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dimanche 7 juillet 2019

Les puissants, tome 3

Libres
Vic James
Editions Nathan
Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ? 
Évadé de prison, Luke n'a pas d'autre choix que de s'allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ? 

jeudi 2 novembre 2017

Lotto Girl

Lotto Girl
Georgia Blain
Éditions Casterman
Dans Lotto Girl, nous voici plongés dans un monde futuriste avec les dirigeants richissimes et un reste du monde quasiment réduit en esclavage. Ces riches vivent dans une bulle où tout est parfait. Ils boivent de la "pure aqua", ce qu'ils mangent est estampillé "BioPerfect", ce qui a pour résultat que leurs défenses immunitaires sont à zéro et qu'ils ne peuvent plus vivre à l'extérieur de leur monde aseptisé. Une avancée technologique majeure permet désormaisde faire des manipulations génétiques avant la naissance. La population dominante a donc la possibilité de choisir leurs enfants "à la carte". Ces modifications de l'adn sont même jugées indispensables. Pourquoi lotto girl ? Parce que les parents de l’héroïne, Fern, ont gagné à une loterie une modification génétique pour leur enfant offerte. En contrepartie de ça, ils acceptent de laisser leur futur enfant à l'institution BioPerfect très jeune en vue qu'il soit élevé en maximisant son potentiel. Lorsque Fern quitte sa famille, elle le fait sans regrets, elle n'est ni attachée à ses parents ni à son petit frère. Ce qui importe à la jeune fille c'est de gagner en confort, d'être chouchoutée et d'être un peu au dessus du lot du peuple commun...
Le lecteur a du mal à s'attacher à Fern qui n'a pas de personnalité et ne s'attache pas non plus à ses compagnes.
On manque également d'informations sur la technologie développée, ce qui rajoute de la difficulté à visualiser le monde dans lequel évolue les personnages. On comprend que les portables sont vitaux pour chacun, que sans ils n'existent plus mais sinon les moyens de transport, la monnaie (les donneés ?) sont flous.
S'il y a une intention de l'auteure derrière le récit, un message concernant les dérives du monde industriel et des gros lobbys, le lecteur peut passer à côté du livre car l'héroïne n'évolue pas. Elle est ballottée d'un monde à l'autre, sans quasi d'interaction avec les autres, elle ne devient ni plus courageuse, ni plus engagée, ni plus attachante. Difficile d'accrocher à un roman qui n'offre aucune consistance à son personnage principal et aux différents protagonistes. Des décors peu décrits, des personnages plats, une lenteur du récit et un côté très brouillon, font que malgré le fond intéressant, il a fallu que je m'accroche pour le finir.

A découvrir à partir de 12 ans.

