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mardi 21 mai 2019

Everless, tome 1

Sara Holland
Editions bayard

Julie vit dans la misère avec son père. Pour pouvoir payer ses dettes, celui-ci va consulter l'extracteur de temps. Car au royaume de Sempera, tout se paie en temps. On peut en effet transformer en métal précieux le temps de vie contenu dans le sang...

mardi 2 juin 2015

Arslân, tome 1

The héroic legend of Arslân, tome 1
Hiromu Arakawa
Yoshiki Tanaka
Editions Kurokawa
À la frontière de l'Orient et de l'Occident se trouve le prospère royaume de Parse tenu d'une main de fer par le redoutable roi Andragoras. Avec sa frêle carrure et son maniement approximatif des armes, difficile pour le jeune prince Arslân de revendiquer son statut d'héritier du trône. Alors âgé de 14 ans, il va prendre part à sa première bataille afin de repousser l'envahisseur dans la plaine d'Atropathènes. Un jour marqué du sceau de l'infamie qui fera basculer à jamais son destin et celui du royaume de Parse.

 Hiromu Arakawa est sans doute l'une de mes mangakas préférées (ex-æquo avec Ai Yazawa). Full Metal Alchemist est une série culte qui fut une lecture absolument incroyable. Silver Spoon depuis quelques années est une série que je suis avec un grand plaisir car elle me fait mourir de rire à chaque tome. Il n'y a que les deux volumes de Nobles Paysans auxquels je n'avais pas accroché (mon fils aîné, aussi fan de l'auteure que je le suis, a adoré !). J'ai même beaucoup aimé la saga Hero Tales qui a pourtant été plus critiquée par les passionnés (à la décharge d'Arakawa, elle n'assurait que le graphisme d'Hero Tales et ne dirigeait pas le scénario). Dans Arslân, elle fait tout et elle le fait bigrement bien ! Ce premier tome est tout simplement excellent. Arakawa est partie des romans d'Yoshiki Tanaka mais elle en dirige seule l'adaptation en manga. Elle démontre, ici, une fois de plus son immense talent. 
Ce premier tome s'ouvre sur une scène de champ de bataille où coule le sang des hommes. C'est à l'image du reste de l'ouvrage. Nous sommes sans cesse plongés dans le chaos de la guerre. L'auteur revient également sur les prémices de l'histoire avec l'enfance d'Arslân et un événement qui marquera sa vie et celle d'un autre personnage que l'on retrouvera au coup par coup mais qui est un des éléments centraux du scénario. Très jeune, le prince Arslân apparaît comme gentil, fragile et maladroit. Difficile pour lui de s'imaginer devenir un grand roi tant il peine à sortir de son inexpérience. Sa mère est une femme superbe mais terriblement distante et froide, une attitude qui tranche face au visage avenant du jeune héros. Quant au roi, c'est à peine s'il accorde un regard à son fils... Pauvre Arslân qui, malgré les privilèges de son statut, souffre d'un cruel manque affectif de la part de l'un et de l'autre de ses parents. 
En parcourant les rues de la capitale lors d'un retour des troupes de la guerre, Arslân, 11 ans alors, se fait kidnapper par un soldat étranger échappé de sa cage de prisonnier. Ce dernier révèle avoir le même âge que le jeune prince mais leur état d'esprit est diamétralement opposé. Ce nouveau venu est sûr de lui et déborde d'une foi extrême pour sa cause et son dieu. A travers leurs péripéties en ville et en côtoyant cet étranger, Arlsân va mieux comprendre ses ennemis et découvrir l'envers du décor de son royaume, ainsi son père règne sur un peuple tout sauf égalitaire. 
Comme d'habitude, j'adore le graphisme de l'auteur et c'est un régal de reconnaître dans les traits de ses personnages d'autres héros de ses séries précédentes. Chacun a une assez forte personnalité pour faire oublier très vite ses prédécesseurs et renforcer l'impression d'un simple hommage aux œuvres passées. 
Hommes brûlés vifs, flèches qui traversent les gorges et les corps, têtes tranchées, chevaux tués, nous sommes sans cesse au coeur de la tourmente et du danger. Toutefois, les illustrations ne sont pas trop gores, on n'évite pas les scènes sanglantes mais ça reste largement soutenable. 
L'histoire politique est subtile, dans chaque camp se cache des vérités et des mensonges, des idées à combattre et d'autres à garder. Si le royaume du père d'Arslân fonctionne grâce aux esclaves, leurs adversaires au nom de leur dieu n'hésitent pas à tuer sans merci quiconque sera jugé d’hérésie. 
Le récit se termine sur une rencontre qui j'imagine va se révéler déterminante pour l'évolution d'Arslân. Quant à moi, je suis déjà tombée amoureuse de ce nouveau personnage qui sera, je pense, aussi sage que loufoque. 
J'ai terriblement hâte de lire la suite ! Cette série s'annonce merveilleusement épique ! 
Le livre est aussi beau qu'il est bon ! 1ère et 4ème de couverture, tranche, intérieur, et même sous la jaquette, le lecteur est gâté par la superbe édition collector dont bénéficie ce premier tirage. 
 
