Les magiciennes d'Avalon, tome 3 : Adriane au pays des Ombres
Rachel Roberts
Editions Bayard
Emily la guérisseuse, Kara l'étoile filante et Adriane la guerrière sont de retour à Ravenswood.
Adriane passe tout son temps avec Tonnerre, la louve argentée. Alors que celle-ci pensait être la dernière de son espèce, sa meute réapparaît. Tonnerre doit suivre sa famille au Royaume d'Aldenmor. Adriane a le coeur brisé ! Emily et Kara décident de l'aider et les trois magiciennes d'Avalon partent sur les traces de Tonnerre. Mais elles devront traverser le Pays des Ombres, où règne la Sorcière des Ténèbres et son poison mortel...
Les magiciennes d'Avalon est l'une de mes séries jeunesse chouchoutes ! J'avais chroniqué les tomes 1 et 2, ICI.
Ce volume 3 est centré essentiellement sur Adriane. On entrevoit seulement les deux autres héroïnes mais l'autrice nous fait découvrir tout un pan du monde parallèle qu'elle a créé et la jeune Adriane va rencontrer de nouveaux amis... et ennemis.
Je ne veux pas trop en dire, je reste vague volontairement pour ne pas faire de spoilers mais je vous encourage fortement à découvrir la série et à l'offrir aux pré-ados dès 10 ans. S'ils aiment les animaux, la nature, le merveilleux, et l'aventure avec des filles aux caractères forts, ils vont se régaler !
Petit + perso : Mon 10 ans a adoré chaque volume autant que moi.
Snow, une jeune fille aux cheveux blancs, est internée depuis l'enfance à cause de colères démentes. Seul son ami Bale arrive à contenir sa fureur. Dans cet institut, différents troubles se côtoient, certains patients pensent pouvoir voler, d'autres remonter le temps, un est pyromane, un autre cleptomane...
Snow a des rêves étranges, des cauchemars qui prennent vie le jour où Bale est avalé par des tentacules au travers d'un miroir...
J'ai lu de nombreuses critiques négatives sur le roman mais pour ma part, j'ai beaucoup aimé.
Peut-être parce que je n'avais pas lu Cinder car nombreux sont ceux qui comparent Snow à la série de Meyer.
Snow souffre de maladie mentale et ne connait en fait pas l'étendue de ses pouvoirs. Disons-le clairement, un destin tragique pèse sur elle.
Certes l'histoire sent un peu le réchauffé (let it gooooo) mais l'internement, les parents toxiques, et le carré amoureux (oui, carrément) donne suffisamment de piquant à l'ensemble.
Par contre, je n'ai pas aimé la fin, je trouve qu'elle gâche le récit. Il faudrait que ce ne soit pas un one shot mais qu'il y ait un second volume car finalement l'intrigue n'a presque pas avancé et Snow se retrouve dans les dernières lignes presque au même point qu'au départ. Mais dans sa globalité, j'ai trouvé le roman prenant et bien construit, nous sommes loin du coup de coeur mais ce fut une lecture plaisante.
« Mesdames et messieurs, petits
et grands, bienvenue au Musée des Horreurs de Dumfrey, venez découvrir ses
curiosités en tout genre et autres bizarreries merveilleuses ! »
Suite à la mort d’une
spectatrice lors d’une de leurs représentations, la ville accuse la tête
réduite qui fait la fierté de Dumfrey d’être à l’origine d’une malédiction.
Lorsque celle-ci disparaît, le musée se retrouve menacé de fermer.
Je me suis régalée ! Les lieux sont merveilleusement
décrit, l'ambiance, mystérieuse et d'une autre époque, est palpable, les
personnages sont particulièrement attachants, et l'intrigue rondement mené.
Le lecteur prend un intense plaisir à découvrir chacun
des protagonistes. Les différents membres de la troupe, plus ou moins
importants, mais qui apportent tous un plus au récit à un moment ou un autre.
Un
homme éléphant, un nain, un géant, une femme à barbe, une autre énorme, un
vieux grincheux (qui ressemble beaucoup à Rusard d'HP !), forment entre autres
l'équipe de l'étrange musée du directeur Dumfrey.
