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samedi 21 septembre 2019

Où tu lis, toi ?

Cécile Bergame
Magali Dulain
Editions Didier Jeunesse
Dans le rayon de soleil qui lèche le plancher.
Sous l’escalier qui n’en finit pas de monter.
Dans le fauteuil qui a pris la forme de mon papa.
Et toi, où tu lis, toi  ?

mercredi 27 mai 2015

Library Wars Love & War, tome 11

Library Wars 
Love & War, tome 11 
Kiiro Yumi
Hiro Arikawa
Editions Glénat
 
 Le rideau a fini par se lever sur la bataille de l'exposition préfectorale d'Ibaraki ! Alors qu'elle voit ses compagnons blessés les uns après les autres lors des échanges de coup de feu, Iku tire sur quelqu'un pour la première fois de sa vie ! Dojo la trouve alors qu'elle est bouleversée...Bien que les combats aient pris fin, l'action menée par le CB divise l'opinion.
 C'est alors qu'un intrus fait soudain irruption ! Le CB est menacé par une crise supplémentaire…

La bataille bat son plein toute la première partie de ce volume. 
 
Même dans les moments durs, la relation entre Iku et Dojo permet des pauses de respirations, des instants plein de douceur où chacun d'eux est troublé par l'autre. Les voir, elle s'agrippant à sa veste, et lui, lui posant une main sur les hanches est un plaisir pour les fans de la série ! (alàlà mon pauvre coeur de midinette !) La relation entre nos deux héros intensifie donc, sans toutefois s'afficher comme deux amoureux, ils ne cachent plus vraiment leur attirance et s'autorise des gestes de tendresse et de complicité. 
Le seul gros inconvénient de Library wars, c'est que l'on en a jamais assez. La fin s'achève sur la promesse d'un rendez-vous entre Iko et Dojo, je suis impatiente de voir cet instant couché sur le papier. 
Comme d'habitude, la side story qui clôt l'ouvrage est un régal d'humour et ce bonus est particulièrement adorable. Que j'aime cette série qui alterne si bien la gravité, la politique, l'humour et la romance ! Ce nouvel opus est encore un coup de coeur !
Enfin, ce 11ème tome correspondant à la fin du troisième volume du roman et aux deux derniers épisodes de l'anime (d'ailleurs, une sacrée grosse différence entre l'anime et le manga concernant la victime de l'incendie...), j'ai encore plus hâte de découvrir la suite en manga car ce sera une totale découverte ! Vivement le 12 !! 

lundi 27 avril 2015

La bibliothèque des coeurs cabossés

La bibliothèque des coeurs cabossés
Katarina Bivald
Editions Denoël
Tout commence par les lettres que s'envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d'échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu'Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis - et pas uniquement les personnages de ses romans préférés -, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu'Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel.

Pour qui aime les livres, ce titre, cette couverture ainsi que le synopsis donnent forcément envie de découvrir le roman. La bibliothèque des coeurs cabossés est un premier roman réussi voire très réussi. Il n'est pas sans défauts mais ce fut un réel plaisir de le lire et j'ai passé quelques heures dans une parenthèse nommée Broken Wheel. J'ai particulièrement aimé la première moitié de l'ouvrage. Le rythme est lent, on découvre petit à petit la ville et ses habitants mais aussi notre héroïne Sara. Cette jeune femme décrite plusieurs fois comme banale est une passionnée de la littérature et l'on ne peut s'empêcher d'être en empathie avec elle, voire de s'y identifier. Etant moi-même du style à avoir un bouquin greffé à la main, Sara qui trouve refuge au quotidien dans les histoires romanesque m'était forcément familière. Le récit est également truffé de références littéraires et de commentaires sur tel ou tel livre, ce qui donne 1. envie de relire les classiques de la littérature anglaise et américaine ! 2. découvrir certains auteurs contemporains 3. augmente l'impression de réalisme qui émane du récit. Le temps présent est également ponctué des lettres qu'Amy avaient envoyées à Sara ce qui rajoute son lot d'anecdotes sur les habitants de cette bourgade. 
La seconde partie m'a malheureusement moins plu. Trop de romance tue la romance, et certaines descriptions étaient un peu en trop. Entre Tom dont le ventre est très musclé (on le saura !), la relation entre une vieille fille et un jeune homme au départ dit homosexuel (quel besoin de rajouter la sexualité des personnages ? lorsqu'ils sont hétéros, est-ce que c'est précisé ? Non. par contre, l'auteure insiste bien sur le couple d'homme donc homosexuels (on s'en serait douté, ça devrait juste être naturel donc pas besoin de jouer autant là-dessus) et sur ce jeune homme qui dit l'être aussi), et Sara qui devient d'un coup très belle... C'est dommage, surtout que l'auteure elle-même parle dans la première partie des clichés en littérature... pour finir par tomber dedans... 
Reste le plaisir de la première partie et de toutes les références littéraires, l'humour fréquemment présent et parfois agréablement"pince-sans-rire", et des personnages attachants.

