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vendredi 28 juin 2013

Le voyage de Mamily

Le voyage de Mamily
Agnès de Lestrade 
Charlotte Cottereau
Balivernes Editions
"Mamily a oublié quelque chose, peut-être de coudre le bouton du pantalon de Papily ? Mais... Où est le bouton ?"

Voici un album sensible au sujet douloureux mais abordé sans tristesse qui pourra accompagner l'enfant et l'aider à accepter une réalité difficile, la maladie d’Alzheimer chez un grand-parent.  
Le texte d'Agnès de Lestrade est émouvant et permet d'aborder les questions que peut se poser un enfant tout en ayant une jolie histoire racontée dans un langage poétiqueTouchant et optimiste, le récit se finit sur un pirouette qui donne le sourire. Les belles et délicates illustrations de Charlotte Cottereau invitent à la rêverie et collent à l’état d'esprit de la personne malade. La nature est très présente, fleurs, oiseaux, et insectes s'invitent  au fil des pages.
 C'est un album au doux parfum de nostalgie où on se sent bien, on prend du plaisir à se balader en compagnie de cette mamie à l'humeur fantaisiste.
Par sa poésie, sa sincérité et la qualité de ses illustrations le livre sera toucher tous les publics, y compris les adultes.
 A découvrir à partir de 4 ans.

samedi 15 juin 2013

Il faisait chaud cet été-là

 Il faisait chaud cet été-là
Agnès de Lestrade
Editions Rouergue 
"Parfois, on devient amie avec une fille qui ne nous ressemble pas du tout. 
Qui est même notre parfait opposé. Parfois aussi, on se laisse éblouir par les apparences.
Et il suffit de quelques jours ensemble pour découvrir son autre visage..."

Deux amies de 14 ans, Violette et Blanche, partent en vacances ensemble chez la grand-mère de Violette. Déjà, dans le train, Blanche trouve Violette très brusque avec un enfant. Lorsqu'elles arrivent, Blanche, qui est notre narratrice, se rappelle leur rencontre. Leur amitié n'a pas démarré sur un pied d'égalité. "Notre amitié est né parce que tu l'as voulu. Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais jamais imaginé que tu t’intéresses à moi." 

Blanche utilise le "tu" tout au long du récit, elle s'adresse ainsi directement à son amie. "Tu te souviens, Violette, il faisait chaud cet été-là." Un parti pris de l'auteur intéressant et original

Les jeunes filles vivent une amitié en décalage. On a beaucoup d'admiration d'un côté et de l'autre, au départ, on peut penser qu'il n'y a pas grand chose. "Tu n'as jamais voulu venir chez moi." 

Blanche sent bien un soucis dans la vie de Violette, celle-ci a un père absent et il existe un malaise entre elle et sa mère. Arrivée chez la grand-mère de son amie, Blanche se rend compte que les difficultés commencent, son amie étant sans cesse en train d'agresser sa mamie. "Tout à coup, la journée de voyage me tombe dessus comme une massue et je me surprends à penser : 
"Un mois, ici ! Ça risque d'être long !"". 

Les jeunes filles ont toutefois une connivence qui les rapprochent, pour Violette l'écriture et pour Blanche le dessin. Mais lorsqu'entre en scène un jeune garçon de leur âge qui préfère s’intéresser à Blanche qu'à Violette, tout bascule"Tu as pris l'habitude d'être la vedette, celle qu'on regarde et qu'on admire. Est-ce pour ça que tu m'as choisie ?" Parce que je sais rester dans l'ombre ?" 

Ce roman est poignant et très prenant. Il est court61 pages, se lit donc d'une traite et c'est tant mieux, cela permet de savourer l'intensité du récit. Car le texte est bien plus sombre que ne peut le laisser supposer la jolie couverture bleue et le résumé. Il y a plus dans l'histoire qu'une simple amitié trouble, le comportement de Violette cache un secret plus terrible qui vont entraîner les deux filles bien trop loin. Je n'en dirais pas plus de peur de trop en dévoiler, je vous laisse découvrir ce roman dont l'atmosphère m'a quelque peu fait penser à du Stephen King. A lire à partir de 13 ans

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lundi 22 avril 2013

Demeurer sur tes genoux

Trois beaux albums qui parlent avec beaucoup de tendresse de la relation parent-enfant. 

