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mercredi 7 octobre 2020

Les Menteurs de Mariposa

Jennifer Mathieu

Editions Milan

ETE 1986, Ile de Mariposa, Texas Chaque été, Elena Finney fait du baby-sitting pour la famille Callahan. C'est le seul moyen pour elle d'échapper quelques heures à sa mère, possessive, manipulatrice et incontrôlable. C'est le seul moyen pour elle de voir son petit ami en cachette. Joaquin Finney a, lui aussi, un secret : il prévoit de quitter l'île pour rejoindre un père inconnu qui, d'après Mamita, vivrait en Californie.
Ce plan, il n'en a parlé à personne, excepté à sa soeur. Mais si Elena craque et avoue tout à Mamita... que se passera-t-il ?

jeudi 19 mai 2016

Vies à la dérive


 Meurtris
Siobhan Parkinson
Editions L'école des loisirs
Une mère, on n’en a qu’une, pas vrai ? Même si elle picole toute la journée, même si elle oublie de vous acheter à manger, même s’il faut la tirer du lit le jour du versement des allocations chômage, il faut faire avec… Et Jono, du haut de ses quatorze ans, a toujours fait avec la sienne. Mais le soir où sa mère frappe sa petite soeur en pleine figure d’un coup tellement puissant que Julie valdingue à travers la pièce, Jono décide que c’en est trop.
Que peut-il faire ? Appeler la police ? Une assistante sociale débarquerait dans les trois heures et n’hésiterait pas à les séparer. Emmener Julie loin d’ici ? Mais pour aller où ? Jono n’en a pas la moindre idée, mais il sait qu’il est le seul à pouvoir protéger sa petite soeur.

*****

Comment s'en sortir avec une mère en vadrouille, un petit frère qui se prend pour un chien, une fouine pour voisine et sans un sou en poche ? 
Dave Cousins
Editions Bayard 
"Je ne peux dire à personne que Maman n'est plus là, même pas à Jay. Je ne lui fais pas confiance pour garder le secret. Je lui dirai qu'elle fait des heures supplémentaires au travail ou quelque chose comme ça. Jusqu'à son retour, il va falloir faire comme si de rien n'était, en racontant à tout le monde que Maman est encore là. Ça ne doit pas être si difficile que ça ?"

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Aujourd'hui, je rassemble deux livres présentant de nombreuses similitudes. 
2 romans. 2 mères dépendantes. 2 adolescents en souffrance. 2 petits à protéger. 1 volonté farouche de rester toujours ensemble.
Que ce soit Jono, le héros de Siobhan Parkinson ou Terrence celui de Dave Cousins, du haut de leurs 14 et 16 ans l'un et l'autre doivent protéger le plus petit de la fratrie d'une mère qui n'assume plus ses responsabilités. Le lecteur écoutera la voix mal-assurée de ces deux adolescents en souffrance. 
 Dans Meurtris, c'est la petite soeur qui prend le coup de trop, dans Comment s'en sortir..., c'est notre héros. Là où Jono choisira la fuite, chez Terrence c'est la mère qui s'en va et lui qui reste. Dans les deux cas, c'est l'amour fraternel et le désir d'une vie meilleure qui maintient les deux jeunes garçons hors de l'eau. Par crainte d'être séparés s'ils parlent, et placés dans une famille d'accueil ou un foyer différent, ces garçons choisissent de se taire. Ils s'inventent des vies qu'ils n'ont pas et subissent de plein fouet l'alcoolisme de leurs mères et l'absence de père. Même lorsque tout semble perdu - avec une lame de rasoir planquée pour peut-être s'évader pour de bon (Meurtris), avec une perruque sur la tête ou des cafards qui rôdent (Comment s'en sortir...) - les garçons gardent - presque - constamment courage et les récits sont souvent drôles et décalés. Deux romans sincères qui donnent également envie de découvrir les autres ouvrages des auteurs. Ils sont tous les deux à découvrir à partir de 12 ans. 

