Affichage des articles dont le libellé est Italie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Italie. Afficher tous les articles

vendredi 15 juin 2018

Love & Gelato

Love & Gelato
Jenna Evans Welch
Editions Bayard

4 mois après le décès de sa mère, victime d'un cancer du pancréas foudroyant, Lina adolescente américaine part en Italie retrouver son père. Elle vient seulement d'apprendre son existence et ne sait de lui que son nom et les anecdotes racontées par la malade sur son lit d'hôpital. Arrivée à Florence, Lina déchante un peu. Howard, l'ami si cher au cœur de sa mère, et accessoirement son géniteur, est en charge du mémorial américain de la seconde guerre mondiale, il vit donc au milieu d'un grand cimetière, difficile environnement pour une jeune fille en plein deuil.

C'est un joli coup de cœur que j'ai eu pour ce roman ! J'ai passé un si agréable moment à voyager à Florence au travers de l'aventure de la jeune Lina ! On se laisse entraîner à la suite du beau Ren et on vit l'émerveillement face multiples découverte touristiques par procuration. On contemple le duomo, on admire le ponte Vecchio, on savoure de délicieuses glaces, on se faufile en ville chevauchant un scooter car l'auteure a le don de rendre son récit vivant. J'ai eu peur seulement durant le prologue car le roman commençait par une note très sombre avec certes un ton assez léger par rapport aux circonstances, à savoir l'annonce du cancer incurable de la mère, mais tout de même la gravité était forcément bien présente. Mais malgré des interludes plus sensibles où Lina apprend à connaître sa mère, et sa propre histoire par là-même, grâce à un journal intime qu'elle lui a laissé, le récit est douce, gaie et rafraîchissante. Une tendre romance au goût de stracciatella  sous la chaleur italienne, une parfaite lecture pour cet été. A découvrir dès 13 ans. 


Et si je mets en images ce qui m'a marquée dans le roman, ça donne ça : 

dimanche 21 septembre 2014

La Malédiction de la Pierre de Lune, tome 1

La Malédiction de la Pierre de Lune, tome 1 : Florence
Catherine Cuenca 
Editions Gulf Stream
À quinze ans, Carla voue une véritable passion pour la peinture. Mais au XVe siècle, une jeune fille est destinée à devenir une épouse dévouée et une femme d’intérieur accomplie. En cachette de son oncle Savino Ricci et grâce à la complicité de sa voisine Lena, Carla parvient tant bien que mal à assouvir son amour de l’art.
Un jour que les deux amies se rendent à la droguerie pour acheter des pigments, Lena est attirée par un coffret contenant des pierres fines. La jeune fille, dont le mariage arrangé va bientôt l’éloigner de Carla, décide de lui offrir une de ces pierres de lune en cadeau d’adieu.
Bientôt, dans les ruelles de Florence, les pas de Carla croisent ceux d’un cavalier ténébreux, un certain Vincenzo Montoni. Dès lors, la jeune fille reçoit des lettres mystérieuses, et d’inquiétantes apparitions commencent à se manifester…

Après Le passage des Lumières (voir les tomes 24, et 5) et Le mystère de la Tête d'Or (voir les volumes 1, 2, et 3), deux séries pour lesquelles j'avais eu un coup de coeur, j'avais hâte de retrouver la plume de Catherine Cuenca. 
La jeune Carla est un personnage qui attire la sympathie du lecteur, au même titre que Zélie du Passage des Lumières. Fille forte aux pensées à contre courants, elle aimerait tant pouvoir sortir de son carcan et s'exprimer à travers son art, la peinture, de manière libre. 
Ce premier volume est accrocheur et la tension monte crescendo. D'une simple escapade de jeune fille étouffée par son oncle surprotecteur, lentement nous coulons vers un récit fantastique où mensonge, secret de famille, et vengeance sont les maîtres mots. Récit historique également puisque le lecteur est plongé au coeur du XV siècle en Florence, en pleine lutte entre les deux grandes maisons Les Pazzi et les Médicis. Le romanesque est fort présent et c'est une grande aventure rocambolesque que nous suivons, impatients, au fil des pages. J'ai pris un grand plaisir à lire ce premier tome, j'ai hâte de découvrir la suite, Rome, qui est sorti le 18 septembre. A découvrir à partir de 10/11 ans. 

vendredi 28 février 2014

L'amour au subjonctif

L'amour au subjonctif
Pascal Ruter
Editions Didier Jeunesse 
Roméo aime Juliette depuis la maternelle. Ce voyage en Italie, il le prend un peu comme sa dernière chance puisque l'année prochaine ils iront dans des lycées différents. 
Juliette, elle le trouve bizarre Roméo. Il l'intrigue mais elle a l'impression qu'il ne l'aime pas. Une vieille rancoeur qu'il semble traîner depuis la maternelle. 
Il y a les autres 3ème dans ce car qui mène cette classe de latin jusqu'à Naples. Anna et Zoé, les deux amies de Juliette, la première est en quête de ses origines et surtout d'elle-même et Zoé, fantasque, se voit déjà en haut de l'affiche. Merlin profite des excursions pour jouer les pickpockets. Les professeurs ne sont pas en reste, ce sont deux psychorigides et un homme malheureux et paumé qui accompagnent les grands enfants. Pour finir le tableau, on a Tarzan, le conducteur de car, rouleur de mécanique, charmeur et amateur de séries télé romantiques. Sans oublier le chat "Tête de con" dont je me suis demandée où il faisait ses besoins pendant tout le séjour (énigme non résolue à la fin).  De Paris à Rome puis à Pompéi, ce voyage va être riche en émotions et découvertes pour chacun des participants. 

