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samedi 20 novembre 2021

Tout le monde veut des ailes

Laurence Bouvard

Éditions Bayard

Angèle, Clara et Vincent ont 15 ans.

Ils sont amis pour la vie.
Et pourtant, ils ne se sont jamais rencontrés...


« Le mensonge est un poison qui fait bien plus souffrir que la vérité. »

lundi 12 octobre 2020

Taxonomie de l'amour

Rachael Allen

Editions Bayard

« Chose à savoir sur Hope Birdsong, ma nouvelle voisine : je suis sûr à genre 80% qu'elle a des pouvoirs magiques. Elle fait peur à des brutes deux fois plus grandes qu'elle, elle aime grimper dans les arbres, ses cheveux sentent le chèvrefeuille en fleur, et elle ne se moque pas de mon syndrome de La Tourette.

mercredi 18 septembre 2019

Un peu plus près des étoiles

Rachel Corenblit
Editions Bayard
La fille qui se trouvait en face de moi n'avait plus de visage. Mon père m'avait prévenu : si tu rencontres les patients d'ici, tu ne fais pas de commentaires, tu réagis le plus poliment possible. Tu risques d'être surpris, mais surtout tu es diplomate, tu ne montres rien à ces pauvres gens. Ils ont déjà tellement souffert. Tu vas en croiser pas mal, ici, des abîmés, des malheureux et il y a même un secteur pour les enfants et les grands ados. Hé, cache ta joie, Machin. C'est super romantique comme rencontre. Manque plus que les violons, non ? 

lundi 13 mai 2019

Kepler 62, tome 1

Kepler 62, tome 1 : L'appel 
Timo Parvela
Bjorn Sortland
Pasi Pitkänen
Editions Nathan
Ari, 13 ans, vit dans un monde où les ressources naturelles sont en voie de disparition. Avec les maigres économies laissées par sa mère, il doit prendre soin seul de son petit frère, Joni, 8 ans. Les deux frères passent leur temps libre à jouer à Kepler62, le nouveau jeu vidéo que tout le monde s'arrache. D'après la rumeur, une mystérieuse récompense attend ceux qui réussiront à le finir – mais personne ne l'a encore fait. Pourtant, Ari et Joni y parviennent... Ce qui les attend va dépasser tout ce qu'ils auraient pu imaginer.
Nous vous proposons l'avis de Robin (pas forcément bien construit ni abouti mais il faut un début à tout j), 10 ans : 
J'aime le fait que les auteurs mettent en avant que le monde dans un futur proche sera grandement en danger à cause du réchauffement climatique et de la raréfaction des ressources naturelles. 
L'histoire se passe dans un monde de dictature avec des ultra riches. Des enfants sont neuro-manipulés, ils ont une modification dans le cerveau pour être aussi efficaces que les adultes pour travailler (toute ressemblance avec le monde que nous prépare notre gouvernement n'est que coïncidence - oui, ça c'est moi qui le rajoute et non le loustic d) 
J'aime que l'un des personnages les plus importants soit une femme, qu'elle soit l'une des dirigeants d'un organisation ultra-secrète. 
Ils disent que le monde est vaste et c'est exact. Il y a beaucoup de mystères à découvrir dans les 4 coins du monde et ils nous le montrent presque à chaque page. 

jeudi 21 février 2019

Rois de cendres

Rois de cendres 
K. Ancrum
Editions Milan 

August et Jack n'ont jamais fait partie du même monde.
August est discret, alors que Jack est la star du lycée.
Pourtant, tous deux partagent bien des secrets, à commencer par leur amitié qui remonte à l'enfance.
Quand Jack semble envahi par des hallucinations inquiétantes, c'est le monde d'August qui s'effondre.
Il réagit alors de la seule façon qui lui semble envisageable : en plongeant dans la folie de Jack.

