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jeudi 23 avril 2015

Spice & Wolf, tome 1

Spice & Wolf, tome 1 
Isuna Hasekura
Jyuu Ayakura
Editions Ofelbe
Déesse de la moisson, Holo est une louve qui peut prendre l’apparence d’une attirante jeune fille. Délaissée par les paysans de son village pour qui les vieilles légendes ne servent plus qu'à effrayer les enfants, Holo décide de rejoindre son village natal dans les terres du Nord à bord de la carriole d’un marchand itinérant, l’énigmatique Lawrence Kraft. Tandis qu’ils découvrent de nouveaux horizons en troquant leurs cargaisons de ville en ville, le duo va apprendre à se connaître et rapidement devenir très complice. Mais méfiance : les faux-semblants, les arnaques et les dangers bordent leur chemin... Le talent divin de Holo pour comprendre la nature humaine sera bien utile pour éviter les mauvais pas et les deal douteux ! Êtes-vous prêts à suivre cette charmante déesse dans un voyage initiatique parsemé de plaisirs simples, de rencontres, mais aussi de dangers ?

Si je ne suis pas une spécialiste des light novels, c'est un genre que j'apprécie, qu'il s'agisse de prolonger le plaisir d'une série adorée de manga ou de faire une belle découverte. Avec Spice & Wolf, je suis dans ce dernier cas de figure puisque je n'avais pas lu les mangas (et pourtant ce n'est pas faute d'avoir été tentée plusieurs fois par les couvertures avec cette jolie louve !). 
C'est donc avec enthousiasme que j'ai lu ce volume, second titre du catalogue de la toute nouvelle maison d'édition Ofelbe, qui se consacrera uniquement aux light novels en France. Une sacrée bonne nouvelle pour les fans ! 
Ce tome correspond en fait à deux volumes de l'édition japonaise. Nous avons un beau pavé de 467 pages, enrichies d'illustrations en couleurs en début et fin d'ouvrage, et le texte est agrémenté de quelques dessins en noir et blanc. 
En voyant les illustrations d'Holo, j'avais toujours pensé que la femme louve était exclusivement douce... dès le début du récit, j'ai constaté mon erreur et découvert une héroïne pleine de panache ! Holo est une déesse-louve (une "louve sage") complexe, tiraillée par la nostalgie, parfois donc un peu amère, souvent sarcastique aussi mais qui sait se montrer bienveillante. Impossible de ne pas tomber sous son charme dès notre rencontre avec ce personnage ! 
On apprend aussi à connaître Lawrence, qui malgré son statut de marchand et la façon de penser guidée par le profit, reste profondément gentil et se montre respectueux à l'égard de cette compagne ô combien particulière. C'est la relation de ses deux personnages principaux qui fait clairement le sel du récit. Leurs échanges souvent teintés d'ironie prêtent forcément à sourire. Tout ce qui tourne autour de l'économie dans la première partie n'est certes pas des plus captivants mais Holo et Lawrence sont tellement attachants et leur relation si agréablement piquante que la lecture reste très plaisante. 
Dans la seconde partie, les sentiments du jeune homme s'affirment et la jalousie les guette l'un et l'autre. Holo continue de se jouer de Lawrence et de le faire marcher... pour le plus grand plaisir du lecteur ! 
Le récit fait également la part belle aux légendes, à la religion, et aux trahisons. Le couple sera ainsi maintes fois en danger de mort. Spice & Wolf n'est pas à réserver aux lecteur amateurs de culture et BD japonaise, grâce à une vraie trame de fantasy médiéval, il peut être lu par tous les amoureux du genre. Je suis d'ailleurs très curieuse de le faire découvrir à différents amis qui ne sont absolument pas des lecteurs de mangas et d'avoir leurs ressentis. 

A découvrir à partir de 13/14 ans. 
 
A noter, les éditions Ofelbe ont déjà sorti également Sworld Art Online (qui me fait clairement envie aussi !).