Où es-tu, mon bébé ? 
Christine Naumann-Villemin
Elsa Oriol
Editions Kaléidoscope
L'école des Loisirs
"Viens, mon petit, viens dans mes bras faire un câlin... Ha ! Tu ne veux pas ? Bon, tant pis alors, je vais être obligée de te faire des guilis guilis partout, ou alors de faire la bagarre des foufous ou alors..."
J'avais eu un coup de coeur pour la couverture du livre qui me rappelait tant mon petitou à moi. Et si je ne connaissais pas Elsa Oriol, le nom de l'auteur m'avait décidé à me l'offrir.
Je n'ai pas été déçue, les illustrations sont aussi belles que le laisse penser la couverture, elles sont même absolument magnifiques. Le grand format de l'album permet en plus de mettre en valeur la beauté des peintures. Moues boudeuses, petit tigre, regards échangés, toute la magie de la relation entre une mère et son enfant passe à travers les images. 
Le texte s'accorde à la réalité, on est plongé dans une situation de la vie quotidienne, c'est un morceau d'enfance que nous offre Christine Naumann-Villemin et Elsa Oriol. 
Les phrases sont courtes et très agréables à lire à haute voix.  L'album met en scène tout à fait ce qu'en tant que maman on peut faire et dire à son enfant. Qui ne s'est pas mis à quatre pattes pour courser son tout-petit ? Qui n'a jamais fait de joyeuses bagarres de chatouilles sur un lit ? 
Un superbe ouvrage toute en douceur et sensibilité à partager avec son bambin.  

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Pourquoi ? 
Alex Sanders
Editions L'école des Loisirs 
Loulou & Cie

Un de nos préférés parmi les livres d'Alex Sanders. Mon second qui a maintenant 4 ans demande encore qu'on le lise régulièrement. C'est un album qui peut se lire à plusieurs niveaux. Les tout-petits pourront le manipuler sans risque grâce aux pages cartonnées. Ils seront attirés par les dessins simples et aux personnages souriants.
Ludique et éducatif, le texte permet également de nommer les parties du corps, c'est donc un bon outil d'acquisition du schéma corporel
 Les "un peu plus grands" se régaleront de l'histoire à la Petit chaperon rouge. Ils apprécieront la lecture par un parent lecteur qui finira forcément par une partie de guili-guili. 
Les plus grands pourront utiliser l'album pour s'entraîner à la lecture. Une joyeuse histoire à lire à son petit frère ou sa petite soeur. 
C'est un joli album que l'on peut facilement mimer et qui permet de partager un agréable moment de complicité avec son enfant. 


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Mes géants mes parents
Agnès de Lestrade
Mayalen Goust
Editions Flammarion
Père Castor
"Les géants sont de drôles de gens, gourmands, bruyants, pressés, ils n'en ont jamais assez. Tendres et rêveurs, ils sont aussi très attachants. Mes préférés ? Les géants de ma maison, aux bras si grands, aux baisers si doux, qu'ils me donnent l'envie, un jour, de devenir géante à mon tour."

"Je connais un géant. Il habite dans ma maison. Il a de grandes jambes qui n'en finissent pas, et de grands bras qui s'enroulent autour de moi." 
C'est un album aérien, où le texte et les illustrations sont à l’unisson et mêlent poésie et rêverie.
 A travers une métaphore sur les adultes, nous sommes transportés dans l'imaginaire d'une enfant et son regard de toute petite sur le monde des grands. C'est une ode à l'amour parental, le texte très tendre conte les instants précieux du quotidien. 
Les illustrations toutes en finesse, douceur et légèreté sont magnifiques. 
Un album à découvrir à partir de 4 ans. 

jeudi 11 octobre 2012

Le jour où j'ai abandonné mes parents

Le jour où j'ai abandonné mes parents
Agnès de Lestrade
Editions Rouergue
Collection Dacodac
"KARLA-MADELEINE a hérité prénom impossible et de parents aussi différents que le jour et la nuit. Son père et sa mère passent leur temps à se chamailler... Alors, quand ils décident de partir en vacances tous les trois pour la première fois, elle compte bien en profiter ! Et dans les campings, tout peut arriver..."

