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mercredi 7 octobre 2020

Les Menteurs de Mariposa

Jennifer Mathieu

Editions Milan

ETE 1986, Ile de Mariposa, Texas Chaque été, Elena Finney fait du baby-sitting pour la famille Callahan. C'est le seul moyen pour elle d'échapper quelques heures à sa mère, possessive, manipulatrice et incontrôlable. C'est le seul moyen pour elle de voir son petit ami en cachette. Joaquin Finney a, lui aussi, un secret : il prévoit de quitter l'île pour rejoindre un père inconnu qui, d'après Mamita, vivrait en Californie.
Ce plan, il n'en a parlé à personne, excepté à sa soeur. Mais si Elena craque et avoue tout à Mamita... que se passera-t-il ?

vendredi 3 juin 2016

Everything Everything


Everything Everything
Nicola Yoon
Editions bayard
Madeline vit sous cloche, sa maison est un palais stérile où aucun microbe n’a la possibilité d’entrer parce qu’elle est atteinte de la maladie rare du DICS, c'est une enfant-bulle. Dehors, tout peut la tuer, elle n’a donc jamais le droit de sortir de chez elle et presque personne ne vient et ne peut la toucher. Sa mère, son infirmière personnelle, et ses professeurs particuliers forment son univers.


J’ai tout aimé de ce livre ! Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas eu un aussi fort coup de cœur ! Everything everything est un roman doux et fort. J’ai aimé m’énerver contre l’héroïne qui ne se rebellait pas assez à mon goût. J’ai aimé comprendre très vite finalement où voulait nous amener l’auteur, je m’y suis laissée entraîner, me fichant bien de ne pas être surprise et savourant au contraire cette victoire sur les personnages et sur la vie aussi. J’ai adoré comprendre tous les indices que Nicola Yoon avait glissé à ses lecteurs dès le départ; Blanche Neige, Raiponce, ce n’est finalement pas pour rien que Madeline et Olly les mentionnent… Je me suis régalée. J’ai savouré chaque phrase, me délectant de l’humour bien présent, des échanges très modernes (retranscriptions d'e-mail par exemple) et de la psychologie de chaque protagoniste.
Everything everything est un bijou d’humanité où je me suis en fait sûrement retrouvée quelque peu au fil des pages et au gré des personnages. Mais loin d'être accablant, le roman est, malgré tout, plein de légèreté, une ode à la liberté. L'auteur a su donner une impression de roman de détente alors même qu'elle aborde des thématiques profondes. 
Je vous le recommande chaudement puisque c'est un gros coup de coeur. 

Je me suis faite plaisir en réalisant un petit montage de photos qui correspond pour moi à l'univers du roman. 

Edit : Je viens de lire sur la page twitter de l'auteure que le roman va bénéficier d'une adaptation en film ! ô joie ! 

lundi 30 mai 2016

Dans le silence de ton coeur

Dans le silence de ton coeur
Alice Ranucci
Editions Hachette
À seize ans, Claudia est belle, populaire, et obtient tout ce qu'elle désire. Aller en cours ? Obéir à ses parents ? À d'autres !

Elle préfère retrouver ses amis dans la rues de Rome et attirer l'attention de Rodrigo, le plus séduisant garçon du lycée.

Sa mère lui reproche son comportement immature et l'oblige même à travailler bénévolement dans un centre pour jeunes immigrés. Claudia s'en moque.
Elle la défie toujours plus, se préparant, chaque fois, à subir de nouvelles remontrances.

Mais un soir, tout s'arrête.
Il n'y a pas de dispute.
Il n'y en aura plus jamais.
Claudia se retrouve seule, face à sa conscience.

Alice Ranucci a écrit ce roman alors qu'elle n'avait que 17 ans. De sa vie au lycée peut-être, de ses deux années en tant que bénévole dans un camp de réfugiés sans aucun doute, Alice a tiré un roman sensible et même si je suis restée malheureusement un peu en retrait vis à vis des personnages, j'ai été touchée par l'histoire. En tous cas, j'ai été surprise, je ne m'attendais pas à ce que tant de sujets difficiles soient abordés : alcoolisme, grossesse chez les adolescentes, groupe de jeunes activistes fascistes, viol, troubles de l'alimentation, réfugiés, etc. On peut dire que l'auteure aura fait le tour des problèmes actuels et même de ceux qui touchent au plus près l'actualité. L'auteure ne caresse pas son lecteur dans le sens du poil, l'écriture est souvent brute de décoffrage ce qui donne un rythme soutenu au récit et rend le roman encore plus percutant. Au fil des pages, on apprend à connaître Claudia, cette jeune ado insupportable au départ, on va même se pencher sur elle, la regarder évoluer et commencer à l'apprécier. Un apprentissage dans la douleur pour l'héroïne mais elle en sortira grandie. Les jeunes lecteurs quant à eux auront sûrement de quoi réfléchir suite à cette lecture. A découvrir à partir de 13/14 ans. 