iM@mie

iM@mie
Susie Morgenstern
Editions L'école des loisirs 
A seize ans, Sam est un junkie, un accro, un drogué d’Internet et des jeux vidéo. Pour le sevrer de l’écran et sauver son âme, ses parents ont décidé de l’envoyer à Nice, en pension chez Martha, sa grand-mère, qui coule une retraite paisible, sans ordinateur ni télévision ni portable. Arrivé là-bas, Sam n’a rien d’autre à faire que de lire, réviser son bac de français et jouer du piano tout en se faisant dorloter par sa grand-mère. Comme cure de désintoxication, on a connu pire, et Sam admet qu’il n’est pas vraiment malheureux… Juste terriblement en manque des moyens de communication que des milliers d’années de progrès technique ont mis à la disposition de l’homme moderne. Mais ça, comment le faire comprendre à Martha…

Pour faire court, en refermant le livre, j'ai dit à mes enfants et mon mari "ah c'était trop chouette, trop drôle, j'aimerais tellement qu'il y ait une suite !". iM@mie, c'est du Susie Morgenstern dans toute sa splendeur. Le lecteur ressent à merveille son plaisir d'écrire et le reçoit de façon forcément positive. Dans Martha, on imagine bien entendu Susie. Derrière la truculence, la cuisine familiale, le goût des lettres et de la musique, ce bonheur d'être entourée (quoique pas tout le temps !), on projette l'idée que l'on se fait de l'auteure, et on a d'une part envie de la rencontrer et d'autre part on l'adopterait bien comme grand-mère ! iM@mie, est un roman pétillant. Frais, il fait vraiment passer un excellent moment. Si de nombreux personnages sont égratignés, les parents d'adolescents en prennent pour leur grade ! Ça fait parfois un peu mal à coeur tous ces parents qui ne savent finalement pas l'être, et soit pataugent, soit délèguent, soit sont absents. Mais même le personnage principal Martha ne semble pas avoir été une si bonne mère, par contre elle se rattrape bien en tant que mamie ! Si elle aime son indépendance, elle sait se montrer attentive et bienveillante. La belle complicité qui la lie à son petit-fils Sam est l'un des points forts du récit. On appréciera l'humour assez jouissif présent au fil des pages. Le passage sur les bananes et leurs bienfaits m'a fait terriblement sourire (et mes enfants ont même eu le droit à sa lecture à haute voix !).
Comme l'indique son titre, les nouvelles technologies sont un des sujets du livre. L'addiction chez les jeunes... comme chez les plus anciens. Les parents accrocs aux écrans de leur portable et de leur ordi ont bon dos d'interdire à leur fils les jeux vidéos et de surfer sur la toile. La grand-mère s'y met aussi (en cachette s'il vous plait) et se laisse vite submerger par la tentation du net. Mais on y parle aussi amour et encore fois il n'y a pas d'âge pour être amoureux !
Avec les beaux jours qui arrivent, l'été qui se profile, je vous conseille cette lecture ensoleillée pour les 12 - 16 ans (et + si affinités, il n'y a pas d'âge pour le lire non plus !).

vendredi 3 avril 2015

Archie Greene, tome 1

Archie Greene, tome 1 : Archie Greene et le secret du magicien
D. D. Everest
Editions Bayard Jeunesse
 Au fond de cavernes glaciales, enterré, 
Réside un secret jamais dévoilé. 
Pour garder ce bien précieux, deux antiques sentinelles 
Veillent avec leur coeur de lion et leurs yeux d'aigle. 

