autant dire que nos deux héros sont vernis. Rivalité amoureuse, combat de coq entre les garçons, on retrouve l'athmosphère propre au roman d'adolescents et les questionnements qui peuvent secouer cette tranche d'âge. Un nouvel élève fait également son apparition, Brandon, élèment d'un triangle amoureux qui va se jouer entre lui, ALexandre et Manon.
Et puis, il y a la magie. Manon et Alexandre sont pris au piège par des forces qu'ils ne maîtrisent pas. Une Ombre ne cesse de les attaquer, d'où vient t-elle et pourquoi cherche t-elle à les séparer ? Manon doit apprendre à maîtriser sa nouvelle couleur (voir la fin du premier tome), et Alexandre continue malgré les obstacles et les difficultés à vouloir la protéger.
L'écriture est fluide et compréhensible, le ton est résolument moderne. C'est un roman qui se dévore. Suspense, amitié, romance, jalousie, secret, danger, peur, impossible avec un tel cocktail de lâcher le roman avant la fin.
Le tome 3, La Riposte, paraîtra fin janvier. Comme dirait Alexandre, putain, j'ai hâte ! Le book trailer :
Trois adolescents friands de jeux de rôle partent dans une terrifiante fugue pour enterrer une poupée qui contiendrait les cendres d'une fillette... Zach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôle avec des figurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs et de trésors. Ce monde est dirigé par "la Grande Reine de tous les Royaumes", incarnée par une vieille poupée de porcelaine de grande valeur et un peu effrayante, qui trône dans une vitrine chez la mère de Poppy. Mais à presque douze ans, ils devient difficile pour les trois amis de continuer à jouer : on se moque d'eux, et surtout le père de Zach, qui avait quitté le foyer et vient de revenir, supporte mal que son fils s'adonne à ces préoccupations puériles, avec des filles, qui plus est. Sans le prévenir, le père de Zach se débarrasse des figurines de son fils, qui n'ose pas l'avouer à ses amies et prétend ne plus vouloir jouer. Or, ce jour-là, Alice et Poppy l'appellent, terrifiées. La poupée s'est animée pour leur délivrer un message. L'homme qui l'a fabriquée avait une fille du nom d'Eleanor, morte trop jeune. Devenu fou de chagrin, il s'est refusé à l'enterrer, a brûlé son corps et a conçu la poupée avec ses cendres. Aujourd'hui, Eleanor réclame qu'on l'enterre à un endroit précis, et si les trois amis ne lui obéissent pas, ils ne trouveront plus jamais le repos. Poppy parvient tant bien que mal à convaincre Alice et Zach de la suivre dans cette quête - une vraie, pas pour jouer, et la dernière. Commence alors une aventure où la réalité se mêle au fantastique. Il y a les vrais dangers (un ivrogne qui les prend en stop, leur difficulté à trouver où dormir et quoi manger, comment traverser une rivière sans pont, la peur d'être pris par les autorités...), mais surtout les événements étranges qui se produisent autour de la poupée. Est-ce elle qui saccage leur bivouac, gâche leur nourriture, déchire leurs sacs de couchage ? Comment se fait-il qu'elle ouvre parfois les yeux ? Pourquoi Zach fait-il les mêmes rêves bizarres que Poppy ? Enfin, qui est cette "amie blonde" que les gens voient auprès d'eux alors que tous les trois sont roux ?
Je suis (devenue) très trouillarde au fil des ans et je dois dire que j'ai marché à fond ! Lu en pleine nuit, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir carrément peur ! (Attention pour les lecteurs adultes, il s'agit bien d'un roman jeunesse ! Ne lui reprochez pas par la suite de ne pas vous avoir effrayé. ;) )
Sous des dehors d'histoire d'horreur pour pré-adolescents, l'histoire conte la vie de ces trois jeunes de 12 ans. A l'âge où les enfants ont laissé tombé les jeux, ceux-là continuent parce qu'ils ont tous les trois une bonne raison de se réfugier dans ce monde imaginaire où ils peuvent vivre, au travers de leurs jouets, un autre rôle. Alice l'introvertie, orpheline brimée par une grand-mère surprotectrice, peut devenir une farouche pirate. Zach peut être lui-même et oublier pour un temps que son père les a abandonné trois ans, lui et sa mère, avant de revenir. Poppy aime prendre des initiatives et diriger le jeu, elle qui vit avec des frères et soeurs voyous et dont les parents sont absents. Mais s'ils continuent de jouer avec des figurines, il ne demeure pas moins qu'ils deviennent peu à peu des adolescents. Les regards d'Alice et Poppy sur Zach se mettent à changer, lui-même commence à être perturbé même s'il ne saisit pas encore ce qui se joue. En parallèle de l’éclosion de ces adolescents, Holly Black nous parsèment le récit d'endroits lugubres, de personnages atypiques qui font froid dans le dos, et petits détails qui mettent le doute au lecteur. Rien que la poupée qui ouvre les yeux, bouge la nuit ou quand ils ne la regardent pas, c'est carrément flippant ! L'auteure mélange donc les genres, de l'aventure puisque les jeunes gens partent seuls dans une ville loin de chez eux; du fantastique et de l'horreur avec cette histoire de revenant; et des thématiques et problématiques contemporaines et sociales.