jeudi 31 mars 2016

Le monde secret de Sombreterre, tome 1

Le monde secret de Sombreterre, tome 1 : Le clan perdu
Cassandra O'Donnell
Editions Flammarion Jeunesse
Orphelin, Victor n'est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d'autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D'où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a--il l'impression de la connaître et qu'un lien ancien et magique les relie l'un à l'autre ? 
Le monde secret de Sombreterre est un roman jeunesse accessible qui propose aux jeunes lecteurs une histoire de monstres, fantômes et même zombies (d'un style un peu particulier). Les personnages sont simples à cerner, le héros, Victor, est lunaire et gentil, son meilleur ami, Lucas, est un surdoué à la langue acérée, sa petite copine, Lucie, est d'une grande douceur et la nouvelle venue, Alina, est une gamine mature dotée de grands pouvoirs et au caractère bien trempé. Certains traits des protagonistes ne sont pas sans nous rappeler l'éternel Harry Potter : le héros est orphelin, il ignore tout de ses pouvoirs. Lucas se prend le bec sans cesse avec Alina et l'on sent bien qu'une romance fleurira entre eux (la scène du bal est certainement un gros clin d'oeil au couple Ron/Hermione). A travers les différentes péripéties et les explications d'Alina le lecteur découvrira progressivement les créatures qui viennent de Sombreterre et peuplent désormais aussi le monde des humains, les mettant tous en danger. Ce premier tome annonce une future série coup de coeur pour les 9-13 ans, tout aussi addictive que peut l'être Malenfer.
(attention à ne pas vous tromper de cible, nous sommes dans de la littérature pour 9-13 ans, je préfère insister plutôt deux fois qu'une pour éviter de lire ensuite du roman qu'il est trop enfantin)
Mon bémol : pour des enfants d'une dizaine d'année (en 6ème ?), je trouve que la fillette est trop  féminisée sur la couverture (d'ailleurs, elle dit au tout début du roman qu'elle a hâte de mettre quelque chose de plus chaud que sa robe et ensuite au bal, elle est même décrite comme très classe... en jean et chemise !), les personnages sont typés shojô, on dirait des ados de 15 ans alors qu'ils sont à peine des pré-ados (exemple lorsqu'ils parlent d'un garçon de 13 ans c'est en disant "un grand" comme le feraient de jeunes enfants.) Autre petit décryptage de couverture, mon mari me faisait remarquer que le garçon était dans une position de force, à la "superman", qui lui donne une impression de toute puissance alors que la jeune fille est en retrait avec un regard charmeur en coin... Il me demandait donc ce qu'il en était dans le roman. Effectivement, cela ne correspond pas à nouveau aux personnages. Victor est très peu sûr de lui  au contraire d'Alina franche, directe et impulsive. Finalement, les deux personnages, leurs places sur la couv et surtout leurs positions auraient pu être inversées. Mais on remarquera encore une fois une certaine frilosité des éditeurs à faire des filles les héroïnes de leurs couvertures et surtout de les mettre dans une position de force contrairement aux garçons. Stéréotype et sexisme quand tu nous tiens... 
Comme pour Malenfer, on retrouve ensuite quelques illustrations en noir et blanc en cours de lecture. Le style n'est par contre pas le même que dans Malenfer et comme indiqué plus haut les jeunes fans de manga apprécieront le coup de crayon de Jérémie Fleury. 
Sortie le 6 avril

lundi 25 février 2013

Hors Limites

Hors Limites
Katie McGarry
Editions Harlequin
Collection Darkiss
"Echo. Noah. Chacun a vécu un drame. Chacun y survit à sa façon. Echo s'efforce de revenir à la vie " normale " ; Noah, au contraire, ne fait plus confiance au " système " et accumule les provocations. Ils pourraient se haïr, tant ils sont différents. Pourtant, le hasard va les rapprocher. Les obliger à chercher qui ils sont vraiment. Ils vont s'aimer. Des sentiments si purs qu'ils les réconcilieront avec les autres. Et surtout avec eux-mêmes."

