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vendredi 11 novembre 2016

#Reine du lycée

#Reine du lycée 
Confessions d'une star des réseaux sociaux
Lele Pons
Melissa de la Cruz
Éditions Hachette
Je m'appelle Lele Pons et je suis drôle. 
Si, si. Je vous assure, mes premiers milliers de followers sur Internet vous le confirmeront. 
Mais dans le monde réel, personne ne me connaît. Je dois manger toute seule à la cantine en supportant les remarques d'Yvette (la peste du lycée) sur mes cheveux mal peignés (pas ma faute, réveil difficile) et mes déguisements de pirate (apparemment, ce n'est pas à la mode). Un jour, une de mes vidéos fait le tour de l'Amérique. Et tout à coup, je deviens l'amie idéale. Je suis de toutes les fêtes (les cools comme les fiascos), fais rire tout le monde dès que j'ouvre la bouche et j'ai maintenant... tenez-vous bien... 10 100 000 abonnés. 
Bref, Lele 2.0 est née, et il va falloir s'adapter. 

Lu il y a deux semaines, je ne me rappelle quasiment pas du récit. Je crois que cela veut tout dire et que je pourrais arrêter là mon billet. Par contre, mon souvenir le plus fort concernant l'histoire, c'est que ce roman semble avoir été écrit avec les pieds. C'est mauvais, mauvais, mauvais ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un tel nanar. Même quand les livres sont plus ou moins bons, l'écriture reste correct... là, non. L'héroïne est horripilante, l'humour tombe toujours à plat, et parfois, même la morale laisse à désirer. Alors ça se lit hein, mais c'est une jolie perte de temps et c'est à réserver au public de 13 à 17 ans maxi. 
Au suivant !

lundi 27 avril 2015

iM@mie

iM@mie
Susie Morgenstern
Editions L'école des loisirs 
A seize ans, Sam est un junkie, un accro, un drogué d’Internet et des jeux vidéo. Pour le sevrer de l’écran et sauver son âme, ses parents ont décidé de l’envoyer à Nice, en pension chez Martha, sa grand-mère, qui coule une retraite paisible, sans ordinateur ni télévision ni portable. Arrivé là-bas, Sam n’a rien d’autre à faire que de lire, réviser son bac de français et jouer du piano tout en se faisant dorloter par sa grand-mère. Comme cure de désintoxication, on a connu pire, et Sam admet qu’il n’est pas vraiment malheureux… Juste terriblement en manque des moyens de communication que des milliers d’années de progrès technique ont mis à la disposition de l’homme moderne. Mais ça, comment le faire comprendre à Martha…

Pour faire court, en refermant le livre, j'ai dit à mes enfants et mon mari "ah c'était trop chouette, trop drôle, j'aimerais tellement qu'il y ait une suite !". iM@mie, c'est du Susie Morgenstern dans toute sa splendeur. Le lecteur ressent à merveille son plaisir d'écrire et le reçoit de façon forcément positive. Dans Martha, on imagine bien entendu Susie. Derrière la truculence, la cuisine familiale, le goût des lettres et de la musique, ce bonheur d'être entourée (quoique pas tout le temps !), on projette l'idée que l'on se fait de l'auteure, et on a d'une part envie de la rencontrer et d'autre part on l'adopterait bien comme grand-mère ! iM@mie, est un roman pétillant. Frais, il fait vraiment passer un excellent moment. Si de nombreux personnages sont égratignés, les parents d'adolescents en prennent pour leur grade ! Ça fait parfois un peu mal à coeur tous ces parents qui ne savent finalement pas l'être, et soit pataugent, soit délèguent, soit sont absents. Mais même le personnage principal Martha ne semble pas avoir été une si bonne mère, par contre elle se rattrape bien en tant que mamie ! Si elle aime son indépendance, elle sait se montrer attentive et bienveillante. La belle complicité qui la lie à son petit-fils Sam est l'un des points forts du récit. On appréciera l'humour assez jouissif présent au fil des pages. Le passage sur les bananes et leurs bienfaits m'a fait terriblement sourire (et mes enfants ont même eu le droit à sa lecture à haute voix !).
Comme l'indique son titre, les nouvelles technologies sont un des sujets du livre. L'addiction chez les jeunes... comme chez les plus anciens. Les parents accrocs aux écrans de leur portable et de leur ordi ont bon dos d'interdire à leur fils les jeux vidéos et de surfer sur la toile. La grand-mère s'y met aussi (en cachette s'il vous plait) et se laisse vite submerger par la tentation du net. Mais on y parle aussi amour et encore fois il n'y a pas d'âge pour être amoureux !
Avec les beaux jours qui arrivent, l'été qui se profile, je vous conseille cette lecture ensoleillée pour les 12 - 16 ans (et + si affinités, il n'y a pas d'âge pour le lire non plus !).

vendredi 29 août 2014

Présentation - Réseau(x), tome 2

Réseau(x), tome 2
Vincent Villeminot 
Editions Nathan 
N'ayant pas réussi à finir le premier tome (voir ma chronique ICI), je ne comptais pas, et en fait je ne compte toujours pas, le lire. Toutefois, l'ayant reçu, je vous en fais la présentation en rappelant seulement la 4ème de couverture :


"Sur les réseaux, tout le monde pensait connaître Nada #1. Tout le monde suivait, espionnait, redoutait Nada#1. Aujourd'hui, Son Altesse Anarchiste Sérénissime est en prison et l'Armée des Clowns Noirs est sans tête. 
Les polices européennes vont-elles enfin pouvoir respirer ? 
Rien n'est moins sûr : un mystérieux Nada#2 fait son apparition et annonce un chaos d'un genre nouveau..." 
 