Perturbant ce roman ! En fait, je ne saurais dire si je l'ai aimé ou non mais une chose est sûre, c'est qu'une fois commencée, je ne l'ai pas lâché. C'est dire s'il est addictif. Par contre, le ton du récit est étrange. J'ai eu l'impression que toutes les relations décrites dans le livre étaient malsaines. Chaque relation comporte un côté obscur que ce soit une pression violente qui s'exerce ou de la manipulation, j'ai eu l'impression que chaque protagoniste influait de façon perverse sur les autres. Au lieu de faire ressortir le meilleur d'eux même, les interactions entre eux font ressortir le pire. Ensuite, j'ai peut-être aussi perturbée par le fait que cette amitié amoureuse de ces deux adolescents ne semble que néfaste alors que si ça avait été une fille et un garçon, est-ce qu'on aurait pu avoir le même livre ? Je ne dirais pas que le récit est homophobe puisqu'il finit par prôner l'amour pour tous mais toutefois je trouve qu'il joue un peu trop sur l'aspect non conventionnel d'un amour de jeunesse entre deux garçons. Si c'est un couple hétéro, est-ce qu'on ne se dirait pas "oh c'est trop mignon, un amour de jeunesse !" mais parce qu'ils sont du même sexe, ça devient quelque chose qui tourne mal ? Cette ambiguë est certainement ce qui m'a empêchée de totalement apprécier ma lecture. 
Après, c'est sans doute que ça démontre une réalité de notre société, la difficulté à pouvoir s'aimer librement, et que cette réalité là me rend profondément triste. 
Quant à la part fantastique du roman et à la montée crescendo de la folie non seulement de Jack mais également d'August, j'ai trouvé toute cette intrigue très bien ficelée même si elle retombe un peu d'un coup, comme un soufflet. 
Côté édition, plus la folie augmente plus les pages deviennent noires, cela crée une intensité qui tombe juste. 
Avec ses points sombres tels que la violence, la perversité, la revente de drogue, la folie, je conseillerai ce roman à partir de 13/14 ans, pas avant. 

vendredi 15 juin 2018

Love & Gelato

Love & Gelato
Jenna Evans Welch
Editions Bayard

4 mois après le décès de sa mère, victime d'un cancer du pancréas foudroyant, Lina adolescente américaine part en Italie retrouver son père. Elle vient seulement d'apprendre son existence et ne sait de lui que son nom et les anecdotes racontées par la malade sur son lit d'hôpital. Arrivée à Florence, Lina déchante un peu. Howard, l'ami si cher au cœur de sa mère, et accessoirement son géniteur, est en charge du mémorial américain de la seconde guerre mondiale, il vit donc au milieu d'un grand cimetière, difficile environnement pour une jeune fille en plein deuil.

C'est un joli coup de cœur que j'ai eu pour ce roman ! J'ai passé un si agréable moment à voyager à Florence au travers de l'aventure de la jeune Lina ! On se laisse entraîner à la suite du beau Ren et on vit l'émerveillement face multiples découverte touristiques par procuration. On contemple le duomo, on admire le ponte Vecchio, on savoure de délicieuses glaces, on se faufile en ville chevauchant un scooter car l'auteure a le don de rendre son récit vivant. J'ai eu peur seulement durant le prologue car le roman commençait par une note très sombre avec certes un ton assez léger par rapport aux circonstances, à savoir l'annonce du cancer incurable de la mère, mais tout de même la gravité était forcément bien présente. Mais malgré des interludes plus sensibles où Lina apprend à connaître sa mère, et sa propre histoire par là-même, grâce à un journal intime qu'elle lui a laissé, le récit est douce, gaie et rafraîchissante. Une tendre romance au goût de stracciatella  sous la chaleur italienne, une parfaite lecture pour cet été. A découvrir dès 13 ans. 


Et si je mets en images ce qui m'a marquée dans le roman, ça donne ça : 

