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lundi 11 octobre 2021

La nuit des reines

Alex Bell

Éditions Bayard

Jude Lomax, jeune musicienne, vit dans les bas-fonds de Baton Noir, ville où la magie est au service des puissants. Chaque année, lors de la Nuit Cojoue, une reine est élue, bénie par les dieux. Pendant un an, elle aura la possibilité de faire régner le calme ou la terreur dans la ville. Dotée de pouvoirs infinis, elle est d'une puissance sans égal. Ivory Monette gouverne depuis plus de cinquante ans quand elle est sauvagement assassinée.
Assoiffée de vengeance, elle prend possession du corps de Jude et la force à l'aider à retrouver son meurtrier. En échange, elle aidera son père, infirme depuis huit ans. Jude, que la magie rebute par-dessus tout depuis qu'elle a détruit sa famille, lors du terrible accident qui lui a coûté la vie de son frère, va devoir aller au-delà des préjugés qu'elle a sur les pratiques cojoues. Elle n'a pas d'autre choix que d'accepter de faire partie des manigances de l'ancienne Reine.
Face à l'adversité, Jude va trouver des alliés inattendus, dont Le Fantôme, propriétaire du manoir hanté de Moonfleet et dont personne n'a jamais vu le visage...

mercredi 23 décembre 2020

Idéalis

Tome 1 : A la LUEUR D'UNE ETOILE INCONNUE

Christopher Paolini

Editions Bayard

2257… Cela fait déjà deux siècles que l’homme a colonisé l’espace avec des voyages supraluminiques (qui dépassent la vitesse de la lumière) et Kira travaille avec une équipe pour prospecter des planètes. Elle tombe alors (littéralement) sur des vestiges d’une civilisation ancienne extraterrestre. C'est à ce moment-là, qu'une ombre noire la recouvre complètement comme une combinaison, une entité avec une intelligence propre va désormais partager son corps. Pour le meilleur mais surtout pour le pire...

mercredi 1 octobre 2014

Typos, tome 2

Typos, tome 2 : Poison Noir
Guido Sgardoli
Editions Flammarion
Dans une société où l'information est un mensonge, typos défend la vérité.
un virus, appelé le "poison noir" sème la panique à Maximum city. Cette micro-bactérie qui s'attaque aux récoltes, entraine une crise alimentaire et économique sans précédent. Une puissante société, AgroGen, prétend avoir trouvé un anti-virus. Mais pour l'équipe de typos, cette solution miracle cache quelque chose.
Le pouvoir en place menace l'avenir des hommes. Une mission de tous les dangers...

Le premier tome ne m'avait pas tout à fait convaincue (ma chronique, ICI). Certes, il y avait de l'action et du suspense mais je ne m'étais pas attachée aux personnages. Toutefois, la série était suffisamment prenante pour me donner envie de lire la suite. Et puis, une série dont Pierdomenico Baccalario est à l'origine, j'étais prête à lui donner une seconde chance. A la plume de Poison Noir, on ne retrouve pas l'auteur d'Ulysse Moore cette fois, mais Guido Sgardoli. Dès le départ, j'ai été scotchée par le rythme du récit, et enthousiaste puisque les personnages prennent enfin de l'ampleur !

