Maryam Madjidi
Claude K. Dubois
Editions L'école des loisirs
Collection Mouche
Avec ses parents, Maryam doit quitter le pays où elle est née. Elle va devoir dire au revoir à ses poupées. Apprendre à jongler avec la langue d’ici et la langue de là-bas. Manger des plats qu’elle n’a jamais goûtés. Découvrir un monde où elle sera une inconnue. Un monde où il faut tout recommencer. Jusqu’à ce que quelqu’un lui demande : « Comment tu t’appelles ? »
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dimanche 8 septembre 2019
dimanche 1 mars 2015
Boîtes à bonheurs
Boîtes à bonheurs
Carl Norac
Claude K. Dubois
Editions L'école des loisirs
Collection Pastel
Vous connaissiez peut-être les boîtes à bisous de Zou (voir chronique ICI), voici venu le temps des boîtes à bonheurs de Lola la petite héroïne inventée par Carl Norac et si joliment croquée par Claude K. Dubois. Lors d'une sortie, la jeune hamster a le droit de choisir un cadeau. Elle en choisit un qui semble étrange à première vue : deux boîtes ! La grande sera pour y garder ses grands bonheurs tandis qu'elle conservera les petits dans la plus petite. Logique !
A la maison et à la l'école, il y en a des bonheurs à conserver ! Des très touchants comme le petit caillou en forme de coeur offert par Arthur... Mais une jolie idée crée parfois de vilaines réflexions de la part des fâcheux ! Il faudrait presque inventer une boîte à bêtises pour ceux-là !
Heureusement, il y a aussi les très grands bonheurs, ceux que l'on ne peut même pas mettre dans une boîte !
Petits conflits au sein de la fratrie, moqueries à l'école, instants précieux au coeur de la famille, le nouvel album de la série se révèle tout aussi judicieux et tendre que les précédents. Les illustrations intemporelles et adorables de Claude K. Dubois sont à chaque fois un plaisir à découvrir. Un album tellement doux qu'on ne s'en lasse pas. Pour les petitous dès 3 ans.
vendredi 15 novembre 2013
Doudous, pouce et surtout beaucoup de tendresse
Les objets transitionnels aident et apaisent les tout-petits. Ils constituent pour eux, tout simplement, d'un moyen d'affronter le monde. Aujourd'hui, je vous présente 3 albums qui parlent de la place que prennent les doudous et le pouce auprès des jeunes enfants.
3 albums pour grandir en douceur ! 3 albums coups de coeur !
Ça sent bon la maman
Emile Jadoul
Claude K. Dubois
Editions L'école des Loisirs
Pastel
Après l'histoire et le câlin du soir, Taupinou n'a pas envie de se retrouver tout seul dans son lit.
"Mais Maman Taupe lui donne un dernier bisou entre les oreilles... puis elle s'en va tout doucement."
La petite taupe s'assoit alors sur son lit et écoute les bruits de la maison et ceux de la nuit.
Taupinou se relève mais sa maman n'est pas d'accord et insiste pour qu'il se recouche. Son enfant voudrait qu'elle dorme avec lui. Alors maman taupe trouve une idée pour laisser un peu d'elle auprès de son petit. Elle ôte son foulard et Taupinou retourne au lit avec...
Lorsque je tiens ce livre, je pars forcément sur un bon à priori car j'adore les deux auteurs. La couverture est d'un chou ! A l'intérieur, c'est tout aussi joli, doux et tendre. Un joli brin rétro peut-être, avec les tissus à carreaux. L'ambiance, créé par Claude K. Dubois, est à l'image du texte, une envie de cooconing, de prendre dans ses bras son enfant et de se laisser dorloter et câliner. C'est un livre-doudou dans tous les sens du terme, une histoire sur les doudous, un récit à lire et à relire avec son tout-petit bien au chaud au creux de nos bras.
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Nos beaux doudous
Stéphane Servant
Ilya Green
Editions Didier Jeunesse
Le petit garçon a un doudou, nommé tout simplement Doudou, qu'il amène partout avec lui dans ses activités.
L'enfant et son compagnon en peluche continuent d'être fusionnels jusqu'au jour où le garçon rencontre Laura, une fillette elle-aussi accompagnée d'un énorme doudou.
La petite fille et le petit garçon vont jouer, au toboggan, à s’inventer des histoires de château...
"Dans le parc, le château grandissait
Et plus il grandissait, moins je pensais à Doudou."
Et plus il grandissait, moins je pensais à Doudou."
Les enfants vont grandir, oublier leurs doudous jusqu'au jour où ils les retrouveront avec bonheur, ceux-ci auront repris leur taille réelle et resteront près d'eux. Ainsi va la vie...
Un texte poétique et subtil sur l'importance que peut prendre un doudou jusqu'au moment où l'enfant est prêt à grandir, à s'en détacher et à s'ouvrir aux autres.
"Maman et Papa étaient un peu inquiets parce que Doudou prenait toute la place dans ma chambre. Mais comme j'étais heureux, ils ne disaient rien."
Le livre va au-delà d'une simple histoire de doudou, j'y ai vu le récit du début du chemin de la vie. Le texte est magnifique et Ilya Green a bien su retranscrire à travers ses magnifiques dessins cette histoire fantaisiste.