En 2022, l'univers du jeu vidéo écrit une nouvelle page de son histoire avec la sortie d'un MMORPG révolutionnaire intitulé Sword Art Online, dans lequel le joueur voit son esprit être entièrement intégré à un monde virtuel. Ancien testeur de la version bêta, Kirito se replonge lors de la sortie officielle du jeu dans ce lieu fantastique où des dizaines de milliers de personnes l'ont rejoint. Cependant, l'engouement laisse place à une panique générale lorsque les joueurs apprennent qu'ils ne peuvent plus se déconnecter du jeu à moins de le terminer et qu'une quelconque mort lors de leur partie leur sera également fatale dans la réalité ! 
Tentant, n'est-ce pas ?!

vendredi 23 janvier 2015

Elle s'appelait Tomoji

Elle s'appelait Tomoji
Jirô Taniguchi
Editions Rue de Sèvres
 Japon, début du XXe siècle, préfecture de Yamanashi. Là, au coeur d’un monde rural paisible dont les rythmes et les préoccupations paraissent à des années-lumière de la trépidante Tôkyô, l’existence de la jeune Tomoji, d’abord enfant puis adolescente et enfin jeune femme, suit les méandres d’une destinée humaine capricieuse, marquée par l’alternance des joies, des souffrances et des coups du sort. Elle connaîtra surtout, grâce à sa rencontre avec le séduisant Itô, le bonheur de l’éveil à l’amour, clé de son épanouissement futur.
À travers un portrait de femme d’une émouvante simplicité, Jirô Taniguchi évoque un Japon rural qu’il n’avait encore jamais traité, à l’orée du XXe siècle. Taniguchi met en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l'entre-deux-guerres (1925 - 1932). Tomoji vit dans la campagne japonaise au nord du mont Fuji tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. Taniguchi nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces deux personnages. Cette histoire est inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddhisme.

Auteur reconnu en France, tout autant qu'au Japon, Jiro Taniguchi est l'un des maîtres incontestés du manga. Quartier Lointain, L'homme qui marche, Une année, Le journal de mon père, Blanco, Le sommet des dieux, Un zoo en hiver... je ne compte plus les séries issues de sa plume que j'ai lu. 
Chaque sortie s'annonce comme une fête et c'est avec délice que j'ai plongé dans Elle s'appelait Tomoji
Comme l'ensemble de son travail en France, ce manga a été publié dans le sens de lecture occidentale. Il bénéficie en prime d'une superbe édition avec un grand format. L'histoire commence par quatre pages en couleurs pleines de douceur. La suite se décline dans le noir et blanc des BD japonaises mais le récit est quelques fois ponctué à nouveau par des pages aux illustrations colorées. 

Le style de Jirô Taniguchi nous éblouit encore une fois. Les traits sont précis, les personnages nets et expressifs s'animent sur des fonds travaillés mais fondus dans l'image un peu comme des photos de portraits avec un fond de profondeur

Le récit est basé sur le parcours vrai d'un couple, Fumiaki Ito et Tomoji Uchida. Ensemble, ils fondèrent un mouvement religieux parallèle au bouddhisme. Tomoji fût ainsi la première femme nommée grand officier d'un temple. Dans Elle s'appelait Tomoji, l'auteur commence son histoire en 1925. On y découvre l'héroïne marchant dans la campagne. En parallèle, un jeune homme, cousin de Tomoji, arrive dans le village pour prendre en photo la grand-mère de la jeune fille. Puis le récit nous projette en 1912, le jour de la naissance de Tomoji. Le lecteur y découvre sa famille. Après quelques années de vie familiale des plus heureuses, la roue va tourner et les événements malheureux s'enchaînent. Décès du père, abandon de la mère, pour Tomoji, son frère et sa jeune soeur le quotidien est loin d'être facile. 
"Après les difficultés il y a toujours quelque chose d'heureux qui arrive."
Fumiaki, son cousin, vit tout autrement. Il étudie l'anglais alors qu'au même moment Tomoji désherbe les rizières. 
Au fil du récit, l'auteur instaure un compte à rebours, le temps qui sépare la rencontre de Fumiaki et Tomoji...
Un récit plein de délicatesse et de sensibilité où l'amour familial et la persévérance sont les maîtres mots. Une plongée dans le Japon du début du XXè qui saura intéresser et toucher les lecteurs adolescents et adultes. 




jeudi 2 octobre 2014

Lucika Lucika, tome 2

Lucika Lucika, tome 2
Yoshitoshiabe
Editions Ki-oon
Dans la famille de Lucika, il y a Paa et Man bien sûr, qui ne sont jamais à la maison parce qu’ils travaillent tout le temps, mais aussi Yukiki, la grande sœur qui a parfois du mal à suivre la petite dernière dans ses délires... Heureusement, Masaru, alias Marou, est là pour faire la traduction ! Même si lui aussi subit parfois le contrecoup de l’imagination débordante de sa petite sœur... Un grain de folie... et la terre entière pour terrain de jeu! Découvrez Lucika, la reine des petites canailles, dans un manga 100 % couleur !
Découvrir un nouveau fruit, faire brûler des feux d'artifice, attraper des insectes, faire un bonhomme de neige,... Lucika, c'est toute une panoplie d'activités enfantines couchée sur papier avec humour et malice. 
Un voyage au coeur des pensées naïves d'une enfant à l'imagination fertile. Décidément, un vent de fraîcheur souffle sur cette série, un véritable bol de jouvence à lire avec délice. Dès 8 ans. 