Le lecteur replonge dans Maximum City, une ville sous surveillance et en pleine crise. On retrouve les adolescents qui forment l'équipe de Typos et les deux adultes qui gèrent les missions de l'extérieur.
Arlequin, Roger, possède une montre qui lui donne toutes les dernières informations, informations transmises directement par son père depuis le satellite où il a fui les autorités il y a déjà deux ans; si l'information reçue est fausse, le jeune homme est pris d'une violente crise d'urticaire. Arlequin est un personnage que l'on sent rempli d'une mission. "se battre, pour la vérité, et contre K-lab, la multinationale qui dominait Maximum City" 
Gipsy, quant à elle, est une jeune fille agile et très belle malgré son air perpétuellement renfrogné. Sa peau est extrêmement résistante à la douleur et aux blessures. Autre caractéristique surprenante, elle possède des branchies artificielle et peut donc respirer sous l'eau. Le passé de Gipsy est un grand mystère qui sera révélé à la toute fin du volume. 
Lena Yang est surnommée Morph. Pourquoi ? Parce qu'elle peut modifier les os et les muscles de son visage et emprunter ainsi n'importe quelle physionomie. 
Enfin, Dusker, David Tudor, possède une force stupéfiante. 
Ces quatre personnages sont beaucoup plus développés que dans le premier tome ce qui éclaire le lecteur. 
Les ennuis de nos héros commencent lorsqu'Arlequin régit vivement par une allergie en apprenant qu'une société qui produit des organismes génétiquement modifiés a lancé sur le marché des semences résistant au champignon noir qui détruit les cultures agricoles mondiales.
"On l'a surnommé comme ça parce qu'il noircit les feuilles des plantes auxquelles il s'attaque. C'est un micro-organisme contre lequel on ne connaît pas de remède."
Leur mission de l'équipe de Typos débute alors. 
"Comme d'habitude. Enquête en quatre dimensions. Sondez tous les vecteurs : le terrain, le web, le temps. Et si ça ne suffit pas : improvisez." 
Magouilles (manœuvres économiques et spéculations boursières), OGM, nouvelles technologies (comme le moteur de recherche créé par Dusker, l'Araignée), sous couvert de science fiction cette histoire se révèle très proche de notre réalité. On peut penser que l'auteur veuille ainsi amener son lecteur à réfléchir tout en lui offrant un récit condensé, rythmé et percutant. Ce thriller politique et écologique d'anticipation est à découvrir dès 12/13 ans. 

mardi 3 juin 2014

Typos, tome 1

Typos, tome 1 : Fragments de Vérité
Pierdomenico Baccalario
Editions Flammarion 

"K-lab, groupe ultra-puissant, domine la ville de Maximum City. Expert en désinformation, il manipule les faits au profit des pouvoirs en place. Une organisation clandestine nommée TYPOS résiste au discours officiel. Ses membres sont déterminés à mettre à jour un scandale humanitaire sans précédent. 
Leur arme : la Vérité 
Leur outil : un Journal. 
Mais ce n'est pas sans danger, 
leur ennemi est redoutable..." 

Pierdomenico Baccalario est l'auteur d'une de mes séries chouchoutes, Ulysse Moore. Il a même fait mieux parce qu'il s'agit d'une suite de tomes qui ont plu tout autant à mon mari, mon fils aîné (qui vient juste de les dévorer) qu'à moi. Autant dire que je ne pouvais pas passer à côté de la sortie de sa nouvelle oeuvre littéraire. Autre ambiance, autre monde et univers, les personnages sont sous tension, et le lecteur avec eux, Typos nous offre un récit beaucoup plus mature qu'Ulysse Moore.
Grâce aux épreuves non corrigées, j'ai eu la chance de découvrir le roman juste avant sa sortie. Pierdomenico Baccalario oblige, aussitôt reçu Typos, aussitôt je l'ai lu. Mais finalement, je n'ai pas réussi à mettre des mots sur cette lecture, j'ai donc dû laisser passer du temps. J'avoue avoir été déçue, si dans Ulysse Moore les personnages sont très attachants, ici je n'ai pas réussi à accrocher aux différents protagonistes. Ce point a donc péché dans mon ressenti général du roman. Certes, il y a de l'action, du suspense, des courses poursuite et un fond pertinent mais les personnages charismatiques mais froids m'empêchent d'être totalement embringuée dans le récit. Oui, car s'ils ne sont pas attachants, ils n'en sont pas moins marquants, surtout qu'ils ne sont pas tout à fait normaux, l'équipe bénéficiant de dons surnaturels. La trame de l'histoire, quant à elle, est bien menée, l'auteur distillant au fil des pages des informations qui nous permettent de construire l'intrigue. Pouvoir, crimes, mensonges, et liberté de la presse, ce thriller futuriste interpelle le lecteur en le mettant face à des préoccupations finalement actuelles. Sombre et efficace, cette lecture rapide plaira à tout amateur de romans d'action. A découvrir à partir de 12 ans. 
Le second tome de cette trilogie paraîtra en septembre. 

mardi 27 mai 2014

Maléfique

Maléfique
Elizabeth Rudnick
Editions Hachette
"Maléfique est une jolie jeune femme au cœur pur qui vit dans une forêt magnifique. Un jour, une armée menace d’envahir le royaume. Maléfique n’a pas le choix. Pour préserver la paix, pour protéger son pays, elle en devient le plus farouche défenseur… Mais elle est trahie. Et peu à peu, son cœur d’or se change en pierre…"