Les illustration utilisent des techniques variées et riches, découpages, dessins, crayon noir, le graphisme est aussi beau que percutant.
Un album pour apprendre, rêver et grandir.
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Pouce
Alice Brière-Haquet
Amélie Graux
Editions Flammarion
Père Castor
Alàlà je fonds devant ce livre ! J'adore la couverture, quelle riche idée d'avoir fait une page pleine du personnage le pouce à la bouche ! J'aime, que dis-je, je suis fan des auteurs. Le thème me parle énormément ! Alors cet album fera sans doute partie de mes chouchous pour très très longtemps.
C'est doux un pouce, ça rassure, c'est toujours là pour se calmer, on est bien en train de téter. Mais justement ça isole un peu, si on le sort, on peut faire plein de choses : dessiner, recueillir un oiseau et même prendre la main d'une jolie petite fille...
Ici, c'est le pouce qui a envie de liberté, le petit narrateur essaie de l'en dissuader mais son pouce n'a pas envie de reculer et préfère GRANDIR !
J'aime cet album sans restriction. L'auteur a su trouver les mots justes pour parler de cette drôle de relation que l'enfant peut avoir avec ce petit bout de lui-même. L'histoire est une aventure du quotidien, avec les copains de la classe, la maîtresse et la petite amoureuse. Le petit garçon s'extériorise, prend confiance en lui et se découvre l'envie de nouvelles expériences.
Amélie Graux nous régale avec ses crayonnés. Je ne me refais pas, j'adore son travail qui me touche à chaque fois.
C'est un album bourré de tendresse à découvrir absolument.
dimanche 6 mai 2012
Akim court
Akim court
Claude K. Dubois
Editions L'école des Loisirs
Collection Pastel
"L'histoire d'Akim est singulière et intime. Mais elle est aussi celle de milliers d'autres enfants, hommes et femmes que la violence contraint à la fuite. Tous ont droit et besoin de la protection garantie par le droit d'asile et Amnesty International se bat pour que ce droit soit effectivement respecté partout dans le monde."
J'ai découvert cet album grâce à la chronique de Rev'en pages et il me l'a fallu vite vite, tant je sentais que l'album était indispensable.
Autant le dire tout de suite, c'est un gros gros coup de coeur. Un livre beau, poignant, tellement bien écrit et illustré, je n'ai aucune objection à omettre, cet album est parfait. Un joli format rectangulaire, beaucoup de pages (j'étais surprise !), une couverture cartonnée; Les pages sont épaisses, ressemblent à du papier dessin et d'ailleurs les illustrations sont superbes et en font une belle édition.
L'album se compose de façon originale, du texte sur une page de gauche puis des dessins sur plusieurs pages pour illustrer l'histoire. On peut donc avoir 1 page de texte suivit de 7 pages d'illustrations et la fois d'après une page de texte suivit de 15 pages d'illustrations ! J'étais totalement surprise par ce choix, ce livre est vraiment d'une qualité impressionnante. Car le texte prend une dimension encore plus poignante par tous ces dessins, et chaque étape est illustrée, détaillée, rien n'est oublié, c'est très fort. Les illustrations toutes de noires et blancs, sont croquées au crayon noir. Ce qui est frappant c'est combien la peur et la tristesse peuvent transparaître selon les traits de crayon, selon l'importance du noir ou non.
Car il y a beaucoup de peur dans ce livre, Akim, petit garçon si réel, enfant qui joue mais que la guerre rattrape. Ce qui est beau, c'est que tout n'est pas noir, l'auteur a mis de l'espoir dans cet album, les adultes ne sont pas que mauvais, Akim sera aidé, pris sous l'aile d'inconnus à plusieurs reprises.
A la fin du récit, Akim retrouvera un peu de son insouciance et les jeux des enfants et enfin Akim retrouvera sa maman.
Mais avant ça, Akim devra fuir, lutter, ne pas manger, travailler, alors qu'il est effrayé, qu'il a faim et qu'il se sent si seul.
Tant de choses m'ont touchée dans ce livre, Akim qui joue quand la bombe éclate, les morts au sol que l'enfant contemple, la main de l'adulte qui le lâche, cette mère inconnue qui lui tend les bras,
ce doudou trouvé, objet de réconfort, ce tout petit garçon qu'est Akim qui est fait prisonnier, sa fuite, l'exil, la grand-mère qui trébuche, le camp des réfugiés, et enfin les retrouvailles avec sa mère, tout est si réel, si juste, si intense que j'ai été émue aux larmes.
Mon fils aîné, 8 ans, a beaucoup apprécié l'album, 2 fois en une semaine, je l'ai vu le lire très attentivement. L'histoire a fait du chemin dans sa tête et nous avons aborder à nouveau le sujet de la guerre.
Je vous mets le lien de la très jolie émission de Denis Cheissoux, L'as-tu lu mon ptit loup, rendez-vous dominical sur France Inter depuis fort longtemps, Akim court faisant l'objet (en partie) d'une des chroniques. Akim court _ L'as-tu lu mon ptit loup.
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