Une lecture diablement efficace à faire découvrir aux 10-14 ans.
Petit + perso : Je l'ai proposé à mon grand de presque-11-ans qui joue toujours au dur avec les lectures qui sont sensées lui faire un peu peur en ricanant après lecture et en me disant que "pffft ça aurait dû me faire peur maman ???"...
Harry Potter, même pas peur ! (bon, je l'ai arrêté au 4ème, il attendra un peu pour la suite) Percy Jackson, tu rigoles ?! Les Chair de poule, trop d'la balle ! Mais là, ça y est, enfin je lui ai trouvé un roman qui le fait frissonner ! L'avantage de l'avoir lu avant lui c'est que nous avons pu parler ensemble des moments les plus dramatiques. Il s'est même arrêté au beau milieu et le soir venu n'a pas voulu reprendre car la nuit était tombée... Il a attendu le lendemain pour le finir et il a fallu que je le rassure en lui disant que même si cela faisait très peur, au final tout irait bien pour les personnages... Il s'agit bien du premier livre qui lui ait vraiment fichu la frousse. Il avait déjà adoré Les chroniques de Spiderwick, dans un tout autre style il aime énormément Eleanor, décidément il apprécie la plume d'Holly Black !
Sandrine Beau est trop forte ! Elle m'a encore fichue une sacrée trouille avec son étrangleur ! Le roman est court mais riche en émotions ! Thomas, le jeune héros de "L'étrangleur du 15 août" pensait en avoir fini avec cette horrible histoire (lire ma chronique du tome 1, ICI) mais lorsque lui et sa mère apprennent du lieutenant Lebarre que le prisonnier s'est évadé, le cauchemar recommence.
Dans ce tome, c'est le personnage de Momo, le copain de Thomas qui prend le plus de relief. Un gamin hyper attachant qui m'a rappelé son homonyme de "La vie devant soi", aussi courageux, sensible et sincère que le héros de Gary.
Un roman plein de frissons qui ravira les lecteurs autour de 10 ans ! Ils sont toujours en attente d'avoir peur, ils vont être servis ! Un thriller jeunesse drôlement bien ficelé et qui pourrait donner envie de lire même aux plus réticents !
Mon presque 11 ans a encore une fois beaucoup aimé !
Petit truc en + : l'auteur finit son récit par un mot clef qui m'a bien fait rigoler !
édit pour apporter une petite précision : Ce roman fait suite à "L'étrangleur du 15 août" mais ce n'est pas à proprement parlé un tome 2 (d'ailleurs, il n'est pas indiqué comme tel par l'éditeur). Il me semble qu'il peut tout à fait être lu de façon séparé, sans avoir lu le précédent. Mais vos enfants aimeront certainement lire les 2 et dans l'ordre. :)
Dans une société où l'information est un mensonge, typos défend la vérité.
un virus, appelé le "poison noir" sème la panique à Maximum city. Cette micro-bactérie qui s'attaque aux récoltes, entraine une crise alimentaire et économique sans précédent. Une puissante société, AgroGen, prétend avoir trouvé un anti-virus. Mais pour l'équipe de typos, cette solution miracle cache quelque chose.
Le pouvoir en place menace l'avenir des hommes. Une mission de tous les dangers...
Le premier tome ne m'avait pas tout à fait convaincue (ma chronique, ICI). Certes, il y avait de l'action et du suspense mais je ne m'étais pas attachée aux personnages. Toutefois, la série était suffisamment prenante pour me donner envie de lire la suite. Et puis, une série dont Pierdomenico Baccalario est à l'origine, j'étais prête à lui donner une seconde chance. A la plume de Poison Noir, on ne retrouve pas l'auteur d'Ulysse Moore cette fois, mais Guido Sgardoli. Dès le départ, j'ai été scotchée par le rythme du récit, et enthousiaste puisque les personnages prennent enfin de l'ampleur !