J'aime énormément les histoires d'Agnès de Lestrade, elles sont de celles qui me touchent au coeur. Ici, l'auteur joue avec des personnages stéréotypés pour amener le lecteur à réfléchir sur les préjugés. Avec un père marxiste et facteur dans les quartiers bourgeois (ça vous rappelle sûrement quelqu'un...) et une mère cadre chez Total, la vie de famille n'est toujours calme pour Karla Madeleine. De plus, elle souffre de ne connaître aucun des autres membres de sa famille, ni grand-père ni grand-mère, ni oncle ni tante, ni cousin ni cousine, car ses parents ont rompu tous liens avec les familles des deux côtés. Ainsi tout le long du récit, les conflits familiaux sont abordés avec justesse et beaucoup de tendresse.

Seul bémol, je ne suis pas persuadée que les subtilités politiques soient compréhensibles par tous les jeunes lecteurs. Une lecture commune parents/enfants pourrait selon moi être la bienvenue pour ce roman et là justement les  finesses du récit seront particulièrement appréciées par le parent-lecteur.

 Pour un très joli moment de lecture à partir de 8/9 ans. 

"Mes parents ont un point commun en dehors de moi : le scrabble.  […]"Le scrabble, c'est notre Bible commune" dit ma mère. "Notre grand capital, oui !" dit mon père (le best-seller de Karl Marx, je précise !)"
"Mais ce sont surtout ses yeux qui ont attirés mon attention. Ses yeux, je les connaissais parfaitement... puisque j'ai les mêmes. "

vendredi 22 juin 2012

L'invention des parents

 L'invention des parents
 Agnès de Lestrade 
Lucie Albon 
Editions Rouergue
"Qu’est-ce qu’elle cache, Aimée, dans la poche de son pantalon ?
Ses copines croient que c’est un mot de son amoureux. Un mot tout doux et plein de fautes. Mais si c’était un plus grand secret encore ? Un secret très joyeux, mais qu’elle ne veut pas dire…"

Dans ce court roman, l'auteur avec ses si jolis mots arrivent à créer une palette de personnages attachants.

Aimée, la narratrice, a été abandonnée par ses parents et vit dans un foyer depuis ses 2 ans. 

Elle a deux meilleures amies, deux sœurs qu'elle s'est choisie. « Amina  et Shirley se sont mes sœurs. Mes vraies sœurs ! Pas de sang. Mais de choix. »

Le récit nous offre aussi un très joli portrait des éducateurs « quelqu'un qui vous réconforte, qui vous enguirlande, vous écoute et vous donne des ordres . Il paraît que les parents c'est pareil. »

Des jolis mots encore sur les relations entre les filles et les garçons, lorsque ça devient un peu plus compliqué.
« Une fois, on a vu un œil par le trou de la serrure. On a crié « Au secours, Anna ! » et elle est venue les enguirlander. »

A travers la maman de sa copine de l'école, l'envie de se créer une maman naîtra chez Aimée. C'est beau, poétique et émouvant.

Mais l'humour est présent aussi, par exemple la maman en papier a une robe à fleur        « Là, j'avais découpé la couverture de mon cahier de mathématiques. »

L'invention de sa maman fera grandir le personnage d'Aimée. Le premier amour aussi...


L'histoire est sans pathos, le foyer qui accueille les enfants est vu seulement sous ses angles positifs, ce qui rare dans les romans jeunesse et c'est une partie de ce qui en fait qu'il est précieux.

Un très joli et court roman jeunesse qui aborde plusieurs thèmes sensibles tout en pudeur et en finesse. Un récit qui touche au cœur, tout en nous faisant garder le sourire.



Les illustrations de Lucie Albon qui jalonnent le texte sont précieuses, elles collent si bien aux personnages et au ton du roman.


Il ne faut pas passer à côté de ce roman pour soi-même et pour ses enfants.