Ma chronique du tome 1, ICI. 
 

lundi 3 février 2014

Mon voisin Totoro

Mon voisin Totoro
Hayao Miyazaki
Editions Glénat
La famille Kusakabe, un père et ses deux fillettes, viennent d'aménager dans la campagne profonde, au sein d'une vieille maison, près d'une forêt. Ils sympathisent avec les voisins, une grand-mère vient leur rendre visite et s'occupera régulièrement de la plus petite des enfants, Mei. 
Satsuki, l'aînée, se fait vite des amies à l'école, le petit fils de la grand-mère l'embête bien un peu, mais il semble tout simplement amoureux. La vie est douce chez les Kusakabe mais demeure une ombre au tableau, l'hospitalisation de la mère des filles. Un jour, Mei suit un étrange petit être, qui l'entraîne jusqu'au pied d'un magnifique arbre au centre de la forêt, là où dort une ENORNE créature
 Pour Mei, c'est un Totoro !
Mei s'endort sur son gros ventre mais l'animal n'est plus présent à son réveil. Elle le rencontre une nouvelle fois avec sa grande soeur et découvre même l'existence d'un mystérieux véhicule vivant, un chat bus. Par la suite, les fillettes revoient Totoro et lorsque Mei disparait, c'est auprès de lui que Satsuki demande de l'aide.
Alors qu'actuellement, au cinéma, les spectateurs peuvent voir le dernier film du maître de l'animation japonaise, Hayao Miyazaki, je découvre le manga tiré de son plus gros succès, Mon voisin Totoro.
Mon voisin Totoro et ma famille, c'est l'histoire d'un gros coup de foudre qui dure depuis une décennie. Sûrement le premier film que mon fils aîné a vu, c'est également celui qu'il m'a réclamé inlassablement des années durant. Avec lui, nous nous amusions même à réciter par coeur les dialogues, c'est dire ! Mon fils a grandi mais le regarde encore avec plaisir. Puis ce fût le tour de mon cadet et à nouveau Mon voisin Totoro devint le dessin animé le plus demandé et regardé à la maison. Mon mini a 5 ans et c'est toujours son film préféré. Bref, comme des milliers de personnes, Mon voisin Totoro est culte chez nous ! Alors un manga de ce chef d'oeuvre, forcément, j'avais envie de le découvrir. Ce livre reprend totalement et très précisément l'histoire du film. 
Ce sont les mêmes dessins, et dialogues que l'on retrouve à l'écran. C'est impressionnant de voir à quel point on a l'impression que toutes les images du film sont présentes ! Nous avons même les images de générique de début et de fin ! Le lecteur retrouve donc le charme, toute la magie de Totoro sur papier, dans ce manga tout en couleurs.
L'histoire est peuplée de personnages attachants et aux caractères bien définis. Satsuki, grande soeur, attentionnée et parfois un peu autoritaire, et qui tient son rôle d'aîné à coeur. Mei, petite fille de 4 ans absolument irrésistible. Adorable, ses mimiques et ses réflexions sont craquantes. Une bouille toute ronde, elle représente le petit bambin innocent et espiègle qui découvre le monde en ouvrant de grands yeux. 
Le père travaille mais il est souvent présent pour ses filles, patient et compréhensif. La voisine, la grand-mère, est un personnage bienveillant qui prend rapidement une place importante pour les enfants. 
 Kanta, son petit-fils, apporde de l'humour au récit, se chamaille avec Satsuki puis mine de rien devient de plus en plus gentil avec elle, un petit manège amoureux enfantin qui crée de nombreux sourires. Les créatures, les noiraudes, le chat-bus, les totoros, sont des éléments fantastiques, ils ne sont visibles que par les enfants et les animaux, invisibles aux yeux des adultes. 
Pour Miyazaki, "Totoro et ses amis sont des fantômes de transition qui représentent ce Japon qui balance entre tradition et modernité."
On peut situer le déroulement de l'histoire autour des années 50. Le lecteur retrouve ainsi toutes les particularités de la culture japonaise traditionnelle, habitat, mode de vie, interaction entre les individus, nourrriture, c'est un régal d'être plongés dans ce vieux Japon
De plus, nous sommes à la campagne avec tous les éléments de la Nature que cela comporte car mon voisin Totoro est également une ode à la Nature, comprenant un message écologique. Fable humaniste, où l'enfance et l'amour familial sont au centre du récit, ce bijou est aussi amusant, que touchant. A découvrir dès 7 ans.

