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samedi 13 décembre 2014

Un toit pour 13

Un toit pour 13
Ingrid Chabbert
Carine Hinder 
Editions Frimousse
Romuald a 8 ans et vit avec sa mère, ses trois soeurs et son petit frère. Ginger et Jennifer ont 10 ans et sont fan de foot. Paul est un adorable frangin. Fleuve, un bébé qui ne cesse de pleurer. Mais le jour du coup de foudre un peu mouillé entre sa mère et le plombier, la vie de  Romuald va changer. Le voici farci de 6 nouveaux frères et soeurs ! Tout le monde semble bien s'entendre en prime. Heureusement, une de ses demi-soeurs toutes fraîches, Joséphine, est aussi peu enthousiaste que lui. Ensemble, ils vont tout faire pour séparer les tourtereaux...
Nouvelle série d'Ingrid Chabbert, ce premier tome nous offre l'univers pétillant et pimenté d'une famille recomposée. L'histoire est vue par le bout de la lorgnette d'un petit gars malicieux que tous ces changements rapides chamboulent quelque peu. Très vite, il va fort heureusement se rendre compte que lorsque les 13 ne font plus qu'1, les choses arrivent enfin à s'arranger.
 Les personnages croqués avec humour donnent envie d'en découvrir plus sur eux. Le prochain volume sera t-il encore raconté par Romuald ou du point de vue d'un autre des enfants ? On a hâte de lire ça ! 
Le texte est simple et peut-être lu dès le CE1, soit 7 ans. Les chapitres étant courts, ils peuvent être lus en guise de lecture de soir, à raison d'un chapitre par soirée; les jeunes lecteurs pourront se partager la lecture avec un parent ou prendre plaisir à lire l'histoire seuls. Les illustrations de Caroline Hinder ponctuent le cours du récit. J'adore ces illustrations ! Réalisées en seulement quatre couleurs, elles sont tout à la fois modernes et tellement jolies. Elles contribuent au ton très frais de la série. 
A lire ! 

mardi 23 octobre 2012

Le garçon qui rêvait de requins

Le garçon qui rêvait de requins
Joseph Monninger
Editions Flammarion
Collection Tribal

Une mère et ses deux enfants traversent les Etats-Unis pour arriver en Californie.  Le garçon, Tommy, a onze ans et est atteint de mucoviscidose. Il a été sélectionné par une fondation qui financent des projets où les enfants malades accomplissent leurs rêves. Son souhait à lui ? Plonger dans l'océan (dans une cage) près d'un grand requin blanc. Arriver à destination, rien ne se passe comme prévu jusqu'au moment où le frère et la soeur décident de profiter du voyage à leur façon. 

A travers leur court road movie, Bee va apprendre à s'ouvrir et va rencontrer son premier amour. Quant à son frère, après les désillusions du début de son séjour, il va enfin pouvoir vivre ses rêves.

Amour fraternel, maladie, c'est un livre touchant mais qui ne surfe pas sur la vague du pathos, le ton du récit est moderne, incisif et plein d'humour.  
A dévorer à pleines dents dès 13 ans. 

«C'est alors que je l'ai aperçu. Il nageait à un mètre cinquante de profondeur, peut-être plus. Il est passé comme un éclair bleu-gris ; son aileron affleurait à peine à la surface. Tommy avait les yeux fermés, mais moi, je l'ai vu. C'était comme si j'avais attendu toute ma vie de le voir.»

lundi 21 mai 2012

Mon père est américain

Mon père est américain

Fred Paronuzzi


 Edition Thierry Magnier




J'en suis ressortie frustrée ! Ah c'est casse-pied pour ça parfois les romans d'ados d'à peine plus de 100 pages ! (141 en l'occurrence pour ce roman), j'avais envie de plus, j'étais prête à connaître les arrières grands-parents, moi ! Prête à rencontrer les cousins et à... bref, je ne vais pas tout dévoiler mais c'est trop court les romans d'ado... même si ça fait aussi leur force, aller droit à l'essentiel c'est l'important. 

J'ai apprécié le ton donné au récit, très contemporain, très actuel, rien à voir avec la vulgarité malgré l'utilisation du langage familier, c'est juste que le livre sonne vrai. 

Le récit est à la troisième personne mais on s'attache très vite à Léo et aux autres personnages. J'ai particulièrement aimer son meilleur ami homosexuel. :) C'est un roman où l'on trouve une multitude de thèmes abordés, l'amitié, le premier amour, l'absence du père, le relation mère seule/enfant, la relation beau-père/enfant, l'homosexualité et bien entendu la peine de mort et particulièrement ces hommes qui attendent aux États-Unis, dans le couloir de la mort, d'être exécutés. 

L'échange épistolaire entre Léo et son père est fort, poignant mais sans pathos ni mélo. J'ai eu une fois les larmes aux yeux mais c'est tout j'ai envie de dire. J'avais peur en lisant, peur que l'auteur nous mène vers une fin dure et très, trop, triste mais non il ne se dirige pas de ce côté là, j'étais soulagée et ravie. 

Alors que ça peut paraître bizarre vu le thème principal mais ce livre est plein d'espoir, on en ressort avec le sourire. 

Au cours de ma lecture également, j'ai aimé ressentir les choses au point d'avoir envie de les découvrir. En apprendre plus sur Basquiat, réécouter du Public Enemy, partir 2 jours à Nice (rhââ ça me rappelle ma jeunesse ! mouarf !) 

Un beau roman, à lire à partir de 13 ans, et qui m'a donné envie de découvrir d'autres livres de l'auteur (c'était mon premier); et je l'avoue j'ai rompu hier soir mon challenge "pas d'achat" pour commander 

"10 ans 3/4"


et 

"Comme s'ils étaient beaux"  


Ah ce n'est pas bien d'avoir craqué ! J'en connais une qui va me taper sur les doigts ! 

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