A lire à partir de 8 ans.  


dimanche 11 mars 2012

Tout le monde veut voir la mer

 Tout le monde veut voir la mer
Auteur : Agnès de Lestrade
Illustratrice : Nathalie Choux 
Editions du Rouergue
Collection Zig-Zag

J'avais beaucoup aimé le petit roman Des vacances trop bizarres, dans lequel d'ailleurs, la narratrice Mira vivait au départ en banlieue et avait une meilleure amie Marika... la même que l'on retrouve dans "Tout le monde veut voir la mer" ? 
Marika, petite fille issu d'un mariage de métissage, vit heureuse au sein de sa joyeuse famille (un papa trop gentil qui n'aime pas crier parce que lui n'a pas eu la chance de grandir avec des parents, et des petits frères, des jumeaux qui adorent faire les clowns et une maman nostalgique de son pays, l'Algérie.) dans une cité. Comme beaucoup de français, cette famille est modeste, ils vivent sans faire d'écarts. Marika rêve d'équitation mais les cours sont trop chers, elle le sait et elle ne demande pas à ses parents de pouvoir pratiquer cette activité; son plaisir elle l'a en s'achetant chaque mois un magazine sur les chevaux. Alors lorsque sa meilleure copine Sofia insiste pour qu'elle l'accompagne à la sortie organisée par la Croix-Rouge, une journée à la mer, Marika fait la moue, elle n'a pas envie ! Elle, ce serait une journée d'équitation qui lui plairait et non pas une journée à la plage ! « C'est pas parce qu'on est pauvre qu'on veut forcément voir la mer ! » Dans le car, deux garçons turbulents, Tristan et Joan, s'en prennent à Christian, enfant petit et maigrichon. Mais arrivé à destination, une surprise les attends, Christian se relève être un excellent nageur et épate tout le monde. Le jeune garçon gagne ainsi l'admiration et l'affection de tous même de Joan. La journée se passe merveilleusement bien et le soir voit apparaître une deuxième surprise pour Marika, au détour d'une dune, un pur-sang arabe... 
J''ai encore une fois énormément aimé.
Les personnages d'Agnès de Lestrade sont très attachants, très crédible, je me sens proche d'eux.
 Vivre dans une famille modeste, limite pauvre, ça me parle beaucoup et j'aime la façon dont elle aborde ses sujets toute en finesse et sans aucun pathos.
J'aime aussi la façon dont elle a de toucher à de nombreux sujets sensibles, d'une ou deux phrases d'effleurer quelque chose d'important, juste ce qu'il faut pour distiller quelques belles idées à ses jeunes lecteurs. 
 "Parfois, la mairie plante des fleurs et le lendemain, pfft, elles ont disparu. Des vandales qui cassent tout, voilà comment on les appelle. En vérité, s'ils cueillent les fleurs, c'est pour les offrir à leurs mères. Parce que je les connais, moi, les jeunes. .... Non, les jeunes, ils sont comme vous et moi : ils aiment leurs mères et puis c'est tout."
La cité, le papa qui a grandit en foyer, la maman qui pleure parfois en pensant à son pays, le grand-père Algérien qui est mort en France en faisant la guerre, les fins de mois difficiles, le garçon souffre-douleur, ce roman aborde tous ces sujets importants. 
Mais pourtant un très joli livre doux et joyeux, rempli du plaisir des bonheurs simples, plein d'espoir et que l'on finit avec le sourire.
A lire à partir de 7-8 ans. 

mardi 28 février 2012

Le secret de Kashimo

Le secret de Kashimo 
Agnès de Lestrade
Nicolas Duffaut
 Editions Milan Jeunesse
Le secret de Kashimo
 C'est d'abord une histoire d'amour que j'ai eu avec la couverture. Je l'ai vu, je l'ai voulu.  Puis j'ai vu "Agnès de Lestrade" comme auteur et là c'était de suite qu'il me le fallait.
D'ailleurs, l'illustrateur aussi, ce n'est pas non plus le premier livre qu'il illustre dont la couverture me fait tomber en amour ! 
 Pour en revenir à l'histoire en elle-même...
Kashimo est fils de paysan, son père venant de mourir, il doit assurer la survie de sa famille en travaillant à la place de père. Malgré tout, Kashimo a un rêve secret, il aurait voulu devenir samouraï. Le soir après le travail aux champs, il s'entraîne en se battant contre des ennemis invisibles. C'est ainsi que le surprend un soir une jeune fille, Kama, fille d'un seigneur. Malgré l'opposion sociale, ils deviendront amis et partageront leurs rêves, Kashimo celui d'être samouraï, Kama de devenir une Geisha.... 
Je vous laisse découvrir la suite :)
 C'est un album superbe, les illustrations sont magnifiques, l'histoire est prenante, je me suis régalée à sa lecture. Une belle découverte, un gros coup de coeur
 Album pour les + de 6 ans. 