Orphelin, Archie Greene vit chez sa grand-mère Gardénia. Le jour de son douzième anniversaire, il reçoit un mystérieux grimoire écrit dans une langue indéchiffrable. Ce colis est accompagné d'un parchemin qui l'invite à se rendre à la librairie La Page Blanche, à Oxford. 
Le jeune garçon part sur-le-champ ! Archie devient apprenti-relieur au Musée des Collections magiques où les livres battent des pages pour voler, où les grimoires prédisent l'avenir et révèlent le passé, où les pop-ups font jaillir des chevaliers... Il découvre bientôt qu'il a un don très particulier. Désormais, son devoir est de protéger les Terribles Tomes, ces livres de magie noire convoités par des magiciens maléfiques.

Impossible de parler d'Archie Greene sans évoquer Harry Potter. Jamais roman depuis la fin de la série culte de J.K Rowling n'aura été aussi proche de l'univers de notre sorcier préféré. Que ce soit dans les personnages (un orphelin accompagné d'un garçon et d'une fille - des instructeurs proches des enseignants de Poudlard) ou pour des éléments relatifs au monde de la magie (ceux qui ne croient pas en la magie sont appelés les "Ignorants"; les murs enchantés peuvent permettre de passer d'une pièce à une autre, les livres sont interactifs et ont des titres en rapport avec le nom de leurs auteurs comme "les créatures à éviter si vous avez les nerfs fragiles de Timothy Tremble", etc.), la comparaison est évidente. Toutefois, ce n'est pas parce que ça y ressemble que ce n'est pas bon ! Archie Greene est un très agréable roman jeunesse ! Simple d'accès, il peut même être lu dès 8/9 ans. Le lecteur découvre le monde inventé par l'auteur en même temps qu'Archie. Un monde de la magie qui tourne autour de livres magiques et qui est régi par des lois strictes. L'intrigue tourne donc autour de ces ouvrages. Sans savoir en qui faire confiance, Archie va devoir renouer avec le passé et résoudre une énigme des plus mystérieuses. J'ai été amusée d'avoir l'impression qu'il y avait un peu du Voyage de Chihiro dans le récit. Le vieux Zeb, qui en prime donne du travail à Archie, m'a fait terriblement penser au vieux Kamaji. Vous en avez peut-être assez de mes comparaisons mais j'en ai encore une !... avec Monstres & Compagnie ! Ainsi dans l'histoire on trouve des sièges imprévisibles qui peuvent nous conduire n'importe où. Ces étranges moyens de locomotion m'ont évoqué les portes du dessin animé de Pixar et le passage où Sulli et Bob sautent de porte en porte. Mais j'arrête là avec mes comparaisons ! Cela vous montre tout de même que l'imagination fonctionne à plein régime pendant cette lecture, les descriptions sont très visuelles. Ce premier tome immersif où les personnages doivent trouver et restaurer des livres a vraiment beaucoup de charme. Archie a une faculté que lui envieraient bien des lecteurs passionnés : celle de parler avec les livres. D. D. Everest arrive d'ailleurs a rendre l'un d'entre eux attachant ! Je suis très curieuse de voir où l'auteur va nous amener dans le second tome, à suivre... 

La couverture française est absolument superbe ! Le livre a même de jolis rabats.  Je vous mets la couverture d'origine et une autre d'une édition à venir. 