 

vendredi 24 avril 2015

La Mamani

La Mamani
Sandra Nelson
Sébastien Pelon
Editions Flammarion 
Collection Père Castor
Quelque part en Bolivie, au coeur de la cordillère des Andes, vit la Mamani. Cette gentille sorcière vient en aide à tous ceux qui en ont besoin. Un soir, Anita frappe à la porte de la Mamani... Sa petite soeur Nina est malade depuis que Salamanca, un puissant sorcier, lui a volé sa poupée et ses rêves. La Mamani a très peur de Salamanca... Mais n'écoutant que son coeur, elle décide de l'aider. Ensemble, parviendront-elles à vaincre le terrible sorcier de l'île aux poupées ?

La Befana et Matriochka sont deux albums de Sandra Nelson et Sébastien Pelon que j'ai très envie de découvrir depuis leurs sorties, ce qui n'est donc toujours pas fait, mais je ne suis pas passée à côté de cette troisième collaboration entre l'auteure et l'illustrateur. La Mamani est une histoire de sorcière directement inspirée du folklore andin. 
Ce conte transporte le jeune lecteur dans un pays lointain aux couleurs chaudes dans une époque non clairement définie où la modernité et la tradition semble se mêler étroitement.
 Le récit est un véritable conte onirique et enchanteur. L'héroïne, la jeune Anita, va devoir affronter trois épreuves afin de sauver sa petite soeur. Elle devra donc faire preuve de courage, d'ingéniosité et de malice. L'amour familial et dans la fratrie est bien montré. La mamani, sorcière au coeur tendre, est à opposer au terrible sorcier, même si au final c'est la petite fille qui se dresse contre l'homme dangereux et sans parole et non la grand-mère. 
L'histoire est longue mais reste agréable à lire à haute voix. Du plus grand au plus petit, les enfants sont vite passionnés et attentifs à l'écoute de cette aventure semée de dangers. D'ailleurs si le conte est beau et intense, les illustrations le sont tout autant. Dans certaines pages, on est capté par les motifs graphiques et les touches de couleurs vives. Sur d'autres planches, ce sont ces mêmes couleurs qui explosent de mille feux en doubles pages. Au final c'est beaucoup de douceur et de tendresse qui ressort à la lecture et que l'on retient en tournant la dernière page. A découvrir dès 5 ans.

jeudi 23 avril 2015

Spice & Wolf, tome 1

Spice & Wolf, tome 1 
Isuna Hasekura
Jyuu Ayakura
Editions Ofelbe
Déesse de la moisson, Holo est une louve qui peut prendre l’apparence d’une attirante jeune fille. Délaissée par les paysans de son village pour qui les vieilles légendes ne servent plus qu'à effrayer les enfants, Holo décide de rejoindre son village natal dans les terres du Nord à bord de la carriole d’un marchand itinérant, l’énigmatique Lawrence Kraft. Tandis qu’ils découvrent de nouveaux horizons en troquant leurs cargaisons de ville en ville, le duo va apprendre à se connaître et rapidement devenir très complice. Mais méfiance : les faux-semblants, les arnaques et les dangers bordent leur chemin... Le talent divin de Holo pour comprendre la nature humaine sera bien utile pour éviter les mauvais pas et les deal douteux ! Êtes-vous prêts à suivre cette charmante déesse dans un voyage initiatique parsemé de plaisirs simples, de rencontres, mais aussi de dangers ?