jeudi 19 mai 2016

Vies à la dérive


 Meurtris
Siobhan Parkinson
Editions L'école des loisirs
Une mère, on n’en a qu’une, pas vrai ? Même si elle picole toute la journée, même si elle oublie de vous acheter à manger, même s’il faut la tirer du lit le jour du versement des allocations chômage, il faut faire avec… Et Jono, du haut de ses quatorze ans, a toujours fait avec la sienne. Mais le soir où sa mère frappe sa petite soeur en pleine figure d’un coup tellement puissant que Julie valdingue à travers la pièce, Jono décide que c’en est trop.
Que peut-il faire ? Appeler la police ? Une assistante sociale débarquerait dans les trois heures et n’hésiterait pas à les séparer. Emmener Julie loin d’ici ? Mais pour aller où ? Jono n’en a pas la moindre idée, mais il sait qu’il est le seul à pouvoir protéger sa petite soeur.

*****

Comment s'en sortir avec une mère en vadrouille, un petit frère qui se prend pour un chien, une fouine pour voisine et sans un sou en poche ? 
Dave Cousins
Editions Bayard 
"Je ne peux dire à personne que Maman n'est plus là, même pas à Jay. Je ne lui fais pas confiance pour garder le secret. Je lui dirai qu'elle fait des heures supplémentaires au travail ou quelque chose comme ça. Jusqu'à son retour, il va falloir faire comme si de rien n'était, en racontant à tout le monde que Maman est encore là. Ça ne doit pas être si difficile que ça ?"

**************

Aujourd'hui, je rassemble deux livres présentant de nombreuses similitudes. 
2 romans. 2 mères dépendantes. 2 adolescents en souffrance. 2 petits à protéger. 1 volonté farouche de rester toujours ensemble.
Que ce soit Jono, le héros de Siobhan Parkinson ou Terrence celui de Dave Cousins, du haut de leurs 14 et 16 ans l'un et l'autre doivent protéger le plus petit de la fratrie d'une mère qui n'assume plus ses responsabilités. Le lecteur écoutera la voix mal-assurée de ces deux adolescents en souffrance. 
 Dans Meurtris, c'est la petite soeur qui prend le coup de trop, dans Comment s'en sortir..., c'est notre héros. Là où Jono choisira la fuite, chez Terrence c'est la mère qui s'en va et lui qui reste. Dans les deux cas, c'est l'amour fraternel et le désir d'une vie meilleure qui maintient les deux jeunes garçons hors de l'eau. Par crainte d'être séparés s'ils parlent, et placés dans une famille d'accueil ou un foyer différent, ces garçons choisissent de se taire. Ils s'inventent des vies qu'ils n'ont pas et subissent de plein fouet l'alcoolisme de leurs mères et l'absence de père. Même lorsque tout semble perdu - avec une lame de rasoir planquée pour peut-être s'évader pour de bon (Meurtris), avec une perruque sur la tête ou des cafards qui rôdent (Comment s'en sortir...) - les garçons gardent - presque - constamment courage et les récits sont souvent drôles et décalés. Deux romans sincères qui donnent également envie de découvrir les autres ouvrages des auteurs. Ils sont tous les deux à découvrir à partir de 12 ans. 

mercredi 16 mars 2016

DUFF

DUFF - Dodue Utile Franchement Fade
Kody Keplinger
Editions Hachette

Bianca n’est peut-être pas la fille la plus jolie, ni la plus populaire du lycée mais elle a d’autres atouts : deux meilleures copines, un esprit mordant et beaucoup de second degré.
Elle est aussi bien trop maligne pour tomber sous le charme du sexy Wesley, coureur de jupons invétéré et son ennemi juré depuis qu’il la surnomme la D.U.F.F (Dodue, Utile et Franchement Fade).
Jusqu’au jour où elle commence à se demander si ses vraies ennemies ne seraient pas en fait ses amies si jolies, si parfaites et si populaires qui ont fait d’elle leur faire valoir : la copine un peu moche mais bien utile… leur D.U.F.F. ?
Fatiguée d’être toujours reléguée au second plan, Bianca décide de sortir de l’ombre et de se débarrasser de son surnom en menant une véritable révolution contre les impitoyables règles sociales du lycée. Et en croisant sur son chemin un improbable allié…