jeudi 30 janvier 2014

Emi

Emi
Annelore Parot
Editions Milan
 
Emi est une kokeshi, une poupée japonaise.
"Petite poupée de bois, tête ronde et beaux habits, je viens d'un lointain pays." Emi aime la mode, et souhaite créer des motifs pour une collection d'objets. Mais pour customiser ses blancs objets, Emi a besoin d'inspiration !  
 Elle appelle son ami Maximoto et celui-ci lui conseille de regarder tout simplement tout autour d'elle.
"Maximoto s'étonne : _ Comment, Emi, toi, tu n'as plus d'idées ? Je ne vois qu'une solution : ne pense plus à rien et ouvre grand les yeux !"
Ensemble, ils vont au salon de thé, faire un tour de manège, au parc d'attraction, admirer les pruniers en fleurs, au bar à hamster, déguster des nouilles, parcourir les rues de Tokyo, se rendre au musée... Toute une foule d'activités qui va enrichir Emi et lui donner de belles idées créatives
 Pour toutes les petites et grandes passionnées de mode, du japon, de couture, de dessin, cet album est un enchantement, une balade au coeur de la culture nippone. Les fidèles à la collection "Kokeshi" retrouveront avec délice le monde kawaii d'Annelore Parot, rondeur et douceur, couleurs pastel et motifs actuels, un charme intemporel flotte sur les pages résolument modernes.
L'album est truffé de références, de petits détails à observer et à trouver sur chaque double page. Les plus petits découvrent les éléments de la culture japonaise pendant que les plus grands s'émerveillent d'avoir un album qui colle si bien à l'univers nippon qu'ils aiment tant. Le lecteur peut trouver des boîtes à thé japonaises, des éventails japonais, des fleurs sakura, une estampe avec le mont Fuji, des kimono, des bento box, un chat porte-bonheur japonais, le maneki neko, un daruma (figurine japonaise) etc. C'est tout simplement un régal de parcourir ces pages ! 
L'auteure agrémente aussi les albums de découpages, superpositions, fenêtres, doubles pages qui s'ouvrent, effet miroir, un travail d'une grande finesse et un côté ludique qui plait énormément aux enfants.  L'album finit même sur un joli pop-up !
Le livre bénéficie d'une édition soignée, la couverture est épaisse et molletonnée avec la jolie Emi cousue telle un appliqué sur la couverture, même les pages de garde sont délicatement illustrées, c'est très mignon et raffiné à la fois. 