Dans la troupe il y a aussi
bien entendu les 4 héros. 4 gamins un peu paumés lorsque s'ouvre l'histoire.
Perturbés par leurs dons, mal à l'aise en société, plutôt refermés sur
eux-mêmes; l'aventure qu'ils vont vivre va contribueràles souder les uns les autres. Il faut dire qu'ils
sont complémentaires ces 4 là: Max, habile lanceuse de couteau et accessoirementpickpocket, Pippa mentaliste qui s'améliore en prime encore au fil des pages,Sam à la force surhumaine, etThomas non seulement surdoué
mais également d’une souplesse hors norme.
Une malédiction semble planer autour d’eux et les
décès s’accumulent. Grâce à leurs capacités extraordinaires, ils vont mener
l’enquête. Trouver des indices et tout faire pour parvenir à sauvegarder leur
lieu de vie et leur directeur bien aimé intacts.
Cette aventure rythmée n’est pas dénuée d’humour. On
note même un rapprochement entre certains personnages. Ces minuscules brins de
romance sont à peine suggérés et on appréciera justement cette finesse. Chaque
cœur solitaire semble chercher auprès d’un autre un peu de réconfort et de
tendresse. Outre la superbe couverture, Benjamin Lacombe a également réalisé quelques illustrations que l'on retrouve au fil des pages. On ne peut qu'admirer la qualité de l'édition, illustrations intérieures, vernis sélectif, c'est un très bel ouvrage !
Le musée des monstres est un excellent roman jeunesse,
je sors donc ravie de cette lecture et j’espère que l’on pourra retrouver nos
héros atypiques dans d’autres aventures très rapidement !
A Hawkins, en 1983 dans l'Indiana.
Lorsque Will Byers disparaît de son domicile, ses amis se
lancent dans une recherche semée d’embûches pour le
retrouver. Dans leur quête de réponses, les garçons rencontrent une
étrange jeune fille en fuite. Les garçons se lient d'amitié avec la
demoiselle tatouée du chiffre "11" sur son poignet
et au crâne rasé et découvrent petit à petit les détails sur son inquiétante
situation. Elle est peut-être la clé de tous les mystères qui se
cachent dans cette petite ville en apparence tranquille…
En 1965, des enfants disparaissent mystérieusement dans une petite ville de Californie. Jack Sturges, 13 ans, est enlevé à son tour, sous les yeux horrifiés de son frère, Jim. Quarante-cinq plus tard, le fil de Jim, Jim Junior, doit supporter la paranoïa de son père, qui a transformé la maison en forteresse pour protéger sa famille. Pourtant, une créature étrange réussit à se faufiler dans la chambre du garçon et le kidnappe...
Trollhunters sera bientôt une série d’animation créée par Dreamworks et diffusée sur Netflix.
Del Toro et Kraus sont donc à la base de cette histoire. Si j’ai aimé le récit, je lui ai trouvé de trop nombreux défauts à savoir une panoplie de personnages pas assez attachants et des relations entre eux finalement assez détachées et peu approfondies. A mi-roman, j’ai également commencé à ressentir l’ennui, le récit aurait pu selon moi être bien plus court, j’ai vraiment dû m’accrocher durant toute la seconde partie. C’est d’autant plus dommage que le tout début du roman est excellent et hyper accrocheur ! Le moment de l'enlèvement de l'oncle de Jim, le harcèlement que subit notre héros et son meilleur ami, son envie de changement, l'humour aussi bien présent, tout partait très bien. Mais pour moi le rythme s'essouffle à mi-chemin.
Autre gros regret, la version originale comporte de nombreuses illustrations et que notre édition française n’a pas. Quel dommage ! Les illustrations rendraient le récit plus visuel et réaliste, les jeunes lecteurs pourraient rentrer dans l’histoire bien plus facilement.
Throllhunters, dont j’attendais beaucoup, m’a donc déçue et je suis restée sur ma faim concernant le développement des personnages. Les créatures arrivant même à être plus attachantes et crédibles que les humains !