vendredi 12 juin 2015

Red Rising, tome 1

Red Rising, tome 1
Pierce Brown
Editions Hachette 

Dans le futur, la Terre n'est plus habitable. Pour survivre, la Société est partie coloniser Mars. Les Ors, ses membres les plus riches, érigés en aristocrates, ont réduit les autres en esclavage... Darrow est un Rouge, un membre de la caste la plus basse de la Société. Sa fonction : arracher au cœur de Mars de quoi assurer à la Société sa croissance et sa richesse. Toute la journée, il creuse, persuadé que les Rouges sont le dernier espoir de l'humanité.
Qu'importe si, en seize ans, il n'a pas vu le ciel ? Qu'importe s'il doit subir chaque jour les injustices des Ors ? Darrow vit, il a l'amour d'Eo, la plus jolie des Rouges, et pour lui, c'est bien suffisant. Mais pas pour elle. Eo rêve à un futur meilleur, un avenir où les Rouges pourront regarder les Ors dans les yeux. Pour ce rêve, Eo est prête à tout. Jusqu'au sacrifice. Lorsque Eo est condamnée à mort, Darrow est dévasté.
Désormais, il ne vivra plus que pour sa vengeance. Rien ne l'empêchera d'anéantir ses ennemis. Même si, pour cela, il doit devenir l'un d'eux.
Red Rising est une pure tuerie ! Dans tous les sens du terme puisque l'auteur n'hésite pas à tuer quelques-uns de ses personnages même parmi les plus attachants ! Si je devais trouver des similitudes avec d'autres romans déjà parus et ainsi aider à résumer Red Rising, je dirais que c'est un savant mélange entre Hunger Games (Suzanne Collins) et L'élite (Joelle Charbonneau) avec des pointes de Game of Thrones (George R-R Martin) ! Plutôt alléchant n'est-ce pas ?! Je me suis ré-ga-lée ! Je l'ai lu quasi d'une traite mais lorsque j'étais obligée de le poser, l'histoire ne cessait de tourner en boucle dans ma tête. Je m'imaginais la suite, essayais de projeter les futures actions des différents protagonistes... le récit est de ceux qui ne vous lâche pas, qui vous tient en haleine et comble du bonheur qui vous surprend ! Quel plaisir de constater que l'on ne voit pas venir différents rebondissements ! Recommençons depuis le début. Le narrateur est un homme, ce qui nous change bien agréablement après toutes ces dystopies racontées du point de vue d'une femme. Ce héros est un garçon aux sentiments et aux actions "bruts de décoffrage", sincèrecombatif, et finalement profondément humain. L'auteur nous plonge de suite dans l'action, dans ce monde différent du notre, et nous fait découvrir ce nouvel univers avec une aisance bluffante. Le rythme est soutenu, sans temps mort et si le texte est simple, il n'est pas simpliste. Brown manie également l'humour et le langage des uns et des autres est quelque fois fleuri. ^^ Dans Red Rising, vous aurez de l'amour, de l'amitié, de la violence, de l'espoir et des idéaux à réaliser, le tout pour quelques heures de lecture absolument parfaites et un début de série qui envoie du lourd ! Vous l'aurez compris, c'est un coup de coeur et je vais maintenant prendre mon mal en patience en attendant l'arrivée en France du second volume. 
Ce premier tome sort en librairie le 17 juin.  

mardi 2 juin 2015

Arslân, tome 1

The héroic legend of Arslân, tome 1
Hiromu Arakawa
Yoshiki Tanaka
Editions Kurokawa
À la frontière de l'Orient et de l'Occident se trouve le prospère royaume de Parse tenu d'une main de fer par le redoutable roi Andragoras. Avec sa frêle carrure et son maniement approximatif des armes, difficile pour le jeune prince Arslân de revendiquer son statut d'héritier du trône. Alors âgé de 14 ans, il va prendre part à sa première bataille afin de repousser l'envahisseur dans la plaine d'Atropathènes. Un jour marqué du sceau de l'infamie qui fera basculer à jamais son destin et celui du royaume de Parse.