lundi 23 septembre 2013

Giacomo Foscari, livre 1

Giacomo Foscari, livre 1 : Mercure
Mari Yamazaki
Editions Rue de Sèvres
Amatrice de l'oeuvre majeure de l'auteur, Thermae Romae, j'étais curieuse de découvrir cette nouvelle série. J'ai été totalement surprise par le chemin pris par Mari Yamazaki, je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle nous propose une histoire de ce registre-là. Le récit est beaucoup plus réaliste et surtout dur, parfois brutal voire abrupt, que je ne le pensais. Mais avant d'aller plus loin, je vais revenir sur le speech du livre. 
Le manga porte, comme son titre l'indique, sur Giacomo Foscari. Cet homme est italien, vénitien pour être plus précise, et est issu d'une riche famille
Le récit s'arrête successivement sur trois espaces-temps différents : l'enfance et adolescence de Giacomo dans l'Italie avant la montée du fascisme et pendant cette période troublée; ses années en temps que professeur à l'université de Tokyo au japon; et enfin son retour en 1993, après vingt ans d'absence, en pays nippon. L'auteure commence par la petite enfance, puis enchaîne sur 1993 avec le retour au Japon et c'est ce retour qui replonge le personnage principal dans ses souvenirs et le ramène en 1966. 
Le rythme du récit est lent au départ, on suit Giacomo dans son quotidien et ses rencontres amicales. L'ambiance est assez étrange, surtout lorsque le personnage discute avec un de ses amis. Ces échanges qui semblent un peu sans queue ni tête, ont tout de même l'avantage de nous apprendre à connaître et comprendre un peu mieux notre héros. 
Enfant, Giacomo a grandit au milieu des livres et a cultivé un amour pour l'antiqué. Cet enfant studieux et calme admirait le fils d'un des employés de son père, Andrea, libre et audacieux. 
En grandissant cette admiration, au bord de l'envie, s'est transformée en désir et en amour.
Alors certes, ce n'est pas aussi explicite que cela dans le livre mais nous le percevons en filigrane et tout au long des pages. Les pensées de Giacomo reviennent sans cesse sur Andrea, au point de devenir obnubilé par un jeune serveur japonais, Shusuke, qui lui ressemble. 
Et en parallèle de l'histoire de Giacomo, nous suivons aussi celle de ce serveur. Ces deux vies vont se croiser et parfois entrer en collision à travers un autre personnage, celui d'une jeune femme, Satoko, qui semble très proche de Shusuke
J'ai bien ma petite idée sur leur relation et contrairement à ces apparences j'ai l'impression qu'il s'agit d'un frère et d'une soeur, qu'ils n'ont peut-être pas le même père mais bien la même mère. Dans ce cas-là, ce serait une relation incestueuse, ce n'est peut-être qu'un faux ressenti mais ce ne serait pas si étonnant étant donné le style très réaliste de ce récit dans lequel l'auteure ne ménage pas ses lecteurs et montre la société et aussi l'être humain dans son abjection la plus totale (pédophilie). 
Et c'est là où je reviens à mon introduction et où j'ai été surprise par l'histoire en démarrant ma lecture. Je pensais trouver un manga qui tournerait autour de la culture italienne et japonaise, et d'ailleurs c'est le cas aussi (il y a une scène amusante qui passe au moment de la fête des cerisiers), mais le lecteur a en plus des tranches de viela vraie celle qui n'est pas toujours facile ni belle et c'est ainsi que Mari Yamazaki nous offre un livre touchant, qui remue et qui marque ! 
Ce n'est pas un manga simple d'accès, de plus certaines scènes sont dures, donc une lecture à réserver aux plus de 14 ans
Quelques mots sur l'édition : Le livre a été édité dans le sens de lecture occidentale. Il est plus grand qu'un manga classique. Quant à la couverture, à rabats, elle est soignée et délicate

vendredi 26 juillet 2013

Escapade Estivale Littéraire # 3 Le Japon

 6 livres pour enfants pour partir à la découverte du pays du soleil levant...

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Miyako de Tokyo
Miho Yamada
Princesse Camcam
Editions abc melody
Miyako a 8 ans, elle vit à Tokyo et nous entraîne dans la découverte de cette belle et grande ville. Nous la survolons d'abord puis nous explorons une rue marchande (miam les petites échoppes de nourriture, ça donne faim !), ensuite, la petite fille nous fait découvrir le grand parc Ueno où se trouve le zoo le plus ancien du Japon. Miyaki nous emmène chez elle et nous explique comment fonctionne la maison. A chaque page, le jeune lecteur apprend de façon ludique des tas d'informations sur la vie quotidienne au Japon.
L'album est complet et utilise les mots japonais en romaji. A la fin de l'ouvrage, sont regroupés les mots japonais croisés dans le texte avec une courte définition, ainsi que quelques phrases basiques en japonais. Les illustrations de princesse Camcam sont belles, elles nous plongent à merveille dans la culture nippone.
Ses dessins ont de nombreux détails agréables à remarquer comme un T-shirt avec le dessin de Totoro !
Un gros plus, l'éditeur met en ligne le texte audio du livre sur leur site, c'est gratuit et c'est très bien fait. L'enfant peut ainsi écouter l'histoire en tournant les pages de son livre. 

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Mes images du Japon
 Etsuko Watanabe
Editions du Sorbier. 
Un très joli album qui nous propose une belle ballade dans le Japon d'aujourd'huiLe lecteur est invité chez Yumi, la narratrice, qui a 7 ans.

 Elle nous fait découvrir sa maison avec les particularités japonaises, la cuisine du quotidien, sa classe et les différences avec nos écoles occidentales, le bain public élément typique de la société japonaise et nous présente aussi les fêtes qui ponctuent l'année. Les doubles pages se présentent souvent sous la forme d'un imagier, ce qui en fait un bel album très riche et très complet.