Je dois dire que je ne connaissais quasiment pas Maléfique, même pas son nom, je me rappelais seulement cette mauvaise fée qui maudit la princesse Aurore alors qu'elle n'est qu'un tout petit bébé. En se basant sur le scénario de Linda Woolverton du film Maléfique qui sortira demain, 27 mai, Elizabeth Rudnick nous offre un développement sur les origines d'un des grands méchants du studio Disney.
Cette histoire est racontée du point de vue de Maléfique, avoir le conte de la belle au bois dormant avec l'angle de la méchante est très original, le texte mêle des éléments présents dans le récit classique avec d'autres plus inattendus. 
L'auteure réussit à rendre attachante cette anti-héroïne car le lecteur la suit dès sa naissance puis durant son enfance et son adolescence, alors qu'elle n'est encore qu'une fée espiègle et aimante. Puis, le long du récit, même après avoir changée, les focalisations sur Maléfique mettent en relief que malgré ses efforts pour garder un coeur de pierre, elle conserve un peu de celle qu'elle a été autrefois. J'avoue en avoir presque été déçue d'ailleurs, je m'attendais à plus de malveillance. Finalement, mon personnage préféré n'a été ni Maléfique, ni Aurore mais Diaval, le corbeau, j'ai ainsi hâte de voir ce que ce protagoniste et la relation qu'il entretient avec Maléfique donneront comme impressions sur le grand écran. 
L'histoire est agréable et très rapide à lire. Mis à part le début où l'on découvre le monde magique et féerique des créatures fantastiques, il n'y a pas de longues descriptions ni de grands développements des caractères des différents protagonistes. Le roman est adapté pour la lecture par les plus jeunes. Attention, même si la lecture est facile, il y a des aspects sombres qui pourraient effrayer les lecteurs avant 10 ans. 
Cette histoire qui prend un tournant dramatique à cause d'une trahison et de deux obsessions de vengeance, met finalement l'amour vrai comme clef de voûte. Surtout que cet amour n'est pas forcément là où on l'attend... 
Cette novélisation donne envie de voir le film, donc pour finir voici une des bandes-annonces. 

mercredi 15 janvier 2014

Code Sara, tome 2

Code Sara, tome 2 : La vérité ne suffit plus
T. M Goeglein
Editions Milan
Collection Macadam
"Sara Jane Rispoli est lycéenne, habite à Chicago, est amoureuse.
Une vie normale ? Pas vraiment.
Sara Jane possède un étrange pouvoir, qui lui permet de plier les gansters à sa volonté. Pratique quand on appartient à la mafia, que votre famille a été enlevée et que de mystérieux truands cherchent à vous kidnapper.
Pratique... mais pas vraiment normal."

L'auteur continue son virage fantastique engagé dès la fin du premier tome. Si l'on se trouve immédiatement plongé dans le thriller et une action, très soutenue, le paranormal (qui finalement tient plus de la science-fiction) est présent dès les premières pages avec l'apparition de créatures mystérieuses et quasi invincibles. De plus, Sara se sert désormais beaucoup de son pouvoir, le ghiacco furioso.
Prise dans une perpétuelle course-poursuite infernale, Sara se retrouve également accablée par une prise de conscience. Si sa survie nécessite de tuer pour ne pas être tuée, elle l'admet volontiers, un nouveau sentiment l'envahit, désormais elle peut prendre plaisir à faire mal. Sera t-elle assez forte pour se protéger, sauver sa famille tout en luttant contre les démons intérieurs qui commencent à menacer sa personnalité ? A travers le carnet secret de sa famille, Sara, et nous par la même occasion, continuons d'en apprendre plus sur sa famille de mafieux, le lourd passé de ses proches et sur son terrible pouvoir.
Toujours prenant, rythmé, ce deuxième tome se révèle aussi agréable à lire que le premier. Je demeure moins convaincue par tout ce qui concerne le fantastique mais reste fan de cette héroïne forte et fragile à la fois. Chicago est aussi un cadre d'action extraordinaire, le lecteur peut prendre un intense plaisir à circuler en compagnie de l'héroïne à travers la ville.
Les personnages secondaires demeurent actifs et bien développés. Doug prend toujours beaucoup de place auprès de Sara, ensemble ils forment un duo atypique. Ce jeune homme obèse, mal dans sa peau mais très lucide sur ce qui le conduit à ne pas s'en sortir, est un protagoniste très puissant, qui marque. D'autres personnages arrivent, la plupart ont tous ce supplément d'âme, qui malgré parfois des personnalités exécrables, les rendent touchants aux yeux du lecteur.
Une série à rebondissements à conseiller aux fans de thrillers d'action dès 14 ans.
Sur le blog dédié à la collection Macadam, vous trouverez le lien menant aux premières pages de ce tome, ICI. De quoi vous donner envie de découvrir cette série ou de sauter sur ce second volume.