Je pense que le roman aurait donc gagné à être plus court, que les illustrations auraient largement méritées d’être intégrées au livre, et enfin il ne serait pas un mal de le lire après avoir vu la série afin d’avoir en tête l’univers sous-terrain, les monstres et les armures et armes.
Pour contrebalancer ma chronique plutôt mitigée pour ne pas dire négative et avoir l'avis d'un jeune qui est dans la tranche d'âge du public cible, j'ai fait lire Trollhunters à mon pré-ado de 12 ans : Il a adoré ! La relation entre Jim et Claire l'a beaucoup fait sourire, ce couple d'aventurier lui a énormément plu. Si comme moi il a accroché à fond au début du récit, il n'a pas trouvé une baisse de régime arrivé à la moitié du roman. Pour tout dire, il n'a pas résisté à dévorer l'ouvrage d'une seule traite. Son personnage préféré est sûrement ARRRGH !!!, la grande troll. Je ne peux que l'appuyer là-dessus, elle est excellente. Il a également aimé que les auteurs fassent preuve d'antisexisme, ici la fille est bien brave et douée que le garçon.
Il n'est clairement pas passé loin du coup de coeur !
A noter que toutes ces magnifiques illustrations sont l'oeuvre de Sean A. Murray.
Will West, 15 ans, a passé sa vie à fuir. Il déménage tous les ans, évite de se faire remarquer, et applique les règles fixées par ses parents : ne jamais se lier à personne, ne jamais croire aux coïncidences, maintenir des notes passables au lycée... Mais il semble que Will ait des aptitudes exceptionnelles qui se révèlent petit à petit : endurance, rapidité, acuité visuelle... Un jour, Will dérape et se classe premier lors d'un examen national, loin devant l'ensemble des élèves du pays. Il est aussitôt repéré par un Institut à la recherche de jeunes talents. C'est là que sa vie bascule : rentré chez lui, il se rend compte que sa mère n'est plus la même, et que son père a disparu. Perdu, n'ayant plus d'endroit où aller, terriblement inquiet pour ses parents et ignorant les dangers auxquels il doit faire face, Will décide d'intégrer l'Institut, où il se lie d'amitié avec quatre jeunes, tous dotés comme lui de pouvoirs. Mais là-bas, la menace rôde partout : un des élèves a été enlevé et un groupe secret de professeurs, Les Paladins, semble être de mèche avec des forces obscures et des créatures... extra-terrestres.
La prophétie du Paladin n'est pas un coup de coeur mais j'ai beaucoup aimé cette lecture. C'est l'originalité qui marque surtout en premier lieu. Ily a un peu de Harry Potter avec le garçon qui a des pouvoirs et va intégrer une école secrète. Mais il n'y a pas le folklore de la série de J.K Rowling, ici le récit est plus tourné vers les technologies.
Entre le modernisme et l'enchaînement des actions, on peut penser aux Effacés.
Will court super vite et sa famille cache aussi ses autres pouvoirs afin de passer inaperçu. Toujours dans le but de ne pas sortir du lot, ils déménagent très souvent. Lui-même découvre l'étendue de ses dons progressivement... au rythme de la nécessité de les utiliser pour survivre.
L'action est présente dès le début du roman avec une course-poursuite. Ensuite, l'ambiance change lorsque Will arrive dans une école spéciale. Le récit prend alors des airs de Mentine ou Night School. L’atmosphère y est chaleureuse, les chambres, les pièces communes, le lecteur les imagine facilement et aimerait y être. Les élèves sont soudés entre eux, enfin le petit groupe de Will, ils se méfient de tous les adultes même des professeurs. Mais dans l'école aussi il y a de l'action, les élèves n'ont pas le temps de souffler. Ils doivent tous utiliser leurs "compétences spéciales".
Le lecteur prend plaisir à suivre Will, à le voir se lier d'amitié, à s'ouvrir et à se dévoiler. Notre jeune héros découvrira moults secrets et une autre facette du monde dans lequel il vivait jusqu'alors.