Mon premier Harlequin ! Et oui, ayant pas mal de préjugés, je n'aurais pas tenté cette lecture si elle ne m'avait pas été conseillée par une copinaute dont je peux me fier aux goûts sûrs. 
Je le dis en préambule, je ne suis pas déçue, ce n'est peut-être pas un coup de coeur mais j'ai énormément aimé. Ce roman n'a pas à souffrir de la comparaison avec d'autres livres contemporains du même style, il est bien plus profond que tout ce que j'ai pu lire dans le genre. 
Alors certes, il y a beaucoup de romance, mais l'histoire de Katie McGarry est bien plus dense qu'un simple roman à l'eau de rose. Ici, nous sommes plongés dans la vie de deux adolescents malmenés par la vie. L'auteur aborde de nombreux sujets douloureux , le deuil, l'infidélité, la maladie mentale, la violence physique et les défaillances du système de placement familial.
Le récit est raconté du point de vue des deux personnages principaux. 
D'abord, Echo qui est une jeune fille qui en une année est passée du statut de reine du lycée à celui de fille à éviter. Pourquoi ? Parce qu'elle est revenue en cours en portant des gants en permanence et étant moralement transformée. De là les rumeurs ont couru et même nous en tant que lecteur, on pense à l'auto-mutilation, à l'anorexie, à tous ces troubles du comportement dont peuvent souffrir les adolescentes en particulier. Petit à petit, on va découvrir que c'est bien plus compliqué et plus terrible  que cela. Le récit d'Echo est une lutte pour retrouver ses souvenirs et l'auteur a su rendre la jeune fille poignante. Ensuite, Noah. Un garçon sombre, qui fume (de l'herbe) beaucoup et envoie promener tout le monde. Le récit du jeune homme est comme pour celui d'Echo le cheminement d'une descente aux enfers. Car Noah n'a pas toujours été ce garçon paumé. Il y a quelques années, c'était un jeune homme issu d'une bonne famille, aimé et aimant, jusqu'à ce qu'un drame se produise. Depuis, il a été séparé de ses jeunes frères et baladé de famille d'accueil en famille d'accueil en ayant la malchance de tomber sur les pires individus. Noah essaie de garder la tête hors de l'eau et y arrive à peine. Son récit sera celui d'une lutte pour retrouver plus de droits pour voir ses frères. 
L'auteur sait y faire pour nous rendre ses personnages attachants et ils sont tout à fait convaincants. Elle crée des relations très fortes entre les personnages principaux et leurs entourages. Les scènes et les évènements familiaux entre Echo et ses parents sont marquants, tout comme les moments où Noah voit ses frères. 
Le style de l'auteur est très prenant et fluide, il est dur de lâcher le livre avant d'arriver à la fin. J'ai également trouvé que le roman était bien écrit. Il y a certes l'utilisation du langage familier lorsque Noah s'exprime mais c'est normal, l'auteur n'allait pas faire parler différemment son personnage masculin marqué par les épreuves. C'est par sa grossièreté,  son langage fleuri, qu'elle nous le rend réel. 
J'ai adoré les personnages et les intrigues les concernant. La seconde moitié est parfois un peu trop sucrée en ce qui concerne la romance (car pour le reste on reste avec beaucoup de faits sombres) mais dans sa totalité le livre est vraiment très bon. 
Avant de recevoir le livre, je n'avais pas vraiment accroché à la couverture, mais à la réception j'ai été agréablement surprise, je trouve qu'elle rend nettement mieux en vrai. Et après la lecture, je dois dire que la représentation de ces deux personnages correspond très très bien à l'univers du livre. Du roux, qui tire vers le rouge sang pour elle et du noir et du gris pour lui. 
Au dos, on trouve une citation de Simone Elkelles, auteur, entre autre, de la série des frères Fuentes, et c'est amusant car Hors Limite ressemble à "Irrésistible Alchimie", mais HL est pour moi bien meilleur, avec une plume plus riche et une trame narrative plus poussée. Quoiqu'il en soit ceux qui ont aimé les romans d'Elkelles, seront certainement passionnés par l'histoire d'Echo et de Noah. 
Un roman à lire à partir de 14 ans. 

samedi 18 février 2012

A Croquer ?

A Croquer ? 
Tatsuya Miyanishi
Editions Gallimard Jeunesse
A57669
"Un terrible tyrannosaure s'attache à un bébé dinosaure qu'il avait tout d'abord l'intention de dévorer. Il l'élève et lui sert de modèle pour apprendre à se défendre dans un environnement difficile... jusqu'au jour où son protégé retrouve sa véritable famille !"
 les illustrations suivantes sont tirées du livre (japonais) 
633520827688847500
 6335294386281075003006
 Le récit commence donc par un petit bébé dinosaure tout juste sorti de l'oeuf
 lorsqu'arrive l'immense Tyrannosaure...
  
"Tiens, tiens, tiens... Mais tu es à croquer... !   [... ] 
Papa ! s'écrit le bébé ankylosaure en s'élançant vers le tyrannosaure. J'avais si peur tout seul !
Qu'est-ce qui te fait croire que je... suis... ton... papa ? balbutia le tyrannosaure pris au dépourvu.
Mais tu m'as appelé par mon nom. Et, si tu connais mon nom, c'est que tu es mon papa. 
Ton nom ?
Mais oui ! Tu as dit : Mais tu es Akroké." Akroké, c'est mon nom, non ?"
.... 
C'est sur ce quiproquo que se joue l'histoire. Par la suite, le gros méchant, attendri, protégera le bébé, lui apprendra les bases de la vie d'un dinosaure, sous l'oeil très attentif et admiratif du petit.
D'ailleurs, mon grand m'a dit que l'album aurait dû s'appeler "Je veux ressembler à mon papa !" qui est une ritournelle du livre. 
Reçu hier matin, nous l'avons tous lu. Les dessins de Miyanishi pourtant particuliers ont plu à toute la famille. Il n'y a que moi qui trouve la fin triste car le petit ankylosaure retournera auprès de ses parents d'origine. 
Un livre qui touche aux thèmes de la peur, du rapport père/fils, de l'adoption. 
Il existe un film d'animation adapté de cet album "You are Umasou". (sorti seulement au Japon)
Album Pour Les + de 3 ans. 
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