jeudi 2 novembre 2017

Lotto Girl

Lotto Girl
Georgia Blain
Éditions Casterman
Dans Lotto Girl, nous voici plongés dans un monde futuriste avec les dirigeants richissimes et un reste du monde quasiment réduit en esclavage. Ces riches vivent dans une bulle où tout est parfait. Ils boivent de la "pure aqua", ce qu'ils mangent est estampillé "BioPerfect", ce qui a pour résultat que leurs défenses immunitaires sont à zéro et qu'ils ne peuvent plus vivre à l'extérieur de leur monde aseptisé. Une avancée technologique majeure permet désormaisde faire des manipulations génétiques avant la naissance. La population dominante a donc la possibilité de choisir leurs enfants "à la carte". Ces modifications de l'adn sont même jugées indispensables. Pourquoi lotto girl ? Parce que les parents de l’héroïne, Fern, ont gagné à une loterie une modification génétique pour leur enfant offerte. En contrepartie de ça, ils acceptent de laisser leur futur enfant à l'institution BioPerfect très jeune en vue qu'il soit élevé en maximisant son potentiel. Lorsque Fern quitte sa famille, elle le fait sans regrets, elle n'est ni attachée à ses parents ni à son petit frère. Ce qui importe à la jeune fille c'est de gagner en confort, d'être chouchoutée et d'être un peu au dessus du lot du peuple commun...
Le lecteur a du mal à s'attacher à Fern qui n'a pas de personnalité et ne s'attache pas non plus à ses compagnes.
On manque également d'informations sur la technologie développée, ce qui rajoute de la difficulté à visualiser le monde dans lequel évolue les personnages. On comprend que les portables sont vitaux pour chacun, que sans ils n'existent plus mais sinon les moyens de transport, la monnaie (les donneés ?) sont flous.
S'il y a une intention de l'auteure derrière le récit, un message concernant les dérives du monde industriel et des gros lobbys, le lecteur peut passer à côté du livre car l'héroïne n'évolue pas. Elle est ballottée d'un monde à l'autre, sans quasi d'interaction avec les autres, elle ne devient ni plus courageuse, ni plus engagée, ni plus attachante. Difficile d'accrocher à un roman qui n'offre aucune consistance à son personnage principal et aux différents protagonistes. Des décors peu décrits, des personnages plats, une lenteur du récit et un côté très brouillon, font que malgré le fond intéressant, il a fallu que je m'accroche pour le finir.

A découvrir à partir de 12 ans.

mardi 31 octobre 2017

ReMade, tome 1

ReMade, tome 1 
Alex Scarrow 
Éditions Casterman 
L'auteur de Time Riders ! Nous ne pouvions passer à côté de ReMade, étant de grands fans de la plume de Scarrow !
Un méga virus se développe à plusieurs endroits au monde, après un premier foyer en Afrique, très rapidement des souches s'étandent un peu partout.
Pour résumé, si le virus vous touche vous vous liquéfiez... 
Dans les médias petit à petit la tragédie qui s'annonce prend de l'ampleur. Notre héros, Léo, est à Londres avec sa mère et sa petite sœur Grace. Sa mère, séparée de son père resté vivre à New York, ne  veut pas croire que le danger rôde. Mais rapidement, le père avertit Léo que c'est sérieux et qu'il faut qu'ils aillent se protéger loin de Londres à la campagne. Lorsque Léo arrive à décider sa mère, il est presque trop tard, le virus les rattrape...
S'ensuit une course pour échapper au virus qui tue tout le monde comme des mouches. Le virus et les morts vont plus vite que tout. Pour rajouter à l'horreur et à l'urgence, ce germe passe d'une espèce à l'autre sans distinction, tout ce qui est animal meurt.
Léo est un grand migraineux qui doit se bourrer de cachetons pour tenter d'avoir de l'énergie, et sa petite soeur a un bras cassé qui lui fait encore mal et encore plus lorsqu'elle doit se mettre à courir, cela n'arrange donc pas les choses. Autant dire que la vie sur terre, mis à part les plantes, est plus qu'en danger et que nos héros sont mal barrés !

Ce roman assez horrifique tient en haleine ! Le lecteur totalement scotché car jusqu'à un certain point cela reste plausible, ça rajoute au stress de la lecture, au suspense, et à sa puissance. C'est réaliste, super bien écrit, prenant à l'excès, en résumé il s'agit à nouveau d'une très belle réussite de la part de l'auteur. La 4ème de couv dit que c'est un Stephen King pour les jeunes et c'est tout à fait ça mais en moins dérangeant tout de même. Nous sommes dans du Walking Dead version light, avec de jolis passages un peu gore. A découvrir pour tous les amoureux du genre dystopie, une belle science fiction avec des pointes d'horreur, à partir de 14 ans.

mercredi 11 octobre 2017

Le grand saut, tome 2

Le grand saut, tome 2
Florence Hinckel
Editions Nathan
"Depuis l’accident d’Alex, le groupe des six amis inséparables a volé en éclat. Paul et Iris ne s’adressent plus la parole, Alex s’isole, Marion s’enferre dans une nouvelle relation d’amitié empoisonnée, Rébecca aime Alex qui ne l’aime pas, Iris découvre un nouveau secret perturbant, Paul ne va plus au lycée, et Sam ne se sent nulle part à sa place. Pour couronner le tout, le bac approche avec son lot d’angoisses et de promesses de liberté… Réussiront-ils à recoller les morceaux de cette amitié qui leur donnait des ailes ? Et à trouver, chacun, la force d’affronter obstacles et rêves les plus fous ?"