Le prologue, ICI. 

Le trailer :

Alittlematterwhatever a adoré ce second tome, je vous encourage à aller lire son avis, ICI.

Quant à moi, j'aime tout de même énormément les couvertures et l'ambiance urbaine qui s'en dégage.  

samedi 2 novembre 2013

Réseau(x), tome 1

Réseau(x), tome 1

 "Sur les réseaux tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l'enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants..."

 Dans le monde imaginé par l'auteur, les réseaux sociaux ressemblent au Facebook que l'on  connait, à ceci près qu'ils ont deux niveaux : ils se présentent avec une partie visible par tout le monde et une partie plus cachée où chacun raconte ses cauchemars. Sixie, une collégienne fait des cauchemars dont certains sont prémonitoires. Une nuit, la jeune fille rêve qu'elle commet un meurtre. Par la suite, elle se dénonce à la brigade spécialisée dans les affaires numériques. 
L'histoire démarre donc sur du fantastique avec les rêves qui ont du pouvoir. Puis le récit prend un tournant différent et part sur des manifestations d'étudiants, des émeutes et des révoltes. Ces passages m'ont malheureusement terriblement ennuyée. Au milieu de ces deux histoires, le lecteur découvre un personnage, un homme qui a vendu une de ses inventions pour une somme folle. J'ai eu du mal à cerner si ces chapitres étaient censés être la réalité ou non. 
Si le départ, centré sur Sixie, me semblait franchement bon, de trop nombreuses histoires se greffent ensuite sur cette première intrigue et le roman devient vite brouillon. Alors certes, peut-être qu'au fil du livre le lecteur comprend des liens entre les faits mais pour cela il faut s'accrocher ! 
Personnellement,  je n'ai pas tenu et je n'ai pas réussi à finir ce premier volume. 

jeudi 28 mars 2013

Mauvaise connexion

Mauvaise connexion
Jo Witek
Editions Talents Hauts
 Je me suis inscrite sur un nouveau tchat. J'ai tapé Marilou. Je trouvais que ce pseudo correspondait bien à la fille que j'avais envie d'être. Plus sexy, plus délurée, plus effrontée aussi. Marilou, une autre moi-même. Une fille qui l'a tout de suite attiré. - Bonjour, Marilou. C'est joli comme prénom. T'as quel âge ? J'ai menti : Seize. Et toi ? - Vingt. Mentait-il lui aussi ? Je ne me suis pas vraiment posé la question, trop heureuse de partager ma tristesse nocturne avec un garçon. J'ai poursuivi. - Je viens de me disputer avec ma mère. Elle refuse que je fasse des photos de mode. - Elle doit être jalouse de ta beauté. - Merci. Je crois que tu as raison. - Je sais de quoi je parle, je suis photographe de mode. - C'est vrai ? - Oui, pour des défilés à Paris et des shooting magazines. On peut la voir quelque part ta jolie frimousse, Marilou ? Voilà. Ça a commencé comme ça."

J'ai été ravie de découvrir ce roman dont la couverture et le résumé me faisaient tant envie depuis sa sortie. J'avais tout de même un peu peur de quelque chose de trop trash, d'un récit trop dur. Heureusement, même si les faits sont difficiles pour la jeune fille, l'auteur, tout en disant les choses clairement, reste dans la pudeur.
Le résumé laisse deviner que la jeune fille va être victime d'un pédophile et c'est le cas. A 14 ans, Julie tombe amoureuse, via le net, d'un manipulateur. La tension monte, l'héroïne se retrouve piégée. Le récit montre et décrit à la fois comment le pervers arrive à prendre le contrôle et comment la jeune fille perd pied, ment aux autres et à elle-même. La fin de l'histoire est heureusement douce et pleine d'espoir, une fin nécessaire pour le public auquel le roman s'adresse.                
L'histoire est une crédible et indispensable mise en garde, destinée aux adolescents dès 13 ans. C'est vraiment le livre à faire lire à ses ados, filles et garçons, j'espère aussi que les médiathèques l'auront. Il est important, car ça n'arrive pas qu'aux autres, d'être vigilants et surtout d'offrir à nos jeunes des clefs de compréhensions de ce qui peut concrètement se passer. 
On a beau les alerter, le poids du roman avec l'attachement et l'identification à l'héroïne, prendra un sens plus réel dans l'esprit des adolescents qu'un simple discours des parents. Un roman à lire et à faire lire. 
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