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lundi 17 février 2020

Toutes les vies de Margot

Juno Dawson 
Editions Milan 


Comment peut-on détester quelqu'un au présent et l'aimer dans le passé ? C'est ce que Fliss va découvrir en lisant le journal intime de sa grand-mère Margot. Cette incursion dans l'Histoire et dans les liens familiaux va changer sa vie.

mercredi 7 juin 2017

Cette étoile ne s'éteindra pas

Cette étoile ne s'éteindra pas
Esther Earl
Editions Nathan
Tout comme j'avais été scotchée par Nos étoiles contraires, Cette étoile ne s'éteindra pas ne m'a pas épargnée. Après l'avoir reçu (une jolie surprise), je ne pensais pas pouvoir le lire, comprenez je n'aime pas les récits avec des maladies graves, je suis trop émotive, trop sensible pour plonger à coeur ouvert dans la maladie. Et puis, dès le premier jour, j'ai commencé à l'ouvrir (le livre, quoique mon coeur aussi) comme je l'avais d'ailleurs fait pour Nos étoiles contraires, j'ai d'abord lu la fin... puis j'ai lu un peu du début, du milieu, à nouveau la fin, pour finalement le commencé à la première page et le dévorer d'une traite. J'ai pleuré un bon millier de fois. C'est tellement touchant, proche de nous, que l'on finit certaines pages totalement en vrac. A contrario, il y a de nombreux moments drôles aussi donc on se retrouve à alterner sourires et larmes. Etant athée, voire anticléricale, j'ai parfois eu du mal avec toutes les références à dieu et sa miséricorde... Mais l'on peut comprendre que la religion puisse permettre de tenir à cette famille... Mais on remarquera que plus la maladie avance, moins la religion ne sera présente, pire on voit la foi de la mère - pourtant femme de pasteur - se transformer en même temps que la douleur augmente chez sa fille. Comment garder la foi lorsque son enfant a si mal au jour le jour ?
Le texte est toujours juste, il comprend essentiellement des passages du journal intime (durant ces années de maladie, Esther remplira plusieurs carnets) de la jeune fille et des apartés des parents. Esther nous raconte sa vie de lycéenne, ses amies, ses relations avec ses soeurs et ses parents. Esther est une jeune fille adorable, impétueuse, râleuse, patiente, courageuse, impatiente... vous voyez, elle est comme tout le monde pleine de défauts et de qualité, elle est changeante comme tout un chacun, elle est à la fois une adolescente "normale" avec un caractère fluctuant et une jeune fille bien trop mature à cause de ce qu'elle subit. Esther adore lire et écrire. C'est une grande fan du monde d'Harry Potter et elle trouvera beaucoup de soutien dans les groupes de fans crées sur internet. Elle a de nombreux vlogs. Elle aime aussi la plume de John Green, il aura la chance de partager avec elle des moments riches en émotions.
Esther aime aussi dessiner et le livre est parsemé de ses dessins. Au fil des pages et de l'avancement de la maladie, j'ai ressenti un dispersement de la pensée de la jeune fille, la douleur et la fatigue font que l'on a parfois du mal à savoir où elle va. Il faut prendre le livre tel qu'il est, il n'est pas sans défauts du point du vue du style ou même de la construction mais il n'en demeure pas moins un document pertinent. Il est douloureux de connaître par avance le destin de la jeune fille, de la voir rêver d'embrasser un garçon tout en sachant que ce ne sera jamais le cas, de sentir sa souffrance et sa solitude. Pour les adolescents, je pense que cela peut être riche d'enseignement sur l'importance de vivre pleinement et de profiter des siens.

vendredi 11 novembre 2016

Mille baisers pour un garçon

Mille Baisers pour un garçon
Tillie Cole
Éditions Hachette
Un baiser dure un instant. Mille baisers durent une éternité.
Poppy et Rune sont amoureux depuis l'enfance. Ils pensaient que rien ni personne ne pourrait jamais les séparer. Jusqu'au jour où Rune est parti deux ans dans sa Norvège natale...
Pourquoi Poppy cesse-t-elle alors de répondre aux appels de Rune ? Pourquoi avoir coupé les ponts, sans raison, sans explication ? Rune a le sentiment qu'on lui a arraché le coeur, Poppy, elle, a le coeur brisé par un secret bien trop lourd. La vie leur laissera-t-elle le temps de se retrouver et de s'aimer ?