Récapitulons, nous avons de l'action, de l'aventure et de la romance. Il y a aussi de la science-fiction mais mon sentiment de lecteur sur ces parties-là est mitigé. Il m'a été difficile d'y croire vraiment, peut-être parce que le roman mélange un peu trop les genres (robots, monstres, etc). Ces éléments fictifs modernes dénaturent un peu le reste du décor. L'origine des créatures est innovante, leur existence et présence est bien amenée.
Petit point noir : on est dans un livre jeunesse et pourtant on a le droit aux stéréotypes sexistes à savoir la précision que toutes les filles de l'école sont des bombes... Est-ce qu'on dit ça des garçons ? Non. C'est usant à force ce sexisme ordinaire même dans la littérature jeunesse. Heureusement, à part cette description là, il n'y a plus d'autre mention sexiste dans le texte.
Dans la mystérieuse cité d'Atlantia, Hopper se retrouve plongé au milieu d'une dangereuse guerre des territoires entre chats et rats. Pour rétablir la paix, la souris devra faire preuve d'un grand courage et accepter le secret qui entoure sa naissance.
J'ai toujours adoré les romans jeunesse avec des rats et des souris anthropomorphes. Avec la Guerre des Mûs, encore une fois, je me suis régalée.
L'auteur nous offre une épopée fantastique dans un univers de fantasy riche et complexe. Séparation familiale, guerre, prophétie, combats, secrets, rien ne sera épargné au jeune héros, Hopper. Roman d'apprentissage, nous allons donc observer le souriceau évoluer dans les eaux troubles du mensonge et de la trahison. Il va devoir faire preuve d’ingéniosité et d'abnégation pour dépasser les épreuves rencontrées. Le courageux animal apprendra aussi l'amitié, le sens du devoir et de la résistance. Après une succession de dangers, il reste encore beaucoup à découvrir à Hopper, la suite des aventures s'annonce tout aussi captivante.
A noter, quelques illustrations, en noir et blanc, de Vivienne To, qui a également réalisé la couverture, enrichissent le roman. Elles sont peu nombreuses mais vraiment superbes.
J'adore les couvertures VO de cette série, je suis ravie que les éditions Flammarion aient choisi de les conserver pour l'édition française.
Déesse de la moisson, Holo est une louve qui peut prendre l’apparence d’une attirante jeune fille. Délaissée par les paysans de son village pour qui les vieilles légendes ne servent plus qu'à effrayer les enfants, Holo décide de rejoindre son village natal dans les terres du Nord à bord de la carriole d’un marchand itinérant, l’énigmatique Lawrence Kraft. Tandis qu’ils découvrent de nouveaux horizons en troquant leurs cargaisons de ville en ville, le duo va apprendre à se connaître et rapidement devenir très complice. Mais méfiance : les faux-semblants, les arnaques et les dangers bordent leur chemin... Le talent divin de Holo pour comprendre la nature humaine sera bien utile pour éviter les mauvais pas et les deal douteux ! Êtes-vous prêts à suivre cette charmante déesse dans un voyage initiatique parsemé de plaisirs simples, de rencontres, mais aussi de dangers ?
Si je ne suis pas une spécialiste des light novels, c'est un genre que j'apprécie, qu'il s'agisse de prolonger le plaisir d'une série adorée de manga ou de faire une belle découverte. Avec Spice & Wolf, je suis dans ce dernier cas de figure puisque je n'avais pas lu les mangas (et pourtant ce n'est pas faute d'avoir été tentée plusieurs fois par les couvertures avec cette jolie louve !).
C'est donc avec enthousiasme que j'ai lu ce volume, second titre du catalogue de la toute nouvelle maison d'édition Ofelbe, qui se consacrera uniquement aux light novels en France. Une sacrée bonne nouvelle pour les fans !
Ce tome correspond en fait à deux volumes de l'édition japonaise. Nous avons un beau pavé de 467 pages, enrichies d'illustrations en couleurs en début et fin d'ouvrage, et le texte est agrémenté de quelques dessins en noir et blanc.