Les situations sont fantasques, les dialogues et les personnages parfois impossibles,  mais justement c'est ce qui fait le sel du récit, ce qui donne cet élan au roman et nous emporte dans le tourbillon de la vie de ces ados et de leurs profs (sans oublier le conducteur de bus) un peu déjantés. 
On rit, on s'émeut de leurs ressentis et petit à petit on s'attache à tout ce joyeux petit monde. 
Roméo, Juliette, Anna, Zoé, Merlin, à travers leurs points de vue, on suit les péripéties de ces 4 jours d'excursions, et on touche du doigt 5 sensibilités, 5 histoires avec ses côtés lumineux comme ses faces sombres. Un roman qui devient ainsi de plus en plus touchant et que l'on referme le sourire aux lèvres. Une belle ode au carpe diem.  

"En voyage, on déraille tous un peu. Personne n'est vraiment dans son assiette. On a les sentiments comme dans une centrifugeuse !" 

Vous pouvez lire les premières pages du roman, ICI. 

Les très chouettes illustrations (couverture et rabats) sont de Margaux Motin. En achetant votre livre en librairie vous pourrez avoir de belles cartes illustrées par l'artiste ! Sur le blog de l'éditeur, vous pouvez voir une photo des cartes, ICI. 

lundi 23 septembre 2013

Giacomo Foscari, livre 1

Giacomo Foscari, livre 1 : Mercure
Mari Yamazaki
Editions Rue de Sèvres
Amatrice de l'oeuvre majeure de l'auteur, Thermae Romae, j'étais curieuse de découvrir cette nouvelle série. J'ai été totalement surprise par le chemin pris par Mari Yamazaki, je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle nous propose une histoire de ce registre-là. Le récit est beaucoup plus réaliste et surtout dur, parfois brutal voire abrupt, que je ne le pensais. Mais avant d'aller plus loin, je vais revenir sur le speech du livre. 
Le manga porte, comme son titre l'indique, sur Giacomo Foscari. Cet homme est italien, vénitien pour être plus précise, et est issu d'une riche famille
Le récit s'arrête successivement sur trois espaces-temps différents : l'enfance et adolescence de Giacomo dans l'Italie avant la montée du fascisme et pendant cette période troublée; ses années en temps que professeur à l'université de Tokyo au japon; et enfin son retour en 1993, après vingt ans d'absence, en pays nippon. L'auteure commence par la petite enfance, puis enchaîne sur 1993 avec le retour au Japon et c'est ce retour qui replonge le personnage principal dans ses souvenirs et le ramène en 1966. 
Le rythme du récit est lent au départ, on suit Giacomo dans son quotidien et ses rencontres amicales. L'ambiance est assez étrange, surtout lorsque le personnage discute avec un de ses amis. Ces échanges qui semblent un peu sans queue ni tête, ont tout de même l'avantage de nous apprendre à connaître et comprendre un peu mieux notre héros. 
Enfant, Giacomo a grandit au milieu des livres et a cultivé un amour pour l'antiqué. Cet enfant studieux et calme admirait le fils d'un des employés de son père, Andrea, libre et audacieux. 
En grandissant cette admiration, au bord de l'envie, s'est transformée en désir et en amour.
Alors certes, ce n'est pas aussi explicite que cela dans le livre mais nous le percevons en filigrane et tout au long des pages. Les pensées de Giacomo reviennent sans cesse sur Andrea, au point de devenir obnubilé par un jeune serveur japonais, Shusuke, qui lui ressemble. 
Et en parallèle de l'histoire de Giacomo, nous suivons aussi celle de ce serveur. Ces deux vies vont se croiser et parfois entrer en collision à travers un autre personnage, celui d'une jeune femme, Satoko, qui semble très proche de Shusuke
J'ai bien ma petite idée sur leur relation et contrairement à ces apparences j'ai l'impression qu'il s'agit d'un frère et d'une soeur, qu'ils n'ont peut-être pas le même père mais bien la même mère. Dans ce cas-là, ce serait une relation incestueuse, ce n'est peut-être qu'un faux ressenti mais ce ne serait pas si étonnant étant donné le style très réaliste de ce récit dans lequel l'auteure ne ménage pas ses lecteurs et montre la société et aussi l'être humain dans son abjection la plus totale (pédophilie). 
Et c'est là où je reviens à mon introduction et où j'ai été surprise par l'histoire en démarrant ma lecture. Je pensais trouver un manga qui tournerait autour de la culture italienne et japonaise, et d'ailleurs c'est le cas aussi (il y a une scène amusante qui passe au moment de la fête des cerisiers), mais le lecteur a en plus des tranches de viela vraie celle qui n'est pas toujours facile ni belle et c'est ainsi que Mari Yamazaki nous offre un livre touchant, qui remue et qui marque ! 
Ce n'est pas un manga simple d'accès, de plus certaines scènes sont dures, donc une lecture à réserver aux plus de 14 ans
Quelques mots sur l'édition : Le livre a été édité dans le sens de lecture occidentale. Il est plus grand qu'un manga classique. Quant à la couverture, à rabats, elle est soignée et délicate
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...