Je pense être ce qu'on appelle un bon public et j'aime particulièrement les romans de détente simples et doux. Mais il y a certaines limites à ce que je peux apprécier. Ici, cela partait bien car malgré un titre assez bof (à mon goût), j'adore cette si jolie couverture. Résumé de 4ème de couv lu, une histoire d'amour entre deux amis d'enfance, je partais franchement confiante.

ô combien fut dure la chute. Le récit démarre sur la toute première rencontre des deux protagonistes principaux, Poppy et Rune. Ils ont 5 ans et les dialogues donnent l'impression qu'ils sortent de Sciences Po (bon, ok j'exagère un peu), c'est merveilleusement non crédible. Je respire un grand coup et je poursuis. Les héros ont 8 ans et là Poppy qui avait fait Sciences Po à 5 ans je rappelle, semble plus proche de l'institut pour un léger handicap mental que digne d'une grande école ! Passons, on arrive à l’adolescence des deux tourtereaux, ils ont 15 ans... et le texte est rempli de tirades mielleuses et mièvres que n'importe quel couple ado serait dans l'impossibilité de prononcer ! (et même dans l'optique où ils auraient les bons mots, ils préféreraient clairement un double suicide !). Ça passerait à la rigueur dans la bouche de trentenaires fusionnels et encore même pas sûre ! Cerise sur le gâteau, ils sont bien entendu sublimement beaux, rebelles, décalés et admirés par tous. Comment dire, là je savais déjà que ce bouquin et moi, on n'allait pas devenir super potes. Mais tant bien que mal (surtout dans la douleur hein), j'ai continué et lorsqu'enfin l'auteur crache sa valda et que l'histoire tourne au drame, j'ai failli demander grâce. Heureusement, on était presque à la fin ! Le pire étant sans doute la chute du roman à l'image du livre, c'est à dire très niaise et toujours au maximum de l'improbabilité. Alors si vous êtes des bisounours que vous croyez que les licornes existent et que les filles quand ça pète ça fait des paillettes, peut-être que ce livre sera pour vous (sachant que je croyais moi-même être un bisounours !), pour les autres lisaient ou relisaient Nos étoiles contraires.

mardi 22 mars 2016

Il suffirait d'un signe

Il suffirait d'un signe
Tiffany Schmidt
Editions Bayard

"Qu'est-ce qui se passe ? Dis-moi, je t'en prie. 
 _ J'ai une leucémie, chuchotai-je, le mot redouté me laissant un goût amer dans la bouche. 
L'accablante réalité me frappa soudain. 
_ Mon Dieu ! J'ai un cancer. 
Quand Gyver m'attira contre lui, mes yeux se remplirent de larmes. 
_ Alors, on fait quoi, maintenant ? "
Au lieu de passer l'été à la plage avec ses amies pompom-girls et son petit copain, Mia se retrouve à l'hôpital à livrer un combat contre la leucémie. Elle hésite à leur annoncer la terrible nouvelle. Pourra-t-elle compter sur eux, quoi qu'il arrive ? Mia se sent perdue, elle a besoin d'un signe... 

Je vais toujours à reculons lorsqu'il s'agit de lire un roman parlant du cancer, encore plus depuis Nos étoiles contraires que j'avais adoré. Il suffirait d'un signe n'a rien à voir avec ce que j'avais pu lire sur le thème jusqu'à présent puisqu'il traite de la maladie mais a tout du roman de détente se passant dans un lycée américain avec tous les personnages que vous pouvez imaginer (le beau gosse sombre, le play-boy chéri de ses dames, les pom-pom girls, la fille superbe mais gentille, etc.). 

Original le mélange. D'autant plus que l'héroïne est certes malade mais c'est aussi la pièce maîtresse des pom-pom girl, l'une des filles les plus populaires du lycée, qu'elle est belle comme un coeur, entourée de copines aussi splendides qu'elle et qu'enfin de nombreux garçons rêvent de sortir avec elle.