Je ne m'attendais pas du tout à un texte aussi cru ! Pour de la jeunesse, c'est sacrément osé ! Un couple ne cesse de copuler partout dont une table de billard, les tripotages sont plutôt détaillés... gloups ! Heureusement que je n'ai pas laissé mon fils de 12 ans le lire avant moi ! Par contre, moi qui déteste la sexualité dans un livre, je reconnais que celui-là a un aspect positif : c'est la fille pour une fois qui prend l'initiative et qui mène son corps comme elle l'entend ! Rien que pour ça, je ne regrette pas qu'il y ait ces scènes. Il aurait juste fallu que le roman ait une signalétique adaptée montrant qu'il est à réservé aux lecteurs plus âgés. (il n'a rien à faire en jeunesse. Au cause de ça, je l'ai même vu sur un site de vente mis dans les romans pour les 6-9 ans !!! N'importe quoi ! De part son placement en Hachette Jeunesse + sa couverture, il risque d'être lu par des gamins de 10-13 ans et ce n'est pas du tout pour eux). 
A côté de ça, j'ai passé une très agréable soirée de lecture. Les dialogues et répliques sont drôles, les pensées de la narratrice aussi. J'ai aimé l'originalité des protagonistes. Nous sommes certes dans un lycée américain mais il n'y a pas la pom-pom girl infect avec tout le monde. Ici, les très jolies filles sont simples et plutôt fragiles. Jusqu'au bout j'ai cru que la sublime meilleure amie allait se révéler être une garce sans nom mais non, l'auteure n'est pas rentrée dans ces stéréotypes. 
Des sujets graves sont d'ailleurs abordés comme le harcèlement scolaire, l'alcoolisme, la dépression, la sexualité non protégée, le divorce, etc. et là encore l'auteure ne dresse pas de tableau manichéiste, la mère absente n'en est pas moins une mère aimante, le père adorable a aussi ses vieux démons, notre narratrice qui se targue d'être différente se rend elle-même compte qu'elle peut avoir des pensées sacrément intolérantes vis-à-vis des autres. 

A noter : La 4ème de couverture ne correspond pas au récit. 
"Bianca décide de sortir de l'ombre, elle va faire la révolution contre les impitoyables règles sociales du lycée", il n'y a rien de tout ça dans le roman ! Cela correspond peut-être au film mais pas au livre. 

A réserver aux plus de 15/16 ans. 

mardi 10 mars 2015

Bienvenue au Cast, tome 3

Bienvenue au Cast, tome 3 : Sous les projecteurs
Pascale Perrier 
Diglee
Editions Rageot
J'adore cette série. Pour tout avouer, j'ai même relu ce tome une deuxième fois avant d'écrire ma chronique. Quand on aime, on ne compte pas...
Pour ceux qui connaissent et sont accros à la série Les filles au chocolat (Coeur Cerise, Coco, Vanille, etc.), je trouve que Bienvenue au Cast est assez similaire dans les sujets évoqués, la façon dont ils sont traités, et l'attachement aux personnages. L'auteur évoque ainsi avec subtilité l'anorexie, le manque de confiance en soi, la prise d'alcool (chez les jeunes et les adultes), etc. 
Les lieux, les personnages et leurs interactions, tout sonne très juste. Le lecteur se sent vite embarqué au sein de la troupe. 
Pauline continue d'être une héroïne attachante et que l'on suit avec plaisir. Sa relation avec Bastien stagne encore ! Dommage qu'elle n'ouvre pas plus les yeux car j'apprécie beaucoup le jeune Clément qui fait partie de l'orchestre et qui apparaît régulièrement dans ce tome. 
D'autres personnages évoluent plus que Pauline. Danae, sa meilleure amie, est devenu un protagoniste presque antipathique ! Autocentrée sur son amourette à problèmes avec le beau Stanilas, l'ex pétillante jeune fille apparaît comme une adolescente égoïste et insensible. Il faut dire que j'ai toujours autant de sympathie pour la pourtant énervante Salomé. Cette dernière continue à toucher le lecteur avec sa fragilité cachée derrière une apparence blasée. Le temps est à l'orage entre les deux et les choses vont finir par aller assez loin. 
Les adultes ne sont pas en reste ainsi ils apparaissent dans de courts chapitres nommés "intermède". Une idylle semble même pointer le bout de son nez entre deux professeurs !
L'ouvrage se présente comme un roman graphique. En rapports avec différents thèmes de l'histoire des élèments apparaissent en marge du texte : extraits de chansons (souvent en anglais et fort heureusement traduits); vocabulaire lié au théâtre ou aux romans; les illustrations de Diglee sont également presque sur toutes les pages (certaines se répètent) et ponctuent très agréablement le récit. 
Bienvenue au Cast est un roman joyeux et sensible. Il est extrêmement plaisant de suivre cette bande d'adolescents au coeur de leurs apprentissages de la scène et du monde du spectacle. C'est une lecture détente dont j'attends chaque tome avec impatience. Elle ravira les jeunes lecteurs dès 12 ans. 
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