Si je ne suis pas très fan de la première (la VO), j'adore la seconde qui correspond en plus très bien à l'univers du roman !
  

dimanche 26 octobre 2014

Clodomir Mousqueton

Clodomir Mousqueton
Christine Naumann-Villemin
Clément Devaux
Editions Nathan
Collection Premiers romans
Longtemps que petit roman ne m'avait pas autant amusé !
Le point de départ est plus que drôle. Un vieux grincheux trouve un livre dans sa boite aux lettres. Alors qu'au départ, il se demande bien ce qu'il peut faire d'un tel objet, rapidement il ne peut plus s'en passer. Caler la porte de la cuisine, faire de l'ombre, repasser une chemise, ce livre a mille utilités pour le vieil homme. Lorsque le petit garçon d'à côté vient le réclamer (le facteur s'était trompé !) Clodomir Mousqueton refuse donc de lui rendre son bien ! Pauvre Petit Marcel, il ne pourra pas connaître la suite de sa série (c'est le tome 3 des aventures dangereuses et fort amusantes d'Alfretine Parfaite) ! Impossible ! Le jeune garçon n'a pas dit son dernier mot. Envers et contre tout, il arrivera à reprendre son livre !
 
Le personnage du vieux grincheux est réjouissant; on sent très vite qu'il a bon fond (mais vraiment très au fond !) et le jeune lecteur le trouve bête, méchant... mais attachant.
Quant au petit Marcel, il partage avec enthousiasme sa passion pour la lecture... à tel point, qu'il va finir par contaminer le vieil homme.
Après les péripéties du récit (un passage sur le toit puis un dans la cheminée), une drôle d'amitié semble s'installer entre ces deux voisins !
Le duo Naumann Villemin - Devaux fonctionne à merveille ! La plume de l'auteure, que je ne connaissais jusqu'à là que dans ses albums, m'a rappelée celle de David Walliams. Les illustrations m'ont fait penser à celle de Quentin Blake ! De bien jolies références !
Un coup de coeur pour ce roman de la collection premiers romans ! Le  récit peut être lu par les enfants dès 6 ans (niveau de fin de CP). 

dimanche 27 mai 2012

Arrête de lire !

Arrête de lire ! 

Claire Gratias 

Sylvie Serprix

Editions Belin
arrête de lire !

"Horatio n'est pas un peut rat comme les autres.
Sa passion, ce sont les livres.
Son rêve ? Devenir rat de bibliothèque !
Tout le temps, partout, Horatio lit... au grand dam de ses parents qui finissent par s'inquiéter.
« Tu vas devenir sourd et aveugle ! Arrête de lire ! » hurlent-ils sans cesse.
Et puis survient un événement terrible : à bout de nerfs, le père d'Horatio confisque toute la bibliothèque de son fils !
Privé de lecture. Horatio s'ennuie comme un rat mort... jusqu'au jour où il découvre une petite annonce qui va changer sa vie."


Un livre qui interpellera sûrement tous les "lecteurs contrariés" pendant leurs enfances ou plus généralement tous les amoureux des livres

Le texte assez long pour un album jeunesse, c'est une "vraie" histoire que nous offre Claire Gratias : une mise en place, de l'action, un rebondissement et la chute de l'histoire. 

Le récit m'a surprise sur la fin car très ancré dans la réalité avec des références à des livres existants et non inventés, cela m'a fait beaucoup sourire. 

Le ton de l'auteur est léger, drôle, d'ailleurs j'ai adoré la chute, l'histoire est un régal à lire. 

Le livre aborde aussi en finesse la question des  enfants qui ne correspondent à aux attentes de leurs parents, il nous est d'abord dit que la mère aurait souhaité une fille et non un garçon et ensuite ce souriceau ne se comporte pas comme ses camarades, lui passe son temps à lire. 

Un livre qui est intéressant pour sa belle histoire et aussi pour les enfants réveurs, dans la lune, les enfants qui lisent beaucoup, trop pour certaines personnes, pour les enfants qui sortent un peu du cadre de ce que les gens attentent d'eux. 

Les illustrations de Syvie Serprix, des peintures, sont superbes. 

On a sur la page de gauche la toile en couleur et sur la page de droite le texte mais avec au dessous ou au dessus, un dessin en noir et blanc; parfois l'illustration couvre une double page+le texte par dessus.
Très joli +, les pages de garde sont illustrées. Enfin, de la première couverture à la 4ème de couverture, des lettres courent sur le livre comme sorties d'un livre.

En résumé, une très belle histoire servie par des magnifiques illustrations et une belle édition. 

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