Florence Hinckel détient la palme (la plume d'or ?) de la frustration du lecteur ! J'avais fini le premier volume dans un état de consternation avancé, et voilà qu'elle me refait le même coup avec le 2 ! Argh ! Dans ce tome, on retrouve avec plaisir nos héros. Vous vous en rappelez ? Alex le beau gosse intelligent et sensible. Paul le blondinet bellâtre qui part en live (oui, je ne suis pas une grande fan de ce perso, j'avoue, c'est celui qui m'agace le plus). Marion, la rêveuse, l'intello, mais la paumée aussi. Rebecca, qui m'agace peut être autant que Paul, la fille superbe à qui tout semble réussir mais qui cache secrètement qui est l'élu de son cœur. Sam, petit, maigre et roux ! Assez obsédé par les filles, il espère rencontrer LE grand amour (et si possible très vite). Harcelé, agressé, il passe une bonne partie du livre à avoir peur qu'on lui tape dessus. Et enfin Iris, ma chouchoute, la naturelle, la spontanée du groupe.

Suite à son accident à la fin du tome 1, Alex est désormais en fauteuil roulant (vous vous rappelez la fin du tome 1 quand il avait refusé de voir Iris ? L'horreur je vous dis pour mon ptit cœur sensible !). On va l'accompagner dans ses hauts (okay pas très hauts et peu nombreux) et ses bas (à la pelle et plutôt vachement bas). Paul est lointain aux yeux du lecteur, autant qu'il l'est avec ses amis, il se drogue, ne va plus en cours, il semble perdre pied et se perd peu à peu lui-même. Il vit malheureusement dans la culpabilité...
Marion n'a pas la vie facile, au milieu des querelles de ses parents divorcés, elle tente de s'occuper de son ptit frère (Tom, j'adore ce gosse) du mieux qu'elle peut. Mais elle, qui s'occupe d'elle ? Délaissée, elle sombre régulièrement dans la mélancolie et les tics envahissent son quotidien. Marion va changer dans ce tome, se faire du mal et toucher le fond. Désormais on ne peut qu'espérer qu'elle rebondisse enfin. Rebecca s'adonne avec passion au théâtre, on ne la voit que peu (tant mieux gniark gniark). Elle est toujours là pour ses amis, mais se montre discrète sur ses envies.
Sam vit dans la crainte de croiser les mauvaises personnes aux mauvais endroits (à savoir ceux où il ne pourra pas leur échapper). Un stratagème va s'imposer à lui pour calmer le harcèlement qu'il subit mais ça ne durera pas. Heureusement la fin du roman est bien plus clémente avec lui. Je suis ravie du choix de l'auteure (bien entendu, je ne vous en dis pas plus) et de ce qu'elle a réservé au lecteur et à Sam (les pages 379 et 380 sont juste parfaites ! merci pour ces deux pages de douceur dans ce monde de brutes). Tout comme Becky Iris n'apparait que peu (snif cette fois). Et à ma plus grande insatisfaction, rien ne bouge ou presque entre elle et Alex. Pour une fois dans ma vie que je veux de la romance dans un roman, y'en a pas (entre ces deux personnages en tous cas) ou presque ! Bon, il y a bien quelques petits passages sympathiques et touchants mais ça ne va pas assez vite à mon goût. Frustrée je vous ai dit !

Le grand saut ne peut laisser indifférent, il vous embarque avec lui, et vous transporte dans cet univers de grands ados en construction. Les thèmes actuels sont bien entendu essentiellement pour la modernité du récit et l'identification des lecteurs. Divorce, secret de famille, amitié, romance, sexualité et première fois, suicide, mutilation, drogue, finalement le panel est très très large. Mais pour moi la force de cette histoire c'est de nous faire vivre les personnages comme rarement. On se les approprie si bien, on les sent vibrer, on en oublierait presque que ce ne sont que des personnes de papier tellement on se sent impliqué !
A nouveau un coup de cœur pour ce second volume et il n'y a plus qu'à attendre mai 2018 pour le troisième tome !