Le lecteur replonge dans Maximum City, une ville sous surveillance et en pleine crise. On retrouve les adolescents qui forment l'équipe de Typos et les deux adultes qui gèrent les missions de l'extérieur.
Arlequin, Roger, possède une montre qui lui donne toutes les dernières informations, informations transmises directement par son père depuis le satellite où il a fui les autorités il y a déjà deux ans; si l'information reçue est fausse, le jeune homme est pris d'une violente crise d'urticaire. Arlequin est un personnage que l'on sent rempli d'une mission. "se battre, pour la vérité, et contre K-lab, la multinationale qui dominait Maximum City"
Gipsy, quant à elle, est une jeune fille agile et très belle malgré son air perpétuellementrenfrogné. Sa peau est extrêmement résistante à la douleur et aux blessures. Autre caractéristique surprenante, elle possède des branchies artificielle et peut donc respirer sous l'eau. Le passé de Gipsy est un grand mystère qui sera révélé à la toute fin du volume.
Lena Yang est surnommée Morph. Pourquoi ? Parce qu'elle peut modifier les os et les muscles de son visage et emprunter ainsi n'importe quelle physionomie.
Enfin, Dusker, David Tudor, possède une force stupéfiante.
Ces quatre personnages sont beaucoup plus développés que dans le premier tome ce qui éclaire le lecteur.
Les ennuis de nos héros commencent lorsqu'Arlequin régit vivement par une allergie en apprenant qu'une société qui produit des organismes génétiquement modifiés a lancé sur le marché des semences résistant au champignon noir quidétruit les cultures agricoles mondiales.
"On l'a surnommé comme ça parce qu'il noircit les feuilles des plantes auxquelles il s'attaque. C'est un micro-organisme contre lequel on ne connaît pas de remède."
Leur mission de l'équipe de Typos débute alors.
"Comme d'habitude. Enquête en quatre dimensions. Sondez tous les vecteurs : le terrain, le web, le temps. Et si ça ne suffit pas : improvisez."
Magouilles (manœuvres économiques et spéculations boursières), OGM, nouvelles technologies (comme le moteur de recherche créé par Dusker, l'Araignée), sous couvert de science fiction cette histoire se révèle très proche de notre réalité. On peut penser que l'auteur veuille ainsi amener son lecteur à réfléchir tout en lui offrant un récit condensé, rythmé et percutant. Ce thriller politique et écologique d'anticipation est à découvrir dès 12/13 ans.
Dom doit se concentrer sur sa prochaine course pour être sélectionné dans l'équipe australienne de demi-fond.
Mais la Dette a d'autres plans pour lui. Son nouveau contrat ? Trouver et dérober le Cerberus, un prototype de smartphone high-tech qui ne semble exister qu'à l'état de rumeur sur internet. Voilà Dom contraint de se frotter aux mondes inquiétants du piratage informatique et de l'espionnage industriel. La mission semble impossible : comment Dom pourrait-il voler quelque chose qui n'existe pas ? Mais il sait bien qu'on ne plaisante pas avec la Dette...
A peine avais-je fini le 2 que je recevais le 3. Le comble du bonheur ! Je dois dire que de contrat en contrat, cette série ne cesse de me surprendre et de m'enchanter. Chaque tome se révèle meilleur que le précédent. Depuis le deux je suis au coup de coeur, (donc on va dire au méga coup de coeur pour le 3), et je me dis que si l'auteur reste dans cette veine, sa série sera juste une bombe de la littérature à destination des ados. En tous cas, cette lecture m'éclate ! Toujours aussi rapide à lire, carrément addictif, le récit nous plonge dans une intrigue originale à l'ambiance survoltée. Dom est toujours aussi attachant, se dépassant constamment pour arriver au terme de ses missions même s'il met en péril ses relations amicales, amoureuse ou même sa passion pour la course... Rush est un thriller haletant à faire découvrir d'urgence aux plus de 12 ans ! Ce volume se clôt sur un intense suspense et il nous faudra attendre mars 2015 pour découvrir la suite ! J'ai hâte !!
Toutes les illustrations, images, ayant servies pour mes rubriques sont de, et la propriété de, la mangaka (génialissisme) Ai Yazawa. (Mon blog étant sans but lucratif, je me suis permise de les utiliser.)
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