Si je ne suis pas une spécialiste des light novels, c'est un genre que j'apprécie, qu'il s'agisse de prolonger le plaisir d'une série adorée de manga ou de faire une belle découverte. Avec Spice & Wolf, je suis dans ce dernier cas de figure puisque je n'avais pas lu les mangas (et pourtant ce n'est pas faute d'avoir été tentée plusieurs fois par les couvertures avec cette jolie louve !). 
C'est donc avec enthousiasme que j'ai lu ce volume, second titre du catalogue de la toute nouvelle maison d'édition Ofelbe, qui se consacrera uniquement aux light novels en France. Une sacrée bonne nouvelle pour les fans ! 
Ce tome correspond en fait à deux volumes de l'édition japonaise. Nous avons un beau pavé de 467 pages, enrichies d'illustrations en couleurs en début et fin d'ouvrage, et le texte est agrémenté de quelques dessins en noir et blanc. 
En voyant les illustrations d'Holo, j'avais toujours pensé que la femme louve était exclusivement douce... dès le début du récit, j'ai constaté mon erreur et découvert une héroïne pleine de panache ! Holo est une déesse-louve (une "louve sage") complexe, tiraillée par la nostalgie, parfois donc un peu amère, souvent sarcastique aussi mais qui sait se montrer bienveillante. Impossible de ne pas tomber sous son charme dès notre rencontre avec ce personnage ! 
On apprend aussi à connaître Lawrence, qui malgré son statut de marchand et la façon de penser guidée par le profit, reste profondément gentil et se montre respectueux à l'égard de cette compagne ô combien particulière. C'est la relation de ses deux personnages principaux qui fait clairement le sel du récit. Leurs échanges souvent teintés d'ironie prêtent forcément à sourire. Tout ce qui tourne autour de l'économie dans la première partie n'est certes pas des plus captivants mais Holo et Lawrence sont tellement attachants et leur relation si agréablement piquante que la lecture reste très plaisante. 
Dans la seconde partie, les sentiments du jeune homme s'affirment et la jalousie les guette l'un et l'autre. Holo continue de se jouer de Lawrence et de le faire marcher... pour le plus grand plaisir du lecteur ! 
Le récit fait également la part belle aux légendes, à la religion, et aux trahisons. Le couple sera ainsi maintes fois en danger de mort. Spice & Wolf n'est pas à réserver aux lecteur amateurs de culture et BD japonaise, grâce à une vraie trame de fantasy médiéval, il peut être lu par tous les amoureux du genre. Je suis d'ailleurs très curieuse de le faire découvrir à différents amis qui ne sont absolument pas des lecteurs de mangas et d'avoir leurs ressentis. 

A découvrir à partir de 13/14 ans. 
 
A noter, les éditions Ofelbe ont déjà sorti également Sworld Art Online (qui me fait clairement envie aussi !).

En 2022, l'univers du jeu vidéo écrit une nouvelle page de son histoire avec la sortie d'un MMORPG révolutionnaire intitulé Sword Art Online, dans lequel le joueur voit son esprit être entièrement intégré à un monde virtuel. Ancien testeur de la version bêta, Kirito se replonge lors de la sortie officielle du jeu dans ce lieu fantastique où des dizaines de milliers de personnes l'ont rejoint. Cependant, l'engouement laisse place à une panique générale lorsque les joueurs apprennent qu'ils ne peuvent plus se déconnecter du jeu à moins de le terminer et qu'une quelconque mort lors de leur partie leur sera également fatale dans la réalité ! 
Tentant, n'est-ce pas ?!

vendredi 24 mai 2013

Oraisons, L'intégrale

Oraisons - L'intégrale
Samantha Bailly
Editions Bragelonne
"En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide.
Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve.
Noony, leur sœur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre.
Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux sœurs devront affronter le système qui les a forgées."

Je ne connaissais la plume de Samantha Bailly qu'à travers ses albums, et à chaque fois j'avais eu un coup de coeur pour son style,  j'étais donc impatiente de découvrir l'auteur à travers un roman, et là en plus quel ouvrage ! Une intégrale de 716 pages !

Comme tout livre de fantasy qui se respecte, le livre s'ouvre sur une carte du monde créé par l'auteur. On découvre et on peut suivre ainsi plus facilement les aventures des héros. 
Le monde d'Ollien se compose de trois terres séparées par la mer, le royaume d'Hélderion, le royaume de Thyrane et enfin les Terres impies
Le récit débute en 897, au royaume d'Hélderion, en pleine tuerie de la population. Un massacre dont profite un groupuscule, des résistants opposés au régime en place nommés Les lames nocturnes , pour enlever l'enfant du souverain. Toutefois alors que les kidnappeurs s'enfuient, celui qui porte le bébé se fait tuer par un villageois...

L'histoire commence véritablement de façon sombre et dure. Alors que nous sommes en pleine fantasy, une enquête haletante nous attend et on n'a pas envie de perdre une miette du récit. La narration se focalise régulièrement sur une personne différente et la succession de courts chapitres accentue certainement l'effet de rythme soutenu
On s'attache très rapidement aux divers personnages sur qui s'abat la tragédie et on lit la gorge serrée par l'angoisse. J'ai surtout adoré trois personnages, la jeune Noony, l'homme qui va l'accompagner et le compagnon de celui-ci, un lynx. J'ai vibré au fil de leurs mésaventures. 


Guerre, racisme, traîtrise, mensongescroyances, le récit est prenant, impossible de lâcher le livre. L'auteure a réussi à créer un univers complexe mais toutefois elle ne noie pas son lecteur sous les informations, la trame est totalement maîtrisée, et nous apprenons progressivement les tenants et les aboutissants des conflits entre les royaumes et des menaces internes.
Le récit est basé sur un imaginaire très riche, on rencontre des peuples aux capacités étranges et des créatures fantastiques. 