dimanche 26 février 2012

C'est peut-être ça être amoureux

C'est peut être ça être amoureux
 Agnès De Lestrade
Laurent Audouin
 Editions Milan 
c'est peut être ça être amoureux
 "L'école, Manolito n'aime pas trop. Pas du tout, même. Car Manolito est un enfant du cirque et, partout, les regards l'accusent d'être différent.
Mais Manolito s'en fiche. Ce qu'il aime, c'est le trapèze : c'est sûr, il en fera son métier. Pour voir les étoiles dans les yeux des gens... et surtout ceux d'Emmanuelle. C'est peut-être ça, être amoureux..."

 Manolito, un jeune garçon de 11 ans, qui vit dans une famille de gens du cirque. Il parcourt la France mais d'étape en étape sa maman l'envoie à chaque fois dans les écoles des villages où le cirque s'arrête.
Et c'est dur pour Manolito, très dur de vivre un changement permanent d'école et le regard des enfants ayant sûrement entendu les avis négatifs des adultes sur les gitans.
Quand il arrive dans cette nouvelle école, comme souvent apparemment il se rend malade d'angoisse et finit par vomir. Mais cette fois-ci, dans ce village dans cette école, ce sera différent car une fille de sa classe semble s’intéresser beaucoup à lui. 

Une lecture que j'ai adoré.
Le récit est totalement prenant et très crédible.
Le personnage de Manolito est très attachant.
J'ai apprécié les thèmes abordés, les préjugés, l'auteur met en relief le regard porté sur les gens du Cirque par le reste de la  société, et la  phobie scolaire ainsi Manolito était stressé au point d'en être malade physiquement.

Un livre à faire lire au enfant pour continuer de leur transmettre les valeurs de tolérance. Une histoire qui peut aider les enfants angoissés avant d'aller à l'école.
Un roman qui plaira aux enfants pour la jolie histoire d'un premier amour qui leur est conté. 
A lire pour les enfants à partir de 8 ans

Des Vacances Trop Bizarres

Des Vacances Trop Bizarres
 Agnès de Lestrade
 Vincent Balas
 Editions Milan 
 " Demain, on part en vacances ", annonce un soir le père de Mira.
Dans une caravane rafistolée et en plein mois d'avril ! Mira adore les surprises mais ces vacances-là sont quand même trop bizarres !"

Si les parents de Mira décident de "partir en vacances", c'est parce que suite au chômage du papa, ils vont finir par être expulsés de leur appartement.
 Le ton de l'auteur est juste, pas de misérabilisme.
Lorsque Mira comprend enfin qu'ils ne partent pas véritablement en vacances certes elle a une énorme chagrin mais elle apprendra par la suite que l'on peut rebondir dans la vie et que ce qui s'annonçait comme une très mauvaise surprise peut en cacher une excellente.

J'ai énormément aimé, sans doute parce que j'y ai trouvé beaucoup de choses qui me touche, ne pas partir en vacances lorsqu'on est enfant mais que cela ne soit pas un drame, être heureux à la campagne chez les grands-parents tout simplement et puis changer de vie en étant un peu bohème ça me parle aussi.

Les illustrations réalisées à partir de collages de Vincent Balas accompagnent très joliment le récit. 

Voilà un roman à faire lire aux enfants, peut être parce que le papa ou la maman d'un de leur ami est ou sera au chômage et que ça peut soulever des questions, ou simplement pour leur faire lire une très jolie histoire avec un thème important et grave mais qui finit bien.
A lire à partir de 8 ans. 
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