C'est un excellent résumé pour les jeunes amoureux de la culture japonaise et sans aucun doute une jolie découverte pour les autres. Dès 6 ans. 

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Yumi et le Bétobéto - Conte bilingue français - japonais
Hélène Suzzoni
Agnès Géraud
Editions L'Harmattan
Yumi n'est pas heureuse de quitter Tokyo pour aller chez sa grand-mère en province. La vieille femme vit dans une maison traditionnelle avec tatamis, futon et kotatsu (table basse). Yumi s'ennuie et râle un peu. Sa grand-mère lui propose d'aller jouer chez la petite voisine mais de ne pas rentrer tard sous peine de se faire attraper par le Bétobéto...
Un conte sur la peur de la nuit, qui fera frissonner les jeunes lecteurs, et qui finit par une chute amusante. Un album qui n'est pas forcément réservé aux enfants car il peut être bien pratique lorsque l'on commence à apprendre le japonais, sur une page se trouve le texte en français et sur l'autre les kanji.
A noter, il n'y a pas les furigana pour accompagner les kanji (les furigana servent à la bonne prononciation) ni le texte en romaji.

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Yumi
Annelore Parot
Editions Milan
Yumi, la jolie Kokeshi (poupée japonaise), se présente et nous amène à la rencontre de ses amis.
 Le livre est esthétiquement et graphiquement totalement réussi. La couverture est matelassée et l'illustration de Yumi est en relief.  Les pages de garde sont illustrées et toujours de façon "kawaii". Certaines pages intérieures se déplient, d'autres sont évidées pour laisser apparaître les images du dessous. 
 C'est frais, mignon à l’extrême, les mamans et les enfants ne peuvent que fondre.
Par contre, selon moi, il y a quelques points négatifs. Certes, c'est très agréable d'avoir les kanji mais il aurait été formidable d'avoir le mot en romaji écrit en dessous car l'album s'adresse à des non initiés qui auraient sans doute pris plaisir d'apprendre quelques mots en japonais. En fait, il y en a trois de mots en romaji mais dont un avec une erreur. Certes "arigatô (et même plutôt arigatou)" se prononce presque "aligato" mais l'écrire ainsi manque de sens.
Il n'en reste pas moins un album absolument adorable.

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Mystère mystère au Japon
Anne Sophie Chilard
Cécile Marais
Chhuy-Ing Ia
Cette collection de livre-jeu est super sympa. L'enfant suit Alex et Kaki à travers le monde (à chaque livre une nouvelle destination) en train de résoudre des énigmesIci, l'enfant et l'animal se rendent au Japon pour aider Mikko, un petit garçon à qui on a volé son cerf-volant. Nos deux enquêteurs vont se mettre sur la piste du coupable et l'enfant lecteur va au fil des pages trouver la solution.
A chaque page, un indice permet d'éliminer un des suspects. A la fin, il n'en restera plus qu'un, le voleur. Le jeune lecteur joue mais découvre en même temps un peu le Japon.
Les doubles pages sont essentiellement des "cherche et trouve", les enfants suivent des consignes pour observer tous les détails. Il y a aussi 3 doubles pages de jeux où il faut observer les différences.
A la fin de l'ouvrage se trouvent les solutions. A découvrir dès 6/7 ans.

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La petite fille au kimono rouge
Kay Haugaard
Edition Le livre de Poche jeunesse
Un roman qui figure désormais parmi les classiques de la littérature, à découvrir ou à redécouvrir.
Certes l'histoire se déroule aux Etats-Unis mais tout au fil de l'histoire, Myeko, la petite héroïne japonaise qui vient d'aménager en Amérique, revient sur la culture japonaise.
Habitat, nourritures, fêtes, vêtements, en suivant l'aventure de Myeko, les enfants découvriront toutes les spécificités nippones. Car même si la fillette doit s'adapter et se faire des amis, ses parents lui rappelleront toujours de ne pas oublier d'où elle vient.
Une belle histoire sur les différences culturelles, l'intégration et l'amitié.
" […] pourquoi vouloir renier ce qui est japonais parce que nous ne sommes plus au Japon ? Peu importe l'endroit : ce qui est beau et bon est apprécié partout.  […] Nous ne pouvons pas repartir. Il faut que ce pays devienne ton pays d'adoption."
"L'amitié aussi doit être plantée avant de pousser." 
A partir de 8 ans. 

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