Je dois dire que l'histoire n'est quand même pas très gaie, qu'au bout d’environ deux cents pages et après plusieurs morts violentes, je commençais à frissonner, à avoir envie d'un peu plus de douceur. Mais l'auteur ne nous laisse aucun répit et continue d'être sans concession pour les personnages. C'est toutefois une très belle histoire tout autant qu'elle est dure. Une fois terminé, le livre est de ceux que l'on referme avec difficulté, encore pris par la puissance des émotions ressenties et par le destin des protagonistes. La fin tournait et retournait dans ma tête. 
Digne des oeuvres de fantasy de Robin Hobb ou de Patricia Briggs, ce roman est à découvrir à partir de 14 ans

J'ai reçu ce livre dans le cadre du partenariat Livraddict. Un grand merci à toute l'équipe ainsi qu'aux éditions Bragelonne pour cette excellente découverte. 

jeudi 18 octobre 2012

La conteuse des glaces

La conteuse des glaces
Béka
Marko
Editions Dargaud
Collection "Géo BD"
"Buniq est une jeune fille inuit qui vit avec son clan au cœur des espaces glacés du Grand Nord. Elle se demande quelle est sa place dans le « pays des Hommes », le nom que donnent les Inuits à cette nature terrible avec laquelle ils essaient de vivre en harmonie. Pour le savoir, elle décide de partir pour un long voyage à la découverte de ces contrées sauvages, des autres clans, de leurs mystères et de leurs traditions. Accompagnée par son ami Taq, Buniq part en quête de son destin : devenir la conteuse des glaces."

Cette BD née du partenariat entre Dargaud et Géo est une totale réussite ! 
L'histoire commence alors qu'une vieille femme, Buniq, part s'asseoir sur la glace (traditionnellement les vieux qui se sentaient devenir inutiles à leurs communautés choisissaient d'eux même de partir à pied sur la banquise, jusqu'au moment où ils s'asseyaient et attendaient que le froid fasse son oeuvre.)  Alors qu'elle marche, Buniq se rappelle qu'il y a bien longtemps c'est son grand-père qui était parti s'asseoir sur la glace, mais elle, jeune fille de 15 ans à l'époque, n'était pas décidé de laisser le vieil homme s'en aller. 

A travers les souvenirs de Buniq, on remonte dans le passé à la découverte du peuple Inuit et de leurs traditions (pêche, construction d'igloo, oralité, croyance). Lorsque la jeune fille décide de devenir conteuse, elle réussit à convaincre son grand-père et un chasseur (ne sachant pas chasser) Taq de l'accompagner. Les trois personnages principaux ont des personnalités bien marquées, Buniq jeune fille vive, intelligente et espiègle, Taq jeune homme maladroit et gentil et Ukioq, vieil homme de plus en plus fatigué mais qui trouve l'énergie de partir avec son attachante petite fille et qui lui fera profiter le temps du voyage des multiples histoires qu'il sait conter.  
Les personnages secondaires ne sont pas délaissés non plus, de façon crédible on voit le père et la mère de Buniq, comment ils acceptent son départ et l'entourent de leur amour. 
Cette aventure, aux accents de récit initiatique, est bien ficelée, racontée de façon progressive et fluide
La mort est abordée avec la sagesse de ce peuple, elle m'a rappelée celle de certaines tribus indiennes (le sujet est traité de la même manière que dans le roman "Petit arbre" de Forrest Carter). 
La vie, la mort, la violence de certains hommes, l'aventure, l'humour, et même l'amour, c'est un récit vivant où rien n'est oublié. 
Une BD multi-générationnelle, elle est à lire dès 8 ans, mais elle plaira à tous. (ici, nous l'avons lu tour à tour, d'abord moi, puis mon fils aîné et enfin mon beau-père; mon mari va sûrement la dévorer bientôt.)

Les dessins, que ce soit les les personnages ou les paysages, sont très beaux et précis. Les personnages, très expressifs, prennent vie sous nos yeux.
 J'ai particulièrement adoré les planches, aux couleurs chatoyantes, des soirs où le clan est rassemblé pour une veillée. 
La fin de l'aventure est touchante, elle donne le sourire et on peut dire que la boucle est bouclée. 

Dans la même collection "Géo BD", il existe 2 autres volumes. L'un nous emmène dans un voyage à travers la Chine, l'autre nous conduit au coeur du Mali, dans un village Dogon. 
Je ne les ai pas encore lu mais La conteuse des glaces m'a tellement plu, que j'ai très envie de les découvrir également. 
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