mercredi 7 juin 2017

Cette étoile ne s'éteindra pas

Cette étoile ne s'éteindra pas
Esther Earl
Editions Nathan
Tout comme j'avais été scotchée par Nos étoiles contraires, Cette étoile ne s'éteindra pas ne m'a pas épargnée. Après l'avoir reçu (une jolie surprise), je ne pensais pas pouvoir le lire, comprenez je n'aime pas les récits avec des maladies graves, je suis trop émotive, trop sensible pour plonger à coeur ouvert dans la maladie. Et puis, dès le premier jour, j'ai commencé à l'ouvrir (le livre, quoique mon coeur aussi) comme je l'avais d'ailleurs fait pour Nos étoiles contraires, j'ai d'abord lu la fin... puis j'ai lu un peu du début, du milieu, à nouveau la fin, pour finalement le commencé à la première page et le dévorer d'une traite. J'ai pleuré un bon millier de fois. C'est tellement touchant, proche de nous, que l'on finit certaines pages totalement en vrac. A contrario, il y a de nombreux moments drôles aussi donc on se retrouve à alterner sourires et larmes. Etant athée, voire anticléricale, j'ai parfois eu du mal avec toutes les références à dieu et sa miséricorde... Mais l'on peut comprendre que la religion puisse permettre de tenir à cette famille... Mais on remarquera que plus la maladie avance, moins la religion ne sera présente, pire on voit la foi de la mère - pourtant femme de pasteur - se transformer en même temps que la douleur augmente chez sa fille. Comment garder la foi lorsque son enfant a si mal au jour le jour ?
Le texte est toujours juste, il comprend essentiellement des passages du journal intime (durant ces années de maladie, Esther remplira plusieurs carnets) de la jeune fille et des apartés des parents. Esther nous raconte sa vie de lycéenne, ses amies, ses relations avec ses soeurs et ses parents. Esther est une jeune fille adorable, impétueuse, râleuse, patiente, courageuse, impatiente... vous voyez, elle est comme tout le monde pleine de défauts et de qualité, elle est changeante comme tout un chacun, elle est à la fois une adolescente "normale" avec un caractère fluctuant et une jeune fille bien trop mature à cause de ce qu'elle subit. Esther adore lire et écrire. C'est une grande fan du monde d'Harry Potter et elle trouvera beaucoup de soutien dans les groupes de fans crées sur internet. Elle a de nombreux vlogs. Elle aime aussi la plume de John Green, il aura la chance de partager avec elle des moments riches en émotions.
Esther aime aussi dessiner et le livre est parsemé de ses dessins. Au fil des pages et de l'avancement de la maladie, j'ai ressenti un dispersement de la pensée de la jeune fille, la douleur et la fatigue font que l'on a parfois du mal à savoir où elle va. Il faut prendre le livre tel qu'il est, il n'est pas sans défauts du point du vue du style ou même de la construction mais il n'en demeure pas moins un document pertinent. Il est douloureux de connaître par avance le destin de la jeune fille, de la voir rêver d'embrasser un garçon tout en sachant que ce ne sera jamais le cas, de sentir sa souffrance et sa solitude. Pour les adolescents, je pense que cela peut être riche d'enseignement sur l'importance de vivre pleinement et de profiter des siens.

vendredi 11 novembre 2016

Jeunesse Eternelle

Jeunesse Éternelle
Nathalie Le gendre
Editions Bayard
Jusqu'où irait-on pour rester éternellement jeune ? Léna, 16 ans, est atteinte d'une maladie cérébrale qui affecte sa mémoire : elle oublie tout. Même les visites d'Étaine, chaque dimanche depuis des années. Un jour, Étaine lui confie un manuscrit qui pourrait l'aider : il s'agit du journal de sa soeur Shanel, elle-même atteinte d'une étrange maladie... Quelques années plus tôt, Shanel est l'une des rares personnes à avoir participé à Jeunesse Eternelle, un programme scientifique top secret pour combattre les effets du temps. Jeunesse Eternelle réalise le rêve de toute personne... mais à quel prix ?

À la fois beau et triste ce roman. Qui n'a jamais rêvé de rester jeune à tout jamais voire de redevenir celui ou celle qu'il a été quelques années 
auparavant ? La science a sûrement un prix, c'est ce qu'apprend à ses dépens l'héroïne du roman. Sa vie de quarantaine qui semblait lui échapper finit carrément par lui filer entre les doigts. Une vie à grande vitesse sans arrêt ni retour en arrière possible.
Des rides effacées contre des souvenirs, le lecteur assiste à l'irrémédiable déchéance d'une femme qui perd pied. Ce récit à deux voix laisse entendre les échos d'autrefois et ceux du présent, et l'histoire regroupe aussi des personnes liées par un secret de famille du passé. Jeunesse Éternelle se révèle très mélancolique, on espère jusqu'au bout un happy end. Viendra ou non, je vous laisse le découvrir.