En voyant les illustrations d'Holo, j'avais toujours pensé que la femme louve était exclusivement douce... dès le début du récit, j'ai constaté mon erreur et découvert une héroïne pleine de panache ! Holo est une déesse-louve (une "louve sage") complexe, tiraillée par la nostalgie, parfois donc un peu amère, souvent sarcastique aussi mais qui sait se montrer bienveillante. Impossible de ne pas tomber sous son charme dès notre rencontre avec ce personnage !
On apprend aussi à connaître Lawrence, qui malgré son statut de marchand et la façon de penser guidée par le profit, reste profondément gentil et se montre respectueux à l'égard de cette compagne ô combien particulière. C'est la relation de ses deux personnages principaux qui fait clairement le sel du récit. Leurs échanges souvent teintés d'ironie prêtent forcément à sourire. Tout ce qui tourne autour de l'économie dans la première partie n'est certes pas des plus captivants mais Holo et Lawrence sont tellement attachants et leur relation si agréablement piquante que la lecture reste très plaisante.
Dans la seconde partie, les sentiments du jeune homme s'affirment et la jalousie les guette l'un et l'autre. Holo continue de se jouer de Lawrence et de le faire marcher... pour le plus grand plaisir du lecteur !
Le récit fait également la part belle aux légendes, à la religion, et aux trahisons. Le couple sera ainsi maintes fois en danger de mort. Spice & Wolf n'est pas à réserver aux lecteur amateurs de culture et BD japonaise, grâce à une vraie trame de fantasy médiéval, il peut être lu par tous les amoureux du genre. Je suis d'ailleurs très curieuse de le faire découvrir à différents amis qui ne sont absolument pas des lecteurs de mangas et d'avoir leurs ressentis.
A découvrir à partir de 13/14 ans.
A noter, les éditions Ofelbe ont déjà sorti également Sworld Art Online (qui me fait clairement envie aussi !).
En 2022, l'univers du jeu vidéo écrit une nouvelle page de son histoire avec la sortie d'un MMORPG révolutionnaire intitulé Sword Art Online, dans lequel le joueur voit son esprit être entièrement intégré à un monde virtuel. Ancien testeur de la version bêta, Kirito se replonge lors de la sortie officielle du jeu dans ce lieu fantastique où des dizaines de milliers de personnes l'ont rejoint. Cependant, l'engouement laisse place à une panique générale lorsque les joueurs apprennent qu'ils ne peuvent plus se déconnecter du jeu à moins de le terminer et qu'une quelconque mort lors de leur partie leur sera également fatale dans la réalité !
Archie Greene, tome 1 : Archie Greene et le secret du magicien
D. D. Everest
Editions Bayard Jeunesse
Au fond de cavernes glaciales, enterré,
Réside un secret jamais dévoilé.
Pour garder ce bien précieux, deux antiques sentinelles
Veillent avec leur coeur de lion et leurs yeux d'aigle.
Orphelin, Archie Greene vit chez sa grand-mère Gardénia. Le jour de son douzième anniversaire, il reçoit un mystérieux grimoire écrit dans une langue indéchiffrable. Ce colis est accompagné d'un parchemin qui l'invite à se rendre à la librairie La Page Blanche, à Oxford.
Le jeune garçon part sur-le-champ ! Archie devient apprenti-relieur au Musée des Collections magiques où les livres battent des pages pour voler, où les grimoires prédisent l'avenir et révèlent le passé, où les pop-ups font jaillir des chevaliers... Il découvre bientôt qu'il a un don très particulier. Désormais, son devoir est de protéger les Terribles Tomes, ces livres de magie noire convoités par des magiciens maléfiques.