Mia est dès le départ dans le déni de sa maladie et de sa douleur. Elle refuse de mettre au courant ses amis -mis à part son ami d'enfance -, est obligée de jouer un rôle auprès d'eux et s’enlise. Maintenir ses trois meilleures amies à l'écart ne sera pas une mince affaire et à cause de cela leur amitié sera mise à mal.
L'auteure s'arrête aussi sur les sentiments des parents de Mia, se surcharger de travail pour l'un ou assurer continuellement que tout va bien pour l'autre.
Finalement, à part l'ami d'enfance de Mia aucun des autres protagonistes n'est à 100% sympathique, comme dans la vie en fait.
Malgré des imperfections j'ai aimé ce roman. Le récit reste doux, c'est peut-être étrange vu le thème de dire ça mais je n'ai pas ressenti de lourdeur, de mélo poussif, la maladie est là, c'est très dur, les traitements sont plus que douloureux, mais l'auteur sait rester sobre.
L'héroïne pourrait passer pour égocentrique (non pas à cause de son cancer mais de sa personnalité de départ) mais justement son aveuglement et son égoïste me l'ont rendue plus réelle. Ce n'est qu'une gosse de 16 ans pour qui le monde vient de s'écrouler et qui essaie de garder pied comme elle peut. Elle fait des boulettes, rejette les uns ou les autres, ne sait pas ce qu'elle veut, ne comprend pas certains signes justement, pourtant évidents, mais ce n'est qu'une gamine.
La romance menée par un trio amoureux est visible à mille kilomètres et on est quasiment certain de savoir comment ça va se finir en commençant le bouquin mais tant pis, ou tant mieux, finalement j'aurais été déçue du contraire.

L'écriture est agréable, l'auteur prend son temps mais je ne me suis pas ennuyée et j'ai passée une soirée agréable en le lisant.

A découvrir à partir de 13 ans. 

D'autres couvertures du roman...


lundi 9 novembre 2015

A la poursuite de ma vie

A la poursuite de ma vie
John Corey Whaley
Editions Casterman
L'année de ses 16 ans, Travis Coates a perdu la tête. Littéralement. Frappé par une leucémie incurable, il a accepté la folle proposition des médecins : laisser mourir son corps et cryogéniser sa tête, dans l'espoir que les progrès scientifiques permettront de la greffer un jour sur le corps d'un donneur. Personne n'y croyait vraiment, Travis le premier. Et pourtant... Cinq ans plus tard, il revient à la vie. 
Il à toujours 16 ans, mais autour de lui tout à changé : sa maison, ses parents, son meilleur ami et surtout son amour de toujours, Cate, qui vient de fêter ses 21 ans... Cette nouvelle vie est peut-être un cadeau, mais d'un genre très compliqué à gérer.
A la poursuite de la vie est un livre surprenant. Tout d'abord, impossible de ne pas penser à Nos étoiles contraires de John Green, au travers du résumé et surtout avec ce choix français de couverture. (la couverture VO n'a rien à voir du tout - elle est d'ailleurs totalement immonde donc nous l'avons échappé belle). Il va m'être difficile de faire une chronique complète de l'ouvrage car j'ai mis beaucoup de temps à lire le roman et j'ai mis encore plus de temps à commencer ma chronique. Je crois que le récit m'a laissée perplexe. Si j'ai aimé l'écriture, le développement du personnage principal, de ses acolytes, et de leurs états d'âme, j'ai été déstabilisée par une certaine langueur de la narration. Tout au long de l'histoire, c'est la mélancolie qui domine, et même si l'auteur apporte quelques touches de sarcasme et d'humour, il n'y a qu'à la toute fin, lorsque le narrateur finit enfin par s'accepter et à admettre les changements qui vont avec l'évolution normale de la vie de ses proches, que l'on ressent une bouffée d'air frais et d'espoir. C'est donc un livre troublant sur le deuil et l'identité, et c'est à découvrir à partir de 13 ans. 

vendredi 8 février 2013

Nos étoiles contraires

Nos étoiles contraires
John Green 
Editions Nathan

Elle a 16 ans, il en a 17. Ils vont se rencontrer à une réunion de soutien pour les jeunes ayant le cancer. Hazel, la narratrice, est atteinte par un cancer de la thyroïde en face terminale, qui a atteint ses poumons au point qu'elle ait besoin constamment d'être alimentée en oxygène par un réservoir. Pendant une séance, elle rencontre Augustus, qui a perdu une jambe à cause d'une tumeur osseuse, et craque pour ce beau garçon. 