À lire à partir de 12 ans.

Mille baisers pour un garçon

Mille Baisers pour un garçon
Tillie Cole
Éditions Hachette
Un baiser dure un instant. Mille baisers durent une éternité.
Poppy et Rune sont amoureux depuis l'enfance. Ils pensaient que rien ni personne ne pourrait jamais les séparer. Jusqu'au jour où Rune est parti deux ans dans sa Norvège natale...
Pourquoi Poppy cesse-t-elle alors de répondre aux appels de Rune ? Pourquoi avoir coupé les ponts, sans raison, sans explication ? Rune a le sentiment qu'on lui a arraché le coeur, Poppy, elle, a le coeur brisé par un secret bien trop lourd. La vie leur laissera-t-elle le temps de se retrouver et de s'aimer ?

Je pense être ce qu'on appelle un bon public et j'aime particulièrement les romans de détente simples et doux. Mais il y a certaines limites à ce que je peux apprécier. Ici, cela partait bien car malgré un titre assez bof (à mon goût), j'adore cette si jolie couverture. Résumé de 4ème de couv lu, une histoire d'amour entre deux amis d'enfance, je partais franchement confiante.

ô combien fut dure la chute. Le récit démarre sur la toute première rencontre des deux protagonistes principaux, Poppy et Rune. Ils ont 5 ans et les dialogues donnent l'impression qu'ils sortent de Sciences Po (bon, ok j'exagère un peu), c'est merveilleusement non crédible. Je respire un grand coup et je poursuis. Les héros ont 8 ans et là Poppy qui avait fait Sciences Po à 5 ans je rappelle, semble plus proche de l'institut pour un léger handicap mental que digne d'une grande école ! Passons, on arrive à l’adolescence des deux tourtereaux, ils ont 15 ans... et le texte est rempli de tirades mielleuses et mièvres que n'importe quel couple ado serait dans l'impossibilité de prononcer ! (et même dans l'optique où ils auraient les bons mots, ils préféreraient clairement un double suicide !). Ça passerait à la rigueur dans la bouche de trentenaires fusionnels et encore même pas sûre ! Cerise sur le gâteau, ils sont bien entendu sublimement beaux, rebelles, décalés et admirés par tous. Comment dire, là je savais déjà que ce bouquin et moi, on n'allait pas devenir super potes. Mais tant bien que mal (surtout dans la douleur hein), j'ai continué et lorsqu'enfin l'auteur crache sa valda et que l'histoire tourne au drame, j'ai failli demander grâce. Heureusement, on était presque à la fin ! Le pire étant sans doute la chute du roman à l'image du livre, c'est à dire très niaise et toujours au maximum de l'improbabilité. Alors si vous êtes des bisounours que vous croyez que les licornes existent et que les filles quand ça pète ça fait des paillettes, peut-être que ce livre sera pour vous (sachant que je croyais moi-même être un bisounours !), pour les autres lisaient ou relisaient Nos étoiles contraires.

mardi 27 septembre 2016

Cette obscure clarté

Cette obscure clarté
Estelle Laure
Editions Hachette
Mon père est à l’asile. Ma mère a pris des vacances à durée indéterminée. Si on apprend qu’elle nous a laissées seules, Wren et moi, on va nous séparer.
 
Après le lycée, il reste le frigo à remplir, les factures à payer, la maison qui tombe en ruines, nos voisins à gérer… Heureusement, deux personnes connaissent notre secret : ma meilleure amie Eden, et Digby, son frère jumeau merveilleusement parfait – et parfaitement casé.

 
Certains jours, j’ai l’impression que je ne vais pas y arriver. Alors quand, en rentrant du boulot, je trouve le frigo qui déborde ou des muffins encore fumants au pied de l’escalier, je ne peux m’empêcher de me demander : est-ce qu’on cherche à nous empoisonner ? Ou bien, même au cœur des ténèbres, est-ce que l’espoir ne pourrait pas briller ? 