Impossible de parler d'Archie Greene sans évoquer Harry Potter. Jamais roman depuis la fin de la série culte de J.K Rowling n'aura été aussi proche de l'univers de notre sorcier préféré. Que ce soit dans les personnages (un orphelin accompagné d'un garçon et d'une fille - des instructeurs proches des enseignants de Poudlard) ou pour des éléments relatifs au monde de la magie (ceux qui ne croient pas en la magie sont appelés les "Ignorants"; les murs enchantés peuvent permettre de passer d'une pièce à une autre, les livres sont interactifs et ont des titres en rapport avec le nom de leurs auteurs comme "les créatures à éviter si vous avez les nerfs fragiles de Timothy Tremble", etc.), la comparaison est évidente. Toutefois, ce n'est pas parce que ça y ressemble que ce n'est pas bon !Archie Greene est un très agréable roman jeunesse ! Simple d'accès, il peut même être lu dès 8/9 ans. Le lecteur découvre le monde inventé par l'auteuren même temps qu'Archie. Un monde de la magie qui tourne autour de livres magiques et qui est régi par des lois strictes. L'intrigue tourne donc autour de ces ouvrages. Sans savoir en qui faire confiance, Archie va devoir renouer avec le passé et résoudre une énigme des plus mystérieuses. J'ai été amusée d'avoir l'impression qu'il y avait un peu du Voyage de Chihiro dans le récit. Le vieux Zeb, qui en prime donne du travail à Archie, m'a fait terriblement penser au vieux Kamaji. Vous en avez peut-être assez de mes comparaisons mais j'en ai encore une !... avec Monstres & Compagnie ! Ainsi dans l'histoire on trouve des sièges imprévisibles qui peuvent nous conduire n'importe où. Ces étranges moyens de locomotion m'ont évoqué les portes du dessin animé de Pixar et le passage où Sulli et Bob sautent de porte en porte. Mais j'arrête là avec mes comparaisons ! Cela vous montre tout de même que l'imagination fonctionne à plein régime pendant cette lecture, les descriptions sont très visuelles. Ce premier tome immersif où les personnages doivent trouver et restaurer des livres a vraiment beaucoup de charme. Archie a une faculté que lui envieraient bien des lecteurs passionnés : celle de parler avec les livres. D. D. Everest arrive d'ailleurs a rendre l'un d'entre eux attachant ! Je suis très curieuse de voir où l'auteur va nous amener dans le second tome, à suivre... La couverture française est absolument superbe ! Le livre a même de jolis rabats. Je vous mets la couverture d'origine et une autre d'une édition à venir.
Si je ne suis pas très fan de la première (la VO), j'adore la seconde qui correspond en plus très bien à l'univers du roman !
Dans une société où l'information est un mensonge, typos défend la vérité.
un virus, appelé le "poison noir" sème la panique à Maximum city. Cette micro-bactérie qui s'attaque aux récoltes, entraine une crise alimentaire et économique sans précédent. Une puissante société, AgroGen, prétend avoir trouvé un anti-virus. Mais pour l'équipe de typos, cette solution miracle cache quelque chose.
Le pouvoir en place menace l'avenir des hommes. Une mission de tous les dangers...
Le premier tome ne m'avait pas tout à fait convaincue (ma chronique, ICI). Certes, il y avait de l'action et du suspense mais je ne m'étais pas attachée aux personnages. Toutefois, la série était suffisamment prenante pour me donner envie de lire la suite. Et puis, une série dont Pierdomenico Baccalario est à l'origine, j'étais prête à lui donner une seconde chance. A la plume de Poison Noir, on ne retrouve pas l'auteur d'Ulysse Moore cette fois, mais Guido Sgardoli. Dès le départ, j'ai été scotchée par le rythme du récit, et enthousiaste puisque les personnages prennent enfin de l'ampleur !
Le lecteur replonge dans Maximum City, une ville sous surveillance et en pleine crise. On retrouve les adolescents qui forment l'équipe de Typos et les deux adultes qui gèrent les missions de l'extérieur.
Arlequin, Roger, possède une montre qui lui donne toutes les dernières informations, informations transmises directement par son père depuis le satellite où il a fui les autorités il y a déjà deux ans; si l'information reçue est fausse, le jeune homme est pris d'une violente crise d'urticaire. Arlequin est un personnage que l'on sent rempli d'une mission. "se battre, pour la vérité, et contre K-lab, la multinationale qui dominait Maximum City"
Gipsy, quant à elle, est une jeune fille agile et très belle malgré son air perpétuellementrenfrogné. Sa peau est extrêmement résistante à la douleur et aux blessures. Autre caractéristique surprenante, elle possède des branchies artificielle et peut donc respirer sous l'eau. Le passé de Gipsy est un grand mystère qui sera révélé à la toute fin du volume.