Le début est assez drôle. Un humour principalement sarcastique et pince-sans-rire et même la douleur exacerbée de certains est toujours contre-balancée et disséquée par les autres personnages de façon à ce que le lecteur prenne du recul et sourit

Les personnages sont des adolescents marqués par la vie et qui ont sans doute grandit trop vite. Par là même, le texte ne va pas vers la facilité, pas de langage familier, cela ne correspondrait pas à nos héros. Hazel et Augustus ne correspondent pas au modèle standard adolescent et c'est tant mieux. 
 J'ai particulièrement aimé comment ces deux personnages principaux parlaient d'un livre qui leur était cher. A partir de ce moment, le récit est devenu encore plus crédible et réaliste; Augustus et Hazel m'ont semblé vivants.  
Quant aux personnages secondaires, ils sont tout aussi marquants, surtout les parents d'Hazel qui m'ont beaucoup touchée. 

L'auteur écrit remarquablement bien. C'est un roman sur les grandes questions de l'existence. Au delà de la tragédie amoureuse de deux jeunes gens en phase terminale, c'est une ode à la vie. Un roman intense qui nous invite à la réflexion.  

C'est un livre magnifiqueDur, triste, bouleversant mais formidable

Je l'ai déjà lu deux fois. La première fois, j'ai commencé par la deuxième partie avant de lire le début. En fait, je savais que je risquais de pleurer alors je voulais évacuer la partie difficile avant tout. Puis  une semaine après, j'ai repris le livre et j'ai savouré, adoré et pris une claque devant la puissance du récit. Même lorsque c'est triste, cela reste drôle. John Green a un talent. Ou plutôt des talents, le talent de nous faire aimer ses personnages, le talent de nous faire rire même lorsque plane la mort, le talent d'avoir écrit un roman aussi beau et aussi fort que Nos étoiles contraires. 

"J'ai voulu plus de temps pour qu'on puisse tomber amoureux. Mon voeu a été exaucé. J'ai laissé ma cicatrice." 

mercredi 22 août 2012

Piece. Tome 1 et Tome 2


Piece 
 Hinako Ashihara
 Editions Kana
 
"Des camarades de lycée se retrouvent lors de l'enterrement d'une ancienne élève: Haruka. Cette fille ne s'était jamais liée avec les autres. Pourtant, Mizuho, Narumi et Yanai vont tenter de percer le mystère de sa disparition. Peut-être qu'ainsi ils trouveront eux-mêmes un sens à leur vie ?"
 
"A force de fouiller dans le passé de Haruka, Mizuho découvre d'autres histoires qui concernent d'anciens camarades de lycée. La discussion qu'elle a avec Madoka la mène à différentes pistes. Elle n'est pas au bout de ses surprises quand cette histoire la conduit jusqu'à une affaire scandaleuse concernant un professeur..."

 Quel plaisir de retrouver l'auteur de la superbe série "Le Sablier" ! Reconnaissable entre mille, c'est tout d'abord un régal de retrouver sa patte, ses dessins au graphisme très stylé et très fin.
 