 Hiromu Arakawa est sans doute l'une de mes mangakas préférées (ex-æquo avec Ai Yazawa). Full Metal Alchemist est une série culte qui fut une lecture absolument incroyable. Silver Spoon depuis quelques années est une série que je suis avec un grand plaisir car elle me fait mourir de rire à chaque tome. Il n'y a que les deux volumes de Nobles Paysans auxquels je n'avais pas accroché (mon fils aîné, aussi fan de l'auteure que je le suis, a adoré !). J'ai même beaucoup aimé la saga Hero Tales qui a pourtant été plus critiquée par les passionnés (à la décharge d'Arakawa, elle n'assurait que le graphisme d'Hero Tales et ne dirigeait pas le scénario). Dans Arslân, elle fait tout et elle le fait bigrement bien ! Ce premier tome est tout simplement excellent. Arakawa est partie des romans d'Yoshiki Tanaka mais elle en dirige seule l'adaptation en manga. Elle démontre, ici, une fois de plus son immense talent. 
Ce premier tome s'ouvre sur une scène de champ de bataille où coule le sang des hommes. C'est à l'image du reste de l'ouvrage. Nous sommes sans cesse plongés dans le chaos de la guerre. L'auteur revient également sur les prémices de l'histoire avec l'enfance d'Arslân et un événement qui marquera sa vie et celle d'un autre personnage que l'on retrouvera au coup par coup mais qui est un des éléments centraux du scénario. Très jeune, le prince Arslân apparaît comme gentil, fragile et maladroit. Difficile pour lui de s'imaginer devenir un grand roi tant il peine à sortir de son inexpérience. Sa mère est une femme superbe mais terriblement distante et froide, une attitude qui tranche face au visage avenant du jeune héros. Quant au roi, c'est à peine s'il accorde un regard à son fils... Pauvre Arslân qui, malgré les privilèges de son statut, souffre d'un cruel manque affectif de la part de l'un et de l'autre de ses parents. 
En parcourant les rues de la capitale lors d'un retour des troupes de la guerre, Arslân, 11 ans alors, se fait kidnapper par un soldat étranger échappé de sa cage de prisonnier. Ce dernier révèle avoir le même âge que le jeune prince mais leur état d'esprit est diamétralement opposé. Ce nouveau venu est sûr de lui et déborde d'une foi extrême pour sa cause et son dieu. A travers leurs péripéties en ville et en côtoyant cet étranger, Arlsân va mieux comprendre ses ennemis et découvrir l'envers du décor de son royaume, ainsi son père règne sur un peuple tout sauf égalitaire. 
Comme d'habitude, j'adore le graphisme de l'auteur et c'est un régal de reconnaître dans les traits de ses personnages d'autres héros de ses séries précédentes. Chacun a une assez forte personnalité pour faire oublier très vite ses prédécesseurs et renforcer l'impression d'un simple hommage aux œuvres passées. 
Hommes brûlés vifs, flèches qui traversent les gorges et les corps, têtes tranchées, chevaux tués, nous sommes sans cesse au coeur de la tourmente et du danger. Toutefois, les illustrations ne sont pas trop gores, on n'évite pas les scènes sanglantes mais ça reste largement soutenable. 
L'histoire politique est subtile, dans chaque camp se cache des vérités et des mensonges, des idées à combattre et d'autres à garder. Si le royaume du père d'Arslân fonctionne grâce aux esclaves, leurs adversaires au nom de leur dieu n'hésitent pas à tuer sans merci quiconque sera jugé d’hérésie. 
Le récit se termine sur une rencontre qui j'imagine va se révéler déterminante pour l'évolution d'Arslân. Quant à moi, je suis déjà tombée amoureuse de ce nouveau personnage qui sera, je pense, aussi sage que loufoque. 
J'ai terriblement hâte de lire la suite ! Cette série s'annonce merveilleusement épique ! 
Le livre est aussi beau qu'il est bon ! 1ère et 4ème de couverture, tranche, intérieur, et même sous la jaquette, le lecteur est gâté par la superbe édition collector dont bénéficie ce premier tirage. 
 
 

samedi 12 janvier 2013

Famille Pirate - Les Naufragés

Famille Pirate, tome 1 : Les Naufragés
Fabrice Parme 
Aude Picault
Editions Dargaud

La journée commence mal pour Viktor, le pirate. Son bateau est immobilisé pour cause de dettes, son voisin moqueur qui le nargue, sa belle-mère et ses amis qui réclament l'argent qu'ils lui ont prêté. Quand il décide, malgré le risque d'être banni, de devenir "naufrageur",, c'est-à-dire pirater les autres pirates, sa première prise va lui réserver une sacrée surprise, ainsi il ne tombe pas sur de l'or, ni des bijoux, ni du sucre mais sur des... humains, des esclaves noirs.


On retrouve avec plaisir les traits d'un dessin animé des années 2000 (n'ayant plus la télé, je ne sais pas si ça passe encore (?)) Ensuite, c'est sur papier, dans le magazine "Spirou", puis dans "Le monde des ados", que l'auteur Fabrice Parme, a projeté ses personnages, en s'associant à l'illustratrice Aude Picault. Ici, les deux complices nous propose une histoire, de la famille Mac Bernik, inédite et complète

Les illustrations sont précises, expressives et très colorées. L'humour est omniprésent, il marque fortement les dialogues et les dessins, on trouve également des expressions, des jurons, des mots tendres, liés au monde de la mer "mon ptit bigorneau", "terrines d'huîtres glaireuses" "cette morue desséchée", c'est irrésistible pour les jeunes lecteurs. 
Une BD pleine de bonne humeur, qui traite de la diversité et de la tolérance
Si les pirates les plus riches de l'île sont ravis de l'arrivée de cette main-d'oeuvre corvéable à merci, Lucille, la femme de Viktor et leur fille Scampi sont écoeurées par l'exploitation et la maltraitance d'êtres humains par d'autres. Lucille lance une manifestation pour interpeller les habitants sur l'île, Scampi va tomber amoureuse d'un jeune esclave et pour finir le garçonnet de la famille pirate, Bigorneau, va se faire de nouveaux amis...


Une histoire à la fois légère et profondeamusante et intelligente et qui plaira fortement aux + de 8 ans. 

Le dos de la BD... 
 Les pages de garde... 
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