Lena Yang est surnommée Morph. Pourquoi ? Parce qu'elle peut modifier les os et les muscles de son visage et emprunter ainsi n'importe quelle physionomie.
Enfin, Dusker, David Tudor, possède une force stupéfiante.
Ces quatre personnages sont beaucoup plus développés que dans le premier tome ce qui éclaire le lecteur.
Les ennuis de nos héros commencent lorsqu'Arlequin régit vivement par une allergie en apprenant qu'une société qui produit des organismes génétiquement modifiés a lancé sur le marché des semences résistant au champignon noir quidétruit les cultures agricoles mondiales.
"On l'a surnommé comme ça parce qu'il noircit les feuilles des plantes auxquelles il s'attaque. C'est un micro-organisme contre lequel on ne connaît pas de remède."
Leur mission de l'équipe de Typos débute alors.
"Comme d'habitude. Enquête en quatre dimensions. Sondez tous les vecteurs : le terrain, le web, le temps. Et si ça ne suffit pas : improvisez."
Magouilles (manœuvres économiques et spéculations boursières), OGM, nouvelles technologies (comme le moteur de recherche créé par Dusker, l'Araignée), sous couvert de science fiction cette histoire se révèle très proche de notre réalité. On peut penser que l'auteur veuille ainsi amener son lecteur à réfléchir tout en lui offrant un récit condensé, rythmé et percutant. Ce thriller politique et écologique d'anticipation est à découvrir dès 12/13 ans.
Devenez un seul esprit, un seul cœur, à l’unisson
Avant que les eaux et les créatures qui y prospèrent
Soient dévastées par Abbadon !
Lorsque Serafina, princesse de Miromara, s’éveille au matin de ses fiançailles, sa première préoccupation devrait être de retrouver son promis, le séduisant prince Mahdi. Elle l’aime depuis l’enfance et il l’aime en retour. Enfin, il l’aimait, elle a quelques doutes à présent… Pourtant, ce matin-là, l’esprit de Serafina est surtout accaparé par d’étranges rêves annonçant le retour d’une ancienne malédiction. Ses prémonitions se confirment quand sa mère est touchée d’une flèche empoisonnée, et le chaos semé dans tout le royaume. Guidée par ses cauchemars, Serafina, accompagnée de cinq autres sirènes, se lance dans une quête périlleuse pour venger ses parents et empêcher les communautés sous-marines de s’entredéchirer. Mais elle est encore loin d’imaginer qu’elle vient de plonger dans une vaste conspiration, qui menace son monde… et le nôtre.
Aussitôt reçu, aussitôt dévoré... je n'ai pas pu m'en empêcher !
Après presque 100 pages assez nébuleuses (n'hésitez pas à vous servir du glossaire qui se trouve à la fin de l'ouvrage !), j'ai fini par être captivée par le récit et par énormément aimer ma lecture.
Alors au départ, oui, il faut s'accrocher. Le livre est truffé de jeux de mots, de termes qui s'apparentent à notre monde mais avec un vocabulaire imaginaire propre au monde sous-marins. Et quand je dis "truffé", c'est à dire que quasi tous les paragraphes recèlent de termes qui nous sont inconnus ! Autant dire que c'est dur de tout comprendre sur le coup !
Le personnage principal n'est pas le mieux développé, on peut facilement lui préférer sa meilleure amie Neela. Même les autres protagonistes qui n'apparaissent que vers la fin du récit ont plus de couleurs que cette héroïne un peu fade. Certainement évoluera t-elle dans le bon sens au fil des tomes. Plusieurs personnages sont excentriques : Neela déjà est à mourir de rire avec son penchant exagéré pour les confiseries; une femme adorant les poissons-chat qui va croiser leur chemin; une vieille sorcière...