J'ai énormément aimé ce roman ! Mais il était juste trop court ! Je voulais continuer mon bout de chemin avec ces si attachants personnages ! Suivre encore un peu leurs vies, voir grandir Wren, s'épanouir Lucille, évoluer Eden, changer Digby, et enfin en apprendre plus sur ceux qui les entourent. Malgré la gravité des faits, la folie d'un père et l'abandon d'une mère, il s'agit d'une belle histoire de solidarité et d'amitié. La romance est le seul bémol que je mets au livre, sinon je pense qu'il aurait été un coup de coeur.

lundi 26 septembre 2016

J'étais là

J'étais là 
Gayle Forman

Editions Le livre de poche jeunesse
Quand j'ai appris la mort de Meg, j'ai cru qu'elle me faisait une blague. Une de celles dont elle avait le secret. Elle avait tout prévu : la méthode, le lieu, ce qu'il faudrait faire de ses biens. Et même ce fichu mail, envoyé en différé, annonçant qu'elle en finissait avec la vie. Ensuite, il a fallu affronter la pitié des habitants de Plouc-la-ville. Faire face aux questions que je lisais sur tous les visages. Oui, Meg était ma meilleure amie. Non, je n'étais pas au courant. Pourquoi ne m'avait-elle rien dit ? Elle avait eu besoin de moi, et je n'avais pas été à la hauteur. Pourtant, j'étais là.

Si je connaissais l'auteure de nom, je n'avais jamais lu un de ses romans, pensant qu'ils n'étaient pas pour moi. Et puis pour J'étais là, je me suis dit "et pourquoi pas finalement ?" Grand bien m'a pris puisque je n'ai pas lâché mon bouquin une fois commencé. J'ai eu des frissons en le finissant. Tout ce qui concerne l'amitié et les relations familiales sont particulièrement justes. J'ai été surprise de constater que le roman se lisait presque comme un thriller. L'héroïne, Cody, remonte la piste laissée malgré elle par son amie décédée. Au fil des rencontres, des mails épluchés, des corbeilles (d'ordi) déterrées, elle retrace et met le doigt sur les raisons du suicide de celle avec qui elle a grandi. Les surprises ne vont pas manquer et les rencontres décisives pour la jeune fille non plus. C'est le genre de roman que l'on finit mélancolique, en se posant des questions et peut-être en appréciant encore un peu plus la vie. L'auteure revient avec finesse sur les différentes étapes du deuil des proches des personnes qui se suicident, culpabilité, colère, tristesse, des états qui ne cessent de s'entrechoquer. L'enquête et l’intrigue sont bien ficelées et les personnages agréablement dépeints. Le roman fait partie de la littérature jeunesse et pourtant il n'est pas léger, il aborde sans tabou la maladie et la sexualité. À réserver à un public déjà un peu grand, à partir de 13/14 ans.

jeudi 22 septembre 2016

Tombquest, tome 1



Tombquest, tome 1 : Le livre des morts
Michael Northrop
Editions Bayard Jeunesse


Alex est un garçon de 11 ans dont la mère, spécialiste en égyptologie, travaille au musée. Avec sa meilleure amie Ren, dont le père gère la sécurité du musée, il passe de longues journées à vagabonder dans les longs couloirs chargés d'histoire.  Mais Alex est très malade et souffre jour après jour d'un mal plus intense et sans cause connue. Alors que sa mère prépare une grosse exposition afin de mettre en avant des parchemins mystérieux traitant de la vie et de la mort, Alex, suite à une crise, s'écroule et se retrouve inconscient. Sa mère décide alors d'utiliser un des sortilèges des parchemins pour ramener son fils à la vie. Alex se réveille et pour la première fois il se retrouve dans une forme éclatante. 
Par contre, la magie ayant un prix, des phénomènes inexpliqués commencent à apparaître. 

Mélange de Nuit au musée, de La Momie et d'Indiana Jones, Tombquest est un très bon roman jeunesse. Quelques frissons, de l'humour, de l'aventure, des personnages attachants, voilà les ingrédients qui en font un ouvrage à découvrir. J'ai surtout énormément apprécié la première partie qui se déroule au musée. La mère d'Alex l'a bercé depuis toujours des légendes égyptiennes. Durant leurs pérambulations dans le musée les objets sont entourés de mystère ce qui crée une ambiance lourde très réussie. La suite se concentre en partie sur une course-poursuite dans le métro et j'avoue que j'ai trouvé ces passages too much, mais il s'agit peut-être de mon point de vue d'adulte, un jeune lecteur trouvera certainement cette action bien divertissante. 

A découvrir à partir de 10 ans pour passer un excellent moment de lecture.
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