 
 Le premier volume commence très fort, quelques mois après leur entrée à l'université, des étudiants retrouvent leurs anciens camarades de lycée lors de l’enterrement de l'une de leur condisciple. On suit Mizuho, belle jeune fille  mais assez hautaine et introvertie, qui se retrouve plongée dans la vie de la victime, Haruka, décédée à la suite d'un cancer.
Petit à petit, on apprend à connaître autant Mizuho qu'Haruka, la mangaka alternant les moments flash-back de la vie de l'une comme de l'autre.
Deux tomes qui flirtent agréablement sur une vague mélancolique heurtée de temps en temps par des moments de grâce pleins de douceur.
Hinako Ashihara nous offre à nouveau un très beau shojo mature et original qui touche un large éventail de sujets sensibles : le deuil, le mal-être adolescent, le stress lycéen, les persécutions, les rumeurs, le divorce, les relations parents-enfants... 
Nous faisons connaissance avec de très nombreux protagonistes, certains sympathiques, d'autres moins, mais tous sont assez attachants. Les personnages ont tous des caractères très complexes, ils sont très humains, avec leurs défauts et leurs qualités, leurs joies et leurs peines. 
En deux tomes, les personnages évoluent déjà. Mizuho a rassemblé quelques pièces du puzzle de la vie passée d'Haruka et a le sentiment de commencer à la connaître. Le lecteur, après être passé par les mêmes suppositions que les jeunes gens, se fait petit à petit sa propre idée concernant l'intrigue, même si le tout reste très mystérieux.
Le tome 2 finit sur de nouveaux questionnements, l'auteur sait véritablement ménager son suspense, il me tarde donc de découvrir le 3ème tome. (Sortie le 7 septembre)

dimanche 15 juillet 2012

La fille qui ne croyait pas aux miracles

La fille qui ne croyait pas aux miracles 
Wendy Wunder
Editions Hachette
Collection Black Moon 
Cam ne croit pas aux miracles. Ni au paradis, ni en Dieu. Mais pas à la magie non plus.
Elle sait qu'elle est malade. Condamnée. Fin du débat.
Elle établit alors la liste des choses qu'elle veut faire avant de mourir :
. Perdre ma virginité pendant une fête de lycéens bien arrosée.
. Me faire briser le coeur par un sale type. 
. Me morfondre misérablement, pleurer, bouder et dormir durant un samedi entier. 
. Faire tomber une vache qui dort debout. 
. Détruire les rêves de ma petite soeur. 
. Commettre des vols à l'étalage minables. 
Il paraît que le simple fait d'avoir écrit ces voeux les déclenchera.
Seulement Cam n'est pas du genre à attendre que le destin se décide.
Elle préfère le bousculer et se débrouiller toute seule pour les réaliser.
En aura-t-elle le temps ?
Je vais essayer de le chroniquer sans le spoiler tant il me semble important pour ce livre qu'on le lise en ne sachant pas ce qu'il va se passer. Il y a t-il du fantastique dans ce roman ? Est-ce que véritablement un "miracle" va avoir lieu ? J'ai aimé tout le long du récit ne pas savoir sur quel pied danser quant au genre littéraire. 
Commencé le soir, je l'ai fini tard dans la nuit, n'ayant pas pu m'empêcher de le lire d'une traite. J'en suis sortie si bouleversée qu'il m'a fallu plus de deux semaines pour le digérer et commencer ma chronique. 
Le personnage principal Campbelle a été confrontée au cancer pendant sept longues années.
Lorsque l'histoire commence, elle vient tout juste d'apprendre que sa maladie continue de se propager. 
Sa mère et sa soeur cadette refusent de renoncer à elle, même si Cam, elle, est résignée, et elles décident de partir dans le Maine, dans la ville de Promise qui est considérée comme un endroit miraculeux. 
La narration est externe mais focalisée sur Cam. 
Cam est un personnage tellement attachant ! Elle est impertinente, sarcastique, forte et en même temps vulnérable. Elle reste aussi une ado avec ses doutes, ses troubles et ses colères. 
La famille de Cam travaille et vit dans le parc Disney de Floride, un lieu de départ original et atypique dont Cam nous dévoile les côtés négatifs. Sa famille est multiculturelle, ce qui rajoute aussi au style réaliste du récit, sa mère est italo-américaine, son père était hawaïen, sa demi-soeur tient de son père norvégien, et le nouvel amant de sa mère est japonais. Chaque personnage est imparfait et au caractère complexe, ce qui rajoute une nouvelle fois en crédibilité au roman. Chaque personnage évoluera aussi tout au long du livre,  ils vont grandir émotionnellement, Cam la première. Un premier roman très réussi, drôle, émouvant et plein de vie sur l'amour, l'amitié, l'acception de soi et le lâcher prise. Un gros coup de coeur. 
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