Plus le lecteur avance dans sa lecture, plus la mythologie de cette univers prend sa place dans son esprit, et la compréhension des événements passés permet un fort ancrage dans le monde créé par l'auteur. Je ne vous parlerais pas en détails des autres sirènes que vous allez rencontrer au cours de votre lecture, sinon je vous gâcherais des surprises. Personnellement, j'ai aimé que les pièces du puzzles s’emboîtent petit à petit, et j'ai été ravie d'arriver vierge face au roman, sans même avoir lu la 4ème de couverture.
Le récit mêle la magie, et différents dons, des éléments de fantasy tel que le monstre surpuissant qui menace le monde, et le fantastique avec des passages entre des miroirs. L'action est de plus en plus présente et les jeunes filles devront fuir continuellement pour échapper à leurs poursuivants. Elles feront un grand nombre de rencontres, certaines amicales et d'autres bien moins.
Il y a quelques notes de romance, surtout dans la première moitié, mais plus du tout dans l'autre. La lutte du bien contre le mal, des choix que chaque personne fait, de la confiance en soi et aussi de l'amitié et des liens qui peuvent unir les gens les uns aux autres, tout cela forme le coeur du récit. Malgré toutes les épreuves que va traverser l'héroïne et ses proches, l'auteure n'oublie même pas de glisser quelques pincées d'humour.
Ce fût une lecture pour adolescents et jeunes adultes vraiment très plaisante.
Petits + bien agréables : J'aime beaucoup la qualité du papier du livre ainsi que l'illustration sur laquelle s'ouvre chaque chapitre.
Depuis que la capsule Rêverie s'est effondrée, Sédentaires et Sauvages tentent de cohabiter dans la grotte où ils se sont réfugiés. Mais les ressources s'épuisent. S'ils veulent survivre, il leur faut rejoindre au plus vite le Calme Bleu, le seul lieu encore épargné par les tempêtes d'Ether. Pour cela, Perry et Aria, plus unis que jamais, doivent retrouver Cinder, ce mystérieux garçon capable de contrôler.. l'Ether, quitte à y laisser leur vie...
J'avais peut-être des attentes trop élevées mais ce dernier tome est une petite déception.
Il faut dire que j'avais énormément aimé le premier tome, Never Sky, et que le second, Ever Dark, avait été carrément un gros coup de coeur.
Si j'ai aimé le livre dans son ensemble, ma chronique va peut-être paraître sévère parce que de nombreux points ont gêné mon plaisir de lecture.
Tout d'abord, une impression de lenteur et surtout de redondance pour toute la moitié du roman. L'intrigue n'évolue pas ou peu, il y a des rebondissements oui mais très vite l'auteure fait marche arrière pour nous représenter la même situation. Le seul avantage que l'on peut y trouver, c'est que cela permet une évolution des personnages. Mais je dois dire que je me suis presque ennuyée.
D'ailleurs, les personnages m'ont peu convaincue dans ce tome-ci. A part Roar qui continue d'être mon chouchou, j'ai été moins en empathie avec les autres que dans les précédents volumes. Là, où les relations sonnaient très justes dans Ever Dark, ici les liens entre chacun me semblaient bien fragiles. La fin du roman, que je juge trop prévisible, ne m'a pas enthousiasmée plus que ça non plus.
Bref, un roman de détente agréable mais une déception en comparaison des deux précédents volumes.
Pour être peut-être plus claire, si je devais donner une note aux différents tomes, ce serait un 17 pour Never Sky, un 20 pour Ever Dark mais je tombe à 12 pour Always Blue. C'est une série qui vaut tout de même fortement le coup (je relirais certainement Ever Dark un jour) et j'espère que si vous la commencez, vous apprécierez plus ce dernier volume que moi.
Toutes les illustrations, images, ayant servies pour mes rubriques sont de, et la propriété de, la mangaka (génialissisme) Ai Yazawa. (Mon blog étant sans but lucratif, je me suis permise de les utiliser.)
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