vendredi 6 décembre 2013

Dôme, T1 & T2

Dôme, tome 1 et tome 2
Stephen King
Editions Le livre de Poche
Commencé en 1976 mais abandonné pendant plus de trente ans, Stephen King a repris l'histoire de Dôme après la carrière d'écrivain hors du commun qu'on lui connaît. 

Chester Mill est une petite ville provinciale tout ce qu'il y a de plus banal avec 1150 habitants plus ou moins bons selon les individus. Mais tout bouscule lorsqu'une invisible, mais non moins terrifiante, barrière recouvre la ville et la sépare du reste du monde. En très peu de temps le nombre de morts commence à monter... 

Stephen King met la ville sous cloche et nous avec ! Impossible de lâcher le livre avant de l'avoir terminé ! Préparez-vous à une nuit blanche (ou une par tome !) !

Avec le postulat de départ, un dôme qui recouvre toute une population, tous les excès possibles et imaginables se produisent, les passions et les pulsions sont exacerbées. Très vite, il n'y a plus d'autorités, enfin celui qui en a est le pire des hommes, un meurtrier, un trafiquant de drogue, qui a même aidé sa femme à mourir... Ce second conseiller de la ville, Big Jim, s'autoproclame le chef du village. Il embauche de nouveaux policiers mais il choisit les pires des délinquants, principalement des violeurs pour en faire sa milice privée. Big Jim fait aussi main basse sur les ressources, quant aux dissidents ils sont soit emprisonnés soit tués. 
La dictature ainsi instaurée rappelle forcément l’Allemagne nazie, Big Jim est même comparé, dans le récit, à Hitler.
Il y a énormément de personnages et ce qui est très agréable c'est que le lecteur a l'impression de connaître tout le village. Il n'y a pas de héros à proprement parlé. Certes, Barbie un ancien de l'armée qui se retrouve bloqué dans la ville et Julia la journaliste peuvent faire office de personnages principaux mais finalement ils ne sont pas forcément plus importants que les autres. 
Le premier volume pose les bases, le décor, l'ambiance. Même si le lecteur ne s'ennuie pas, l'action n'est pas rapide. Toutefois, tout se passe en seulement trois jours pour le premier volume, en une semaine sur la totalité de la série. Durant ce court laps de temps, il se passe de tout : meurtres, viols, pillage du grand magasin (volontairement déclenchée par Big Jim), incendie criminel du journal local. Dôme m'a rapidement fait pensé à "Une place à prendre" de J.K. Rowling, le lecteur suit dans un grand huit-clos des individus qui complotent, détruisent et se déchirent. 
Dans ce roman, mélange d'horreur et de science-fiction, King traite des atrocités que peuvent commettre les humains car ce ne sont pas les animaux, ni les extra-terrestres, ni une quelconque créature fantastique, ce sont bien les hommes qui commettent les pires abominations. C'est une histoire d'horreur moderne terriblement efficace, le grand maître sonde une nouvelle fois les profondeurs du mal chez l'humain. Avec toute cette violence, ce n'est pas un roman facile à lire mais Stephen King nous maintient sous son dôme durant les presque 1500 pages. Il y a également un côté écolo au récit. Malgré le dôme, le village est quand même étendu et a des ressources. Sans Big Jim et sa folie, la petite communauté aurait pu vivre correctement en autonomie bien plus longtemps qu'une semaine. Il en faut peu pour retranscrire cette situation à notre planète... 
La fin dénote un peu par rapport à tout le reste du roman qui est très réaliste mais personnellement elle m'a convenue...

Maintenant que j'ai terminé les deux volumes, je vais pouvoir me jeter sur la série ! 

La bande-annonce de la version originale rend bien l’atmosphère oppressante du roman...


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